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jeudi 11 juin 2015

Burundi: le pouvoir confirme ses positions avec un décret présidentiel

Au Burundi, le pouvoir est décidé à organiser contre vents et marées les élections aux dates fixées hier, mercredi 10 juin, par le président Pierre Nkurunziza, dont la volonté de briguer un troisième mandat est contestée dans la rue depuis plus 45 jours. Plusieurs autres décisions sont venues confirmer cette volonté.

Un décret présidentiel qui fixe le calendrier électoral unilatéralement, un autre qui ramène le quorum des 4/5e aux 3/5e des voix à la Céni, enfin une décision du procureur qui confirme le blocage des radios privées indépendantes. Le pouvoir vient de verrouiller définitivement le processus électoral, note avec inquiétude un diplomate en poste à Bujumbura.

L’opposition et la société civile, en pointe dans la contestation du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza parlent d’une « fuite en avant ». Le pouvoir, lui, justifie sa détermination à aller de l’avant par la volonté d’éviter le vide institutionnel qui guette le Burundi si les dates fixées n’étaient pas respectées.

Les principaux bailleurs de fonds se sont retirés de ce processus, l’Union européenne et la puissante Eglise catholique du Burundi ont retiré leurs observateurs ? Bujumbura n’en a cure. La Céni annonce qu’elle est déjà fin prête pour les législatives et les communales du 29 juin. Quant à la présidentielle du 15 juillet, « l’Etat burundais est là pour assurer les moyens de l’organiser », affirme son porte-parole, Prosper Ntahorwamiye.

L’absence des observateurs européens ne semble pas l’inquiéter outre mesure, car la Céni peut compter, dit-il, sur la présence de la Mission d’observation électorale de l’ONU qui vient d’augmenter ses effectifs, en ce qui concerne la crédibilité de ces scrutins.

 Aujourd’hui, la Céni, qui était paralysée, peut de nouveau fonctionner, les radios privées indépendantes restent fermées, le pouvoir burundais fonce droit devant lui sous le regard de la communauté internationale, qui se dit très inquiète.

Burundi: le pouvoir confirme ses positions avec un décret présidentiel

Au Burundi, le pouvoir est décidé à organiser contre vents et marées les élections aux dates fixées hier, mercredi 10 juin, par le président Pierre Nkurunziza, dont la volonté de briguer un troisième mandat est contestée dans la rue depuis plus 45 jours. Plusieurs autres décisions sont venues confirmer cette volonté.

Un décret présidentiel qui fixe le calendrier électoral unilatéralement, un autre qui ramène le quorum des 4/5e aux 3/5e des voix à la Céni, enfin une décision du procureur qui confirme le blocage des radios privées indépendantes. Le pouvoir vient de verrouiller définitivement le processus électoral, note avec inquiétude un diplomate en poste à Bujumbura.

L’opposition et la société civile, en pointe dans la contestation du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza parlent d’une « fuite en avant ». Le pouvoir, lui, justifie sa détermination à aller de l’avant par la volonté d’éviter le vide institutionnel qui guette le Burundi si les dates fixées n’étaient pas respectées.

Les principaux bailleurs de fonds se sont retirés de ce processus, l’Union européenne et la puissante Eglise catholique du Burundi ont retiré leurs observateurs ? Bujumbura n’en a cure. La Céni annonce qu’elle est déjà fin prête pour les législatives et les communales du 29 juin. Quant à la présidentielle du 15 juillet, « l’Etat burundais est là pour assurer les moyens de l’organiser », affirme son porte-parole, Prosper Ntahorwamiye.

L’absence des observateurs européens ne semble pas l’inquiéter outre mesure, car la Céni peut compter, dit-il, sur la présence de la Mission d’observation électorale de l’ONU qui vient d’augmenter ses effectifs, en ce qui concerne la crédibilité de ces scrutins.

 Aujourd’hui, la Céni, qui était paralysée, peut de nouveau fonctionner, les radios privées indépendantes restent fermées, le pouvoir burundais fonce droit devant lui sous le regard de la communauté internationale, qui se dit très inquiète.

Une nouvelle ligne de chemin de fer va relier Addis-Abeba à Djibouti

Le président éthiopien et le Premier ministre djiboutien assisteront, jeudi 11 juin, à la pose du dernier tronçon de la ligne de chemin de fer qui reliera en 2016 les deux pays. Elle devrait accélérer les échanges entre les deux voisins dont l’économie est en pleine croissance.

L’ambition de Djibouti et de l’Ethiopie est de faire renaître la vieille ligne de chemin de fer construite en 1917. Longue de plus de 700 km entre Djibouti et Addis-Abeba, elle était quasiment à l’arrêt depuis des années.

Le transport de marchandises se fait pour le moment par la route, montagneuse et surchargée, et dure en moyenne quarante-huit heures.

L’Ethiopie, dont l’économie est l’une des plus performantes sur le continent avec 10% de croissance en 2014, retrouve un accès rapide à la mer.

Le futur train électrique reliera Addis-Abeba au port de Djibouti en sept heures seulement.

De son côté, Djibouti renforce sa position stratégique sur le golfe d’Aden et voit se concrétiser son rêve de devenir la porte d’entrée de l’Afrique de l’Est, en particulier pour les importations asiatiques.

D’ailleurs, c’est bien une ambition chinoise qui s’exprime aussi à travers ce projet. La China Civil engineering Construction Corporation mène les travaux et la banque d’import-export Exim Bank les financent à

hauteur de 4 milliards de dollars.

Et les ouvriers chinois s’affairent déjà sur le port de Doralé à Djibouti, pour construire le nouveau terminal dédié aux porte-conteneurs venus d’Asie.

Opérationnelle dès 2016, la ligne Djibouti – Addis-Abeba devrait absorber 3 500 tonnes de marchandises en provenance du port de Djibouti et accélérer les flux de marchandises, activité vitale pour le pays côtier, qui accueille 90% des importations éthiopiennes.

Mais l’ambition continentale de Djibouti et des Chinois ne s’arrête pas là. Un projet phare prévoit la mise en place à terme d’un réseau de près de 5 000 km de rails, divisés en huit corridors reliant le Kenya, le Sud-Soudan et le Soudan à Djibouti.

Une nouvelle ligne de chemin de fer va relier Addis-Abeba à Djibouti

Le président éthiopien et le Premier ministre djiboutien assisteront, jeudi 11 juin, à la pose du dernier tronçon de la ligne de chemin de fer qui reliera en 2016 les deux pays. Elle devrait accélérer les échanges entre les deux voisins dont l’économie est en pleine croissance.

L’ambition de Djibouti et de l’Ethiopie est de faire renaître la vieille ligne de chemin de fer construite en 1917. Longue de plus de 700 km entre Djibouti et Addis-Abeba, elle était quasiment à l’arrêt depuis des années.

Le transport de marchandises se fait pour le moment par la route, montagneuse et surchargée, et dure en moyenne quarante-huit heures.

L’Ethiopie, dont l’économie est l’une des plus performantes sur le continent avec 10% de croissance en 2014, retrouve un accès rapide à la mer.

Le futur train électrique reliera Addis-Abeba au port de Djibouti en sept heures seulement.

De son côté, Djibouti renforce sa position stratégique sur le golfe d’Aden et voit se concrétiser son rêve de devenir la porte d’entrée de l’Afrique de l’Est, en particulier pour les importations asiatiques.

D’ailleurs, c’est bien une ambition chinoise qui s’exprime aussi à travers ce projet. La China Civil engineering Construction Corporation mène les travaux et la banque d’import-export Exim Bank les financent à

hauteur de 4 milliards de dollars.

Et les ouvriers chinois s’affairent déjà sur le port de Doralé à Djibouti, pour construire le nouveau terminal dédié aux porte-conteneurs venus d’Asie.

Opérationnelle dès 2016, la ligne Djibouti – Addis-Abeba devrait absorber 3 500 tonnes de marchandises en provenance du port de Djibouti et accélérer les flux de marchandises, activité vitale pour le pays côtier, qui accueille 90% des importations éthiopiennes.

Mais l’ambition continentale de Djibouti et des Chinois ne s’arrête pas là. Un projet phare prévoit la mise en place à terme d’un réseau de près de 5 000 km de rails, divisés en huit corridors reliant le Kenya, le Sud-Soudan et le Soudan à Djibouti.

Fifa: Jack Warner aurait détourné des fonds pour Haïti

Selon des journalistes britanniques qui ont eu accès à des documents de la justice américaine, des fonds destinés aux victimes du tremblement de terre en Haïti ont été détournés par Jack Warner, à l’époque patron du football caribéen à la Fifa.

Devenu la plaque tournante de la vaste enquête de corruption lancée par la justice américaine, le Trinidadien Jack Warner est cité dans de nombreuses affaires, dont celle concernant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Depuis quelques heures, un nouveau cas est venu s’ajouter à son escarcelle bien remplie. Selon des documents du département de justice américain auxquels ont eu accès des journalistes de la BBC, l’ancien président de la Concacaf, la Confédération de football d’Amérique du Nord, Amérique Centrale et les Caraïbes, aurait détourné à son profit, en 2012, des fonds d’urgence destinés aux victimes du tremblement de terre d’Haïti.

Cet argent, à savoir 500 000 dollars donnés par la fédération de Corée du Sud et 250 000 dollars provenant de la Fifa, soit en tout 750 000 dollars, aurait atterri sur un des 75 comptes gérés à l’époque par Jack Warner.

Mais selon des responsables de la Fédération de Trinité-et-Tobago, son pays, cet argent n’est jamais allé aux victimes haïtiennes et a fini par se perdre dans les poches de Jack Warner. L’intéressé, qui bénéficie d’une liberté sous caution dans son pays, continue à clamer son innocence malgré les preuves de plus en plus nombreuses qui s’accumulent à son encontre.

Etats-Unis: la libération d’Albert Woodfox retardée

L’ancien militant des Black Panthers Albert Woodfox a passé 43 ans en isolement dans une prison de Louisiane. Un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate lundi, mais le procureur local a fait appel de cette décision, malgré les éléments de preuves avancées par la défense.

Albert Woodfox devrait être fixé sur son sort jeudi 11 juin. L’homme, âge de 68 ans, a passé plus de 40 ans seul dans une cellule de la prison de haute sécurité de l’Etat de Louisiane.

Woodfox est un ancien cambrioleur, converti à la cause des activistes noirs des Blacks Panthers. Lors d’un séjour en prison, il embrasse les thèses de la lutte radicale contre la discrimination raciale. Le détenu sera accusé du meurtre d’un gardien au cours d’émeutes dans le pénitencier, en 1972, un crime qu’il a toujours nié.

Albert Woodfox a été jugé à deux reprises. A deux reprises il a gagné en appel.

Le juge fédéral estime non seulement que l’innocence du prisonnier est prouvée, mais qu’il est hors de question de le soumettre à un troisième procès.

Le procureur local tente une dernière fois de ralentir la libération de cet homme qui aura, selon ses avocats, beaucoup de mal à se réadapter à la liberté, après 43 années d’un traitement d’une grande cruauté.

Albert Woodfox détient le record d’incarcération en isolement pour un crime dont il a été, rappelons-le, deux fois innocenté.

Lutte contre Boko Haram: sommet régional au Nigeria

Les chefs d’Etat de cinq pays de la sous-région engagés dans la lutte contre les jihadistes sont réunis en sommet ce jeudi 11 juin dans la capitale du Nigeria, Abuja. Depuis mardi, les chefs d’Etat major de ces cinq pays y sont déjà réunis : Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun et Bénin. Objectif renforcer la coopération sécuritaire dans la lutte contre Boko Haram et finaliser leur plan de lutte contre l’insurrection jihadiste. Au menu également, la fameuse force armée africaine dont les contours sont encore flous.

Les cinq chefs d’Etat major se sont réunis jusque tard dans la soirée de mercredi pour s’entendre sur un plan de travail préparatoire à proposer aux présidents ce jeudi 11 juin.

Depuis qu’il a été investi président de la République il y a moins de deux semaines, Muhammadu Buhari s’est presque entièrement consacré à trouver des solutions concrètes dans la lutte contre Boko Haram – en mettant en avant la carte de la coordination régionale – une première dans la politique nigériane.

Après une tournée au Niger et au Tchad, ainsi que sa participation au G7 en Allemagne pour plus de soutien international en matière de renseignement et de formation, l’organisation de ce sommet confirme, s’il en fallait encore la preuve, la volonté de Muhammadu Buhari d’agir rapidement.

La mise en place d’une force armée africaine

Alors que les soldats camerounais, nigériens et tchadiens ont engagé les combats contre la secte islamiste en janvier dernier, il s’agit aujourd’hui de définir un cadre plus formel pour le déploiement de la force multinationale mixte qui associe le Nigeria et le Bénin sous l’égide de l’Union africaine.

Avec cet ennemi commun, ces pays sont déjà contraints depuis des mois à plus de coopération, mais la force multinationale promise n’est pas encore sur pied. A terme, cette force africaine anti-Boko Haram doit compter 8 700 militaires, policiers et civils avec un quartier général installé à Ndjamena. Mais son délai de mise en place, initialement prévu pour novembre, devrait être repoussé, malgré la volonté affiché du président nigérian de faire vite.

Muhammadu Buhari « est très décidé, et les discussions que nous avons eues avec lui nous rassurent sur le fait que nous viendrons à bout de ce phénomène odieux », déclarait cette semaine Boni Yayi en visite à Paris. Le président béninois assure que la force militaire africaine contre Boko Haram sera à l’oeuvre « très bientôt ». Mardi, Boni Yayi est allé jusqu’a préciser que les militaires béninois étaient « en stand by » en attendant une résolution de l’ONU.

Fifa: Jack Warner aurait détourné des fonds pour Haïti

Selon des journalistes britanniques qui ont eu accès à des documents de la justice américaine, des fonds destinés aux victimes du tremblement de terre en Haïti ont été détournés par Jack Warner, à l’époque patron du football caribéen à la Fifa.

Devenu la plaque tournante de la vaste enquête de corruption lancée par la justice américaine, le Trinidadien Jack Warner est cité dans de nombreuses affaires, dont celle concernant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Depuis quelques heures, un nouveau cas est venu s’ajouter à son escarcelle bien remplie. Selon des documents du département de justice américain auxquels ont eu accès des journalistes de la BBC, l’ancien président de la Concacaf, la Confédération de football d’Amérique du Nord, Amérique Centrale et les Caraïbes, aurait détourné à son profit, en 2012, des fonds d’urgence destinés aux victimes du tremblement de terre d’Haïti.

Cet argent, à savoir 500 000 dollars donnés par la fédération de Corée du Sud et 250 000 dollars provenant de la Fifa, soit en tout 750 000 dollars, aurait atterri sur un des 75 comptes gérés à l’époque par Jack Warner.

Mais selon des responsables de la Fédération de Trinité-et-Tobago, son pays, cet argent n’est jamais allé aux victimes haïtiennes et a fini par se perdre dans les poches de Jack Warner. L’intéressé, qui bénéficie d’une liberté sous caution dans son pays, continue à clamer son innocence malgré les preuves de plus en plus nombreuses qui s’accumulent à son encontre.

Etats-Unis: la libération d’Albert Woodfox retardée

L’ancien militant des Black Panthers Albert Woodfox a passé 43 ans en isolement dans une prison de Louisiane. Un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate lundi, mais le procureur local a fait appel de cette décision, malgré les éléments de preuves avancées par la défense.

Albert Woodfox devrait être fixé sur son sort jeudi 11 juin. L’homme, âge de 68 ans, a passé plus de 40 ans seul dans une cellule de la prison de haute sécurité de l’Etat de Louisiane.

Woodfox est un ancien cambrioleur, converti à la cause des activistes noirs des Blacks Panthers. Lors d’un séjour en prison, il embrasse les thèses de la lutte radicale contre la discrimination raciale. Le détenu sera accusé du meurtre d’un gardien au cours d’émeutes dans le pénitencier, en 1972, un crime qu’il a toujours nié.

Albert Woodfox a été jugé à deux reprises. A deux reprises il a gagné en appel.

Le juge fédéral estime non seulement que l’innocence du prisonnier est prouvée, mais qu’il est hors de question de le soumettre à un troisième procès.

Le procureur local tente une dernière fois de ralentir la libération de cet homme qui aura, selon ses avocats, beaucoup de mal à se réadapter à la liberté, après 43 années d’un traitement d’une grande cruauté.

Albert Woodfox détient le record d’incarcération en isolement pour un crime dont il a été, rappelons-le, deux fois innocenté.

Lutte contre Boko Haram: sommet régional au Nigeria

Les chefs d’Etat de cinq pays de la sous-région engagés dans la lutte contre les jihadistes sont réunis en sommet ce jeudi 11 juin dans la capitale du Nigeria, Abuja. Depuis mardi, les chefs d’Etat major de ces cinq pays y sont déjà réunis : Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun et Bénin. Objectif renforcer la coopération sécuritaire dans la lutte contre Boko Haram et finaliser leur plan de lutte contre l’insurrection jihadiste. Au menu également, la fameuse force armée africaine dont les contours sont encore flous.

Les cinq chefs d’Etat major se sont réunis jusque tard dans la soirée de mercredi pour s’entendre sur un plan de travail préparatoire à proposer aux présidents ce jeudi 11 juin.

Depuis qu’il a été investi président de la République il y a moins de deux semaines, Muhammadu Buhari s’est presque entièrement consacré à trouver des solutions concrètes dans la lutte contre Boko Haram – en mettant en avant la carte de la coordination régionale – une première dans la politique nigériane.

Après une tournée au Niger et au Tchad, ainsi que sa participation au G7 en Allemagne pour plus de soutien international en matière de renseignement et de formation, l’organisation de ce sommet confirme, s’il en fallait encore la preuve, la volonté de Muhammadu Buhari d’agir rapidement.

La mise en place d’une force armée africaine

Alors que les soldats camerounais, nigériens et tchadiens ont engagé les combats contre la secte islamiste en janvier dernier, il s’agit aujourd’hui de définir un cadre plus formel pour le déploiement de la force multinationale mixte qui associe le Nigeria et le Bénin sous l’égide de l’Union africaine.

Avec cet ennemi commun, ces pays sont déjà contraints depuis des mois à plus de coopération, mais la force multinationale promise n’est pas encore sur pied. A terme, cette force africaine anti-Boko Haram doit compter 8 700 militaires, policiers et civils avec un quartier général installé à Ndjamena. Mais son délai de mise en place, initialement prévu pour novembre, devrait être repoussé, malgré la volonté affiché du président nigérian de faire vite.

Muhammadu Buhari « est très décidé, et les discussions que nous avons eues avec lui nous rassurent sur le fait que nous viendrons à bout de ce phénomène odieux », déclarait cette semaine Boni Yayi en visite à Paris. Le président béninois assure que la force militaire africaine contre Boko Haram sera à l’oeuvre « très bientôt ». Mardi, Boni Yayi est allé jusqu’a préciser que les militaires béninois étaient « en stand by » en attendant une résolution de l’ONU.

Côte d’Ivoire : affrontements lors d’une marche des jeunes de l’opposition

Des marches organisées par des jeunes de l’opposition ont tourné à l’affrontement, mardi, à Abidjan et dans plusieurs villes du pays.

Plusieurs centaines de jeunes ont manifesté, ce mardi 9 juin 2015, à Abidjan et dans les localités de Bonoua, Gagnoa, Daloa, Guiglo et Issia, pour s’opposer à la politique menée par le pouvoir du Président Alassane Ouattara. Des affrontements sont intervenus entre manifestants et forces de l’ordre ainsi qu’avec des membres du parti au pouvoir, selon plusieurs médias locaux.

La coalition d’opposition à l’origine des marches ?

La marche a été organisée par Nestor Dahi, membre des jeunes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par Laurent Gbagbo. Il se revendique comme étant président du mouvement de la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui rassemble une fraction du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs partis et personnalités d’opposition.

Cette coalition d’opposition aurait déclaré pourtant ne pas se reconnaître dans l’organisation de ces marches, selon Koaci.com.

Trois arrestations

Le secrétaire général adjoint du FPI, Koné Boubacar, membre de la faction fidèle à Abou Drahamane Sangaré qui a intégré le CNC a fait état d’un bilan de plus d’une dizaine de blessés, notamment un à Gagnoa, quatre à Daloa et 10 à Bonoua.

La manifestation n’avait pas été autorisée par le pouvoir. « Les auteurs de ces violences seront poursuivis et traduits devant les tribunaux », a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Défense.

Trois personnes considérées comme des organisateurs de ces marches ont été arrêtées par les forces de l’ordre à Cocody, une commune d’Abidjan, ce mercredi 10 juin 2015. Il s’agit du président des jeunes de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Alain Durand Zagol, d’un membre du FPI, Cissé Mariam Marie France et d’un cyber activiste, Letissa N’Guessan II.

Côte d’Ivoire : affrontements lors d’une marche des jeunes de l’opposition

Des marches organisées par des jeunes de l’opposition ont tourné à l’affrontement, mardi, à Abidjan et dans plusieurs villes du pays.

Plusieurs centaines de jeunes ont manifesté, ce mardi 9 juin 2015, à Abidjan et dans les localités de Bonoua, Gagnoa, Daloa, Guiglo et Issia, pour s’opposer à la politique menée par le pouvoir du Président Alassane Ouattara. Des affrontements sont intervenus entre manifestants et forces de l’ordre ainsi qu’avec des membres du parti au pouvoir, selon plusieurs médias locaux.

La coalition d’opposition à l’origine des marches ?

La marche a été organisée par Nestor Dahi, membre des jeunes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par Laurent Gbagbo. Il se revendique comme étant président du mouvement de la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui rassemble une fraction du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs partis et personnalités d’opposition.

Cette coalition d’opposition aurait déclaré pourtant ne pas se reconnaître dans l’organisation de ces marches, selon Koaci.com.

Trois arrestations

Le secrétaire général adjoint du FPI, Koné Boubacar, membre de la faction fidèle à Abou Drahamane Sangaré qui a intégré le CNC a fait état d’un bilan de plus d’une dizaine de blessés, notamment un à Gagnoa, quatre à Daloa et 10 à Bonoua.

La manifestation n’avait pas été autorisée par le pouvoir. « Les auteurs de ces violences seront poursuivis et traduits devant les tribunaux », a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Défense.

Trois personnes considérées comme des organisateurs de ces marches ont été arrêtées par les forces de l’ordre à Cocody, une commune d’Abidjan, ce mercredi 10 juin 2015. Il s’agit du président des jeunes de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Alain Durand Zagol, d’un membre du FPI, Cissé Mariam Marie France et d’un cyber activiste, Letissa N’Guessan II.