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jeudi 11 juin 2015

Côte d’Ivoire : affrontements lors d’une marche des jeunes de l’opposition

Des marches organisées par des jeunes de l’opposition ont tourné à l’affrontement, mardi, à Abidjan et dans plusieurs villes du pays.

Plusieurs centaines de jeunes ont manifesté, ce mardi 9 juin 2015, à Abidjan et dans les localités de Bonoua, Gagnoa, Daloa, Guiglo et Issia, pour s’opposer à la politique menée par le pouvoir du Président Alassane Ouattara. Des affrontements sont intervenus entre manifestants et forces de l’ordre ainsi qu’avec des membres du parti au pouvoir, selon plusieurs médias locaux.

La coalition d’opposition à l’origine des marches ?

La marche a été organisée par Nestor Dahi, membre des jeunes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par Laurent Gbagbo. Il se revendique comme étant président du mouvement de la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui rassemble une fraction du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs partis et personnalités d’opposition.

Cette coalition d’opposition aurait déclaré pourtant ne pas se reconnaître dans l’organisation de ces marches, selon Koaci.com.

Trois arrestations

Le secrétaire général adjoint du FPI, Koné Boubacar, membre de la faction fidèle à Abou Drahamane Sangaré qui a intégré le CNC a fait état d’un bilan de plus d’une dizaine de blessés, notamment un à Gagnoa, quatre à Daloa et 10 à Bonoua.

La manifestation n’avait pas été autorisée par le pouvoir. « Les auteurs de ces violences seront poursuivis et traduits devant les tribunaux », a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Défense.

Trois personnes considérées comme des organisateurs de ces marches ont été arrêtées par les forces de l’ordre à Cocody, une commune d’Abidjan, ce mercredi 10 juin 2015. Il s’agit du président des jeunes de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Alain Durand Zagol, d’un membre du FPI, Cissé Mariam Marie France et d’un cyber activiste, Letissa N’Guessan II.

Côte d’Ivoire : affrontements lors d’une marche des jeunes de l’opposition

Des marches organisées par des jeunes de l’opposition ont tourné à l’affrontement, mardi, à Abidjan et dans plusieurs villes du pays.

Plusieurs centaines de jeunes ont manifesté, ce mardi 9 juin 2015, à Abidjan et dans les localités de Bonoua, Gagnoa, Daloa, Guiglo et Issia, pour s’opposer à la politique menée par le pouvoir du Président Alassane Ouattara. Des affrontements sont intervenus entre manifestants et forces de l’ordre ainsi qu’avec des membres du parti au pouvoir, selon plusieurs médias locaux.

La coalition d’opposition à l’origine des marches ?

La marche a été organisée par Nestor Dahi, membre des jeunes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par Laurent Gbagbo. Il se revendique comme étant président du mouvement de la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui rassemble une fraction du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs partis et personnalités d’opposition.

Cette coalition d’opposition aurait déclaré pourtant ne pas se reconnaître dans l’organisation de ces marches, selon Koaci.com.

Trois arrestations

Le secrétaire général adjoint du FPI, Koné Boubacar, membre de la faction fidèle à Abou Drahamane Sangaré qui a intégré le CNC a fait état d’un bilan de plus d’une dizaine de blessés, notamment un à Gagnoa, quatre à Daloa et 10 à Bonoua.

La manifestation n’avait pas été autorisée par le pouvoir. « Les auteurs de ces violences seront poursuivis et traduits devant les tribunaux », a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Défense.

Trois personnes considérées comme des organisateurs de ces marches ont été arrêtées par les forces de l’ordre à Cocody, une commune d’Abidjan, ce mercredi 10 juin 2015. Il s’agit du président des jeunes de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Alain Durand Zagol, d’un membre du FPI, Cissé Mariam Marie France et d’un cyber activiste, Letissa N’Guessan II.

jeudi 23 avril 2015

Les nombreuses attentes des Béninois pour les législatives

Les élections législatives ont lieu dimanche au Bénin. Plus de 4,4 millions d’électeurs sont appelés à renouveler les 83 députés qui siègeront pour quatre ans. Les électeurs sont encore en train de retirer leurs cartes dans les bureaux de vote, la distribution n’ayant commencé qu’en fin de semaine dernière. Et, alors que les candidats ont beaucoup fait campagne sur le thème de la révision de la Constitution, pour les Béninois, il y a d’autres enjeux.

Les électeurs rencontrés à Cotonou attendent de leurs députés qu’ils les représentent, tout simplement. Ils leur demandent de voter des lois qui répondent à leurs préoccupations : santé, éducation, emploi, foncier.

Pour Ferdinand, étudiant, sa préoccupation majeure porte sur le logement : « A Cotonou, le loyer, c’est chaque propriétaire qui fixe le taux qu’il veut. Et même, des fois, ils augmentent le loyer sans même avertir le locataire. Il n’y a pas une loi qui cadre. Donc, s’ils peuvent voter des lois allant dans ce sens, ce serait bien. »

Une bonne gouvernance

Ils veulent aussi que les choses changent. Les députés, dont certains passent d’un camp à l’autre, ont perdu beaucoup de crédibilité. Christelle a bien l’intention de les sanctionner. « Je pense que la majorité de la population en a marre, vitupère-t-elle. On attend un changement de mentalité. On veut une génération renouvelée, on ne veut plus des affairistes en fait, qu’ils aient un minimum de conscience et un minimum de patriotisme ».

Moussa, 53 ans, affirme pour sa part qu’il votera pour la première fois avec son cœur : « Depuis que la campagne a commencé, ils commencent à distribuer de l’argent. J’ai dit : “Non, je ne veux pas”. Les députés, ils ne font que penser à leur intérêt personnel, pas à la population. On vote, ils vont à l’hémicycle, ils ne font que ramasser l’argent, envoyer les enfants en Europe. Nous, nous sommes là, on souffre ».

Les nombreuses attentes des Béninois pour les législatives

Les élections législatives ont lieu dimanche au Bénin. Plus de 4,4 millions d’électeurs sont appelés à renouveler les 83 députés qui siègeront pour quatre ans. Les électeurs sont encore en train de retirer leurs cartes dans les bureaux de vote, la distribution n’ayant commencé qu’en fin de semaine dernière. Et, alors que les candidats ont beaucoup fait campagne sur le thème de la révision de la Constitution, pour les Béninois, il y a d’autres enjeux.

Les électeurs rencontrés à Cotonou attendent de leurs députés qu’ils les représentent, tout simplement. Ils leur demandent de voter des lois qui répondent à leurs préoccupations : santé, éducation, emploi, foncier.

Pour Ferdinand, étudiant, sa préoccupation majeure porte sur le logement : « A Cotonou, le loyer, c’est chaque propriétaire qui fixe le taux qu’il veut. Et même, des fois, ils augmentent le loyer sans même avertir le locataire. Il n’y a pas une loi qui cadre. Donc, s’ils peuvent voter des lois allant dans ce sens, ce serait bien. »

Une bonne gouvernance

Ils veulent aussi que les choses changent. Les députés, dont certains passent d’un camp à l’autre, ont perdu beaucoup de crédibilité. Christelle a bien l’intention de les sanctionner. « Je pense que la majorité de la population en a marre, vitupère-t-elle. On attend un changement de mentalité. On veut une génération renouvelée, on ne veut plus des affairistes en fait, qu’ils aient un minimum de conscience et un minimum de patriotisme ».

Moussa, 53 ans, affirme pour sa part qu’il votera pour la première fois avec son cœur : « Depuis que la campagne a commencé, ils commencent à distribuer de l’argent. J’ai dit : “Non, je ne veux pas”. Les députés, ils ne font que penser à leur intérêt personnel, pas à la population. On vote, ils vont à l’hémicycle, ils ne font que ramasser l’argent, envoyer les enfants en Europe. Nous, nous sommes là, on souffre ».