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jeudi 28 mai 2015

Scandale à la FIFA, le Maroc rattrapé par France 98

Candidat à l’organisation de la Coupe du monde 1998 face à la France, le Maroc voit son nom cité dans la vaste affaire de corruption qui secoue actuellement la FIFA, pour avoir acheté au moins un vote.

Le scandale qui éclabousse actuellement la FIFA et qui est déjà rebaptisé “Fifagate” n’a sans doute pas fini de livrer tous ses secrets. Depuis l’arrestation de près d’une dizaine de membres de la FIFA et les accusations corruption de la justice américaine au sujet de l’attribution de plusieurs Coupes du monde, les affaires s’enchaînent. Et si les Mondiaux 2018 (Russie) et 2022 (Qatar) sont dans le viseur des instances américaines, celle de 2010 l’est également, l’Afrique du Sud étant soupçonnée d’avoir acheté les votes de l’Union caribéenne de football au détriment du Maroc, son concurrent pour l’organisation de la compétition.

Un Maroc loin d’être lavé de tous soupçons puisqu’il est lui aussi mis en cause pour des faits qui remontent à 1998 et l’attribution du Mondial à la France. Déjà candidat à l’organisation à l’époque, le royaume chérifien est soupçonné d’avoir acheté la voix d’au moins un des votants, selon des documents publiés par le justice américaine.

Information présente au milieu des charges retenues contre Chuck Blazer, ancien président de la Concacaf et considéré comme la taupe de la justice américaine. Un “schéma de corruption relatif à la Coupe du monde 1998“, y est décrit, Blazer indiquant comment il s’est rendu au Maroc dans les mois qui ont précédé le vote, en compagnie du “co-conspirateur #1“, (à savoir Jack Warner, alors président de la Concacaf), et comment ce dernier a accepté de voter en faveur de la candidature marocaine en échange d’un pot-de-vin.

Ancien haut fonctionnaire du football, Warner, désormais 72 ans, s’est rendu mercredi aux autorités policières de Trinité-et-Tobago afin d’être entendu. L’ancien patron de la Concacaf, qui a indiqué avoir effectivement voté pour le Maroc au moment des faits, est soupçonné d’avoir abusé de sa position pour détourner une partie des sommes perçues durant toute sa carrière. Au final, dans ce duel qui l’opposait à la France, le Maroc avait perdu par 12 voix contre 7. L’enquête suit son cours.

Scandale à la FIFA, le Maroc rattrapé par France 98

Candidat à l’organisation de la Coupe du monde 1998 face à la France, le Maroc voit son nom cité dans la vaste affaire de corruption qui secoue actuellement la FIFA, pour avoir acheté au moins un vote.

Le scandale qui éclabousse actuellement la FIFA et qui est déjà rebaptisé “Fifagate” n’a sans doute pas fini de livrer tous ses secrets. Depuis l’arrestation de près d’une dizaine de membres de la FIFA et les accusations corruption de la justice américaine au sujet de l’attribution de plusieurs Coupes du monde, les affaires s’enchaînent. Et si les Mondiaux 2018 (Russie) et 2022 (Qatar) sont dans le viseur des instances américaines, celle de 2010 l’est également, l’Afrique du Sud étant soupçonnée d’avoir acheté les votes de l’Union caribéenne de football au détriment du Maroc, son concurrent pour l’organisation de la compétition.

Un Maroc loin d’être lavé de tous soupçons puisqu’il est lui aussi mis en cause pour des faits qui remontent à 1998 et l’attribution du Mondial à la France. Déjà candidat à l’organisation à l’époque, le royaume chérifien est soupçonné d’avoir acheté la voix d’au moins un des votants, selon des documents publiés par le justice américaine.

Information présente au milieu des charges retenues contre Chuck Blazer, ancien président de la Concacaf et considéré comme la taupe de la justice américaine. Un “schéma de corruption relatif à la Coupe du monde 1998“, y est décrit, Blazer indiquant comment il s’est rendu au Maroc dans les mois qui ont précédé le vote, en compagnie du “co-conspirateur #1“, (à savoir Jack Warner, alors président de la Concacaf), et comment ce dernier a accepté de voter en faveur de la candidature marocaine en échange d’un pot-de-vin.

Ancien haut fonctionnaire du football, Warner, désormais 72 ans, s’est rendu mercredi aux autorités policières de Trinité-et-Tobago afin d’être entendu. L’ancien patron de la Concacaf, qui a indiqué avoir effectivement voté pour le Maroc au moment des faits, est soupçonné d’avoir abusé de sa position pour détourner une partie des sommes perçues durant toute sa carrière. Au final, dans ce duel qui l’opposait à la France, le Maroc avait perdu par 12 voix contre 7. L’enquête suit son cours.

Info Décalée (28 mai 2015)

Info Décalée (28 mai 2015)

USA: Un petit garçon de deux ans s’est tué d’une balle dans la tête en maniant une arme chargée

Un petit garçon de deux ans s’est tué d’une balle dans la tête en maniant une arme chargée qu’il avait trouvée sur une commode dans une maison particulière de Lunenburg, en Virginie (est).

Il était seul dans une chambre où il a trouvé un pistolet, chargé, sur une commode.  Il l’a saisi et a actionné la gâchette, se blessant à la tête. Transporté à l’hôpital VCU de Richmond, il est mort mercredi de ses blessures.

USA: Un petit garçon de deux ans s’est tué d’une balle dans la tête en maniant une arme chargée

Un petit garçon de deux ans s’est tué d’une balle dans la tête en maniant une arme chargée qu’il avait trouvée sur une commode dans une maison particulière de Lunenburg, en Virginie (est).

Il était seul dans une chambre où il a trouvé un pistolet, chargé, sur une commode.  Il l’a saisi et a actionné la gâchette, se blessant à la tête. Transporté à l’hôpital VCU de Richmond, il est mort mercredi de ses blessures.

Lucy, l’australopithèque, n’est plus l’unique ancêtre de l’homme

Une équipe de chercheurs a découvert une nouvelle espèce d’hominidé en Ethiopie. Les restes fossiles de cette espèce ont été retrouvés à quelques kilomètres seulement du squelette de Lucy, célèbre australopithèque, considérée comme la « mère de l’Humanité ».

Beaucoup considère Lucy, australopithèque de 1,10 mètre découverte en 1974, comme l’ancêtre direct de l’homme. Mais elle pourrait ne plus être notre seul parent éloigné. En mars 2011, des chercheurs ont découvert des mâchoires et des dents, datant de 3,3 à 3,5 millions d’années, soit 100 000 ans plus jeunes que Lucy. Ces restes ont été retrouvés dans la région de l’Afar, située à l’est de l’Ethiopie. Seulement 35 kilomètres séparent ces ossements de l’endroit où vivait l’Australopithecus Afarensis, espèce à laquelle appartenait Lucy. Pour l’équipe à l’origine de la découverte, la morphologie de ces restes les rattache au genre des australopithèques.

Un voisin baptisé « Australopithecus Deyiremeda »

Toutefois, quelques différences permettent aux scientifiques d’affirmer que les ossements proviennent d’une nouvelle espèce. La forme et la taille des dents mais également les mâchoires, plus robustes chez l’Australopithecus Deyiremeda, nom qui lui a été donné, signifiant « parent proche » en langue Afar. Pour Yohannes Haile-Selassie, du Musée d’histoire naturelle de Cleveland et principal auteur de la découverte, ce parent de Lucy « est une nouvelle confirmation qu’Australopithecus Afarensis n’est pas la seule espèce potentiellement ancêtre de l’homme qui vivait dans la région éthiopienne de l’Afar ». L’hypothèse ancienne selon laquelle Lucy serait « la mère de l’Humanité » est donc de plus en plus contestée par les paléontologues.

Plusieurs découvertes, notamment au Tchad et au Kenya ont permis aux scientifiques d’affirmer qu’il y avait eu plusieurs espèces d’hominidés pour la période allant de 3 à 4 millions d’années. Une théorie que viennent confirmer ces restes fossiles retrouvés en Ethiopie. Les chercheurs avancent d’ores et déjà que l’Australopithecus Afarensis et l’Australopithecus Deyiremeda ont vécu à la même période, il y a 3,5 millions d’années.

Lucy, l’australopithèque, n’est plus l’unique ancêtre de l’homme

Une équipe de chercheurs a découvert une nouvelle espèce d’hominidé en Ethiopie. Les restes fossiles de cette espèce ont été retrouvés à quelques kilomètres seulement du squelette de Lucy, célèbre australopithèque, considérée comme la « mère de l’Humanité ».

Beaucoup considère Lucy, australopithèque de 1,10 mètre découverte en 1974, comme l’ancêtre direct de l’homme. Mais elle pourrait ne plus être notre seul parent éloigné. En mars 2011, des chercheurs ont découvert des mâchoires et des dents, datant de 3,3 à 3,5 millions d’années, soit 100 000 ans plus jeunes que Lucy. Ces restes ont été retrouvés dans la région de l’Afar, située à l’est de l’Ethiopie. Seulement 35 kilomètres séparent ces ossements de l’endroit où vivait l’Australopithecus Afarensis, espèce à laquelle appartenait Lucy. Pour l’équipe à l’origine de la découverte, la morphologie de ces restes les rattache au genre des australopithèques.

Un voisin baptisé « Australopithecus Deyiremeda »

Toutefois, quelques différences permettent aux scientifiques d’affirmer que les ossements proviennent d’une nouvelle espèce. La forme et la taille des dents mais également les mâchoires, plus robustes chez l’Australopithecus Deyiremeda, nom qui lui a été donné, signifiant « parent proche » en langue Afar. Pour Yohannes Haile-Selassie, du Musée d’histoire naturelle de Cleveland et principal auteur de la découverte, ce parent de Lucy « est une nouvelle confirmation qu’Australopithecus Afarensis n’est pas la seule espèce potentiellement ancêtre de l’homme qui vivait dans la région éthiopienne de l’Afar ». L’hypothèse ancienne selon laquelle Lucy serait « la mère de l’Humanité » est donc de plus en plus contestée par les paléontologues.

Plusieurs découvertes, notamment au Tchad et au Kenya ont permis aux scientifiques d’affirmer qu’il y avait eu plusieurs espèces d’hominidés pour la période allant de 3 à 4 millions d’années. Une théorie que viennent confirmer ces restes fossiles retrouvés en Ethiopie. Les chercheurs avancent d’ores et déjà que l’Australopithecus Afarensis et l’Australopithecus Deyiremeda ont vécu à la même période, il y a 3,5 millions d’années.

Sepp Blatter: «D’autres mauvaises nouvelles sont à venir»

Le président de la Fifa s’est exprimé ce jeudi sur les scandales de corruption qui touchent la fédération.

autres mauvaises nouvelles sont à venir  », a mis en garde le président de la Fifa Joseph Blatter, jeudi dans son discours d’ouverture du 65e congrès de la Fifa, après le nouveau scandale déclenché par l’arrestation de sept responsables soupçonnés de corruption.

Sepp Blatter, 79 ans, qui briguera jeudi un 5e mandat à la présidence de la Fifa.

«  Les événements d’hier, sans précédent, ont jeté une ombre sur le football et sur le congrès  » et les actions des suspects arrêtés «  jettent la honte et l’humiliation sur le football et demandent des actions et du changement  », a-t-il déclaré.

«  Je ne peux pas surveiller tout le monde. Si certains veulent mal faire, ils tenteront aussi de s’en cacher  », a-t-il ajouté.

«  Les prochains mois ne seront pas faciles pour la Fifa. Je suis sûr que d’autres mauvaises nouvelles sont à venir. Mais il est important de restaurer la confiance  », a-t-il encore souligné.

Le patron du football mondial, en poste depuis 1998 et qui doit faire face à l’un des plus grands scandales ayant touché la Fifa, s’est gardé de répondre directement aux appels à sa démission, dont celui de Michel Platini, le président de l’UEFA qui a appelé à voter en faveur d’unique autre candidat, le prince jordanien Ali bin Hussein.

Début de l’élection du président de la BAD, plus que cinq candidats en lice

Le premier tour de l’élection du président de la Banque africaine de développement (BAD) a débuté jeudi à Abidjan, mettant en compétition cinq candidats dont une femme, après l’élimination de trois postulants, a constaté l’AFP.

“Plus que cinq candidats en lice “, pouvait-on lire sur le compte Twitter officiel de la BAD qui précise que le Sierra-léonais Samura Kamara, l’Ethiopien Sufian Ahmed et le Malien Birama Boubacar Sidibé, sont les trois éliminés.

Malgré l’indécision du scrutin, ces premiers résultats ne constituent pas une surprise et les deux favoris des observateurs, le ministre nigérian de l’agriculture Akinwumi Adesina ainsi que son homologue cap-verdienne des Finances Cristina Duarte sont toujours en course.

Cette dernière pourrait être la première femme élue à la tête de la banque qui fête son cinquantenaire, ce qui constituerait un “bon message dans la lutte des inégalités liées au genre”, selon une ancienne ministre malienne.

Le candidat tchadien, Bedoumra Kordjé soutenu par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et qui fait figure d’outsider est également toujours en lice.

Le Tunisien Jaloul Ayed, et le Zimbabwéen Thomas Zondo Sakala sont les deux autres prétendants pour remplacer Donald Kaberuka qui laisse sa place après deux mandats à la tête de l’institution cinquantenaire.

Le vote doit se poursuivre toute la journée et le vainqueur devrait être annoncé en fin de journée par la Banque, via son compte Twitter. Plusieurs observateurs craignent néanmoins que le résultat soit repoussé pour n’être connu que vendredi.

Pour être élu, un candidat doit emporter la majorité des votes de tous les pays membres et la majorité des votes des pays africains. Si cinq tours de scrutin ne suffisent pas, la BAD peut décider d’ajourner et de procéder à un second vote. C’était arrivé en 2005, lors de la première élection de M. Kaberuka.

 

Sepp Blatter: «D’autres mauvaises nouvelles sont à venir»

Le président de la Fifa s’est exprimé ce jeudi sur les scandales de corruption qui touchent la fédération.

autres mauvaises nouvelles sont à venir  », a mis en garde le président de la Fifa Joseph Blatter, jeudi dans son discours d’ouverture du 65e congrès de la Fifa, après le nouveau scandale déclenché par l’arrestation de sept responsables soupçonnés de corruption.

Sepp Blatter, 79 ans, qui briguera jeudi un 5e mandat à la présidence de la Fifa.

«  Les événements d’hier, sans précédent, ont jeté une ombre sur le football et sur le congrès  » et les actions des suspects arrêtés «  jettent la honte et l’humiliation sur le football et demandent des actions et du changement  », a-t-il déclaré.

«  Je ne peux pas surveiller tout le monde. Si certains veulent mal faire, ils tenteront aussi de s’en cacher  », a-t-il ajouté.

«  Les prochains mois ne seront pas faciles pour la Fifa. Je suis sûr que d’autres mauvaises nouvelles sont à venir. Mais il est important de restaurer la confiance  », a-t-il encore souligné.

Le patron du football mondial, en poste depuis 1998 et qui doit faire face à l’un des plus grands scandales ayant touché la Fifa, s’est gardé de répondre directement aux appels à sa démission, dont celui de Michel Platini, le président de l’UEFA qui a appelé à voter en faveur d’unique autre candidat, le prince jordanien Ali bin Hussein.

Début de l’élection du président de la BAD, plus que cinq candidats en lice

Le premier tour de l’élection du président de la Banque africaine de développement (BAD) a débuté jeudi à Abidjan, mettant en compétition cinq candidats dont une femme, après l’élimination de trois postulants, a constaté l’AFP.

“Plus que cinq candidats en lice “, pouvait-on lire sur le compte Twitter officiel de la BAD qui précise que le Sierra-léonais Samura Kamara, l’Ethiopien Sufian Ahmed et le Malien Birama Boubacar Sidibé, sont les trois éliminés.

Malgré l’indécision du scrutin, ces premiers résultats ne constituent pas une surprise et les deux favoris des observateurs, le ministre nigérian de l’agriculture Akinwumi Adesina ainsi que son homologue cap-verdienne des Finances Cristina Duarte sont toujours en course.

Cette dernière pourrait être la première femme élue à la tête de la banque qui fête son cinquantenaire, ce qui constituerait un “bon message dans la lutte des inégalités liées au genre”, selon une ancienne ministre malienne.

Le candidat tchadien, Bedoumra Kordjé soutenu par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et qui fait figure d’outsider est également toujours en lice.

Le Tunisien Jaloul Ayed, et le Zimbabwéen Thomas Zondo Sakala sont les deux autres prétendants pour remplacer Donald Kaberuka qui laisse sa place après deux mandats à la tête de l’institution cinquantenaire.

Le vote doit se poursuivre toute la journée et le vainqueur devrait être annoncé en fin de journée par la Banque, via son compte Twitter. Plusieurs observateurs craignent néanmoins que le résultat soit repoussé pour n’être connu que vendredi.

Pour être élu, un candidat doit emporter la majorité des votes de tous les pays membres et la majorité des votes des pays africains. Si cinq tours de scrutin ne suffisent pas, la BAD peut décider d’ajourner et de procéder à un second vote. C’était arrivé en 2005, lors de la première élection de M. Kaberuka.

 

Côte d’Ivoire: la CPI redemande le transfèrement de Simone Gbagbo

La chambre d’appel de la Cour pénale internationale a confirmé mercredi 27 mai la recevabilité de l’affaire Simone Gbagbo devant la CPI.

La chambre d’appel a donc rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par l’Etat ivoirien. En clair, la CPI continue de réclamer le transfèrement de Simone Gbagbo à La Haye pour qu’elle puisse y être jugée. Ce que refuse l’Etat ivoirien. Déjà condamnée à 20 ans de prison dans le procès pour attentat contre l’autorité de l’Etat, l’ex-première dame fait l’objet d’une instruction pour le procès dit des crimes de sang. Une instruction toujours en cours.

La CPI persiste et signe. Elle souhaite que Simone Gbagbo soit jugée à La Haye pour les crimes relevant de sa compétence, à savoir meurtres, viols, actes de persécution et autres actes inhumains qui auraient été commis durant la crise post-électorale.

La chambre d’appel de la Cour a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par l’Etat ivoirien qui met en avant le fait que la justice ivoirienne est en train de mener l’instruction dans l’affaire dite des crimes de sang. La Côte d’Ivoire estime que la CPI n’a pas à se substituer à la justice ivoirienne dès lors que celle-ci a démontré qu’elle faisait son travail. Or, la CPI estime qu’en la matière rien n’a été démontré. Pour la chambre d’appel, les autorités ivoiriennes « ne prennent pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo est pénalement responsable ». En clair, la CPI n’est pas convaincue par le travail d’instruction.

 

En Russie, Vladimir Poutine voit la main de Washington derrière le scandale de la FIFA

Le scandale de corruption qui secoue la Fédération internationale de football (FIFA) éveille la défiance de Moscou, qui soupçonne les Etats-Unis de nourrir de noirs desseins à son encontre en empêchant la réélection de Joseph Blatter, candidat à sa propre succession à la tête de l’organisation et partisan affiché de l’organisation par la Russie de la Coupe du monde 2018.

M. Poutine n’a en effet « pas de doutes » : la mise en cause de plusieurs fonctionnaires de la FIFA, interpellés en Suisse et faisant l’objet d’une demande d’extradition des Etats-Unis, constitue une ingérence américaine de plus dans les affaires du monde en général et dans l’orbite russe en particulier.

« Ces arrestations, a souligné le chef de l’Etat russe, semblent très étranges, car elles ont été effectuées à la demande des Etats-Unis (…), mais ces fonctionnaires ne sont pas des citoyens américains et si quelque chose s’est produit, cela n’a pas eu lieu sur leur territoire. » La procédure engagée, « même en supposant que les Etats-Unis ont un certain droit d’extradition », constitue donc aux yeux de M. Poutine une « violation » grossière des règles internationales et « une nouvelle tentative flagrante d’étendre sa juridiction à d’autres Etats ».

Edward Snowden, Julian Assange…

Pour étayer son propos sur les dépassements américains, M. Poutine a agité dans la foulée le cas d’Edward Snowden, un informaticien ancien employé de la CIA réfugié en Russie après avoir révélé des programmes de surveillance de masse : « Nous connaissons bien la position des Etats-Unis au sujet d’un ancien employé des services spéciaux, membre de l’agence nationale de sécurité, qui a dévoilé la pratique d’actions illégales des Etats-Unis à l’échelle mondiale, y compris en écoutant des dirigeants étrangers (…) Tout le monde en parle, y compris en Europe, mais personne ne veut lui donner le droit d’asile… »

De Snowden, le président russe est ensuite passé à la situation de l’Australien Julian Assange à l’origine de la divulgation des câbles diplomatiques américains sur WikiLeaks, « obligé de se cacher dans une ambassade étrangère depuis quelques années ». « Pourquoi je me rappelle ces histoires ? a-t-il conclu. Parce que nos partenaires utilisent des méthodes illégales pour atteindre leurs propres fins égoïstes, en poursuivant les gens. Je n’exclus pas que, dans le cas de la FIFA, ce soit la même chose. »

Côte d’Ivoire: la CPI redemande le transfèrement de Simone Gbagbo

La chambre d’appel de la Cour pénale internationale a confirmé mercredi 27 mai la recevabilité de l’affaire Simone Gbagbo devant la CPI.

La chambre d’appel a donc rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par l’Etat ivoirien. En clair, la CPI continue de réclamer le transfèrement de Simone Gbagbo à La Haye pour qu’elle puisse y être jugée. Ce que refuse l’Etat ivoirien. Déjà condamnée à 20 ans de prison dans le procès pour attentat contre l’autorité de l’Etat, l’ex-première dame fait l’objet d’une instruction pour le procès dit des crimes de sang. Une instruction toujours en cours.

La CPI persiste et signe. Elle souhaite que Simone Gbagbo soit jugée à La Haye pour les crimes relevant de sa compétence, à savoir meurtres, viols, actes de persécution et autres actes inhumains qui auraient été commis durant la crise post-électorale.

La chambre d’appel de la Cour a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par l’Etat ivoirien qui met en avant le fait que la justice ivoirienne est en train de mener l’instruction dans l’affaire dite des crimes de sang. La Côte d’Ivoire estime que la CPI n’a pas à se substituer à la justice ivoirienne dès lors que celle-ci a démontré qu’elle faisait son travail. Or, la CPI estime qu’en la matière rien n’a été démontré. Pour la chambre d’appel, les autorités ivoiriennes « ne prennent pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo est pénalement responsable ». En clair, la CPI n’est pas convaincue par le travail d’instruction.

 

En Russie, Vladimir Poutine voit la main de Washington derrière le scandale de la FIFA

Le scandale de corruption qui secoue la Fédération internationale de football (FIFA) éveille la défiance de Moscou, qui soupçonne les Etats-Unis de nourrir de noirs desseins à son encontre en empêchant la réélection de Joseph Blatter, candidat à sa propre succession à la tête de l’organisation et partisan affiché de l’organisation par la Russie de la Coupe du monde 2018.

M. Poutine n’a en effet « pas de doutes » : la mise en cause de plusieurs fonctionnaires de la FIFA, interpellés en Suisse et faisant l’objet d’une demande d’extradition des Etats-Unis, constitue une ingérence américaine de plus dans les affaires du monde en général et dans l’orbite russe en particulier.

« Ces arrestations, a souligné le chef de l’Etat russe, semblent très étranges, car elles ont été effectuées à la demande des Etats-Unis (…), mais ces fonctionnaires ne sont pas des citoyens américains et si quelque chose s’est produit, cela n’a pas eu lieu sur leur territoire. » La procédure engagée, « même en supposant que les Etats-Unis ont un certain droit d’extradition », constitue donc aux yeux de M. Poutine une « violation » grossière des règles internationales et « une nouvelle tentative flagrante d’étendre sa juridiction à d’autres Etats ».

Edward Snowden, Julian Assange…

Pour étayer son propos sur les dépassements américains, M. Poutine a agité dans la foulée le cas d’Edward Snowden, un informaticien ancien employé de la CIA réfugié en Russie après avoir révélé des programmes de surveillance de masse : « Nous connaissons bien la position des Etats-Unis au sujet d’un ancien employé des services spéciaux, membre de l’agence nationale de sécurité, qui a dévoilé la pratique d’actions illégales des Etats-Unis à l’échelle mondiale, y compris en écoutant des dirigeants étrangers (…) Tout le monde en parle, y compris en Europe, mais personne ne veut lui donner le droit d’asile… »

De Snowden, le président russe est ensuite passé à la situation de l’Australien Julian Assange à l’origine de la divulgation des câbles diplomatiques américains sur WikiLeaks, « obligé de se cacher dans une ambassade étrangère depuis quelques années ». « Pourquoi je me rappelle ces histoires ? a-t-il conclu. Parce que nos partenaires utilisent des méthodes illégales pour atteindre leurs propres fins égoïstes, en poursuivant les gens. Je n’exclus pas que, dans le cas de la FIFA, ce soit la même chose. »

Burundi: l’opposition s’oriente vers un boycott des élections

A une semaine des élections législatives et municipales au Burundi, le Mouvement Arusha, à l’origine des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, juge « impossible » la tenue de ces scrutins, et s’achemine tout droit vers leur boycott, comme cela avait déjà était le cas en 2010. A l’époque, même l’opposition avait fini par reconnaître qu’elle avait commis une grave erreur.

L’opposition et la société civile, réunies dans le Mouvement Arusha opposé à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, estiment que cette fois-ci la donne a totalement changé. « 2010 et 2015 c’est différent, analyse Frédéric Bamvuginyumvira, le vice-président du parti d’opposition Frodebu. En 2010 je crois que ce pouvoir a bénéficié d’un certain crédit de la part de la communauté internationale et d’une partie des Burundais. »

Aujourd’hui, indique l’opposition burundaise, le pays a sombré dans un désordre politique et sécuritaire qui ne peut en aucun cas permettre une campagne électorale et des élections libres, apaisées et inclusives, d’ici le 5 juin, la date prévue pour des législatives et des communales.

Après un mois de répression sanglante et de manifestations contre le troisième mandat du président Nkurunziza, dans la capitale Bujumbura, le pouvoir burundais est plus isolé que jamais et doit faire face à une réprobation générale. L’opposition et la société civile burundaises appellent donc la communauté internationale à ne pas cautionner ce qu’ils appellent un hold-up électoral en retirant ses observateurs. « Il serait impensable que la mission d’observation des élections de l’Union européenne puisse rester ici, souligne Frédéric Bamvuginyumvira, d’autant plus que justement l’Union européenne qui les avait envoyés a déjà décidé de retirer l’appui financier. Mais ce n’est pas uniquement à l’Union européenne qu’on le demande, c’est aussi à tout ce monde-là. »

Et l’opposition de prévenir, alors qu’elle s’achemine vers un boycott général comme en 2010 : « Cautionner un tel processus revient à soutenir une prévisible guerre civile au Burundi. »

L’Afrique du Sud a-t-elle acheté le Mondial 2010 au détriment du Maroc ?

Dans la foulée de l’arrestation de neuf hauts responsables de la FIFA pour des soupçons de corruption mercredi, Loretta Lynch, la ministre de la Justice américaine, a révélé que l’attribution du Mondial 2010 à l’Afrique du Sud a fait l’objet d’achats de voix. Dix millions de dollars auraient été versés par le gouvernement sud-africain au controversé Jack Warner et à l’Union caribéenne de football.

L’histoire est peut-être moins belle qu’il y paraît. En 2010, l’Afrique du Sud est devenue le premier pays du continent africain à avoir l’honneur d’accueillir une Coupe du monde. Pourtant, dans la foulée de l’arrestation de neuf haut-responsables de la FIFA à la demande de la justice américaine mercredi, l’image de la compétition est aujourd’hui sérieusement écornée.

Même pour cet événement historique, des dirigeants de la FIFA et d’autres ont corrompu le processus en utilisant des pots-de-vin pour influencer la décision d’attribution“, a regretté mercredi Loretta Lynch, ministre de la Justice américaine, à l’origine d’une vaste enquête, qui pointe aussi du doigt les conditions d’attribution des Mondiaux 2018 (Russie), 2022 (Qatar) et 1998 (France).

Soutenir la diaspora africaine

C’est le 15 mai 2004 que le comité exécutif de la FIFA a privilégié la candidature de l’Afrique du Sud (14 voix) pour organiser l’édition 2010 au détriment de celle du Maroc (10 voix) et de l’Egypte (0 voix). Problème : pour recueillir la faveur des urnes, le pays des Bafana Bafana n’aurait pas utilisé que des moyens légaux. D’après l’acte d’accusation de la justice américaine, le gouvernement sud-africain et le comité de candidature ont versé 10 millions de dollars à l’Union caribéenne de football (CFU) alors dirigée par le controversé Jack Warner, qui était aussi président de la CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, Centrale et des Caraîbes). Officiellement, ce don visait à “soutenir la diaspora africaine“.

En réalité, l’objectif de cette transaction était bien moins avouable, puisqu’elle aurait permis d’acheter trois voix. “Ce versement avait pour contreparties les voix de Warner, du conjuré n°1 et du conjuré du n°17 en faveur de l’Afrique du Sud, plutôt que du Maroc, pour organiser le Mondial-2010“, a expliqué la ministre de la justice américaine.

La Fédération sud-africaine exige des preuves

Finalement, pour plus de discrétion, le gouvernement sud-africain n’aurait pas versé directement l’argent à la CFU. La FIFA aurait servi d’intermédiaire en utilisant des fonds destinés à l’Afrique du Sud.

La Fédération sud-africaine de football (SAFA) a réagi dès mercredi, estimant les accusations de corruption “sans fondement” et réclamant “des preuves“. “Personne n’est sous le coup d’une enquête ici. Notre candidature a été conduite par, entre autres, les présidents Nelson Mandela et Thabo Mbeki et plusieurs ministres qui sont des hommes intègres“, souligne Dominic Chimhavi, le porte-parole de la SAFA. Le ministère des Sports sud-africain doit s’exprimer ce jeudi.

Burundi: l’opposition s’oriente vers un boycott des élections

A une semaine des élections législatives et municipales au Burundi, le Mouvement Arusha, à l’origine des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, juge « impossible » la tenue de ces scrutins, et s’achemine tout droit vers leur boycott, comme cela avait déjà était le cas en 2010. A l’époque, même l’opposition avait fini par reconnaître qu’elle avait commis une grave erreur.

L’opposition et la société civile, réunies dans le Mouvement Arusha opposé à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, estiment que cette fois-ci la donne a totalement changé. « 2010 et 2015 c’est différent, analyse Frédéric Bamvuginyumvira, le vice-président du parti d’opposition Frodebu. En 2010 je crois que ce pouvoir a bénéficié d’un certain crédit de la part de la communauté internationale et d’une partie des Burundais. »

Aujourd’hui, indique l’opposition burundaise, le pays a sombré dans un désordre politique et sécuritaire qui ne peut en aucun cas permettre une campagne électorale et des élections libres, apaisées et inclusives, d’ici le 5 juin, la date prévue pour des législatives et des communales.

Après un mois de répression sanglante et de manifestations contre le troisième mandat du président Nkurunziza, dans la capitale Bujumbura, le pouvoir burundais est plus isolé que jamais et doit faire face à une réprobation générale. L’opposition et la société civile burundaises appellent donc la communauté internationale à ne pas cautionner ce qu’ils appellent un hold-up électoral en retirant ses observateurs. « Il serait impensable que la mission d’observation des élections de l’Union européenne puisse rester ici, souligne Frédéric Bamvuginyumvira, d’autant plus que justement l’Union européenne qui les avait envoyés a déjà décidé de retirer l’appui financier. Mais ce n’est pas uniquement à l’Union européenne qu’on le demande, c’est aussi à tout ce monde-là. »

Et l’opposition de prévenir, alors qu’elle s’achemine vers un boycott général comme en 2010 : « Cautionner un tel processus revient à soutenir une prévisible guerre civile au Burundi. »

L’Afrique du Sud a-t-elle acheté le Mondial 2010 au détriment du Maroc ?

Dans la foulée de l’arrestation de neuf hauts responsables de la FIFA pour des soupçons de corruption mercredi, Loretta Lynch, la ministre de la Justice américaine, a révélé que l’attribution du Mondial 2010 à l’Afrique du Sud a fait l’objet d’achats de voix. Dix millions de dollars auraient été versés par le gouvernement sud-africain au controversé Jack Warner et à l’Union caribéenne de football.

L’histoire est peut-être moins belle qu’il y paraît. En 2010, l’Afrique du Sud est devenue le premier pays du continent africain à avoir l’honneur d’accueillir une Coupe du monde. Pourtant, dans la foulée de l’arrestation de neuf haut-responsables de la FIFA à la demande de la justice américaine mercredi, l’image de la compétition est aujourd’hui sérieusement écornée.

Même pour cet événement historique, des dirigeants de la FIFA et d’autres ont corrompu le processus en utilisant des pots-de-vin pour influencer la décision d’attribution“, a regretté mercredi Loretta Lynch, ministre de la Justice américaine, à l’origine d’une vaste enquête, qui pointe aussi du doigt les conditions d’attribution des Mondiaux 2018 (Russie), 2022 (Qatar) et 1998 (France).

Soutenir la diaspora africaine

C’est le 15 mai 2004 que le comité exécutif de la FIFA a privilégié la candidature de l’Afrique du Sud (14 voix) pour organiser l’édition 2010 au détriment de celle du Maroc (10 voix) et de l’Egypte (0 voix). Problème : pour recueillir la faveur des urnes, le pays des Bafana Bafana n’aurait pas utilisé que des moyens légaux. D’après l’acte d’accusation de la justice américaine, le gouvernement sud-africain et le comité de candidature ont versé 10 millions de dollars à l’Union caribéenne de football (CFU) alors dirigée par le controversé Jack Warner, qui était aussi président de la CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, Centrale et des Caraîbes). Officiellement, ce don visait à “soutenir la diaspora africaine“.

En réalité, l’objectif de cette transaction était bien moins avouable, puisqu’elle aurait permis d’acheter trois voix. “Ce versement avait pour contreparties les voix de Warner, du conjuré n°1 et du conjuré du n°17 en faveur de l’Afrique du Sud, plutôt que du Maroc, pour organiser le Mondial-2010“, a expliqué la ministre de la justice américaine.

La Fédération sud-africaine exige des preuves

Finalement, pour plus de discrétion, le gouvernement sud-africain n’aurait pas versé directement l’argent à la CFU. La FIFA aurait servi d’intermédiaire en utilisant des fonds destinés à l’Afrique du Sud.

La Fédération sud-africaine de football (SAFA) a réagi dès mercredi, estimant les accusations de corruption “sans fondement” et réclamant “des preuves“. “Personne n’est sous le coup d’une enquête ici. Notre candidature a été conduite par, entre autres, les présidents Nelson Mandela et Thabo Mbeki et plusieurs ministres qui sont des hommes intègres“, souligne Dominic Chimhavi, le porte-parole de la SAFA. Le ministère des Sports sud-africain doit s’exprimer ce jeudi.