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vendredi 24 avril 2015

Le Togo veut tourner la page des années de violence

Dans les ruelles populeuses du grand marché de Lomé, à deux jours de l’élection présidentielle du 25 avril, une scène d’apparence anodine ne cesse d’étonner Michel, un vendeur de statuettes en bois. Des partisans du candidat et président sortant togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, tout de bleu vêtus, arrêtent leurs petites motos chinoises. Ils saluent, embrassent et charrient gentiment leurs adversaires bardés de foulards orange qui ne jurent que par leur champion : Jean-Pierre Fabre.

Cet homme était opposant déjà au temps du père de Faure, Gnassingbé Eyadema, avant de monter en première ligne contre le fils héritier dont la famille monopolise le pouvoir dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest depuis quarante-huit ans. « C’est inédit, ici, autant de calme avant une élection. On dirait que l’on commence à ôter de nos esprits qu’une élection correspond obligatoirement à un moment de terreur. Mais on a quand même peur des violences à venir », ajoute Michel, en insistant pour conserver son anonymat de « faible commerçant ».

« Passé pesant »Michel rappelle que l’histoire politique du Togo, première ancienne colonie française à avoir connu un coup d’Etat après les indépendances de 1960, « déborde de violences électorales », de tentatives de putsch réelles ou imaginaires et d’autant de répressions. Le curriculum vitae de Faure Gnassingbé, 48 ans, en témoigne. Son accession au pouvoir en 2005, au lendemain de la disparition subite de son père, demeurera à jamais entachée d’un péché originel : plusieurs centaines de Togolais…

Le Togo veut tourner la page des années de violence

Dans les ruelles populeuses du grand marché de Lomé, à deux jours de l’élection présidentielle du 25 avril, une scène d’apparence anodine ne cesse d’étonner Michel, un vendeur de statuettes en bois. Des partisans du candidat et président sortant togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, tout de bleu vêtus, arrêtent leurs petites motos chinoises. Ils saluent, embrassent et charrient gentiment leurs adversaires bardés de foulards orange qui ne jurent que par leur champion : Jean-Pierre Fabre.

Cet homme était opposant déjà au temps du père de Faure, Gnassingbé Eyadema, avant de monter en première ligne contre le fils héritier dont la famille monopolise le pouvoir dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest depuis quarante-huit ans. « C’est inédit, ici, autant de calme avant une élection. On dirait que l’on commence à ôter de nos esprits qu’une élection correspond obligatoirement à un moment de terreur. Mais on a quand même peur des violences à venir », ajoute Michel, en insistant pour conserver son anonymat de « faible commerçant ».

« Passé pesant »Michel rappelle que l’histoire politique du Togo, première ancienne colonie française à avoir connu un coup d’Etat après les indépendances de 1960, « déborde de violences électorales », de tentatives de putsch réelles ou imaginaires et d’autant de répressions. Le curriculum vitae de Faure Gnassingbé, 48 ans, en témoigne. Son accession au pouvoir en 2005, au lendemain de la disparition subite de son père, demeurera à jamais entachée d’un péché originel : plusieurs centaines de Togolais…

Venezuela: Maduro menace les patrons de les priver de dollars

Les tensions montent entre le président Nicolas Maduro et les syndicats patronaux. Ce mercredi 22 avril 2015, le président vénézuélien s’en est pris à la principale organisation patronale du pays, coupable selon lui de « sabotage » et de « guerre économique ». Des accusations habituelles dans la bouche du chef de l’Etat, mais cette fois le président a menacé ces patrons de leur couper les vivres.

Nicolas Maduro a clairement haussé le ton contre de nombreux patrons et la principale organisation patronale du Venezuela, ce mercredi 22 avril 2015. « Il n’y a plus de dollars pour vous », a-t-il dit. La menace a fait grand bruit au Venezuela, un pays qui vit de ses rentes pétrolières, plus de 95 % des devises venant de cette activité. Mais le Venezuela importe quasiment toutes ces marchandises, car il ne produit presque rien. Et c’est là qu’interviennent les dollars, indispensables à qui veut lancer une entreprise et, surtout, acheter n’importe quel produit à des fournisseurs étrangers.

Cette menace de couper l’accès aux devises étrangères, le président vénézuélien la justifie au nom de « l’intérêt du peuple ». Pour lui, certains patrons sont des fauteurs de trouble, qui n’achalandent pas les magasins et provoquent les pénuries, les grandes files d’attente, etc. « Ce sont eux qui irritent et volent le peuple vénézuélien », résume-t-il.

En conséquence, si le président ne s’adressait qu’aux syndicats patronaux, beaucoup de Vénézuéliens redoutent que les chambres de commerce, les associations de commerçants et toutes les entreprises privées affiliées à l’organisation patronale ne touchent bientôt plus un seul dollar.

Toute discussion semble impossible

Malgré l’appel au dialogue de l’organisation patronale, toute discussion semble impossible. En effet, ce qui a déclenché la colère du président Maduro, c’est cette autre menace : une commission d’enquête de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) devrait intervenir prochainement, à la demande des syndicats patronaux. Cela impliquerait que cette instance étrangère viendrait mettre son nez dans les affaires économiques internes du pays. Et de cela, Nicolas Maduro ne veut clairement pas.

L’organisation patronale dénonce les intimidations dont elle est victime. « Plus de 56 chefs d’entreprises ont été arrêtés dans tout le pays », affirme le directeur du syndicat. Exemple le plus symbolique : en février dernier, des cadres de la principale chaîne de pharmacies du pays avaient été arrêtés pour boycott et déstabilisation de l’économie.

Ce n’est pas la première fois que ces menaces sont mises à exécution. Mais au Venezuela, le jeu semble surtout symbolique. Dans un contexte de crispation économique, avec un cours du pétrole très bas, le président est clairement sous pressions. Cette nouvelle attaque de sa part vise donc à assurer un peu plus la mainmise de l’Etat sur l’économie. Et pour le président Maduro, permet de se présenter comme seul rempart de la corruption dans les entreprises.

Bénin 2015 : heurs et malheurs d’une «démocratie exemplaire»

Un marathon électoral s’ouvre le dimanche 26 avril au Bénin. Il a le potentiel de recomposer profondément le paysage politique, tandis que des nuages s’amoncellent dans le ciel de la démocratie béninoise, née des turbulences politiques des années 1990.

Les Béninois vont aux urnes ce dimanche 26 avril 2015 pour élire leurs députés. Quelque 4 470 591 électeurs sont convoqués pour choisir les 83 représentants qui siègeront au Parlement unicaméral de Porto-Novo. Ce scrutin législatif constitue le premier temps d’un nouveau cycle électoral, qui prendra fin avec la tenue en avril prochain de la présidentielle. Entre-temps le bon peuple du « Quartier latin de l’Afrique » aura aussi voté pour les élections communales, municipales et locales, reportées depuis mars 2013 et programmées pour le 31 mai de cette année.

Ces scrutins locaux et nationaux annoncent un renouvellement en profondeur du paysage politique béninois, avec en prime l’élection en 2016 du successeur de l’actuel chef de l’Etat Thomas Boni Yayi, qui, lui, aura atteint en 2016 la limite des deux mandats présidentiels autorisés par la Constitution. Cette recomposition annoncée du paysage politique ne fait pas peur aux Béninois qui, depuis qu’ils ont adopté il y a vingt-cinq ans la démocratie multipartite et libérale, ont eu tout le loisir de s’adapter au charme des alternances politiques.

Naissance d’une tradition démocratique

Autrefois colonie française, le Bénin a accédé à l’indépendance en 1960. Après avoir traversé une décennie d’instabilité, ce pays a connu, entre 1972 et 1990, une dictature militaire, d’obédience marxiste-léniniste et particulièrement dure. Puis, il sera l’un des rares pays de l’Afrique occidentale à se débarrasser du joug totalitaire pour s’engager dans la voie de la démocratie.

La réunion en 1990 de toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une Conférence nationale sera à l’origine d’un véritable processus de renouveau démocratique. Ce processus a débouché sur l’adoption d’une nouvelle Constitution garantissant le pluralisme politique et les droits fondamentaux. Depuis, Cotonou a organisé sans accrocs majeurs cinq élections présidentielles (le mandat du président dure cinq ans), six législatives (le Parlement est renouvelé tous les quatre ans) et deux élections communales et municipales (ainsi qu’une élection locale).

Les premières élections législatives et présidentielle pluralistes ont eu lieu en 1991 avec l’arrivée au pouvoir de Nicéphore Soglo, premier président issu de la société civile. Le pays a connu ensuite deux alternances politiques avec le retour inattendu aux affaires en 1996 de l’ancien dictateur Mathieu Kérékou – mais, cette fois, par la voie des urnes -, et l’élection en 2006 du candidat indépendant Thomas Boni Yayi, ancien gouverneur de la Banque ouest-africaine de développement. Ce dernier a été réélu en 2011.

Organisation logistique chaotique

Malgré une relativement longue pratique de la démocratie libérale et pluraliste au Bénin, des inquiétudes pèsent sur l’évolution de la vie politique béninoise. Elles concernent en premier lieu l’organisation logistique des scrutins, une organisation pour le moins chaotique.

Le retard excessif enregistré pour la distribution de cartes d’électeurs est emblématique de ce dysfonctionnement opérationnel. Alors que la loi électorale fixe un délai de 15 jours minimum avant la date du scrutin pour la distribution de ce sésame précieux, l’opération n’a pu commencer que le dernier lundi avant le week-end électoral et devra se poursuivre sur l’ensemble du territoire jusqu’à la veille du vote.

Les responsables du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale (Cos/lépi), l’instance chargée de la confection et de la distribution des cartes électorales, ont expliqué ce retard par des désaccords avec le gouvernement sur le financement de l’opération.

C’est encore une sombre histoire de financement qui a retardé l’actualisation de la liste électorale permanente et informatisée (lépi). La mise à jour de cette dernière avait été réclamée par l’opposition. On se souvient que celle-ci avait contesté auprès de la Cour constitutionnelle la réélection du président Yayi en 2011. On l’accusait de s’être fait élire sur la base d’une première version incomplète de la liste électorale.

La refonte complète de la liste a été décidée en 2012 et le Cos/lépi composé de députés de la majorité présidentielle et de l’opposition a été mis en place en mai 2013, avec pour mission de mener à bien la rectification de la liste avant la fin de l’année. Or en raison de la révision à la baisse par le gouvernement du budget prévisionnel prévu pour la mission, l’opération n’a pu s’achever qu’en mars 2015, entraînant le report des élections communales, municipales et locales.

Sans l’intervention de la Cour constitutionnelle qui en début d’année a sifflé la fin de la récréation en fixant le calendrier des prochains scrutins, le blocage du processus électoral aurait pu se poursuivre encore longtemps. D’autant que des considérations d’ordre politique n’étaient peut-être pas étrangères à ce blocage.

Le gouvernement reproche aux députés d’avoir voulu instrumentaliser les travaux du Cos /lépi pour retarder les échéances des scrutins locaux et accroître leurs chances de les emporter. Ils auraient estimé que leurs chances seraient d’autant plus grandes que l’influence du chef d’Etat sortant, en fin de mandat constitutionnel, sera moindre, explique Francis Adebola Laleyé, spécialiste des questions de gouvernance et auteur d’un rapport sur les élections béninoises pour l’Institut d’études sur la sécurité basé à Dakar. « Ces calculs bassement électoraux auxquels s’adonnent aussi bien les élus de la majorité que ceux de l’opposition s’expliquent par le clientélisme politique qui caractérise le Bénin et d’autres pays africains », ajoute le spécialiste.

Prolifération des partis

L’émiettement de la représentation nationale sous l’effet d’un multipartisme anarchique est une seconde source d’inquiétude s’agissant de l’avenir de la démocratie béninoise. En réaction à 17 ans de dictature du parti unique, écrit le constitutionnaliste français Stéphane Bolle, « les partis politiques ont proliféré, ce qui a entraîné, avec l’application de la représentation proportionnelle, une atomisation sans précédent du paysage politique béninois ». Ce phénomène s’est accentué au cours des dernières années, favorisé par la pratique de la « transhumance » d’un parti à l’autre, d’une part, et l’imposition, d’autre part, de la limite d’âge pour la candidature à la présidentielle.

Entre 1991 et 2015, le nombre de partis est passé de 36 à plus de 200, sans que ce foisonnement traduise une véritable diversification de l’offre politique. A cet égard, le nombre de partis ou de regroupements de partis autorisés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) à concourir aux législatives est un reflet plus véridique des rapports de force politiques dans le pays à un moment donné.

Ainsi, aux élections du 26 avril, 19 formations politiques dont 14 regroupements de partis, tous agréés par la Céna, seront en lice pour solliciter les faveurs des électeurs. Parmi les entités les plus connues sont la coalition présidentielle les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et l’Union fait la Nation (UN) qui rassemble les principaux ténors de l’opposition.

Les FCBE regroupent une quarantaine de petits partis qui soutiennent l’action du président Boni Yayi, mais elles ont vu leurs effectifs parlementaires se réduire en peau de chagrin ces dernières années à cause de nombreuses défections. Quant à l’UN, créée en 2008, elle est le grand creuset des partis opposés au régime de Boni Yayi. C’est d’ailleurs sous l’étiquette de l’UN qu’Adrien Houngbédji a défié le président candidat lors de la présidentielle de 2011. Le chef de l’Etat l’a remporté dès le premier tour avec 53,14% des voix contre 36% pour son challenger.

Parmi les autres formations en lice aux législatives de 2015, il faut citer la Renaissance du Bénin qui soutient la candidature à la députation de Léhady Soglo, fils de l’ancien président Nicéphore Soglo, l’Alliance Soleil regroupant les partis du Nord à l’exception de ceux alliés à Boni Yayi, et enfin, la Force des démocrates unis (FDU) du président de l’Assemblée nationale Mathurin Coffi Nago. Celui-ci vient de quitter avec fracas la majorité présidentielle pour former son propre parti et sans doute aussi pour mieux affirmer ses propres ambitions pour la magistrature suprême.

Enjeux

L’effervescence pré-électorale à laquelle on assiste en ce moment, au Bénin, traduit l’importance des enjeux du marathon électoral qui débutera le 26 avril. Les enjeux sont énormes, car ce scrutin permettra avant tout de savoir qui vaut quoi sur le terrain politique, tant au niveau local qu’au niveau national. Plus généralement, c’est la stabilité du régime qui est menacée avec l’élection d’un Parlement fragmenté et dominé par des personnalités, à l’image de la sixième mandature finissante qui a été gangrenée par des ambitions personnelles et le clientélisme.

Ces élections permettront aussi de clarifier le débat sur la succession de Boni Yayi qui envenime la vie politique depuis quelque temps. Paradoxalement, la campagne des législatives a été dominée moins par l’avenir des partis politique que par celui du président. Les Béninois craignent de voir le président sortant briguer un troisième mandat. Pour ce faire, il va devoir changer la Constitution du 11 décembre 1990 qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Aura-t-il une majorité pour le faire ? Eléments de réponse dès le 27 avril.

CAN 2017 : Tirage très ouvert

Dans la foulée de l’annonce du pays qui va abriter la CAN 2017, ce mercredi au Caire, la CAF va procéder au tirage au sort des groupes éliminatoires. Tirage qui s’annonce ouvert compte tenu de l’absence de tour préliminaire.

Les objectifs sont braqués sur Le Caire. Si le nom du pays hôte de la prochaine Coupe d’Afrique des nations est attendu par tout un continent, un autre événement s’annonce particulièrement suivi ce mercredi par les amoureux du ballon rond : le tirage au sort des groupes pour les éliminatoires de la CAN 2017, qui va se dérouler dans la foulée au siège de la Confédération africaine de football (CAF), dans la capitale égyptienne (aux alentours de 13 heures GMT).

Tirage qui s’annonce d’ores et déjà ouvert et pourrait donner lieu à des poules d’une faible opposition, ou au contraire à des groupes de la mort, compte tenu des modalités choisies par la CAF. Contrairement aux précédentes éditions, aucun tour préliminaire n’aura lieu. Les 52 pays en lice seront mis sur un même pied d’égalité et répartis en 13 groupes de quatre équipes chacun. Chaque groupe sera composé d’une équipe issue de chacun des quatre chapeaux mis sur pied par la CAF.

- La composition des chapeaux :

Chapeau 1 : Cote d’Ivoire , Ghana, Tunisie, Burkina Faso, Mali, Nigeria, Algérie, Zambie, Cap Vert, RD Congo, Guinée, Sénégal et Cameroun
Si le pays hôte se trouve dans le pot 1, la première équipe du pot 2 sera remontée dans le pot 1, la première du pot 3 dans le pot 2 et la première du pot 4 dans le pot 3.

Chapeau 2 : Afrique du Sud, Gabon, Congo, Guinée Equatoriale, Angola, Ethiopie, Togo, Maroc, Niger, Egypte, Ouganda, Malawi et Soudan
Si le pays hôte se trouve dans le pot 2, la première équipe du pot 3 sera remontée dans le pot 2 et la première du pot 4 dans le pot 3.

Chapeau 3 : Mozambique, Botswana, Libye, Sierra Leone, Lesotho, Kenya, Bénin, Rwanda , Tanzania, Centrafrique, Zimbabwe, Liberia et Gambie.

Chapeau 4 : Namibie, Guinée Bissau, Seychelles, Burundi, Mauritanie, Tchad, Madagascar, Sao Tome, Comores, Swaziland, Soudan du Sud , Île Maurice et Djibouti.

Les équipes ainsi réparties vont s’affronter lors de rencontres aller et retour, le premier de chaque groupe décrochant sa qualification pour la phase finale de la compétition, tout comme les deux meilleurs deuxièmes de toutes les poules confondues. Sauf dans le groupe où figurera le pays hôte (Algérie, Egypte, Gabon ou Ghana), qui lui ne verra qu’une seule équipe se qualifier en compagnie du futur pays hôte, qualifié d’office.

Afrique du Sud : manifestation contre les violences xénophobes à Johannesburg

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, ce jeudi, dans le centre-ville de Johannesburg contre les violences xénophobes qui agitent l’Afrique du Sud, depuis trois semaines.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, ce jeudi, à Johannesburg, pour une manifestation officielle contre les violences xénophobes de ces dernières semaines en Afrique du Sud. Le chef du gouvernement provincial du Gauteng où se trouve Johannesburg, David Makhura, ainsi que le maire de la capitale économique, Parks Tau, étaient en tête de cortège.

Les initiatives se multiplient en Afrique du Sud pour faire face à la vague de violence xénophobe qui touche le pays depuis trois semaines. Près de sept personnes dont quatre étrangers ont été tuées au cours d’émeutes qui ont secoué les villes de Johannesburg et de Durban. Environ 5 000 ressortissants étrangers ont été obligés de fuir, selon le le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), notamment dans des camps ouverts pour les accueillir dans la banlieue de Durban.

Le Président Zuma critiqué

Cette semaine, le Président sud-africain, critiqué pour son inaction par beaucoup de pays étrangers, a décidé de faire appel à l’armée pour mener des opérations de contrôle et des arrestations.

Les étrangers, légaux et illégaux, seraient entre quatre et cinq millions sur le territoire de l’Afrique du Sud qui compte une population de 53 millions d’habitants. Attirés par le niveau de croissance économique important dans le pays, ils sont accusés par certains Sud-Africains d’alimenter l’insécurité et d’entrer en concurrence avec les travailleurs locaux.

Le système administratif du pays aurait multiplié le nombre de sans-papiers sur le territoire. Depuis 2008, plus de 350 étrangers ont été tués, selon le Centre des migrations africaines de l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, rapporte La Voix de l’Amérique. La grande majorité des crimes sont restés impunis.

Kenya : tout piéton qui traverse hors des clous risque la prison !

Afin de lutter contre les accidents devenus trop fréquents au Kenya, la sécurité routière a pris, ce vendredi, une mesure draconienne. Elle envisage d’inculper pour tentative de suicide les piétons qui traverseraient hors des passages cloutés.

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Gare au piéton qui ne respect pas le code de la route au Kenya ! Traverser la route dans le pays en dehors d’un passage clouté, équivaut à une peine de prison. Il s’agit d’une nouvelle mesure prise, ce vendredi, par la sécurité routière pour faire face à la hausse des accidents, selon le Figaro. Les piétons négligents seront inculpés pour tentative de suicide.

Francis Meja, le chef de sécurité routière a déclaré à la suite de l’annonce de cette nouvelle mesure que « nous envisageons des peines plus sévères pour les piétons qui ne respecteraient pas le code de la route, pour juguler la hausse des accidents ». Une mesure pour le moins inédite. D’autant plus que la tentative de suicide est illégale dans le pays.

Les accidents au Kenya sont essentiellement dus à la vitesse et aux infrastructures inadéquates pour les piétons. Les Kényans traversent en plein milieu de la route à travers les voitures. Il n’existe pas de passerelles pour eux ou encore de feux de signalisation.

L’insécurité routière est un problème majeur au Kenya. Depuis le début de l’année 2015, 804 personnes sont mortes sur les routes, selon une étude du National Transport and Safety Authority. Ce qui représente une hausse de 10% par rapport à 2014.

Venezuela: Maduro menace les patrons de les priver de dollars

Les tensions montent entre le président Nicolas Maduro et les syndicats patronaux. Ce mercredi 22 avril 2015, le président vénézuélien s’en est pris à la principale organisation patronale du pays, coupable selon lui de « sabotage » et de « guerre économique ». Des accusations habituelles dans la bouche du chef de l’Etat, mais cette fois le président a menacé ces patrons de leur couper les vivres.

Nicolas Maduro a clairement haussé le ton contre de nombreux patrons et la principale organisation patronale du Venezuela, ce mercredi 22 avril 2015. « Il n’y a plus de dollars pour vous », a-t-il dit. La menace a fait grand bruit au Venezuela, un pays qui vit de ses rentes pétrolières, plus de 95 % des devises venant de cette activité. Mais le Venezuela importe quasiment toutes ces marchandises, car il ne produit presque rien. Et c’est là qu’interviennent les dollars, indispensables à qui veut lancer une entreprise et, surtout, acheter n’importe quel produit à des fournisseurs étrangers.

Cette menace de couper l’accès aux devises étrangères, le président vénézuélien la justifie au nom de « l’intérêt du peuple ». Pour lui, certains patrons sont des fauteurs de trouble, qui n’achalandent pas les magasins et provoquent les pénuries, les grandes files d’attente, etc. « Ce sont eux qui irritent et volent le peuple vénézuélien », résume-t-il.

En conséquence, si le président ne s’adressait qu’aux syndicats patronaux, beaucoup de Vénézuéliens redoutent que les chambres de commerce, les associations de commerçants et toutes les entreprises privées affiliées à l’organisation patronale ne touchent bientôt plus un seul dollar.

Toute discussion semble impossible

Malgré l’appel au dialogue de l’organisation patronale, toute discussion semble impossible. En effet, ce qui a déclenché la colère du président Maduro, c’est cette autre menace : une commission d’enquête de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) devrait intervenir prochainement, à la demande des syndicats patronaux. Cela impliquerait que cette instance étrangère viendrait mettre son nez dans les affaires économiques internes du pays. Et de cela, Nicolas Maduro ne veut clairement pas.

L’organisation patronale dénonce les intimidations dont elle est victime. « Plus de 56 chefs d’entreprises ont été arrêtés dans tout le pays », affirme le directeur du syndicat. Exemple le plus symbolique : en février dernier, des cadres de la principale chaîne de pharmacies du pays avaient été arrêtés pour boycott et déstabilisation de l’économie.

Ce n’est pas la première fois que ces menaces sont mises à exécution. Mais au Venezuela, le jeu semble surtout symbolique. Dans un contexte de crispation économique, avec un cours du pétrole très bas, le président est clairement sous pressions. Cette nouvelle attaque de sa part vise donc à assurer un peu plus la mainmise de l’Etat sur l’économie. Et pour le président Maduro, permet de se présenter comme seul rempart de la corruption dans les entreprises.

Bénin 2015 : heurs et malheurs d’une «démocratie exemplaire»

Un marathon électoral s’ouvre le dimanche 26 avril au Bénin. Il a le potentiel de recomposer profondément le paysage politique, tandis que des nuages s’amoncellent dans le ciel de la démocratie béninoise, née des turbulences politiques des années 1990.

Les Béninois vont aux urnes ce dimanche 26 avril 2015 pour élire leurs députés. Quelque 4 470 591 électeurs sont convoqués pour choisir les 83 représentants qui siègeront au Parlement unicaméral de Porto-Novo. Ce scrutin législatif constitue le premier temps d’un nouveau cycle électoral, qui prendra fin avec la tenue en avril prochain de la présidentielle. Entre-temps le bon peuple du « Quartier latin de l’Afrique » aura aussi voté pour les élections communales, municipales et locales, reportées depuis mars 2013 et programmées pour le 31 mai de cette année.

Ces scrutins locaux et nationaux annoncent un renouvellement en profondeur du paysage politique béninois, avec en prime l’élection en 2016 du successeur de l’actuel chef de l’Etat Thomas Boni Yayi, qui, lui, aura atteint en 2016 la limite des deux mandats présidentiels autorisés par la Constitution. Cette recomposition annoncée du paysage politique ne fait pas peur aux Béninois qui, depuis qu’ils ont adopté il y a vingt-cinq ans la démocratie multipartite et libérale, ont eu tout le loisir de s’adapter au charme des alternances politiques.

Naissance d’une tradition démocratique

Autrefois colonie française, le Bénin a accédé à l’indépendance en 1960. Après avoir traversé une décennie d’instabilité, ce pays a connu, entre 1972 et 1990, une dictature militaire, d’obédience marxiste-léniniste et particulièrement dure. Puis, il sera l’un des rares pays de l’Afrique occidentale à se débarrasser du joug totalitaire pour s’engager dans la voie de la démocratie.

La réunion en 1990 de toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une Conférence nationale sera à l’origine d’un véritable processus de renouveau démocratique. Ce processus a débouché sur l’adoption d’une nouvelle Constitution garantissant le pluralisme politique et les droits fondamentaux. Depuis, Cotonou a organisé sans accrocs majeurs cinq élections présidentielles (le mandat du président dure cinq ans), six législatives (le Parlement est renouvelé tous les quatre ans) et deux élections communales et municipales (ainsi qu’une élection locale).

Les premières élections législatives et présidentielle pluralistes ont eu lieu en 1991 avec l’arrivée au pouvoir de Nicéphore Soglo, premier président issu de la société civile. Le pays a connu ensuite deux alternances politiques avec le retour inattendu aux affaires en 1996 de l’ancien dictateur Mathieu Kérékou – mais, cette fois, par la voie des urnes -, et l’élection en 2006 du candidat indépendant Thomas Boni Yayi, ancien gouverneur de la Banque ouest-africaine de développement. Ce dernier a été réélu en 2011.

Organisation logistique chaotique

Malgré une relativement longue pratique de la démocratie libérale et pluraliste au Bénin, des inquiétudes pèsent sur l’évolution de la vie politique béninoise. Elles concernent en premier lieu l’organisation logistique des scrutins, une organisation pour le moins chaotique.

Le retard excessif enregistré pour la distribution de cartes d’électeurs est emblématique de ce dysfonctionnement opérationnel. Alors que la loi électorale fixe un délai de 15 jours minimum avant la date du scrutin pour la distribution de ce sésame précieux, l’opération n’a pu commencer que le dernier lundi avant le week-end électoral et devra se poursuivre sur l’ensemble du territoire jusqu’à la veille du vote.

Les responsables du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale (Cos/lépi), l’instance chargée de la confection et de la distribution des cartes électorales, ont expliqué ce retard par des désaccords avec le gouvernement sur le financement de l’opération.

C’est encore une sombre histoire de financement qui a retardé l’actualisation de la liste électorale permanente et informatisée (lépi). La mise à jour de cette dernière avait été réclamée par l’opposition. On se souvient que celle-ci avait contesté auprès de la Cour constitutionnelle la réélection du président Yayi en 2011. On l’accusait de s’être fait élire sur la base d’une première version incomplète de la liste électorale.

La refonte complète de la liste a été décidée en 2012 et le Cos/lépi composé de députés de la majorité présidentielle et de l’opposition a été mis en place en mai 2013, avec pour mission de mener à bien la rectification de la liste avant la fin de l’année. Or en raison de la révision à la baisse par le gouvernement du budget prévisionnel prévu pour la mission, l’opération n’a pu s’achever qu’en mars 2015, entraînant le report des élections communales, municipales et locales.

Sans l’intervention de la Cour constitutionnelle qui en début d’année a sifflé la fin de la récréation en fixant le calendrier des prochains scrutins, le blocage du processus électoral aurait pu se poursuivre encore longtemps. D’autant que des considérations d’ordre politique n’étaient peut-être pas étrangères à ce blocage.

Le gouvernement reproche aux députés d’avoir voulu instrumentaliser les travaux du Cos /lépi pour retarder les échéances des scrutins locaux et accroître leurs chances de les emporter. Ils auraient estimé que leurs chances seraient d’autant plus grandes que l’influence du chef d’Etat sortant, en fin de mandat constitutionnel, sera moindre, explique Francis Adebola Laleyé, spécialiste des questions de gouvernance et auteur d’un rapport sur les élections béninoises pour l’Institut d’études sur la sécurité basé à Dakar. « Ces calculs bassement électoraux auxquels s’adonnent aussi bien les élus de la majorité que ceux de l’opposition s’expliquent par le clientélisme politique qui caractérise le Bénin et d’autres pays africains », ajoute le spécialiste.

Prolifération des partis

L’émiettement de la représentation nationale sous l’effet d’un multipartisme anarchique est une seconde source d’inquiétude s’agissant de l’avenir de la démocratie béninoise. En réaction à 17 ans de dictature du parti unique, écrit le constitutionnaliste français Stéphane Bolle, « les partis politiques ont proliféré, ce qui a entraîné, avec l’application de la représentation proportionnelle, une atomisation sans précédent du paysage politique béninois ». Ce phénomène s’est accentué au cours des dernières années, favorisé par la pratique de la « transhumance » d’un parti à l’autre, d’une part, et l’imposition, d’autre part, de la limite d’âge pour la candidature à la présidentielle.

Entre 1991 et 2015, le nombre de partis est passé de 36 à plus de 200, sans que ce foisonnement traduise une véritable diversification de l’offre politique. A cet égard, le nombre de partis ou de regroupements de partis autorisés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) à concourir aux législatives est un reflet plus véridique des rapports de force politiques dans le pays à un moment donné.

Ainsi, aux élections du 26 avril, 19 formations politiques dont 14 regroupements de partis, tous agréés par la Céna, seront en lice pour solliciter les faveurs des électeurs. Parmi les entités les plus connues sont la coalition présidentielle les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et l’Union fait la Nation (UN) qui rassemble les principaux ténors de l’opposition.

Les FCBE regroupent une quarantaine de petits partis qui soutiennent l’action du président Boni Yayi, mais elles ont vu leurs effectifs parlementaires se réduire en peau de chagrin ces dernières années à cause de nombreuses défections. Quant à l’UN, créée en 2008, elle est le grand creuset des partis opposés au régime de Boni Yayi. C’est d’ailleurs sous l’étiquette de l’UN qu’Adrien Houngbédji a défié le président candidat lors de la présidentielle de 2011. Le chef de l’Etat l’a remporté dès le premier tour avec 53,14% des voix contre 36% pour son challenger.

Parmi les autres formations en lice aux législatives de 2015, il faut citer la Renaissance du Bénin qui soutient la candidature à la députation de Léhady Soglo, fils de l’ancien président Nicéphore Soglo, l’Alliance Soleil regroupant les partis du Nord à l’exception de ceux alliés à Boni Yayi, et enfin, la Force des démocrates unis (FDU) du président de l’Assemblée nationale Mathurin Coffi Nago. Celui-ci vient de quitter avec fracas la majorité présidentielle pour former son propre parti et sans doute aussi pour mieux affirmer ses propres ambitions pour la magistrature suprême.

Enjeux

L’effervescence pré-électorale à laquelle on assiste en ce moment, au Bénin, traduit l’importance des enjeux du marathon électoral qui débutera le 26 avril. Les enjeux sont énormes, car ce scrutin permettra avant tout de savoir qui vaut quoi sur le terrain politique, tant au niveau local qu’au niveau national. Plus généralement, c’est la stabilité du régime qui est menacée avec l’élection d’un Parlement fragmenté et dominé par des personnalités, à l’image de la sixième mandature finissante qui a été gangrenée par des ambitions personnelles et le clientélisme.

Ces élections permettront aussi de clarifier le débat sur la succession de Boni Yayi qui envenime la vie politique depuis quelque temps. Paradoxalement, la campagne des législatives a été dominée moins par l’avenir des partis politique que par celui du président. Les Béninois craignent de voir le président sortant briguer un troisième mandat. Pour ce faire, il va devoir changer la Constitution du 11 décembre 1990 qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Aura-t-il une majorité pour le faire ? Eléments de réponse dès le 27 avril.

CAN 2017 : Tirage très ouvert

Dans la foulée de l’annonce du pays qui va abriter la CAN 2017, ce mercredi au Caire, la CAF va procéder au tirage au sort des groupes éliminatoires. Tirage qui s’annonce ouvert compte tenu de l’absence de tour préliminaire.

Les objectifs sont braqués sur Le Caire. Si le nom du pays hôte de la prochaine Coupe d’Afrique des nations est attendu par tout un continent, un autre événement s’annonce particulièrement suivi ce mercredi par les amoureux du ballon rond : le tirage au sort des groupes pour les éliminatoires de la CAN 2017, qui va se dérouler dans la foulée au siège de la Confédération africaine de football (CAF), dans la capitale égyptienne (aux alentours de 13 heures GMT).

Tirage qui s’annonce d’ores et déjà ouvert et pourrait donner lieu à des poules d’une faible opposition, ou au contraire à des groupes de la mort, compte tenu des modalités choisies par la CAF. Contrairement aux précédentes éditions, aucun tour préliminaire n’aura lieu. Les 52 pays en lice seront mis sur un même pied d’égalité et répartis en 13 groupes de quatre équipes chacun. Chaque groupe sera composé d’une équipe issue de chacun des quatre chapeaux mis sur pied par la CAF.

- La composition des chapeaux :

Chapeau 1 : Cote d’Ivoire , Ghana, Tunisie, Burkina Faso, Mali, Nigeria, Algérie, Zambie, Cap Vert, RD Congo, Guinée, Sénégal et Cameroun
Si le pays hôte se trouve dans le pot 1, la première équipe du pot 2 sera remontée dans le pot 1, la première du pot 3 dans le pot 2 et la première du pot 4 dans le pot 3.

Chapeau 2 : Afrique du Sud, Gabon, Congo, Guinée Equatoriale, Angola, Ethiopie, Togo, Maroc, Niger, Egypte, Ouganda, Malawi et Soudan
Si le pays hôte se trouve dans le pot 2, la première équipe du pot 3 sera remontée dans le pot 2 et la première du pot 4 dans le pot 3.

Chapeau 3 : Mozambique, Botswana, Libye, Sierra Leone, Lesotho, Kenya, Bénin, Rwanda , Tanzania, Centrafrique, Zimbabwe, Liberia et Gambie.

Chapeau 4 : Namibie, Guinée Bissau, Seychelles, Burundi, Mauritanie, Tchad, Madagascar, Sao Tome, Comores, Swaziland, Soudan du Sud , Île Maurice et Djibouti.

Les équipes ainsi réparties vont s’affronter lors de rencontres aller et retour, le premier de chaque groupe décrochant sa qualification pour la phase finale de la compétition, tout comme les deux meilleurs deuxièmes de toutes les poules confondues. Sauf dans le groupe où figurera le pays hôte (Algérie, Egypte, Gabon ou Ghana), qui lui ne verra qu’une seule équipe se qualifier en compagnie du futur pays hôte, qualifié d’office.

Afrique du Sud : manifestation contre les violences xénophobes à Johannesburg

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, ce jeudi, dans le centre-ville de Johannesburg contre les violences xénophobes qui agitent l’Afrique du Sud, depuis trois semaines.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, ce jeudi, à Johannesburg, pour une manifestation officielle contre les violences xénophobes de ces dernières semaines en Afrique du Sud. Le chef du gouvernement provincial du Gauteng où se trouve Johannesburg, David Makhura, ainsi que le maire de la capitale économique, Parks Tau, étaient en tête de cortège.

Les initiatives se multiplient en Afrique du Sud pour faire face à la vague de violence xénophobe qui touche le pays depuis trois semaines. Près de sept personnes dont quatre étrangers ont été tuées au cours d’émeutes qui ont secoué les villes de Johannesburg et de Durban. Environ 5 000 ressortissants étrangers ont été obligés de fuir, selon le le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), notamment dans des camps ouverts pour les accueillir dans la banlieue de Durban.

Le Président Zuma critiqué

Cette semaine, le Président sud-africain, critiqué pour son inaction par beaucoup de pays étrangers, a décidé de faire appel à l’armée pour mener des opérations de contrôle et des arrestations.

Les étrangers, légaux et illégaux, seraient entre quatre et cinq millions sur le territoire de l’Afrique du Sud qui compte une population de 53 millions d’habitants. Attirés par le niveau de croissance économique important dans le pays, ils sont accusés par certains Sud-Africains d’alimenter l’insécurité et d’entrer en concurrence avec les travailleurs locaux.

Le système administratif du pays aurait multiplié le nombre de sans-papiers sur le territoire. Depuis 2008, plus de 350 étrangers ont été tués, selon le Centre des migrations africaines de l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, rapporte La Voix de l’Amérique. La grande majorité des crimes sont restés impunis.

Kenya : tout piéton qui traverse hors des clous risque la prison !

Afin de lutter contre les accidents devenus trop fréquents au Kenya, la sécurité routière a pris, ce vendredi, une mesure draconienne. Elle envisage d’inculper pour tentative de suicide les piétons qui traverseraient hors des passages cloutés.

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Gare au piéton qui ne respect pas le code de la route au Kenya ! Traverser la route dans le pays en dehors d’un passage clouté, équivaut à une peine de prison. Il s’agit d’une nouvelle mesure prise, ce vendredi, par la sécurité routière pour faire face à la hausse des accidents, selon le Figaro. Les piétons négligents seront inculpés pour tentative de suicide.

Francis Meja, le chef de sécurité routière a déclaré à la suite de l’annonce de cette nouvelle mesure que « nous envisageons des peines plus sévères pour les piétons qui ne respecteraient pas le code de la route, pour juguler la hausse des accidents ». Une mesure pour le moins inédite. D’autant plus que la tentative de suicide est illégale dans le pays.

Les accidents au Kenya sont essentiellement dus à la vitesse et aux infrastructures inadéquates pour les piétons. Les Kényans traversent en plein milieu de la route à travers les voitures. Il n’existe pas de passerelles pour eux ou encore de feux de signalisation.

L’insécurité routière est un problème majeur au Kenya. Depuis le début de l’année 2015, 804 personnes sont mortes sur les routes, selon une étude du National Transport and Safety Authority. Ce qui représente une hausse de 10% par rapport à 2014.

(audio) Info Décalée (24 avril 2015)

(audio) Info Décalée (24 avril 2015)

Podcast : Emission special avec Candide Azannai (24 avril 2015)

Podcast : Emission special avec Candide Azannai (24 avril 2015)

Lesotho: Firestone Diamonds cherche 15 millions $ chez RCF pour le diamant de Liqhobong

Firestone Diamonds plc, très investie dans la mise en valeur du projet Liqhobong de plus de 11 millions de carat de réserves qu’elle détient à 75% au Lesotho, s’est engagée pour une facilité de prêt de soutien de 15 millions $ auprès de Resource Capital Fund VI L.P (RCF), a-t-elle annoncé le 24 avril.

Le financement aidera à satisfaire les conditions encore liées au retrait de sa facilité de prêt Absa, a-t-elle précisé, ajoutant avoir également décidé la restructuration de sa facilité de prêt mezzanine de 30 millions $ existante.

La diamantifère cotée à Londres souligne que le prêt de soutien permettra de financer les éventuels retards et dépassements de budget en lien avec la construction de l’usine de traitement centrale du projet Liqhobong.

La construction du projet, apprend-on, évolue suivant le budget et le calendrier fixés pour réaliser la première production vers la fin du printemps 2016. Les travaux ont démarré au mois de juin dernier et devraient durer 24 mois avec la construction d’une nouvelle usine de traitement principale de 500 tonnes par heure et des infrastructures d’appui.

Firestone Diamonds compte traiter, avec cette infrastructure, 3,6 millions de tonnes de minerai par an et lorgne un niveau de récupération annuelle de plus de 1 million de carats à Liqhobong.

 

Guinée : les manifestations de l’opposition font un mort

Des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes de Guinée, ce jeudi, à l’appel de l’opposition qui conteste le calendrier électoral. Elles ont fait un mort et plusieurs blessés.

L’opposition avait appelé à manifester, ce jeudi 23 avril 2015, pour s’opposer au calendrier électoral. Le mot d’ordre a été suivi dans plusieurs villes de la Guinée, malgré la présence massive des forces de l’ordre. Un manifestant a été tué à Labé, dans le centre-nord du pays.

Une quinzaine de blessés

Cette localité, fief de Cellou Dalein Diallo, chef de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (l’UFDG), le principal parti d’opposition, a été le théâtre d’affrontements les plus violents. Un manifestant a été tué après avoir reçu des multiples coups à la tête, rapporte RFI, probablement par les forces de l’ordre. Une quinzaine de personnes ont été blessées par balle et une trentaine interpellées, selon l’UFDG.

L’opposition réclame la tenue des élections communales prévues en mars 2016 avant l’élection présidentielle qui doit se tenir en octobre prochain, par crainte que le personnel communal nommé par le pouvoir faute d’élection depuis 2005, n’influence le scrutin en faveur du régime en place.

Des manifestations interdites

Elle a dénoncé le déploiement massif des forces de l’ordre face à des manifestants pacifiques. Les commerces avaient fermé à Conakry où plusieurs rassemblements de faible envergure se sont tenus dans la commune de la capitale. Les chefs de l’opposition se sont plaints d’avoir été interdits par les forces de l’ordre de rejoindre les mouvements par une présence massive de policiers devant leur domicile.

Le conseiller spécial à la Présidence, Rachid Ndiaye, a critiqué la tenue de ces manifestations qui avaient pourtant été précédemment interdites. Il appelle l’opposition à respecter le calendrier électoral fixé par la Commission électorale national indépendante (CENI), composée de façon paritaire par la majorité et l’opposition, selon lui.

Le Président Alpha Condé, le premier président démocratiquement élu en Guinée, a, cette semaine, déclaré son opposition à toute modification du calendrier électoral.

Nigeria : Boko Haram se rebaptise “Province ouest africaine de l’Etat islamique”

La secte islamiste Boko Haram a publié de nouvelles images de ses exactions sur internet. L’organisation a indiqué avoir changé de nom.

La secte islamiste Boko Haram a changé de nom et s’appelle désormais “Province ouest africaine de l’Organisation de l’Etat islamique”, selon nos confrères de la BBC. L’organisation a publié de nouvelles images sur internet sur lesquelles elle célèbre ses combattants tués dans les affrontements en martyrs.

Boko Haram a prêté allégeance, en mars dernier, à l’Etat islamique. « Nous vous annonçons la bonne nouvelle de l’expansion du califat à l’Afrique de l’Ouest car le calife, que Dieu le préserve, a accepté l’allégeance de nos frères du groupe sunnite pour la prédication et le djihad », la traduction française du nom Boko Haram, a indiqué l’Etat islamique dans un enregistrement, le 12 mars dernier.

L’armée attaque le dernier bastion de Boko Haram

L’organisation djihadiste avait appelé les musulmans à aller soutenir Boko Haram en allant se battre aux côtés de ses combattants en Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, au nord Cameroun, ainsi qu’au sud du Niger.

Le gouvernement nigérian avait évoqué un « acte de désespoir » après l’annonce de ce ralliement par Boko Haram qui est « en train d’être éliminé » par l’armée du Nigeria aidée par celle du Cameroun, du Tchad et du Niger.

Mercredi dernier, l’armée nigériane a annoncé s’être lancée à l’assaut de la forêt de Sambisa, au nord-est du Nigeria, le dernier bastion tenu par la secte islamiste Boko Haram.

Lesotho: Firestone Diamonds cherche 15 millions $ chez RCF pour le diamant de Liqhobong

Firestone Diamonds plc, très investie dans la mise en valeur du projet Liqhobong de plus de 11 millions de carat de réserves qu’elle détient à 75% au Lesotho, s’est engagée pour une facilité de prêt de soutien de 15 millions $ auprès de Resource Capital Fund VI L.P (RCF), a-t-elle annoncé le 24 avril.

Le financement aidera à satisfaire les conditions encore liées au retrait de sa facilité de prêt Absa, a-t-elle précisé, ajoutant avoir également décidé la restructuration de sa facilité de prêt mezzanine de 30 millions $ existante.

La diamantifère cotée à Londres souligne que le prêt de soutien permettra de financer les éventuels retards et dépassements de budget en lien avec la construction de l’usine de traitement centrale du projet Liqhobong.

La construction du projet, apprend-on, évolue suivant le budget et le calendrier fixés pour réaliser la première production vers la fin du printemps 2016. Les travaux ont démarré au mois de juin dernier et devraient durer 24 mois avec la construction d’une nouvelle usine de traitement principale de 500 tonnes par heure et des infrastructures d’appui.

Firestone Diamonds compte traiter, avec cette infrastructure, 3,6 millions de tonnes de minerai par an et lorgne un niveau de récupération annuelle de plus de 1 million de carats à Liqhobong.