samedi 16 mai 2015
Southampton : Record en Premier League pour Mané
Sadio Mané dans l’histoire de la Premier League. Pour sa première saison outre-Manche, l’international sénégalais a attendu la 37e journée et le match de ce samedi face à Aston Villa pour établir un record dans le championnat en inscrivant le triplé le plus rapide en Angleterre.
Après seulement 16 minutes de jeu, le milieu de terrain de Southampton y est allé de son coup du chapeau après l’ouverture du score à la 13e minute.
Un triplé en l’espace de 3 minutes (2 minutes et 56 secondes précisément) pour le Lion de la Teranga, qui lui permet d’effacer des tablettes le précédent record de Robbie Fowler (4 minutes et 23 secondes). Le triplé le plus rapide de l’histoire du football reste propriété de Joel Ponhjanpalo, qui a inscrit trois buts en D1 finlandaise en seulement 2 minutes et 40 secondes… à 17 ans.
Burundi: 18 putschistes présumés présentés devant le parquet
Trois jours après la tentative ratée de coup d’Etat au Burundi, 18 putschistes présumés arrêtés ces deux derniers jours à Bujumbura ont été interrogés devant le parquet général de la République auprès de la Cour suprême. Ils sont « accusés de tentative de renversement des institutions », selon un de leurs avocats. Parmi eux, le général Cyrille Ndayirukiye.
Les avocats des généraux sont arrivés à 9h30. Parmi eux, celui du général Cyrille Ndayirukiye, le numéro 2 du mouvement, qui avait été arrêté vendredi matin avec deux commissaires de police. C’est la première fois que les avocats avaient accès à leurs clients plus de 24 heures après leur arrestation. Ils découvrent alors qu’il y a à ce moment 17 arrêtés au total, tous militaires ou policiers. Sauf un. Celui-là est un civil, un chef de projet arrêté jeudi alors qu’il se rendait accompagné d’un major à Gitega. Il a été libéré après cette première journée d’interrogatoires. Il dit avoir été arrêté par hasard et être un peu surpris que son compagnon de route, un militaire, reste lui détenu.
Mauvais traitements
Tous ont été détenus depuis leur arrestation à la Documentation, les services de renseignement burundais. Les avocats dénoncent leurs conditions de détention et des mauvais traitements, des coups infligés aux plus gradés d’entre eux. Ils étaient détenus et menottés deux par deux et ont été privés de nourriture. Les avocats ont insisté pour que cela soit noté dans le procès verbal.
Par ailleurs, des militaires disent avoir été arrêtés alors qu’ils défendaient la Radio publique africaine. Ils se seraient rendus, ont-ils expliqué à leurs avocats, quand ils se sont rendu compte que ceux qui avaient donné l’assaut étaient des policiers et des militaires comme eux.
Il y a aussi le cas du général Juvénal Niyungeko. Il s’est pour sa part rendu aujourd’hui. Il avait contacté un avocat, expliquant qu’il craignait pour sa vie. Comme tous les autres prévenus, il est arrivé au parquet général de la République pieds nus. Seuls les hauts gradés ont pu être assistés par un avocat. Pour les autres, des avocats mandatés par une organisation de défense des droits de l’homme avaient fait le déplacement, mais ils ont été bloqués par la police pendant plusieurs heures parce qu’ils n’avaient pas les noms de leurs clients. Un de leurs confrères a noté ces noms pour les leur transmettre. Quand ils ont finalement pu accéder à la salle d’interrogatoire, ceux-ci étaient finis.
Appel à la retenue
« Nous avons certainement des inquiétudes à propos des droits de l’homme et d’attaques revanchardes », a déclaré vendredi soir Farhan Haq. Le porte-parole des Nations unies a ensuite précisé que Ban Ki-moon, qui espère parler au président Nkurunziza dans les prochains jours, a exhorté les leaders politiques de la région à se joindre aux efforts pour sortir de cette crise.
De leur côté, les Etats-Unis, qui ont évacué des membres de leur ambassade locale, ont mis en garde le chef de l’Etat burundais contre des « violences » en représailles envers le groupe de putschistes. Le département d’Etat appelle au calme, à la retenue et demande également le report des élections de quelques semaines ou mois, le mandat de Pierre Nkurunziza expirant en août.
La sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, a insisté sur ces différentes exigences et a demandé à Pierre Nkurunziza de respecter les accords d’Arusha en précisant que les Etats-Unis ne soutenaient pas sa décision de briguer un troisième mandat. « Pour nous, le risque de violence et d’insécurité ne pourrait qu’être exacerbé dans les prochaines semaines. Nous sommes donc profondément inquiets et par conséquent, nous appelons urgemment le gouvernement à dénoncer les violences, à éviter les représailles et à trouver une solution politique pour aller de l’avant », a déclaré Linda Thomas-Greenfield.
Le médiateur de l’Union africaine pour le Burundi, Edem Kodjo, appelle également au respect des institutions. « Il y a, dans le contexte actuel, nécessité du report des élections », a-t-il déclaré. L’élection présidentielle burundaise est prévue le 26 juin prochain.
Southampton : Record en Premier League pour Mané
Sadio Mané dans l’histoire de la Premier League. Pour sa première saison outre-Manche, l’international sénégalais a attendu la 37e journée et le match de ce samedi face à Aston Villa pour établir un record dans le championnat en inscrivant le triplé le plus rapide en Angleterre.
Après seulement 16 minutes de jeu, le milieu de terrain de Southampton y est allé de son coup du chapeau après l’ouverture du score à la 13e minute.
Un triplé en l’espace de 3 minutes (2 minutes et 56 secondes précisément) pour le Lion de la Teranga, qui lui permet d’effacer des tablettes le précédent record de Robbie Fowler (4 minutes et 23 secondes). Le triplé le plus rapide de l’histoire du football reste propriété de Joel Ponhjanpalo, qui a inscrit trois buts en D1 finlandaise en seulement 2 minutes et 40 secondes… à 17 ans.
Burundi: 18 putschistes présumés présentés devant le parquet
Trois jours après la tentative ratée de coup d’Etat au Burundi, 18 putschistes présumés arrêtés ces deux derniers jours à Bujumbura ont été interrogés devant le parquet général de la République auprès de la Cour suprême. Ils sont « accusés de tentative de renversement des institutions », selon un de leurs avocats. Parmi eux, le général Cyrille Ndayirukiye.
Les avocats des généraux sont arrivés à 9h30. Parmi eux, celui du général Cyrille Ndayirukiye, le numéro 2 du mouvement, qui avait été arrêté vendredi matin avec deux commissaires de police. C’est la première fois que les avocats avaient accès à leurs clients plus de 24 heures après leur arrestation. Ils découvrent alors qu’il y a à ce moment 17 arrêtés au total, tous militaires ou policiers. Sauf un. Celui-là est un civil, un chef de projet arrêté jeudi alors qu’il se rendait accompagné d’un major à Gitega. Il a été libéré après cette première journée d’interrogatoires. Il dit avoir été arrêté par hasard et être un peu surpris que son compagnon de route, un militaire, reste lui détenu.
Mauvais traitements
Tous ont été détenus depuis leur arrestation à la Documentation, les services de renseignement burundais. Les avocats dénoncent leurs conditions de détention et des mauvais traitements, des coups infligés aux plus gradés d’entre eux. Ils étaient détenus et menottés deux par deux et ont été privés de nourriture. Les avocats ont insisté pour que cela soit noté dans le procès verbal.
Par ailleurs, des militaires disent avoir été arrêtés alors qu’ils défendaient la Radio publique africaine. Ils se seraient rendus, ont-ils expliqué à leurs avocats, quand ils se sont rendu compte que ceux qui avaient donné l’assaut étaient des policiers et des militaires comme eux.
Il y a aussi le cas du général Juvénal Niyungeko. Il s’est pour sa part rendu aujourd’hui. Il avait contacté un avocat, expliquant qu’il craignait pour sa vie. Comme tous les autres prévenus, il est arrivé au parquet général de la République pieds nus. Seuls les hauts gradés ont pu être assistés par un avocat. Pour les autres, des avocats mandatés par une organisation de défense des droits de l’homme avaient fait le déplacement, mais ils ont été bloqués par la police pendant plusieurs heures parce qu’ils n’avaient pas les noms de leurs clients. Un de leurs confrères a noté ces noms pour les leur transmettre. Quand ils ont finalement pu accéder à la salle d’interrogatoire, ceux-ci étaient finis.
Appel à la retenue
« Nous avons certainement des inquiétudes à propos des droits de l’homme et d’attaques revanchardes », a déclaré vendredi soir Farhan Haq. Le porte-parole des Nations unies a ensuite précisé que Ban Ki-moon, qui espère parler au président Nkurunziza dans les prochains jours, a exhorté les leaders politiques de la région à se joindre aux efforts pour sortir de cette crise.
De leur côté, les Etats-Unis, qui ont évacué des membres de leur ambassade locale, ont mis en garde le chef de l’Etat burundais contre des « violences » en représailles envers le groupe de putschistes. Le département d’Etat appelle au calme, à la retenue et demande également le report des élections de quelques semaines ou mois, le mandat de Pierre Nkurunziza expirant en août.
La sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, a insisté sur ces différentes exigences et a demandé à Pierre Nkurunziza de respecter les accords d’Arusha en précisant que les Etats-Unis ne soutenaient pas sa décision de briguer un troisième mandat. « Pour nous, le risque de violence et d’insécurité ne pourrait qu’être exacerbé dans les prochaines semaines. Nous sommes donc profondément inquiets et par conséquent, nous appelons urgemment le gouvernement à dénoncer les violences, à éviter les représailles et à trouver une solution politique pour aller de l’avant », a déclaré Linda Thomas-Greenfield.
Le médiateur de l’Union africaine pour le Burundi, Edem Kodjo, appelle également au respect des institutions. « Il y a, dans le contexte actuel, nécessité du report des élections », a-t-il déclaré. L’élection présidentielle burundaise est prévue le 26 juin prochain.
Installation des 83 députés du 7ème législature
Au Bénin, installation ce jour des 83 députés élus pour siéger à la 7ème législature de l’assemblée nationale.
Les élus de la nation ont répondu présent à ce rendez-vous d’une grande portée pour la nation toute entière. Conformément au règlement intérieur du parlement, la première séance est dirigée par la donne d’âge en la personne de l’honorable Rosine VierraSoglo que nous écoutons.
L’honorable Rosine Vierra Soglo dans son message d’installation mentionne le nom l’ancien de président Maturin Coffi Nago avant de s’adresser à ceux viennent se réfugier au Parlement afin d’éviter des poursuites judiciaires.
Installation des 83 députés du 7ème législature
Au Bénin, installation ce jour des 83 députés élus pour siéger à la 7ème législature de l’assemblée nationale.
Les élus de la nation ont répondu présent à ce rendez-vous d’une grande portée pour la nation toute entière. Conformément au règlement intérieur du parlement, la première séance est dirigée par la donne d’âge en la personne de l’honorable Rosine VierraSoglo que nous écoutons.
L’honorable Rosine Vierra Soglo dans son message d’installation mentionne le nom l’ancien de président Maturin Coffi Nago avant de s’adresser à ceux viennent se réfugier au Parlement afin d’éviter des poursuites judiciaires.
Real : Le tête-à-tête entre Perez et Pogba a eu lieu
Probablement cette saison, le Real Madrid n’aura rien à gagner. Eliminé en Ligue des Champions et en Coupe du Roi, les Merengué n’ont pas leur destin en main pour remporter la Liga, à deux journées de la fin du championnat. Les dirigeants pensent à la saison prochaine et composent déjà leur équipe.
La venue de Paul Pogba est semble t-il imminente. Le président Florentino Perez a saisi l’occasion de l’arrivé de la Juventus à Santiago Bernabeu, dans le cadre de l’une des demi-finale retour de la Ligue des Champions, pour rencontrer le milieu de terrain français.
Les deux hommes auraient discuté dans un bureau du stade madrilène et Karim Benzema ne serait pas étranger à cette rencontre puisqu’il aurait convaincu son coéquipier en sélection d’échanger avec le patron de la Casa Blanca. Pour rappel, le PSG, le FC Barcelone ou encore Manchester City sont également sur le coup.
Real : Le tête-à-tête entre Perez et Pogba a eu lieu
Probablement cette saison, le Real Madrid n’aura rien à gagner. Eliminé en Ligue des Champions et en Coupe du Roi, les Merengué n’ont pas leur destin en main pour remporter la Liga, à deux journées de la fin du championnat. Les dirigeants pensent à la saison prochaine et composent déjà leur équipe.
La venue de Paul Pogba est semble t-il imminente. Le président Florentino Perez a saisi l’occasion de l’arrivé de la Juventus à Santiago Bernabeu, dans le cadre de l’une des demi-finale retour de la Ligue des Champions, pour rencontrer le milieu de terrain français.
Les deux hommes auraient discuté dans un bureau du stade madrilène et Karim Benzema ne serait pas étranger à cette rencontre puisqu’il aurait convaincu son coéquipier en sélection d’échanger avec le patron de la Casa Blanca. Pour rappel, le PSG, le FC Barcelone ou encore Manchester City sont également sur le coup.
Turquie: une dizaine d’officiers de gendarmerie arrêtés
En Turquie, la police a arrêté vendredi, à Istanbul et Ankara, une dizaine d’officiers de gendarmerie soupçonnés d’appartenir à la néo-confrérie Gülen, que le gouvernement accuse de complot pour le renverser. Ces militaires avaient participé en janvier 2014 à l’interception de camions au chargement suspect qui se dirigeaient vers la Syrie – ils auraient pu contenir des armes destinées à la rébellion syrienne – mais les magistrats qui diligentaient cette enquête avaient été démis et même emprisonnés après leur inculpation pour complot contre le gouvernement.
Ce coup de filet, qui concernerait même quelques hauts gradés, intervient quelques jours à peine après la surprenante annonce par le ministre de la Défense d’une enquête préliminaire visant plus d’un millier de militaires accusés d’espionnage. L’arrestation de ces 10 officiers, ce vendredi, a bien sûr fait l’effet d’une bombe, quelques jours à peine après l’incarcération de cinq magistrats, eux-mêmes poursuivis pour trahison après qu’ils eurent ordonné l’inspection de camions possiblement chargés d’armes pour al-Qaïda.
Les véhicules, sous contrôle des services secrets, avaient repris leur route après une rocambolesque confrontation entre services de sécurité rivaux, les uns en uniformes, les autres pas, tous deux armes au poing ; le Premier ministre de l’époque, Recep Tayyip Erdogan, avait affirmé que la cargaison ne contenait que de l’aide humanitaire, mais cette version n’avait jamais vraiment convaincu.
La chasse aux sorcières lancée depuis plus d’un an contre les adeptes de la confrérie Gülen, autrefois alliée du gouvernement, se poursuit donc sans relâche, mais pour la première fois elle vise directement l’institution militaire. Et ce au moment où le départ en repos inopiné du chef d’état-major alimente bien des rumeurs sur une mésentente avec M. Erdogan et le gouvernement.
Procès Tsarnaev: la sentence est tombée, elle est loin d’être exécutée
Deux ans après les attentats du marathon de Boston qui avaient coûté la vie à trois personnes et fait 264 blessés, leur auteur Djokhar Tsarnaev, 21 ans, a été condamné à mort vendredi par un jury populaire. Les jurés avaient le choix entre la peine capitale et la réclusion à perpétuité. Le délibéré a duré 14 heures.
Djokhar Tsarnaev a été condamné à mort car les douze jurés ont estimé que les circonstances aggravantes étaient de loin plus importantes, plus crédibles, que les circonstances atténuantes. Notamment l’intention de donner la mort, la préméditation. Le fait que Djokhar Tsarnaev a déposé sa bombe sur la ligne d’arrivée du marathon, juste derrière un groupe d’enfants, ou qu’il ait été filmé, juste après l’attentat, en train de boire un verre de lait dans un café, ont été déterminants.
En outre, le jeune homme n’a pas témoigné, il n’a pas montré d’émotion au cours du procès. Le jury a estimé qu’il ne ressentait aucun remords pour ses actes, même si une religieuse, sœur Helen Préjean, est venue dire que le prisonnier, à qui elle a rendu visite à cinq reprises, exprimait des regrets pour les actes commis.
Mais manifestement, le jury n’a pas reçu les arguments de la défense : la famille éclatée, le père proche de la folie et la mère radicalisée qui rentrent en Russie en laissant Djokhar Tsarnaev seul aux Etats-Unis, le frère aîné dominateur qui l’entraîne dans le terrorisme. Judy Clarke, l’avocate anti-peine de mort n’a pas réussi à faire passer son message : c’est Tamerlan qui aurait entraîné Djokhar Tsarnaev dans cet attentat qui a fait trois morts et 264 blessés graves.
Rien de tout cela n’a ému les sept femmes et cinq hommes qui ont délibéré à peine 14 heures. Et le verdict, la peine capitale, a été rendu dans un silence total. Seuls l’accusé et ses avocats se tenaient debout. Ils sont restés de marbre à la lecture de la sentence.
Jane Collins a suivi le procès Tsarnaev depuis le début au mois de janvier, au premier rang, dans la salle d’audience. Portraitiste d’assises depuis des années, elle a croqué le portrait de Djokhar Tsarnaev au jour le jour, et comme les jurés, elle a été surprise par l’impassibilité de l’accusé.
« Ce qui est curieux et intéressant c’est qu’il n’a montré aucune émotion pendant les audiences, souligne-t-elle. J’étais au premier rang, je n’ai jamais vu son visage en entier.Il n’a jamais regardé autour de lui. Il entrait et s’enfermait dans une sorte de solitude, regardant le sol. Il ne semblait pas être là, il ne s’est jamais tourné comme s’il n’avait aucune curiosité. Il en avait peut-être, mais il ne l’a pas montré au public, et pourtant je n’étais qu’à trois mètres de lui. Et puis il n’a jamais exprimé aucun remords. Le seul moment où il a montré un peu d’émotion, c’est quand sa vieille tante et sa cousine sont venues de Russie. Il a essuyé une larme. Je ne l’ai pas vu sangloter, loin de là. Mais il était triste en les écoutant parler de ces moments, lorsqu’ils se voyaient, il était à peine âgé de 8 ans à cette époque. »
Karen Brassard était à Boston le jour du drame. Elle et son mari ont été blessés. Elle témoigne à RFI de son soulagement : « Je suis soulagée parce que c’est terminé, je suis soulagée car il a été rendu responsable de ces actes. Les gens me demandent si je suis contente mais je ne le suis pas : ce n’est pas satisfaisant lorsque l’on sait qu’une personne va perdre la vie. Je ne suis donc pas heureuse mais reconnaissante, car je pense que nous devons montrer au monde que des choses pareilles ne peuvent pas arriver. […] Il a fait son choix en connaissant les conséquences de ce qu’il allait faire. Ce n’est pas de la vengeance pour moi. Peut-être pour les autres. Pour moi, ce n’est que justice. »
Turquie: une dizaine d’officiers de gendarmerie arrêtés
En Turquie, la police a arrêté vendredi, à Istanbul et Ankara, une dizaine d’officiers de gendarmerie soupçonnés d’appartenir à la néo-confrérie Gülen, que le gouvernement accuse de complot pour le renverser. Ces militaires avaient participé en janvier 2014 à l’interception de camions au chargement suspect qui se dirigeaient vers la Syrie – ils auraient pu contenir des armes destinées à la rébellion syrienne – mais les magistrats qui diligentaient cette enquête avaient été démis et même emprisonnés après leur inculpation pour complot contre le gouvernement.
Ce coup de filet, qui concernerait même quelques hauts gradés, intervient quelques jours à peine après la surprenante annonce par le ministre de la Défense d’une enquête préliminaire visant plus d’un millier de militaires accusés d’espionnage. L’arrestation de ces 10 officiers, ce vendredi, a bien sûr fait l’effet d’une bombe, quelques jours à peine après l’incarcération de cinq magistrats, eux-mêmes poursuivis pour trahison après qu’ils eurent ordonné l’inspection de camions possiblement chargés d’armes pour al-Qaïda.
Les véhicules, sous contrôle des services secrets, avaient repris leur route après une rocambolesque confrontation entre services de sécurité rivaux, les uns en uniformes, les autres pas, tous deux armes au poing ; le Premier ministre de l’époque, Recep Tayyip Erdogan, avait affirmé que la cargaison ne contenait que de l’aide humanitaire, mais cette version n’avait jamais vraiment convaincu.
La chasse aux sorcières lancée depuis plus d’un an contre les adeptes de la confrérie Gülen, autrefois alliée du gouvernement, se poursuit donc sans relâche, mais pour la première fois elle vise directement l’institution militaire. Et ce au moment où le départ en repos inopiné du chef d’état-major alimente bien des rumeurs sur une mésentente avec M. Erdogan et le gouvernement.
Procès Tsarnaev: la sentence est tombée, elle est loin d’être exécutée
Deux ans après les attentats du marathon de Boston qui avaient coûté la vie à trois personnes et fait 264 blessés, leur auteur Djokhar Tsarnaev, 21 ans, a été condamné à mort vendredi par un jury populaire. Les jurés avaient le choix entre la peine capitale et la réclusion à perpétuité. Le délibéré a duré 14 heures.
Djokhar Tsarnaev a été condamné à mort car les douze jurés ont estimé que les circonstances aggravantes étaient de loin plus importantes, plus crédibles, que les circonstances atténuantes. Notamment l’intention de donner la mort, la préméditation. Le fait que Djokhar Tsarnaev a déposé sa bombe sur la ligne d’arrivée du marathon, juste derrière un groupe d’enfants, ou qu’il ait été filmé, juste après l’attentat, en train de boire un verre de lait dans un café, ont été déterminants.
En outre, le jeune homme n’a pas témoigné, il n’a pas montré d’émotion au cours du procès. Le jury a estimé qu’il ne ressentait aucun remords pour ses actes, même si une religieuse, sœur Helen Préjean, est venue dire que le prisonnier, à qui elle a rendu visite à cinq reprises, exprimait des regrets pour les actes commis.
Mais manifestement, le jury n’a pas reçu les arguments de la défense : la famille éclatée, le père proche de la folie et la mère radicalisée qui rentrent en Russie en laissant Djokhar Tsarnaev seul aux Etats-Unis, le frère aîné dominateur qui l’entraîne dans le terrorisme. Judy Clarke, l’avocate anti-peine de mort n’a pas réussi à faire passer son message : c’est Tamerlan qui aurait entraîné Djokhar Tsarnaev dans cet attentat qui a fait trois morts et 264 blessés graves.
Rien de tout cela n’a ému les sept femmes et cinq hommes qui ont délibéré à peine 14 heures. Et le verdict, la peine capitale, a été rendu dans un silence total. Seuls l’accusé et ses avocats se tenaient debout. Ils sont restés de marbre à la lecture de la sentence.
Jane Collins a suivi le procès Tsarnaev depuis le début au mois de janvier, au premier rang, dans la salle d’audience. Portraitiste d’assises depuis des années, elle a croqué le portrait de Djokhar Tsarnaev au jour le jour, et comme les jurés, elle a été surprise par l’impassibilité de l’accusé.
« Ce qui est curieux et intéressant c’est qu’il n’a montré aucune émotion pendant les audiences, souligne-t-elle. J’étais au premier rang, je n’ai jamais vu son visage en entier.Il n’a jamais regardé autour de lui. Il entrait et s’enfermait dans une sorte de solitude, regardant le sol. Il ne semblait pas être là, il ne s’est jamais tourné comme s’il n’avait aucune curiosité. Il en avait peut-être, mais il ne l’a pas montré au public, et pourtant je n’étais qu’à trois mètres de lui. Et puis il n’a jamais exprimé aucun remords. Le seul moment où il a montré un peu d’émotion, c’est quand sa vieille tante et sa cousine sont venues de Russie. Il a essuyé une larme. Je ne l’ai pas vu sangloter, loin de là. Mais il était triste en les écoutant parler de ces moments, lorsqu’ils se voyaient, il était à peine âgé de 8 ans à cette époque. »
Karen Brassard était à Boston le jour du drame. Elle et son mari ont été blessés. Elle témoigne à RFI de son soulagement : « Je suis soulagée parce que c’est terminé, je suis soulagée car il a été rendu responsable de ces actes. Les gens me demandent si je suis contente mais je ne le suis pas : ce n’est pas satisfaisant lorsque l’on sait qu’une personne va perdre la vie. Je ne suis donc pas heureuse mais reconnaissante, car je pense que nous devons montrer au monde que des choses pareilles ne peuvent pas arriver. […] Il a fait son choix en connaissant les conséquences de ce qu’il allait faire. Ce n’est pas de la vengeance pour moi. Peut-être pour les autres. Pour moi, ce n’est que justice. »
Report des élections communales, municipales et locales
Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Emmanuel Tiando, a annoncé, ce jeudi 14 mai 2015, le report des élections communales, municipales et locales.
La décision a été prise, mercredi, après des concertations entre les membres de la CENA et les partis politiques. Le président de la CENA devrait bientôt saisir la Cour constitutionnelle pour convenir d’une nouvelle date pour les élections.
Report depuis 2013
L’institution de supervision et d’organisation des élections avait dénoncé des délais trop courts pour organiser les différents scrutins dans des bonnes conditions. La date du 31 mai initialement prévue par l’institution béninoise suprême avait aussi été dénoncée comme trop proche des examens scolaires de fin d’année qui doivent se tenir début juin.
C’est un report de plus pour les élections communales, municipales et locales, au Bénin. Le mandat des maires et de leurs adjoints a pris fin depuis 2013. Les problèmes sans fin autour de l’actualisation de la liste électorale permanente et informatisée (LEPI) ont entraîné ce retard.
Nigeria : Boko Haram attaque Maiduguri, neuf morts
Lors de son offensive dans la forêt de Sambisa, au nord-est du pays, l’armée nigériane avait annoncé, le 22 avril dernier, se lancer dans l’attaque du dernier bastion de Boko Haram. Grandement affaiblie, la secte islamiste reste dangereuse. Elle a attaqué, mercredi, la ville de Maiduguri, faisant neuf morts.
Un commando du groupe rebelle a pris d’assaut un quartier de cette localité, la plus grande ville du nord-est du Nigeria. Deux femmes kamikazes, qui se sont fait exploser, ont tué six membres de milices locales, tandis que trois soldats de l’armée ont été tués au cours des combats qui ont suivi, selon Le Figaro.
Manque de coordination
Les affrontements auraient duré près de 40 minutes, selon certains témoins. Il y a deux semaines, près de 700 femmes et filles otages de Boko Haram ont été libérées par l’armée nigériane.
Depuis deux mois, des forces armées du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria font face aux combattants du groupe terroriste Boko Haram. Le Président tchadien, dont l’armée est particulièrement active contre la secte islamiste, a récemment déploré le manque de coordination entre l’armée du Nigeria et celle du Tchad qui opèrent « séparément » sur le terrain, ce qui n’aide pas à atteindre leurs objectifs. Le Tchad a en outre décider de prolonger son engagement militaire contre le groupe terroriste Boko Haram
Algérie : sa jupe “trop courte”, une étudiante empêchée de passer son examen !
La jupe fait l’actualité en ce moment. Trop longue en France et trop courte en Algérie, difficile de trouver le juste milieu ! Une étudiante en droit a été empêchée de rentrer à l’université pour passer son examen car sa jupe était jugée trop courte.
Les explications du recteur de l’université, qui a pris fait et cause pour l’agent de sécurité expulseur, ne semblent pas convaincre les internautes. « Le règlement n’oblige personne à porter le hidjab ou tchador. Mais il exige une tenue décente, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Il faut comprendre que la faculté est un lieu de culture. La fille portait une mini-jupe, qui était au-dessus du genou, et non une robe », explique Mohamed Tahar Hadjar, alors recteur de la faculté d’Alger, fraîchement nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
En réaction à ce nouvel épisode de la « polémique jupe » et aux propos du recteur de la faculté d’Alger, les internautes, solidaires avec l’étudiante, ont posté des photos de leurs jambes en signe d’indignation.
Une page Facebook « Ma dignité n’est pas dans la longueur de ma jupe ». a même été créée par la réalisatrice Sofia Djama, sur laquelle elle s’est exprimé sur ce qui s’est passé en signalant que cet incident n’est pas banal.
Elle a écrit : « C’est comme un aveu d’échec, le corps de la femme devient un champ de bataille quand la situation d’un pays est désastreuse. A force de rester silencieuses, on perd nos petits acquis et la condition de la femme dans l’espace public régresse. Aujourd’hui, la violence verbale est quotidienne et normalisée ».
« C’est hyper violent de marcher dans la capitale, à Alger, en jupe ou en pantalon. Même montrer ses bras est devenu problématique, mais les femmes le font. Au pire, c’est une main baladeuse, au mieux, une remarque ».
Le premier épisode de la « jupe » s’est déroulé en France, ou une lycéenne de 15 ans scolarisée à Charleville-Mézières, s’est vue refuser l’accès à l’établissement scolaire, les 16 et 25 avril, à cause de sa jupe jugée trop longue.
Report des élections communales, municipales et locales
Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Emmanuel Tiando, a annoncé, ce jeudi 14 mai 2015, le report des élections communales, municipales et locales.
La décision a été prise, mercredi, après des concertations entre les membres de la CENA et les partis politiques. Le président de la CENA devrait bientôt saisir la Cour constitutionnelle pour convenir d’une nouvelle date pour les élections.
Report depuis 2013
L’institution de supervision et d’organisation des élections avait dénoncé des délais trop courts pour organiser les différents scrutins dans des bonnes conditions. La date du 31 mai initialement prévue par l’institution béninoise suprême avait aussi été dénoncée comme trop proche des examens scolaires de fin d’année qui doivent se tenir début juin.
C’est un report de plus pour les élections communales, municipales et locales, au Bénin. Le mandat des maires et de leurs adjoints a pris fin depuis 2013. Les problèmes sans fin autour de l’actualisation de la liste électorale permanente et informatisée (LEPI) ont entraîné ce retard.
Nigeria : Boko Haram attaque Maiduguri, neuf morts
Lors de son offensive dans la forêt de Sambisa, au nord-est du pays, l’armée nigériane avait annoncé, le 22 avril dernier, se lancer dans l’attaque du dernier bastion de Boko Haram. Grandement affaiblie, la secte islamiste reste dangereuse. Elle a attaqué, mercredi, la ville de Maiduguri, faisant neuf morts.
Un commando du groupe rebelle a pris d’assaut un quartier de cette localité, la plus grande ville du nord-est du Nigeria. Deux femmes kamikazes, qui se sont fait exploser, ont tué six membres de milices locales, tandis que trois soldats de l’armée ont été tués au cours des combats qui ont suivi, selon Le Figaro.
Manque de coordination
Les affrontements auraient duré près de 40 minutes, selon certains témoins. Il y a deux semaines, près de 700 femmes et filles otages de Boko Haram ont été libérées par l’armée nigériane.
Depuis deux mois, des forces armées du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria font face aux combattants du groupe terroriste Boko Haram. Le Président tchadien, dont l’armée est particulièrement active contre la secte islamiste, a récemment déploré le manque de coordination entre l’armée du Nigeria et celle du Tchad qui opèrent « séparément » sur le terrain, ce qui n’aide pas à atteindre leurs objectifs. Le Tchad a en outre décider de prolonger son engagement militaire contre le groupe terroriste Boko Haram
Algérie : sa jupe “trop courte”, une étudiante empêchée de passer son examen !
La jupe fait l’actualité en ce moment. Trop longue en France et trop courte en Algérie, difficile de trouver le juste milieu ! Une étudiante en droit a été empêchée de rentrer à l’université pour passer son examen car sa jupe était jugée trop courte.
Les explications du recteur de l’université, qui a pris fait et cause pour l’agent de sécurité expulseur, ne semblent pas convaincre les internautes. « Le règlement n’oblige personne à porter le hidjab ou tchador. Mais il exige une tenue décente, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Il faut comprendre que la faculté est un lieu de culture. La fille portait une mini-jupe, qui était au-dessus du genou, et non une robe », explique Mohamed Tahar Hadjar, alors recteur de la faculté d’Alger, fraîchement nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
En réaction à ce nouvel épisode de la « polémique jupe » et aux propos du recteur de la faculté d’Alger, les internautes, solidaires avec l’étudiante, ont posté des photos de leurs jambes en signe d’indignation.
Une page Facebook « Ma dignité n’est pas dans la longueur de ma jupe ». a même été créée par la réalisatrice Sofia Djama, sur laquelle elle s’est exprimé sur ce qui s’est passé en signalant que cet incident n’est pas banal.
Elle a écrit : « C’est comme un aveu d’échec, le corps de la femme devient un champ de bataille quand la situation d’un pays est désastreuse. A force de rester silencieuses, on perd nos petits acquis et la condition de la femme dans l’espace public régresse. Aujourd’hui, la violence verbale est quotidienne et normalisée ».
« C’est hyper violent de marcher dans la capitale, à Alger, en jupe ou en pantalon. Même montrer ses bras est devenu problématique, mais les femmes le font. Au pire, c’est une main baladeuse, au mieux, une remarque ».
Le premier épisode de la « jupe » s’est déroulé en France, ou une lycéenne de 15 ans scolarisée à Charleville-Mézières, s’est vue refuser l’accès à l’établissement scolaire, les 16 et 25 avril, à cause de sa jupe jugée trop longue.