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jeudi 23 juillet 2015

Le consul du Sénégal à Marseille arrêté pour avoir exhibé son sexe !

Âgé de 38 ans, le consul général du Sénégal à Marseille a été interpellé, mardi soir, sur la rue Paradis pour avoir exhibé son sexe et vociféré des insultes contre des policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac).

Voilà une affaire bien embarrassante pour les autorités sénégalaises. Tamsir Faye, 38 ans, consul général du Sénégal à Marseille a été interpellé, mardi soir, dans la rue Paradis pour avoir exhibé son sexe et vociféré plusieurs insultes contre les policiers d’une patrouille de la Brigade anti-criminalité. L’information est rapportée par le quotidien régional français La Provence.

Tamsir Faye a été pris la main dans le sac grâce à des riverains qui ont prévenu la police qu’un homme ivre vociférait dans la rue tout en exhibant son sexe. Selon ces riverains, le consul sénégalais est même allé jusqu’à se frotter à un comptoir de France Telecom. Lorsque les policiers sont arrivés sur place et ont décidé de l’embarquer, il les a insultés et menacé de mort. Après avoir passé quelques coups de téléphone, les policiers ont pu confirmer ses dires. Contre toute attente, et à leur grande surprise, l’homme en question, ivre, le sexe en l’air, était bien le consul du Sénégal à Marseille.

C’est finalement son épouse qui est venue le récupérer au commissariat de ce 8ème arrondissement de Marseille. Même si son attitude est très surprenante, Tamsir Faye, étant un représentant du Sénégal, ne sera toutefois pas poursuivi grâce à son immunité diplomatique.

Le consul du Sénégal à Marseille arrêté pour avoir exhibé son sexe !

Âgé de 38 ans, le consul général du Sénégal à Marseille a été interpellé, mardi soir, sur la rue Paradis pour avoir exhibé son sexe et vociféré des insultes contre des policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac).

Voilà une affaire bien embarrassante pour les autorités sénégalaises. Tamsir Faye, 38 ans, consul général du Sénégal à Marseille a été interpellé, mardi soir, dans la rue Paradis pour avoir exhibé son sexe et vociféré plusieurs insultes contre les policiers d’une patrouille de la Brigade anti-criminalité. L’information est rapportée par le quotidien régional français La Provence.

Tamsir Faye a été pris la main dans le sac grâce à des riverains qui ont prévenu la police qu’un homme ivre vociférait dans la rue tout en exhibant son sexe. Selon ces riverains, le consul sénégalais est même allé jusqu’à se frotter à un comptoir de France Telecom. Lorsque les policiers sont arrivés sur place et ont décidé de l’embarquer, il les a insultés et menacé de mort. Après avoir passé quelques coups de téléphone, les policiers ont pu confirmer ses dires. Contre toute attente, et à leur grande surprise, l’homme en question, ivre, le sexe en l’air, était bien le consul du Sénégal à Marseille.

C’est finalement son épouse qui est venue le récupérer au commissariat de ce 8ème arrondissement de Marseille. Même si son attitude est très surprenante, Tamsir Faye, étant un représentant du Sénégal, ne sera toutefois pas poursuivi grâce à son immunité diplomatique.

lundi 6 juillet 2015

Islam et Occident : le dilemme auquel est confronté le Maroc

Le festival de musique Mawazine, emblème de la volonté progressiste de Mohammed VI, a cette année été marqué de plusieurs polémiques sur des sujets de société d’autant plus tabous depuis que les islamistes sont arrivés au pouvoir l’année dernière.

Lors du récent festival Mawazine, le pas de danse (twerk) de la chanteuse américaine Jennifer Lopez a été critiqué par le gouvernement islamiste, provoquant une polémique dont cette manifestation, très populaire, avec trois millions de spectateurs, est coutumière. Cette édition a également été marquée par l’engagement pour la cause homosexuelle du chanteur du groupe Placebo, ce dernier exhibant en plein concert son torse nu barré d’un “489” le numéro de la loi qui pénalise l’homosexualité au Maroc. Une revendication cependant inscrite dans la “tradition” de Mawazine, un Festival qui depuis sa création a régulièrement provoqué le débat au sein de la société marocaine, mais peut-être avec plus de vivacité depuis l’arrivée des Islamistes au pouvoir.

Cet évènement renvoie, plus généralement, au rôle de l’islamisme dans la vie politique marocaine et à ses rapports avec Mohammed VI, un roi qui protège et appuie directement le célèbre festival de Rabat. C’est en effet Mounir el Majidi, président de la SIGER, la holding royale, et directeur du Secrétariat particulier du roi, qui se trouve à la tête de Maroc Cultures, l’association organisatrice du festival Mawazine, une présidence très emblématique pour tout connaisseur de la monarchie marocaine, et un soutien encore renforcé par le “Haut Patronage” du roi. Symbolique d’une société et jeunesse en pleine mutation, Mawazine est à l’évidence une manifestation au cœur de l’agenda réformiste de Mohammed VI, agenda en opposition directe avec celui, très conservateur, des islamistes…

Au sein des dynasties arabes, le Maroc se distingue par la nature politique et religieuse du pouvoir royal. Commandeur des croyants (emir al muminin), descendant, revendiqué tout au moins, du Prophète, président (depuis 1975) du comité de libération de Jérusalem, le souverain alaouite puise une partie de sa légitimité dans l’islam. Ce faisant, il encourt aussi la critique de ses sujets, à 98% musulmans, qui peuvent comparer sa politique aux exigences de la religion. C’est dans cet interstice que se sont développés, à partir des années 1970, les partis islamistes marocains.

Face à eux, le Makhzen (“magasin”), le gouvernement du sultan puis du roi, a alterné répression et intégration. Pendant les “années de plomb” marquant le début du règne d’Hassan II (1961-1999), les autorités sévissent contre les groupes radicaux qui contestent la monarchie, notamment le courant du cheikh Yassine. En même temps, la violence de ces groupes est détournée contre les partis de gauche, qui profitent du dynamisme du nationalisme arabe. Dans les années 1980, par le salariat des oulémas et des concessions aux islamistes, par exemple avec l’arabisation de l’enseignement, le roi privilégie une forme d’accommodement.

Avec Mohammed VI, arrivé au pouvoir en 1999, le rapport avec les islamistes évolue. Certes, les groupes radicaux, comme ceux responsables des attentats de Casablanca en 2003, sont combattus. Mais la volonté d’ouverture s’accentue. En 2011, alors que le “printemps arabe” semble commencer au Maroc avec le “mouvement du 20 février”, le roi fait approuver une nouvelle Constitution. Sans abolir la “monarchie exécutive”, elle accroît les pouvoirs du gouvernement. Dans ce contexte, le parti de la justice et du développement (PJD), principale formation islamiste, remporte les élections (27% des voix) et le poste de premier ministre.

Avec le renversement des Frères Musulmans en Egypte (2013) et les revers électoraux d’Ennahda en Tunisie (2014), le PJD, qui porte le même nom que l’AKP turc, se trouve aujourd’hui aux affaires dans un seul pays. S’il peut compter sur la logique démocratique, qui légitime sa position au sein de l’Etat, le PJD sait aussi que sa puissance est limitée par la nature même de la scène politique marocaine. Le taux de participation aux élections est faible, de 45% en 2011, et les élus, le “pays légal”, très critiqués par la population.

En revanche, le PJD peut compter sur un aspect du “pays réel” qui le favorise, son très vif conservatisme social. En 2009, un journal a sondé la population marocaine sur l’image de Mohammed VI. Rapidement interdit par les autorités, ce sondage révélait pourtant la très forte popularité du roi, très forte …sauf sur un point : sa réforme, favorable aux femmes, du code de la famille (la moudawana). Logiquement, le gouvernement islamiste, dont deux ministres sont polygames, comme 0,3 % des Marocains, concentre donc ses critiques sur les questions sociétales.

Monarque traditionnel, Mohammed VI devient ainsi, paradoxalement, un vecteur de modernisation sociale. Le roi lance de grands débats de société, comme récemment sur l’avortement. Il défend les festivals contre “l’art propre” un temps prôné par le PJD. Il refuse l’arabisation de la télévision. Enfin, il promeut la réforme de l’éducation, clé d’une croissance importante dans un pays où une femme sur deux est analphabète. Or, cette réforme passe par un débat sur la prééminence de l’arabe littéral, chère au PJD…

Entre modernité et tradition, Islam et Occident, cette confrontation fait en tous cas du Maroc un espace de débats intenses, qui le rapproche de la situation tunisienne et qui contraste avec la stagnation de l’Algérie voisine.

 

Islam et Occident : le dilemme auquel est confronté le Maroc

Le festival de musique Mawazine, emblème de la volonté progressiste de Mohammed VI, a cette année été marqué de plusieurs polémiques sur des sujets de société d’autant plus tabous depuis que les islamistes sont arrivés au pouvoir l’année dernière.

Lors du récent festival Mawazine, le pas de danse (twerk) de la chanteuse américaine Jennifer Lopez a été critiqué par le gouvernement islamiste, provoquant une polémique dont cette manifestation, très populaire, avec trois millions de spectateurs, est coutumière. Cette édition a également été marquée par l’engagement pour la cause homosexuelle du chanteur du groupe Placebo, ce dernier exhibant en plein concert son torse nu barré d’un “489” le numéro de la loi qui pénalise l’homosexualité au Maroc. Une revendication cependant inscrite dans la “tradition” de Mawazine, un Festival qui depuis sa création a régulièrement provoqué le débat au sein de la société marocaine, mais peut-être avec plus de vivacité depuis l’arrivée des Islamistes au pouvoir.

Cet évènement renvoie, plus généralement, au rôle de l’islamisme dans la vie politique marocaine et à ses rapports avec Mohammed VI, un roi qui protège et appuie directement le célèbre festival de Rabat. C’est en effet Mounir el Majidi, président de la SIGER, la holding royale, et directeur du Secrétariat particulier du roi, qui se trouve à la tête de Maroc Cultures, l’association organisatrice du festival Mawazine, une présidence très emblématique pour tout connaisseur de la monarchie marocaine, et un soutien encore renforcé par le “Haut Patronage” du roi. Symbolique d’une société et jeunesse en pleine mutation, Mawazine est à l’évidence une manifestation au cœur de l’agenda réformiste de Mohammed VI, agenda en opposition directe avec celui, très conservateur, des islamistes…

Au sein des dynasties arabes, le Maroc se distingue par la nature politique et religieuse du pouvoir royal. Commandeur des croyants (emir al muminin), descendant, revendiqué tout au moins, du Prophète, président (depuis 1975) du comité de libération de Jérusalem, le souverain alaouite puise une partie de sa légitimité dans l’islam. Ce faisant, il encourt aussi la critique de ses sujets, à 98% musulmans, qui peuvent comparer sa politique aux exigences de la religion. C’est dans cet interstice que se sont développés, à partir des années 1970, les partis islamistes marocains.

Face à eux, le Makhzen (“magasin”), le gouvernement du sultan puis du roi, a alterné répression et intégration. Pendant les “années de plomb” marquant le début du règne d’Hassan II (1961-1999), les autorités sévissent contre les groupes radicaux qui contestent la monarchie, notamment le courant du cheikh Yassine. En même temps, la violence de ces groupes est détournée contre les partis de gauche, qui profitent du dynamisme du nationalisme arabe. Dans les années 1980, par le salariat des oulémas et des concessions aux islamistes, par exemple avec l’arabisation de l’enseignement, le roi privilégie une forme d’accommodement.

Avec Mohammed VI, arrivé au pouvoir en 1999, le rapport avec les islamistes évolue. Certes, les groupes radicaux, comme ceux responsables des attentats de Casablanca en 2003, sont combattus. Mais la volonté d’ouverture s’accentue. En 2011, alors que le “printemps arabe” semble commencer au Maroc avec le “mouvement du 20 février”, le roi fait approuver une nouvelle Constitution. Sans abolir la “monarchie exécutive”, elle accroît les pouvoirs du gouvernement. Dans ce contexte, le parti de la justice et du développement (PJD), principale formation islamiste, remporte les élections (27% des voix) et le poste de premier ministre.

Avec le renversement des Frères Musulmans en Egypte (2013) et les revers électoraux d’Ennahda en Tunisie (2014), le PJD, qui porte le même nom que l’AKP turc, se trouve aujourd’hui aux affaires dans un seul pays. S’il peut compter sur la logique démocratique, qui légitime sa position au sein de l’Etat, le PJD sait aussi que sa puissance est limitée par la nature même de la scène politique marocaine. Le taux de participation aux élections est faible, de 45% en 2011, et les élus, le “pays légal”, très critiqués par la population.

En revanche, le PJD peut compter sur un aspect du “pays réel” qui le favorise, son très vif conservatisme social. En 2009, un journal a sondé la population marocaine sur l’image de Mohammed VI. Rapidement interdit par les autorités, ce sondage révélait pourtant la très forte popularité du roi, très forte …sauf sur un point : sa réforme, favorable aux femmes, du code de la famille (la moudawana). Logiquement, le gouvernement islamiste, dont deux ministres sont polygames, comme 0,3 % des Marocains, concentre donc ses critiques sur les questions sociétales.

Monarque traditionnel, Mohammed VI devient ainsi, paradoxalement, un vecteur de modernisation sociale. Le roi lance de grands débats de société, comme récemment sur l’avortement. Il défend les festivals contre “l’art propre” un temps prôné par le PJD. Il refuse l’arabisation de la télévision. Enfin, il promeut la réforme de l’éducation, clé d’une croissance importante dans un pays où une femme sur deux est analphabète. Or, cette réforme passe par un débat sur la prééminence de l’arabe littéral, chère au PJD…

Entre modernité et tradition, Islam et Occident, cette confrontation fait en tous cas du Maroc un espace de débats intenses, qui le rapproche de la situation tunisienne et qui contraste avec la stagnation de l’Algérie voisine.

 

samedi 16 mai 2015

Turquie: une dizaine d’officiers de gendarmerie arrêtés

En Turquie, la police a arrêté vendredi, à Istanbul et Ankara, une dizaine d’officiers de gendarmerie soupçonnés d’appartenir à la néo-confrérie Gülen, que le gouvernement accuse de complot pour le renverser. Ces militaires avaient participé en janvier 2014 à l’interception de camions au chargement suspect qui se dirigeaient vers la Syrie – ils auraient pu contenir des armes destinées à la rébellion syrienne – mais les magistrats qui diligentaient cette enquête avaient été démis et même emprisonnés après leur inculpation pour complot contre le gouvernement.

Ce coup de filet, qui concernerait même quelques hauts gradés, intervient quelques jours à peine après la surprenante annonce par le ministre de la Défense d’une enquête préliminaire visant plus d’un millier de militaires accusés d’espionnage. L’arrestation de ces 10 officiers, ce vendredi, a bien sûr fait l’effet d’une bombe, quelques jours à peine après l’incarcération de cinq magistrats, eux-mêmes poursuivis pour trahison après qu’ils eurent ordonné l’inspection de camions possiblement chargés d’armes pour al-Qaïda.

Les véhicules, sous contrôle des services secrets, avaient repris leur route après une rocambolesque confrontation entre services de sécurité rivaux, les uns en uniformes, les autres pas, tous deux armes au poing ; le Premier ministre de l’époque, Recep Tayyip Erdogan, avait affirmé que la cargaison ne contenait que de l’aide humanitaire, mais cette version n’avait jamais vraiment convaincu.

La chasse aux sorcières lancée depuis plus d’un an contre les adeptes de la confrérie Gülen, autrefois alliée du gouvernement, se poursuit donc sans relâche, mais pour la première fois elle vise directement l’institution militaire. Et ce au moment où le départ en repos inopiné du chef d’état-major alimente bien des rumeurs sur une mésentente avec M. Erdogan et le gouvernement.

 

Turquie: une dizaine d’officiers de gendarmerie arrêtés

En Turquie, la police a arrêté vendredi, à Istanbul et Ankara, une dizaine d’officiers de gendarmerie soupçonnés d’appartenir à la néo-confrérie Gülen, que le gouvernement accuse de complot pour le renverser. Ces militaires avaient participé en janvier 2014 à l’interception de camions au chargement suspect qui se dirigeaient vers la Syrie – ils auraient pu contenir des armes destinées à la rébellion syrienne – mais les magistrats qui diligentaient cette enquête avaient été démis et même emprisonnés après leur inculpation pour complot contre le gouvernement.

Ce coup de filet, qui concernerait même quelques hauts gradés, intervient quelques jours à peine après la surprenante annonce par le ministre de la Défense d’une enquête préliminaire visant plus d’un millier de militaires accusés d’espionnage. L’arrestation de ces 10 officiers, ce vendredi, a bien sûr fait l’effet d’une bombe, quelques jours à peine après l’incarcération de cinq magistrats, eux-mêmes poursuivis pour trahison après qu’ils eurent ordonné l’inspection de camions possiblement chargés d’armes pour al-Qaïda.

Les véhicules, sous contrôle des services secrets, avaient repris leur route après une rocambolesque confrontation entre services de sécurité rivaux, les uns en uniformes, les autres pas, tous deux armes au poing ; le Premier ministre de l’époque, Recep Tayyip Erdogan, avait affirmé que la cargaison ne contenait que de l’aide humanitaire, mais cette version n’avait jamais vraiment convaincu.

La chasse aux sorcières lancée depuis plus d’un an contre les adeptes de la confrérie Gülen, autrefois alliée du gouvernement, se poursuit donc sans relâche, mais pour la première fois elle vise directement l’institution militaire. Et ce au moment où le départ en repos inopiné du chef d’état-major alimente bien des rumeurs sur une mésentente avec M. Erdogan et le gouvernement.

 

mercredi 13 mai 2015

Pétrole : la Côte d’Ivoire et le Ghana s’accordent sur leur frontière maritime

Depuis près de cinq ans, en dépit de nombreuses tentatives de conciliation bilatérale, rien n’y faisait. La Côte d’Ivoire et le Ghana s’affrontaient sur le tracé de leur frontière maritime.

Mais lundi 11 mai, au terme d’une journée de discussions à Genève, l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, qui a assuré une médiation entre les deux pays, a annoncé « un accord ». Les présidents de Côte d’Ivoire et du Ghana, Alassane Ouatarra et John Dramani Mahama, ont trouvé un terrain d’entente.

Le 25 avril, le Tribunal international du droit de la mer (TIDM), installé à Hambourg en Allemagne, avait ordonné l’interdiction provisoire de forer de nouveaux puits de pétrole dans la zone contestée. Les deux pays « doivent poursuivre la coopération et s’abstenir de toute action unilatérale qui pourrait conduire à une aggravation du conflit », insiste l’instance internationale.

Dans son arrêt, le tribunal ne s’est pas prononcé sur le fond de l’affaire et il doit trancher de façon définitive sur le litige frontalier en 2017.
L’enjeu est considérable pour les deux pays qui cherchent à accroître leur production d’or noir. Selon les experts, le territoire litigieux pourrait renfermer environ deux milliards de barils de pétrole, ainsi qu’une quantité importante de gaz.

Délimitations ouvertes à l’interprétation

Le groupe britannique Tullow Oil, qui avait obtenu une licence du Ghana pour le développement du projet Tweneboa, Enyenra et Ntomme (TEN) dans la zone contestée, considérait « le dossier du Ghana solide au regard du droit international ». Il va désormais devoir s’entendre avec l’Etat ivoirien s’il veut démarrer sa production l’an prochain comme prévu.

Ce conflit est loin d’être un cas isolé sur le continent africain. Sur la centaine de frontières maritimes entre pays africains, seulement un tiers a fait l’objet d’accords formels. Souvent héritées de l’histoire coloniale, les autres délimitations restent ouvertes à l’interprétation, malgré les règles édictées en 1982 par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Les nombreuses découvertes de gisements pétroliers et gaziers ces dernières années constituent « l’aiguillon commercial pour que les États s’engagent dans la délimitation frontalière, en particulier les frontières maritimes », note la Commission de l’Union africaine.

Le nombre de différends croît au fur et à mesure que les appétits s’aiguisent autour de ces nouvelles ressources lucratives que chaque Etat veut faire tomber dans son escarcelle.

 

Pétrole : la Côte d’Ivoire et le Ghana s’accordent sur leur frontière maritime

Depuis près de cinq ans, en dépit de nombreuses tentatives de conciliation bilatérale, rien n’y faisait. La Côte d’Ivoire et le Ghana s’affrontaient sur le tracé de leur frontière maritime.

Mais lundi 11 mai, au terme d’une journée de discussions à Genève, l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, qui a assuré une médiation entre les deux pays, a annoncé « un accord ». Les présidents de Côte d’Ivoire et du Ghana, Alassane Ouatarra et John Dramani Mahama, ont trouvé un terrain d’entente.

Le 25 avril, le Tribunal international du droit de la mer (TIDM), installé à Hambourg en Allemagne, avait ordonné l’interdiction provisoire de forer de nouveaux puits de pétrole dans la zone contestée. Les deux pays « doivent poursuivre la coopération et s’abstenir de toute action unilatérale qui pourrait conduire à une aggravation du conflit », insiste l’instance internationale.

Dans son arrêt, le tribunal ne s’est pas prononcé sur le fond de l’affaire et il doit trancher de façon définitive sur le litige frontalier en 2017.
L’enjeu est considérable pour les deux pays qui cherchent à accroître leur production d’or noir. Selon les experts, le territoire litigieux pourrait renfermer environ deux milliards de barils de pétrole, ainsi qu’une quantité importante de gaz.

Délimitations ouvertes à l’interprétation

Le groupe britannique Tullow Oil, qui avait obtenu une licence du Ghana pour le développement du projet Tweneboa, Enyenra et Ntomme (TEN) dans la zone contestée, considérait « le dossier du Ghana solide au regard du droit international ». Il va désormais devoir s’entendre avec l’Etat ivoirien s’il veut démarrer sa production l’an prochain comme prévu.

Ce conflit est loin d’être un cas isolé sur le continent africain. Sur la centaine de frontières maritimes entre pays africains, seulement un tiers a fait l’objet d’accords formels. Souvent héritées de l’histoire coloniale, les autres délimitations restent ouvertes à l’interprétation, malgré les règles édictées en 1982 par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Les nombreuses découvertes de gisements pétroliers et gaziers ces dernières années constituent « l’aiguillon commercial pour que les États s’engagent dans la délimitation frontalière, en particulier les frontières maritimes », note la Commission de l’Union africaine.

Le nombre de différends croît au fur et à mesure que les appétits s’aiguisent autour de ces nouvelles ressources lucratives que chaque Etat veut faire tomber dans son escarcelle.