mercredi 3 juin 2015
La Banque africaine de développement est invitée à prendre le leadership de l’intégration africaine
Lors des rencontres annuelles de la Banque africaine de développement qui se tenaient la semaine dernière à Abidjan en Côte d’Ivoire, le président ghanéen John Dramani Mahama (photo) a ouvert le débat en invitant l’institution multilatérale africaine, à prendre le leadership de la construction d’un marché unique dans la région.
« L’heure est venue pour la Banque africaine de développement de transformer le continent qui l’a créée, en soutenant financièrement l’agenda de son intégration », a fait savoir M. Mahama. Pour le président ghanéen aussi, cette construction de l’intégration panafricaine doit être participative, pour permettre à chacun de se sentir impliqué dans son processus.
Cette allusion à une intégration inclusive a résumé à sa manière, une des principales menaces soulevées par les chefs d’Etats qui prenaient part à cette conférence. Dans leurs différentes interventions, Helen Johnson Sirleaf du Libéria, Yayi Boni du Benin, Ali Bongo du Gabon et Philip Nyusi du Mozambique, ont tous fait savoir l’urgence qu’il y a à résoudre les conflits, tant nationaux que transfrontaliers, qui minent le continent rendant ainsi difficile l’objectif d’intégration.
Les questions relatives aux infrastructures de transports et énergétiques ont aussi été soulevées comme des facteurs majeurs de ce projet d’intégration, tandis que le Mozambique a plaidé de manière indirecte pour une suppression des visas et autres barrières qui empêchent la libre circulation de biens et des personnes sur le continent.
(Agence Ecofin)
Note de lecture – ‘’une étoile qui ne brille pas pour l’amour » de Ndeye Astou ndiaye : un beau roman d’apprentissage
Premier opus de Ndèye Astou Ndiaye, « Une étoile qui ne brille pas pour l’amour » est bel et bien (et contrairement à ce qu’en suggère le titre) un roman d’amour…
Une précision : Il ne s’agit pas ici d’amour ‘’romantique ‘’, bien que le livre en fasse largement mention, mais plutôt de cet amour avec un grand ‘’A’’, de cette force rédemptrice et transcendante qui sait guérir toutes les blessures et que l’on assimile, parfois, à quelque chose de divin. L’histoire est celle de Nafissa, narratrice et personnage principal du roman. Il s’agit donc d’accompagner la protagoniste sur le chemin cahoteux de sa vie alors qu’elle nous fait partager, sur un ton intimiste, les hauts et les bas de son quotidien d’enfant chérie, d’étudiante, de femme mariée, de mère de famille, de divorcée et, ultimement, de veuve.
C’est donc l’histoire d’une jeune femme courageuse qui fait face à son destin contre vents et marées… D’abord, il s’agit de combattre une maladie perverse et mystérieuse qui sape ses forces alors même que les portes d’un brillant avenir s’ouvrent à elle, le baccalauréat en poche. Puis c’est le temps des réalisations, de la poursuite d’une carrière d’hôtesse de l’air qui la mènera aux quatre coins du monde mais, surtout, à la rencontre de son futur (et premier) mari, Omar.
Puis vient le temps de la maternité avec deux enfants bien à elle, une addition surprise sous la forme d’un minuscule invité déposé un beau matin, dans un landau, sur le pas de sa porte. Accompagnant ce nouvel enfant, une lettre qui sera la source de bien des soupçons et des déceptions avant de culminer en un divorce : comment a-t-elle pu, Nafissa, tout ignorer de cet adultère commis par son mari avec un mannequin nommé Lala, une femme à la beauté sulfureuse dont l’ombre pèse sur son mariage ? Et Omar, ledit mari, est-il bien le père du bébé ?
C’est ainsi qu’après bien d’autres épreuves, dont un tumultueux combat avec ses blessures du fait d’un nouveau mariage qui va lui aussi finir de manière tragique, l’héroïne arrive enfin à se libérer du chagrin et reprendre goût à la vie. Même si elle avait juré ne jamais plus aimer.
‘’Une étoile qui ne brille pas pour l’amour’’, un roman d’apprentissage à lire de sept à soixante-dix-sept ans.
La Banque africaine de développement est invitée à prendre le leadership de l’intégration africaine
Lors des rencontres annuelles de la Banque africaine de développement qui se tenaient la semaine dernière à Abidjan en Côte d’Ivoire, le président ghanéen John Dramani Mahama (photo) a ouvert le débat en invitant l’institution multilatérale africaine, à prendre le leadership de la construction d’un marché unique dans la région.
« L’heure est venue pour la Banque africaine de développement de transformer le continent qui l’a créée, en soutenant financièrement l’agenda de son intégration », a fait savoir M. Mahama. Pour le président ghanéen aussi, cette construction de l’intégration panafricaine doit être participative, pour permettre à chacun de se sentir impliqué dans son processus.
Cette allusion à une intégration inclusive a résumé à sa manière, une des principales menaces soulevées par les chefs d’Etats qui prenaient part à cette conférence. Dans leurs différentes interventions, Helen Johnson Sirleaf du Libéria, Yayi Boni du Benin, Ali Bongo du Gabon et Philip Nyusi du Mozambique, ont tous fait savoir l’urgence qu’il y a à résoudre les conflits, tant nationaux que transfrontaliers, qui minent le continent rendant ainsi difficile l’objectif d’intégration.
Les questions relatives aux infrastructures de transports et énergétiques ont aussi été soulevées comme des facteurs majeurs de ce projet d’intégration, tandis que le Mozambique a plaidé de manière indirecte pour une suppression des visas et autres barrières qui empêchent la libre circulation de biens et des personnes sur le continent.
(Agence Ecofin)
Note de lecture – ‘’une étoile qui ne brille pas pour l’amour » de Ndeye Astou ndiaye : un beau roman d’apprentissage
Premier opus de Ndèye Astou Ndiaye, « Une étoile qui ne brille pas pour l’amour » est bel et bien (et contrairement à ce qu’en suggère le titre) un roman d’amour…
Une précision : Il ne s’agit pas ici d’amour ‘’romantique ‘’, bien que le livre en fasse largement mention, mais plutôt de cet amour avec un grand ‘’A’’, de cette force rédemptrice et transcendante qui sait guérir toutes les blessures et que l’on assimile, parfois, à quelque chose de divin. L’histoire est celle de Nafissa, narratrice et personnage principal du roman. Il s’agit donc d’accompagner la protagoniste sur le chemin cahoteux de sa vie alors qu’elle nous fait partager, sur un ton intimiste, les hauts et les bas de son quotidien d’enfant chérie, d’étudiante, de femme mariée, de mère de famille, de divorcée et, ultimement, de veuve.
C’est donc l’histoire d’une jeune femme courageuse qui fait face à son destin contre vents et marées… D’abord, il s’agit de combattre une maladie perverse et mystérieuse qui sape ses forces alors même que les portes d’un brillant avenir s’ouvrent à elle, le baccalauréat en poche. Puis c’est le temps des réalisations, de la poursuite d’une carrière d’hôtesse de l’air qui la mènera aux quatre coins du monde mais, surtout, à la rencontre de son futur (et premier) mari, Omar.
Puis vient le temps de la maternité avec deux enfants bien à elle, une addition surprise sous la forme d’un minuscule invité déposé un beau matin, dans un landau, sur le pas de sa porte. Accompagnant ce nouvel enfant, une lettre qui sera la source de bien des soupçons et des déceptions avant de culminer en un divorce : comment a-t-elle pu, Nafissa, tout ignorer de cet adultère commis par son mari avec un mannequin nommé Lala, une femme à la beauté sulfureuse dont l’ombre pèse sur son mariage ? Et Omar, ledit mari, est-il bien le père du bébé ?
C’est ainsi qu’après bien d’autres épreuves, dont un tumultueux combat avec ses blessures du fait d’un nouveau mariage qui va lui aussi finir de manière tragique, l’héroïne arrive enfin à se libérer du chagrin et reprendre goût à la vie. Même si elle avait juré ne jamais plus aimer.
‘’Une étoile qui ne brille pas pour l’amour’’, un roman d’apprentissage à lire de sept à soixante-dix-sept ans.
Suite à la pluie diluvienne d’hier sur Cotonou : des inquiétudes sur les élections du 28 prochain
Accablé par des scandales : Yayi veut enquêter sur ses ministres et Dg
Alors qu’on attend que toute la lumière soit faite sur le scandale des 3 milliards de Fcfa de la Direction de l’eau, Yayi Boni veut enquêter sur la gestion de ses ministres, directeurs d’offices et de sociétés d’Etat.
Cela ressemble, à s’y méprendre, à une stratégie pour détourner l’attention du peuple, et, surtout, coincer ses collaborateurs qui menacent de l’abandonner, à quelques mois de la fin de son règne.
Selon des informations véhiculées par le Conseiller à la bonne gouvernance du Chef de l’Etat, Michel Dognon, Yayi Boni va enquêter sur la gestion de ses collaborateurs. Les Directeurs des ressources financières et du matériel, les comptables, les régisseurs et autres financiers des ministères, des sociétés et offices d’Etat seront donc bientôt audités. Michel Dognon récemment viré du Palais au même titre que d’autres, a annoncé en ce début de semaine qu’il a été instruit par Yayi Boni aux fins de se pencher sur une série d’enquêtes visant des responsables de ministères et de sociétés. Dans cette perspective, le décret portant création et fonctionnement de l’Inspection générale d’Etat, sera actualisé, et ses prérogatives renforcées.
Le conseiller tente de faire croire que le chef de l’Etat se préoccupe de la bonne gouvernance et est prêt à en découdre avec ses collaborateurs qui seront épinglés par les enquêtes de l’Ige. En d’autres termes, si les faits de mal gouvernance sont avérés, les auteurs répondront de leurs actes devant les instances compétentes du pays. Pour beaucoup cela n’a rien de sincère. C’est juste une annonce. D’autres, les plus pessimistes, estiment qu’il s’agit encore d’une initiative d’un pouvoir en difficulté, et qui cherche à détourner l’attention du peuple des véritables sujets de préoccupation comme, l’énergie électrique, l’eau, le carburant, l’emploi, le relèvement du pouvoir d’achat. Pour eux, l’ouverture d’une série d’enquêtes, à 10 mois du départ de Chef de l’Etat, ne produira aucun effet. L’idée ne convainc personne. L’impression la plus répandue étant que, c’est du folklore, une mise en scène pour gagner du temps. Car, c’est étrange que, sollicité de toutes parts, Yayi Boni ne daigne pas du tout élucider d’autres crimes économiques et scandales qui l’accablent (Cen-Sad, machines agricoles, siège de l’Assemblée nationale, Maria Gléta, Sbee, Icc-Services, Dangnivo, Port sec de Torri). Des dossiers sur lesquels, il reste étrangement discret.
L’illusion
Auditer plus de 25 ministères et une quinzaine de structures étatiques prendra énormément de temps. L’Ige ne peut se démultiplier pour être présente dans toutes les institutions concernées. De plus, si l’ouverture d’une série d’enquêtes doit avoir lieu, il faut d’abord renforcer les compétences de l’Ige en lui donnant plus de moyens qu’elle n’en possède aujourd’hui. Il faut actualiser le décret de création. Cela ne peut se faire en une semaine, ni en 15 jours. Devant de telles réalités, on se rend compte que la mission assignée par le chef de l’Etat à son conseiller à la bonne gouvernance n’est que pure illusion. Une tromperie. En effet, si le président de la République donne effectivement son feu vert pour auditer les directeurs des ressources financières et du matériel, de même que les régisseurs et les comptables, il vise à ternir l’image de certains membres du gouvernement, pendant qu’il aurait déjà mis à l’abri ses loyaux et obéissants serviteurs. Il n’a jamais exploité les rapports d’enquête produits par l’Ige par le passé. Qu’il fasse aujourd’hui croire qu’il veut renforcer les attributions de cette structure sous tutelle, est une option qui dérange. C’est étrange. Mais tout cela peut être traduit comme une réponse aux pressions qui s’exercent sur le régime suite à la révélation du scandale des 3 milliards Fcfa des Pays-Bas à la Direction de l’Eau.
Dans un contexte d’accusation de détournement
Si l’annonce de l’ouverture des enquêtes sur la gestion des ministères et structures d’Etat trouve un écho favorable auprès des Partenaires techniques et financiers (Ptf), cela tombe dans un contexte où le chef de l’Etat subit des pressions pour faire toute la lumière sur le scandale des 3 milliards de la Hollande à la Direction de l’Eau. Ce dossier a éclaboussé l’appareil d’Etat, donnant lieu à la démission peu convaincante du ministre en charge de l’Energie et de l’eau, Barthélémy Kassa, de même qu’à l’emprisonnement de trois cadres de la structure où le scandale a eu lieu. Barthélémy Kassa a fait croire qu’il a déposé son tablier pour se mettre à la disposition d’un cabinet international d’audit. Le Conseiller à la bonne gouvernance du chef de l’Etat vient d’informer que ce cabinet débutera son travail à partir de la semaine prochaine. Après avoir réfuté toutes les accusations des Pays-Bas, Yayi Boni et son gouvernement sont sous pression internationale. C’est dans ce contexte qui ne les arrange pas que Michel Dognon a fait part des intentions du président de la République de contrôler la gestion des financiers des ministères et autres structures d’Etat. Cela montre clairement qu’il veut donner l’impression qu’il se préoccupe de la bonne gouvernance dans sa gestion du pays.
Depuis que le rapport de l’Ambassade des Pays-Bas à Cotonou a été révélé, mettant en relief des faits de détournement de son appui financier au projet plurisectoriel dans le secteur de l’eau, les partenaires sont devenus très réticents à accompagner le pays. De son côté, le gouvernement s’efforce de convaincre. C’est pour cela que Yayi Boni, tout en confiant à son conseiller Michel Dognon d’annoncer qu’un cabinet international démarrera son travail pour élucider l’affaire des 3 milliards Fcfa, laisse circuler l’information selon laquelle, il veut demander des comptes à ses collaborateurs. On se demande si la nouvelle rassurer les partenaires. L’opinion nationale n’est pas convaincue. Selon elle, c’est du déjà entendu.
Sénégal : la détention de Karim Wade jugée arbitraire par l’ONU
Karim Wade a été condamné le 23 mars dernier par la Cour de répression de l’enrichissement illicite à une peine de prison de 6 ans ainsi qu’à une amende de 138 milliards de FCFA. Une décision qui aux yeux du Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU est arbitraire. Dans un rapport rendu public ce lundi, ce groupe exhorte le Sénégal à « prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale ». Ce groupe dénonce de multiples irrégularités.
Selon les employés de l’ONU, les délais de procédures durant la détention de Karim Wade, n’ont pas été respectés. La procédure a duré 18 mois alors que selon la législation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite la procédure ne doit pas excéder neuf mois. Le groupe de travail de l’ONU pointe également du doigt le non-respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en précisant que Karim Wade n’a pas bénéficié du même traitement que les autres prévenus.
En effet, durant sa détention, Karim Wade n’a pas bénéficié de liberté provisoire alors les autres prévenus ont pu en bénéficier. Un acte que condamne le groupe de travail de l’ONU et qui rend le procès « inéquitable ». Un rapport qui réjouît les avocats de Karim Wade et les confortent dans l’idée que le verdict est purement arbitraire. « Les Nations unies rendent justice à Karim Wade, c’est la victoire du droit sur l’arbitraire », précise l’avocat Mohamed Seydou Diagne.
La réaction du gouvernement sénégalais à la suite de la publication de ce rapport se fait toujours attendre.
Nigeria : attentat-suicide à Maiduguri, 13 morts
Les attentats suicides se multiplient au Nigeria. Ce mardi au marché de bestiaux de la ville de Maiduguri, au nord du pays, a eu lieu un attentat-suicide. Le bilan est lourd puisqu’il fait état de 13 morts et de 24 blessés, selon la Croix-Rouge nigériane.
L’attentat s’est déroulé en début d’après midi alors que le marché touchait à sa fin. Au moment de l’explosion, les marchands remballaient leurs marchandises, selon Shettima Bulama, un milicien. Le nombre important de victimes est dû à l’emplacement du kamikaze au moment de l’explosion. « Nous essayons de séparer les restes humains des carcasses de bétail éparpillées partout », précise le milicien.
Les blessés quant à eux ont été transportés dans deux hôpitaux de la ville. Cet attentat-suicide intervient trois jours après qu’un kamikaze s’était fait exploser dans une mosquée causant la mort de 26 personnes et faisant 28 blessés.
La ville de Maiduguri est régulièrement le théâtre d’attaques suicides. Par ailleurs, cette ville est le fief de Boko Haram qui sévit au Nigeria depuis plusieurs années. Durant son investiture, le Président Muhammadu Buhari a précisé qu’il allait faire de la lutte contre Boko Haram, une priorité.
Présidentielle en Côte d’Ivoire : près de 3 millions de nouveaux inscrits attendus sur la liste électorale
Près de trois millions de nouveaux électeurs devraient être inscrit sur les listes électorales en Côte d’Ivoire pour l’élection présidentielle d’octobre prochain. Ce lundi, l’opération de révision du listing électoral a été lancée à Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, au cours d’une cérémonie officielle en présence du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.
Elle doit s’achever le 30 juin prochain et va nécessiter l’ouverture de 2 000 sites à travers le pays et dans 19 pays à l’étranger, dont 500 sites mobiles, rapporte Xinhua.
Près de 5 725 720 électeurs en 2010
« L’opération concerne toutes les personnes remplissant les conditions d’âge et de nationalité ne figurant pas sur la liste électorale de 2010 et tous les requérants déjà inscrits qui souhaitent opérer des changements par rapport à leurs inscriptions », a indiqué le président de la CEI.
Ils étaient 5 725 720 électeurs ivoiriens à se déplacer pour élire un nouveau Président en 2010. Pour 2015, plus de 8,7 millions d’électeurs sont attendus.
FIFA : Deux dirigeants congolais suspendus pour entorses à l’éthique
La FIFA compte bien redorer son image, sérieusement ternie depuis l’éclatement du Fifagate qui a finalement conduit à la démission de Sepp Blatter. Pour ce faire, l’instance dirigeante du ballon rond entend montrer qu’elle ne badine pas avec l’éthique.
Lundi, à la demande de Cornel Borbély, le président de la chambre d’instruction de la commission d’éthique de la FIFA, Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre de jugement, a suspendu provisoirement Jean-Guy Blaise Mayolas et Badji Mombo Wantete, respectivement vice-président et secrétaire général de la Fédération congolaise de Football (Fecofoot), de toute activité liée au football aux niveaux national et international. L’instance indique que la suspension fait suite à une demande pour “diverses infractions au Code d’éthique de la FIFA“.
Ce texte interdit notamment la corruption, les conflits d’intérêts, d’accepter des cadeaux, de commettre des discriminations et oblige les membres de la FIFA à respecter le principe de neutralité.
La commission d’éthique de la FIFA a vu le jour en juillet 2012. Elle a été au cœur de l’actualité en septembre dernier lorsque Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre de jugement, a jugé que le rapport remis par Michael J. Garcia sur l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022 ne mettait en avant que des éléments de “portée très limitée“, insuffisants pour réattribuer les deux compétitions. Dénonçant cette décision, Michael J. Garcia avait démissionné de son poste de président de la chambre d’instruction. Il a été remplacé par Cornel Borbély.
Suite à la pluie diluvienne d’hier sur Cotonou : des inquiétudes sur les élections du 28 prochain
Accablé par des scandales : Yayi veut enquêter sur ses ministres et Dg
Alors qu’on attend que toute la lumière soit faite sur le scandale des 3 milliards de Fcfa de la Direction de l’eau, Yayi Boni veut enquêter sur la gestion de ses ministres, directeurs d’offices et de sociétés d’Etat.
Cela ressemble, à s’y méprendre, à une stratégie pour détourner l’attention du peuple, et, surtout, coincer ses collaborateurs qui menacent de l’abandonner, à quelques mois de la fin de son règne.
Selon des informations véhiculées par le Conseiller à la bonne gouvernance du Chef de l’Etat, Michel Dognon, Yayi Boni va enquêter sur la gestion de ses collaborateurs. Les Directeurs des ressources financières et du matériel, les comptables, les régisseurs et autres financiers des ministères, des sociétés et offices d’Etat seront donc bientôt audités. Michel Dognon récemment viré du Palais au même titre que d’autres, a annoncé en ce début de semaine qu’il a été instruit par Yayi Boni aux fins de se pencher sur une série d’enquêtes visant des responsables de ministères et de sociétés. Dans cette perspective, le décret portant création et fonctionnement de l’Inspection générale d’Etat, sera actualisé, et ses prérogatives renforcées.
Le conseiller tente de faire croire que le chef de l’Etat se préoccupe de la bonne gouvernance et est prêt à en découdre avec ses collaborateurs qui seront épinglés par les enquêtes de l’Ige. En d’autres termes, si les faits de mal gouvernance sont avérés, les auteurs répondront de leurs actes devant les instances compétentes du pays. Pour beaucoup cela n’a rien de sincère. C’est juste une annonce. D’autres, les plus pessimistes, estiment qu’il s’agit encore d’une initiative d’un pouvoir en difficulté, et qui cherche à détourner l’attention du peuple des véritables sujets de préoccupation comme, l’énergie électrique, l’eau, le carburant, l’emploi, le relèvement du pouvoir d’achat. Pour eux, l’ouverture d’une série d’enquêtes, à 10 mois du départ de Chef de l’Etat, ne produira aucun effet. L’idée ne convainc personne. L’impression la plus répandue étant que, c’est du folklore, une mise en scène pour gagner du temps. Car, c’est étrange que, sollicité de toutes parts, Yayi Boni ne daigne pas du tout élucider d’autres crimes économiques et scandales qui l’accablent (Cen-Sad, machines agricoles, siège de l’Assemblée nationale, Maria Gléta, Sbee, Icc-Services, Dangnivo, Port sec de Torri). Des dossiers sur lesquels, il reste étrangement discret.
L’illusion
Auditer plus de 25 ministères et une quinzaine de structures étatiques prendra énormément de temps. L’Ige ne peut se démultiplier pour être présente dans toutes les institutions concernées. De plus, si l’ouverture d’une série d’enquêtes doit avoir lieu, il faut d’abord renforcer les compétences de l’Ige en lui donnant plus de moyens qu’elle n’en possède aujourd’hui. Il faut actualiser le décret de création. Cela ne peut se faire en une semaine, ni en 15 jours. Devant de telles réalités, on se rend compte que la mission assignée par le chef de l’Etat à son conseiller à la bonne gouvernance n’est que pure illusion. Une tromperie. En effet, si le président de la République donne effectivement son feu vert pour auditer les directeurs des ressources financières et du matériel, de même que les régisseurs et les comptables, il vise à ternir l’image de certains membres du gouvernement, pendant qu’il aurait déjà mis à l’abri ses loyaux et obéissants serviteurs. Il n’a jamais exploité les rapports d’enquête produits par l’Ige par le passé. Qu’il fasse aujourd’hui croire qu’il veut renforcer les attributions de cette structure sous tutelle, est une option qui dérange. C’est étrange. Mais tout cela peut être traduit comme une réponse aux pressions qui s’exercent sur le régime suite à la révélation du scandale des 3 milliards Fcfa des Pays-Bas à la Direction de l’Eau.
Dans un contexte d’accusation de détournement
Si l’annonce de l’ouverture des enquêtes sur la gestion des ministères et structures d’Etat trouve un écho favorable auprès des Partenaires techniques et financiers (Ptf), cela tombe dans un contexte où le chef de l’Etat subit des pressions pour faire toute la lumière sur le scandale des 3 milliards de la Hollande à la Direction de l’Eau. Ce dossier a éclaboussé l’appareil d’Etat, donnant lieu à la démission peu convaincante du ministre en charge de l’Energie et de l’eau, Barthélémy Kassa, de même qu’à l’emprisonnement de trois cadres de la structure où le scandale a eu lieu. Barthélémy Kassa a fait croire qu’il a déposé son tablier pour se mettre à la disposition d’un cabinet international d’audit. Le Conseiller à la bonne gouvernance du chef de l’Etat vient d’informer que ce cabinet débutera son travail à partir de la semaine prochaine. Après avoir réfuté toutes les accusations des Pays-Bas, Yayi Boni et son gouvernement sont sous pression internationale. C’est dans ce contexte qui ne les arrange pas que Michel Dognon a fait part des intentions du président de la République de contrôler la gestion des financiers des ministères et autres structures d’Etat. Cela montre clairement qu’il veut donner l’impression qu’il se préoccupe de la bonne gouvernance dans sa gestion du pays.
Depuis que le rapport de l’Ambassade des Pays-Bas à Cotonou a été révélé, mettant en relief des faits de détournement de son appui financier au projet plurisectoriel dans le secteur de l’eau, les partenaires sont devenus très réticents à accompagner le pays. De son côté, le gouvernement s’efforce de convaincre. C’est pour cela que Yayi Boni, tout en confiant à son conseiller Michel Dognon d’annoncer qu’un cabinet international démarrera son travail pour élucider l’affaire des 3 milliards Fcfa, laisse circuler l’information selon laquelle, il veut demander des comptes à ses collaborateurs. On se demande si la nouvelle rassurer les partenaires. L’opinion nationale n’est pas convaincue. Selon elle, c’est du déjà entendu.
Sénégal : la détention de Karim Wade jugée arbitraire par l’ONU
Karim Wade a été condamné le 23 mars dernier par la Cour de répression de l’enrichissement illicite à une peine de prison de 6 ans ainsi qu’à une amende de 138 milliards de FCFA. Une décision qui aux yeux du Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU est arbitraire. Dans un rapport rendu public ce lundi, ce groupe exhorte le Sénégal à « prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale ». Ce groupe dénonce de multiples irrégularités.
Selon les employés de l’ONU, les délais de procédures durant la détention de Karim Wade, n’ont pas été respectés. La procédure a duré 18 mois alors que selon la législation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite la procédure ne doit pas excéder neuf mois. Le groupe de travail de l’ONU pointe également du doigt le non-respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en précisant que Karim Wade n’a pas bénéficié du même traitement que les autres prévenus.
En effet, durant sa détention, Karim Wade n’a pas bénéficié de liberté provisoire alors les autres prévenus ont pu en bénéficier. Un acte que condamne le groupe de travail de l’ONU et qui rend le procès « inéquitable ». Un rapport qui réjouît les avocats de Karim Wade et les confortent dans l’idée que le verdict est purement arbitraire. « Les Nations unies rendent justice à Karim Wade, c’est la victoire du droit sur l’arbitraire », précise l’avocat Mohamed Seydou Diagne.
La réaction du gouvernement sénégalais à la suite de la publication de ce rapport se fait toujours attendre.
Nigeria : attentat-suicide à Maiduguri, 13 morts
Les attentats suicides se multiplient au Nigeria. Ce mardi au marché de bestiaux de la ville de Maiduguri, au nord du pays, a eu lieu un attentat-suicide. Le bilan est lourd puisqu’il fait état de 13 morts et de 24 blessés, selon la Croix-Rouge nigériane.
L’attentat s’est déroulé en début d’après midi alors que le marché touchait à sa fin. Au moment de l’explosion, les marchands remballaient leurs marchandises, selon Shettima Bulama, un milicien. Le nombre important de victimes est dû à l’emplacement du kamikaze au moment de l’explosion. « Nous essayons de séparer les restes humains des carcasses de bétail éparpillées partout », précise le milicien.
Les blessés quant à eux ont été transportés dans deux hôpitaux de la ville. Cet attentat-suicide intervient trois jours après qu’un kamikaze s’était fait exploser dans une mosquée causant la mort de 26 personnes et faisant 28 blessés.
La ville de Maiduguri est régulièrement le théâtre d’attaques suicides. Par ailleurs, cette ville est le fief de Boko Haram qui sévit au Nigeria depuis plusieurs années. Durant son investiture, le Président Muhammadu Buhari a précisé qu’il allait faire de la lutte contre Boko Haram, une priorité.
Présidentielle en Côte d’Ivoire : près de 3 millions de nouveaux inscrits attendus sur la liste électorale
Près de trois millions de nouveaux électeurs devraient être inscrit sur les listes électorales en Côte d’Ivoire pour l’élection présidentielle d’octobre prochain. Ce lundi, l’opération de révision du listing électoral a été lancée à Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, au cours d’une cérémonie officielle en présence du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.
Elle doit s’achever le 30 juin prochain et va nécessiter l’ouverture de 2 000 sites à travers le pays et dans 19 pays à l’étranger, dont 500 sites mobiles, rapporte Xinhua.
Près de 5 725 720 électeurs en 2010
« L’opération concerne toutes les personnes remplissant les conditions d’âge et de nationalité ne figurant pas sur la liste électorale de 2010 et tous les requérants déjà inscrits qui souhaitent opérer des changements par rapport à leurs inscriptions », a indiqué le président de la CEI.
Ils étaient 5 725 720 électeurs ivoiriens à se déplacer pour élire un nouveau Président en 2010. Pour 2015, plus de 8,7 millions d’électeurs sont attendus.
FIFA : Deux dirigeants congolais suspendus pour entorses à l’éthique
La FIFA compte bien redorer son image, sérieusement ternie depuis l’éclatement du Fifagate qui a finalement conduit à la démission de Sepp Blatter. Pour ce faire, l’instance dirigeante du ballon rond entend montrer qu’elle ne badine pas avec l’éthique.
Lundi, à la demande de Cornel Borbély, le président de la chambre d’instruction de la commission d’éthique de la FIFA, Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre de jugement, a suspendu provisoirement Jean-Guy Blaise Mayolas et Badji Mombo Wantete, respectivement vice-président et secrétaire général de la Fédération congolaise de Football (Fecofoot), de toute activité liée au football aux niveaux national et international. L’instance indique que la suspension fait suite à une demande pour “diverses infractions au Code d’éthique de la FIFA“.
Ce texte interdit notamment la corruption, les conflits d’intérêts, d’accepter des cadeaux, de commettre des discriminations et oblige les membres de la FIFA à respecter le principe de neutralité.
La commission d’éthique de la FIFA a vu le jour en juillet 2012. Elle a été au cœur de l’actualité en septembre dernier lorsque Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre de jugement, a jugé que le rapport remis par Michael J. Garcia sur l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022 ne mettait en avant que des éléments de “portée très limitée“, insuffisants pour réattribuer les deux compétitions. Dénonçant cette décision, Michael J. Garcia avait démissionné de son poste de président de la chambre d’instruction. Il a été remplacé par Cornel Borbély.