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jeudi 9 juillet 2015

L’aventure nigériane du Gangbé Brass Band

Lagos, son 5e album, la fanfare béninoise Gangbé Brass Band rend hommage à son père spirituel, Fela Kuti, à son pays le Nigeria, et à sa musique, l’afrobeat. Elle célèbre également ses vingt ans d’existence, avec ce disque de la maturité, qui emprunte des routes multiples, tout en conservant son socle traditionnel béninois, sacré et vaudou. Suivons sa piste !

 Ils se guettaient de longue date… Un jour, à Budapest, Femi Kuti, ivre de danse, devant un show hypnotique du Gangbé Brass Band, ne se contient plus : “Vous, à partir de ce jour, vous avez un contrat à vie chez moi, pour la Felabration !”, leur lance-t-il.

Depuis 2004, l’orchestre béninois honore donc de sa présence, en pèlerinage annuel, ce festival à la gloire de Fela : direction le Shrine, temple de l’afrobeat, sis à Lagos, capitale du Nigeria. Dix ans auparavant déjà, aux prémisses du Gangbé, Fela lui-même, lors de son concert à Cotonou, au Hall des Sports, en 1994, témoin de l’une de leurs répétitions, les adoubait : “Votre musique : voici ce que je souhaite pour mes fils, en Afrique”.

Une bénédiction du père spirituel que le GBB garde au cœur – un talisman. “Le Black President constitue la source première de nos inspirations, expliquent de concert Athanase (bugle, chant) et Martial (trombone)… Juste après notre rencontre, il fut emprisonné. Depuis, nous reprenons son titre Colonial Mentality, en son hommage. Dans son sillage, nous dénonçons l’injustice et les inégalités qui sévissent en Afrique. Son style, l’afrobeat, repose en outre sur des rythmes mêlés du Bénin et du Nigeria : le juju, le highlife

Un parcours du combattant

Entre le petit Bénin francophone, et son grand voisin anglophone, le Nigeria, les cousinages ne se limitent pas à la seule musique. “Nous n’avions auparavant même pas de frontière entre les deux pays. Celle-ci fut tracée arbitrairement par les anciens colons. Vivent sur ces deux territoires, les mêmes ethnies– Yoruba, Fons, éclaire Athanase. Nous partageons des coutumes, un artisanat, un style vestimentaire, des cérémonies identiques.”

Et pourtant… Malgré ces éléments fédérateurs, rejoindre Lagos depuis Cotonou relève de l’épopée, mise en image dans le très joli film d’Arnaud Robert, Gangbé* : une route semée d’embûches. Le disque, Go Slow to Lagos (“Aller lentement à Lagos”), en clin d’œil aux embouteillages dantesques qui encombrent la capitale nigériane (les “Go Slow”), porte, à merveille, son titre.

Tantôt rigolards devant l’absurdité des situations vécues, tantôt énervés, Athanase et Martial racontent cette aventure, avec force humour : “Pour traverser la frontière, tu dois passer au moins cent postes de contrôle, je te jure, tous les deux mètres ! Chaque famille possède sa police, sa douane, ses formalités, appliquées selon l’humeur. Nos passeports comportent le sigle réglementaire, Cédéao*2, mais seul l’argent les intéresse…”
 
Un vrai parcours du combattant, aux lois ubuesques et aux conséquences dramatiques : “Ces absurdités freinent l’évolution sociale et économique du continent africain. Difficile d’imaginer des dirigeants organiser des conférences dans ce contexte !” Comme leur idole Fela, le GBB milite, en effet, pour une Afrique unie, sur la piste des héros : Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, Nelson Mandela, Patrice Lumumba…

Le spirituel au cœur
 
Mais au-delà de ce sens littéral, Go Slow To Lagos comporte aussi une dimension symbolique. Le “Go Slow” désigne ainsi les vingt années d’existence de ce groupe, qui contre vents et marées, tient bon les cuivres. Athanase explique : “Nous marchons lentement mais sûrement, sur la piste de notre objectif : la diffusion de la musique béninoise contemporaine, sur des bases traditionnelles”.

Le pari, à l’origine, était osé : il s’agissait de “sortir la musique des couvents”, les sons vaudou des cérémonies auxquelles ils étaient cantonnés. Consultés, les Grands Prêtres leur donnèrent la permission de “libérer les percussions”. Depuis, si leur musique emprunte des routes multiples, ses racines restent sacrées, comme le rappelle cette cloche obsédante. Martial explique : “Si tous les membres du groupe ne pratiquent pas la religion vaudou, la spiritualité reste au cœur de notre art. Ainsi, nous ne pouvons pas faire de musique sans l’assistance des divinités, sans communication avec des forces supérieures : des vibrations, des inspirations… Sur scène, nous jouons toujours pieds nus, pour nous sentir connectés. Fela aussi avait dressé un autel au sein du Shrine. Cette dimension nous paraît essentielle”.
 
Avoir vingt ans
 
Pour le disque de leur vingtième anniversaire, dont la pochette fut réalisée par Lémi Ghariokwu, dessinateur des albums de Fela, les puissances supérieures n’expliquent pas, à elles seules, le savoir-faire, le groove, et les arrangements bien sentis. Des journalistes allemands avaient comparé leur précédent opus à une “salade russe” (une macédoine ?), pointant le manque d’unité, et le risque d’indigestion.

Un peu vexés, mais animés d’une volonté de faire mieux, face à cette critique qu’ils jugent constructive, les membres du GBB ont organisé, une semaine durant, en toute démocratie, une table ronde, pour discuter, morceau par morceau, de l’habillage adéquat. En résultent des arrangements fluides, cohérents, pertinents et bien pensés, entre rythmes traditionnels béninois, afrobeat et jazz, sur lesquels s’invitent deux convives de prestige : Femi Kuti sur le révolutionnaire titre d’ouverture, Yoruba, un appel à l’intégration de cette ethnie dans la société, qui valut la prison à son auteur, le cinéaste Hubert Ogunde ; et leur complice français, le musicien, Jean-Philippe Rykiel.

Leurs textes, eux, s’arrangent du quotidien, appellent à la paix, narrent les petites et grandes luttes. Disque de la maturité, assurément, chargé d’énergie, Go Slow to Lagos salue les vingt ans d’un groupe, qui sut révolutionner la tradition et engendrer de multiples héritiers. “On n’aura pas vécu sans trace”, se réjouissent-ils. Depuis eux, le Bénin ne sonne plus tout à fait pareil.

L’aventure nigériane du Gangbé Brass Band

Lagos, son 5e album, la fanfare béninoise Gangbé Brass Band rend hommage à son père spirituel, Fela Kuti, à son pays le Nigeria, et à sa musique, l’afrobeat. Elle célèbre également ses vingt ans d’existence, avec ce disque de la maturité, qui emprunte des routes multiples, tout en conservant son socle traditionnel béninois, sacré et vaudou. Suivons sa piste !

 Ils se guettaient de longue date… Un jour, à Budapest, Femi Kuti, ivre de danse, devant un show hypnotique du Gangbé Brass Band, ne se contient plus : “Vous, à partir de ce jour, vous avez un contrat à vie chez moi, pour la Felabration !”, leur lance-t-il.

Depuis 2004, l’orchestre béninois honore donc de sa présence, en pèlerinage annuel, ce festival à la gloire de Fela : direction le Shrine, temple de l’afrobeat, sis à Lagos, capitale du Nigeria. Dix ans auparavant déjà, aux prémisses du Gangbé, Fela lui-même, lors de son concert à Cotonou, au Hall des Sports, en 1994, témoin de l’une de leurs répétitions, les adoubait : “Votre musique : voici ce que je souhaite pour mes fils, en Afrique”.

Une bénédiction du père spirituel que le GBB garde au cœur – un talisman. “Le Black President constitue la source première de nos inspirations, expliquent de concert Athanase (bugle, chant) et Martial (trombone)… Juste après notre rencontre, il fut emprisonné. Depuis, nous reprenons son titre Colonial Mentality, en son hommage. Dans son sillage, nous dénonçons l’injustice et les inégalités qui sévissent en Afrique. Son style, l’afrobeat, repose en outre sur des rythmes mêlés du Bénin et du Nigeria : le juju, le highlife

Un parcours du combattant

Entre le petit Bénin francophone, et son grand voisin anglophone, le Nigeria, les cousinages ne se limitent pas à la seule musique. “Nous n’avions auparavant même pas de frontière entre les deux pays. Celle-ci fut tracée arbitrairement par les anciens colons. Vivent sur ces deux territoires, les mêmes ethnies– Yoruba, Fons, éclaire Athanase. Nous partageons des coutumes, un artisanat, un style vestimentaire, des cérémonies identiques.”

Et pourtant… Malgré ces éléments fédérateurs, rejoindre Lagos depuis Cotonou relève de l’épopée, mise en image dans le très joli film d’Arnaud Robert, Gangbé* : une route semée d’embûches. Le disque, Go Slow to Lagos (“Aller lentement à Lagos”), en clin d’œil aux embouteillages dantesques qui encombrent la capitale nigériane (les “Go Slow”), porte, à merveille, son titre.

Tantôt rigolards devant l’absurdité des situations vécues, tantôt énervés, Athanase et Martial racontent cette aventure, avec force humour : “Pour traverser la frontière, tu dois passer au moins cent postes de contrôle, je te jure, tous les deux mètres ! Chaque famille possède sa police, sa douane, ses formalités, appliquées selon l’humeur. Nos passeports comportent le sigle réglementaire, Cédéao*2, mais seul l’argent les intéresse…”
 
Un vrai parcours du combattant, aux lois ubuesques et aux conséquences dramatiques : “Ces absurdités freinent l’évolution sociale et économique du continent africain. Difficile d’imaginer des dirigeants organiser des conférences dans ce contexte !” Comme leur idole Fela, le GBB milite, en effet, pour une Afrique unie, sur la piste des héros : Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, Nelson Mandela, Patrice Lumumba…

Le spirituel au cœur
 
Mais au-delà de ce sens littéral, Go Slow To Lagos comporte aussi une dimension symbolique. Le “Go Slow” désigne ainsi les vingt années d’existence de ce groupe, qui contre vents et marées, tient bon les cuivres. Athanase explique : “Nous marchons lentement mais sûrement, sur la piste de notre objectif : la diffusion de la musique béninoise contemporaine, sur des bases traditionnelles”.

Le pari, à l’origine, était osé : il s’agissait de “sortir la musique des couvents”, les sons vaudou des cérémonies auxquelles ils étaient cantonnés. Consultés, les Grands Prêtres leur donnèrent la permission de “libérer les percussions”. Depuis, si leur musique emprunte des routes multiples, ses racines restent sacrées, comme le rappelle cette cloche obsédante. Martial explique : “Si tous les membres du groupe ne pratiquent pas la religion vaudou, la spiritualité reste au cœur de notre art. Ainsi, nous ne pouvons pas faire de musique sans l’assistance des divinités, sans communication avec des forces supérieures : des vibrations, des inspirations… Sur scène, nous jouons toujours pieds nus, pour nous sentir connectés. Fela aussi avait dressé un autel au sein du Shrine. Cette dimension nous paraît essentielle”.
 
Avoir vingt ans
 
Pour le disque de leur vingtième anniversaire, dont la pochette fut réalisée par Lémi Ghariokwu, dessinateur des albums de Fela, les puissances supérieures n’expliquent pas, à elles seules, le savoir-faire, le groove, et les arrangements bien sentis. Des journalistes allemands avaient comparé leur précédent opus à une “salade russe” (une macédoine ?), pointant le manque d’unité, et le risque d’indigestion.

Un peu vexés, mais animés d’une volonté de faire mieux, face à cette critique qu’ils jugent constructive, les membres du GBB ont organisé, une semaine durant, en toute démocratie, une table ronde, pour discuter, morceau par morceau, de l’habillage adéquat. En résultent des arrangements fluides, cohérents, pertinents et bien pensés, entre rythmes traditionnels béninois, afrobeat et jazz, sur lesquels s’invitent deux convives de prestige : Femi Kuti sur le révolutionnaire titre d’ouverture, Yoruba, un appel à l’intégration de cette ethnie dans la société, qui valut la prison à son auteur, le cinéaste Hubert Ogunde ; et leur complice français, le musicien, Jean-Philippe Rykiel.

Leurs textes, eux, s’arrangent du quotidien, appellent à la paix, narrent les petites et grandes luttes. Disque de la maturité, assurément, chargé d’énergie, Go Slow to Lagos salue les vingt ans d’un groupe, qui sut révolutionner la tradition et engendrer de multiples héritiers. “On n’aura pas vécu sans trace”, se réjouissent-ils. Depuis eux, le Bénin ne sonne plus tout à fait pareil.

lundi 4 mai 2015

La kora universelle de Djeli Moussa Condé

Pour avoir traversé les frontières des pays d’Afrique de l’Ouest comme il a circulé entre les genres musicaux traditionnels et modernes, Djeli Moussa Condé parvient à faire résonner les cordes de sa kora au-delà des stéréotypes. Sur Womama, son nouvel album, le Guinéen poursuit son étroite collaboration avec le Français Vincent Lassalle.

Il lui a suffi d’accorder sa kora en sol mineur pour que la chanson vienne “toute seule”. Elle était en lui “depuis longtemps”, mais il n’avait pas voulu la commencer du vivant de Mandela. Si Djeli Moussa Condé a choisi de consacrer, sur son nouvel album, un morceau au leader historique de l’ANC devenu président de la Nation Arc-en-ciel et disparu fin 2014, c’est parce qu’il voit en cet homme “une référence pour nous tous”. Les paroles évoquent “son engagement pour la liberté, son courage, ce qu’il a fait”, précise le Guinéen. Il insiste sur “cette volonté de lutter pour la paix et la démocratie” et ajoute que, “dans la musique comme ailleurs, on doit se battre pour ça aujourd’hui”.

Très vite, il fait le lien avec “tout ce qui se passe en Afrique”. La vision de son continent n’a rien de théorique ni de fantasmée : elle est pragmatique, réaliste, basée sur son expérience, quand il démarre une carrière de griot traditionnel alors que s’achèvent les années 70. Il traverse les frontières, de la Mauritanie au Nigeria. “De village en village, en taxi brousse, en voiture, ou même en chameau”, raconte-t-il. L’usage veut que, dans chaque lieu où il arrive, il aille d’abord trouver le chef local, qui l’accueille et l’envoie ensuite auprès de l’organisation des jeunes garçons du village alors chargée de prendre soin de lui. Et quand il joue, tout le monde vient. “Je gagnais ma vie comme ça : on me donnait des bœufs, des moutons, de l’or…” sourit le quinquagénaire.

Rencontre avec la kora

Dans sa famille, depuis des générations, on s’accompagne du balafon, même si son père prend aussi le ngoni. Pas l’ombre d’une kora. Djeli Moussa la découvre au cours des neuf années qu’il passe en Gambie, son “pays d’accueil” qu’il chante aussi sur son nouveau CD intitulé Womama. De cette rencontre avec l’instrument aux 21 cordes, il garde un souvenir très fort : “Ça m’a déstabilisé dans mes études du Coran”, explique celui qui a été envoyé loin de chez lui auprès d’un marabout, dès l’âge de sept ans, puisqu’il ne voulait pas aller à l’école contrairement au reste de sa fratrie et souhaitait apprendre les textes fondateurs de l’Islam.

Son tuteur comprend aussitôt que le jeune homme vient d’être rattrapé par sa condition sociétale et demande à son propre griot d’assurer la formation musicale de son élève. Tandis qu’il suit ces enseignements auprès de son maître Lamine Sissoko et perpétue ainsi l’héritage culturel ancestral, Djeli Moussa a aussi les oreilles grandes ouvertes sur la musique diffusée en Gambie à cette époque : Bob Marley, James Brown, Salif Keita… Les traces sont toujours audibles : “Quand tu écoutes African Bond (sur l’album Womama, NDR), tu vas entendre ces voix des années 70 et la musique va aussi te faire reculer dans le passé”, assure-t-il.

Son passage par le prestigieux et célèbre ensemble Koteba, en Côte-d’Ivoire, lui fait prendre conscience qu’il peut exploiter autrement ses connaissances et dire ce qu’il ressent : “C’est à ce moment-là que je me suis lancé dans la composition. Je ne suis pas très fort en interprétation”, considère le Guinéen. Poussé par son compatriote Souleymane Koly, qui dirige la troupe emblématique, il signe quatre titres de l’opéra mandingue Waramba et collabore aussi avec le trio des Go de Koteba.

Un griot à Paris

D’autres horizons artistiques se dessinent. Le griot poursuit sa mue en s’installant à Paris, où il a l’occasion en 1992 de faire en trois jours un premier album, baptisé Nna. Pour les lendemains qui chantent, il faudra attendre même si les projets se succèdent et qu’on le voit régulièrement sur la scène afro-parisienne. Avec pudeur, il rappelle le temps pas si lointain où il était “à moitié dehors” et où on le laissait passer la nuit dans les cafés, une fois l’établissement fermé. Parfois, il n’était “pas très bien”, le moral plombé, comme ce jour où il a demandé à Vincent Lassalle, croisé avec son djembé à de nombreuses reprises, d’enregistrer quelques titres pour préparer un contrat en Martinique.

Le Français, dans la foulée, avec audace, lui a proposé de transformer l’essai en album, paru en 2012. L’initiative s’est avérée payante et, deux ans plus tard, la paire s’est remise au travail pour aboutir à Womama avec l’équipe de musiciens qui s’est constituée entre temps pour le live, ainsi que quelques invités. Dans cette relation, les rôles sont répartis et structurent le processus de création : “C’est Vincent qui sait où ça va. Moi, je chante. J’amène le refrain, les couplets mais c’est lui qui arrange, qui place les chœurs, les solos…”, affirme Djeli Moussa, ravi des bénéfices réciproques que produit une telle association.

La kora universelle de Djeli Moussa Condé

Pour avoir traversé les frontières des pays d’Afrique de l’Ouest comme il a circulé entre les genres musicaux traditionnels et modernes, Djeli Moussa Condé parvient à faire résonner les cordes de sa kora au-delà des stéréotypes. Sur Womama, son nouvel album, le Guinéen poursuit son étroite collaboration avec le Français Vincent Lassalle.

Il lui a suffi d’accorder sa kora en sol mineur pour que la chanson vienne “toute seule”. Elle était en lui “depuis longtemps”, mais il n’avait pas voulu la commencer du vivant de Mandela. Si Djeli Moussa Condé a choisi de consacrer, sur son nouvel album, un morceau au leader historique de l’ANC devenu président de la Nation Arc-en-ciel et disparu fin 2014, c’est parce qu’il voit en cet homme “une référence pour nous tous”. Les paroles évoquent “son engagement pour la liberté, son courage, ce qu’il a fait”, précise le Guinéen. Il insiste sur “cette volonté de lutter pour la paix et la démocratie” et ajoute que, “dans la musique comme ailleurs, on doit se battre pour ça aujourd’hui”.

Très vite, il fait le lien avec “tout ce qui se passe en Afrique”. La vision de son continent n’a rien de théorique ni de fantasmée : elle est pragmatique, réaliste, basée sur son expérience, quand il démarre une carrière de griot traditionnel alors que s’achèvent les années 70. Il traverse les frontières, de la Mauritanie au Nigeria. “De village en village, en taxi brousse, en voiture, ou même en chameau”, raconte-t-il. L’usage veut que, dans chaque lieu où il arrive, il aille d’abord trouver le chef local, qui l’accueille et l’envoie ensuite auprès de l’organisation des jeunes garçons du village alors chargée de prendre soin de lui. Et quand il joue, tout le monde vient. “Je gagnais ma vie comme ça : on me donnait des bœufs, des moutons, de l’or…” sourit le quinquagénaire.

Rencontre avec la kora

Dans sa famille, depuis des générations, on s’accompagne du balafon, même si son père prend aussi le ngoni. Pas l’ombre d’une kora. Djeli Moussa la découvre au cours des neuf années qu’il passe en Gambie, son “pays d’accueil” qu’il chante aussi sur son nouveau CD intitulé Womama. De cette rencontre avec l’instrument aux 21 cordes, il garde un souvenir très fort : “Ça m’a déstabilisé dans mes études du Coran”, explique celui qui a été envoyé loin de chez lui auprès d’un marabout, dès l’âge de sept ans, puisqu’il ne voulait pas aller à l’école contrairement au reste de sa fratrie et souhaitait apprendre les textes fondateurs de l’Islam.

Son tuteur comprend aussitôt que le jeune homme vient d’être rattrapé par sa condition sociétale et demande à son propre griot d’assurer la formation musicale de son élève. Tandis qu’il suit ces enseignements auprès de son maître Lamine Sissoko et perpétue ainsi l’héritage culturel ancestral, Djeli Moussa a aussi les oreilles grandes ouvertes sur la musique diffusée en Gambie à cette époque : Bob Marley, James Brown, Salif Keita… Les traces sont toujours audibles : “Quand tu écoutes African Bond (sur l’album Womama, NDR), tu vas entendre ces voix des années 70 et la musique va aussi te faire reculer dans le passé”, assure-t-il.

Son passage par le prestigieux et célèbre ensemble Koteba, en Côte-d’Ivoire, lui fait prendre conscience qu’il peut exploiter autrement ses connaissances et dire ce qu’il ressent : “C’est à ce moment-là que je me suis lancé dans la composition. Je ne suis pas très fort en interprétation”, considère le Guinéen. Poussé par son compatriote Souleymane Koly, qui dirige la troupe emblématique, il signe quatre titres de l’opéra mandingue Waramba et collabore aussi avec le trio des Go de Koteba.

Un griot à Paris

D’autres horizons artistiques se dessinent. Le griot poursuit sa mue en s’installant à Paris, où il a l’occasion en 1992 de faire en trois jours un premier album, baptisé Nna. Pour les lendemains qui chantent, il faudra attendre même si les projets se succèdent et qu’on le voit régulièrement sur la scène afro-parisienne. Avec pudeur, il rappelle le temps pas si lointain où il était “à moitié dehors” et où on le laissait passer la nuit dans les cafés, une fois l’établissement fermé. Parfois, il n’était “pas très bien”, le moral plombé, comme ce jour où il a demandé à Vincent Lassalle, croisé avec son djembé à de nombreuses reprises, d’enregistrer quelques titres pour préparer un contrat en Martinique.

Le Français, dans la foulée, avec audace, lui a proposé de transformer l’essai en album, paru en 2012. L’initiative s’est avérée payante et, deux ans plus tard, la paire s’est remise au travail pour aboutir à Womama avec l’équipe de musiciens qui s’est constituée entre temps pour le live, ainsi que quelques invités. Dans cette relation, les rôles sont répartis et structurent le processus de création : “C’est Vincent qui sait où ça va. Moi, je chante. J’amène le refrain, les couplets mais c’est lui qui arrange, qui place les chœurs, les solos…”, affirme Djeli Moussa, ravi des bénéfices réciproques que produit une telle association.

samedi 25 avril 2015

Culture Bénin : Pepe Oleka

Pépé Oleka, a évolué dans un territoire musicalement riche, carrefour ethnique ouest africain à l’origine. Elle puise sa source dans le high life, le blues, la nu soul, le jazz fortement imprégnés des rythmes traditionnels Fon, Mina, Igbo,Yoruba.

D’une mère béninoise férue de la country music et d’un père nigérian mélomane de Bob Marley, Pépé Oleka possède une voix pure et sensuelle, le charme en plus et représente par sa voix et son expérience ce métissage musical qui caractérise la jeune génération d’artistes africains.

 Sa formation musicale est celle de la rue, depuis les chants rituels vodoo, les liturgies à la messe du dimanche, du agbadja joué lors des rassemblements mensuels des femmes à Lomé jusqu?aux notes de jazz de Billy Holliday ou encore de Myriam Makeba écoutées dans une émission spécialisée les samedis soirs à la radio.

 Pépé joue à plusieurs petites percussions. Le Udu (une jarre en terre cuite avec un trou sur le coté) est sa percussion far. Pépé Oléka est actuellement en studio pour le projet de son album. D’être née au Nigéria d’une mère béninoise et d’avoir grandi au Togo est pour Pépé une façon extraordinaire d’être africaine.

 

Culture Bénin : Pepe Oleka

Pépé Oleka, a évolué dans un territoire musicalement riche, carrefour ethnique ouest africain à l’origine. Elle puise sa source dans le high life, le blues, la nu soul, le jazz fortement imprégnés des rythmes traditionnels Fon, Mina, Igbo,Yoruba.

D’une mère béninoise férue de la country music et d’un père nigérian mélomane de Bob Marley, Pépé Oleka possède une voix pure et sensuelle, le charme en plus et représente par sa voix et son expérience ce métissage musical qui caractérise la jeune génération d’artistes africains.

 Sa formation musicale est celle de la rue, depuis les chants rituels vodoo, les liturgies à la messe du dimanche, du agbadja joué lors des rassemblements mensuels des femmes à Lomé jusqu?aux notes de jazz de Billy Holliday ou encore de Myriam Makeba écoutées dans une émission spécialisée les samedis soirs à la radio.

 Pépé joue à plusieurs petites percussions. Le Udu (une jarre en terre cuite avec un trou sur le coté) est sa percussion far. Pépé Oléka est actuellement en studio pour le projet de son album. D’être née au Nigéria d’une mère béninoise et d’avoir grandi au Togo est pour Pépé une façon extraordinaire d’être africaine.

 

Culture Bénin : Petit Miguelito

Fils de musicien, c’est presque naturellement qu’il vient à la musique, bien qu’il ait très peu connu ce père Miguelito dont il suit les traces, décédé alors qu’il n’avait que 11 mois.

Très tôt il ressent le besoin de faire de la musique, comme un appel ; persuadé que son père avait tracé le chemin pour lui et qu’il se devait de l’honorer…

Autodidacte, il apprend et se lance dans la composition et l’écriture. Sur les conseils de ses proches, il présente ses travaux à des professionnels mais il essuie refus sur refus. Loin de se décourager, il persévère jusqu’au jour où il rencontre l’arrangeur Queleff, qui travaille dans l’un des plus grands labels béninois « Guru Records ».

La nouvelle étoile de la musique béninoise, désormais « Petit Miguelito » est né.

Très vite, il fait l’unanimité à la fois chez les mélomanes et les professionnels de la musique béninoise, avec sa voix suave et mélodieuse. Aucune âme ne reste insensible à ses mélodies et aux messages d’amour, de paix et de pardon qu’il véhicule.

Porté par les DJ des night-clubs, les restaurants, les bars, les jeunes, bref la rue, toutes les lèvres fredonnent ces titres phares « Lonlonyin » et « Tchin Tchin Tchin » extrait de ce 1er Album sortie en 2006. Il bouscule toute la hiérarchie musicale au Benin et se hisse au premier rang avec plus de 150 000 exemplaires vendus au Benin et dans la sous-région (togo, burkina).

Mais cela est loin d’être suffisant pour lui car il s’était promis une chose : « Une fois sur la scène musicale de mon pays, j’irai jusqu’au bout. Je ne suis pas venu goûter à la chose musicale et laisser tomber. Je ne suis pas venu en aventure à la musique. ».

De ce fait, il enchaine des tournées live avec son orchestre de ville en ville et c’est lors d’un concert à Cotonou qu’il fit la rencontre du label Nouvelle Donne en 2011 qui allait donner une autre dimension à sa musique. Le jeune homme qui a la tête sur les épaules, se met à la composition de son nouvel album internationale qui sera produit entre Cotonou et Paris. Voilà comment est né « La prophétie », mélange d’Afro – Zouk et de Salsa, avec ses titres phares « Parce que je t’aime » et « mon Bébé » dont la sortie en France est prévue pour fin 2013. Avec cet opus, Petit Miguelito veut s’inscrire dans la durée dans un créneau orphelin de notre regretter Oliver N’Goma .

Culture Bénin : Petit Miguelito

Fils de musicien, c’est presque naturellement qu’il vient à la musique, bien qu’il ait très peu connu ce père Miguelito dont il suit les traces, décédé alors qu’il n’avait que 11 mois.

Très tôt il ressent le besoin de faire de la musique, comme un appel ; persuadé que son père avait tracé le chemin pour lui et qu’il se devait de l’honorer…

Autodidacte, il apprend et se lance dans la composition et l’écriture. Sur les conseils de ses proches, il présente ses travaux à des professionnels mais il essuie refus sur refus. Loin de se décourager, il persévère jusqu’au jour où il rencontre l’arrangeur Queleff, qui travaille dans l’un des plus grands labels béninois « Guru Records ».

La nouvelle étoile de la musique béninoise, désormais « Petit Miguelito » est né.

Très vite, il fait l’unanimité à la fois chez les mélomanes et les professionnels de la musique béninoise, avec sa voix suave et mélodieuse. Aucune âme ne reste insensible à ses mélodies et aux messages d’amour, de paix et de pardon qu’il véhicule.

Porté par les DJ des night-clubs, les restaurants, les bars, les jeunes, bref la rue, toutes les lèvres fredonnent ces titres phares « Lonlonyin » et « Tchin Tchin Tchin » extrait de ce 1er Album sortie en 2006. Il bouscule toute la hiérarchie musicale au Benin et se hisse au premier rang avec plus de 150 000 exemplaires vendus au Benin et dans la sous-région (togo, burkina).

Mais cela est loin d’être suffisant pour lui car il s’était promis une chose : « Une fois sur la scène musicale de mon pays, j’irai jusqu’au bout. Je ne suis pas venu goûter à la chose musicale et laisser tomber. Je ne suis pas venu en aventure à la musique. ».

De ce fait, il enchaine des tournées live avec son orchestre de ville en ville et c’est lors d’un concert à Cotonou qu’il fit la rencontre du label Nouvelle Donne en 2011 qui allait donner une autre dimension à sa musique. Le jeune homme qui a la tête sur les épaules, se met à la composition de son nouvel album internationale qui sera produit entre Cotonou et Paris. Voilà comment est né « La prophétie », mélange d’Afro – Zouk et de Salsa, avec ses titres phares « Parce que je t’aime » et « mon Bébé » dont la sortie en France est prévue pour fin 2013. Avec cet opus, Petit Miguelito veut s’inscrire dans la durée dans un créneau orphelin de notre regretter Oliver N’Goma .

Culture Bénin : Anna Teko

Ses débuts datent des années 1986 alors qu’elle n’avait que 4 ans. Lauréate du Festival des Arts et de la Culture organisé en 1997 à Cotonou par l’UNESCO, elle obtient le premier prix des meilleures chanteuses avec sa chanson “Paix dans le monde”.

  • Anna Teko se fait remarquer lors de nombreux festivals au Bénin et dans la sous-région. Sa chanson “Vaccinez-vous”, produite par l’UNICEF, sert de support pour une campagne de vaccination. Les apparitions d’Anna Teko au cours des manifestations internationales montrent sans équivoque qu’elle a du talent.
  • En 1998, Anna Teko enregistre un album au titre évocateur de “IRIKPE”, ce qui veut dire Dieu avec les TEKSTARS, groupe gospel composé pour l’essentiel de ses frères et soeurs.
  • Cette même année, elle anime les festivités du 50ème Anniversaire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève.
  • En mai 1999, elle est la vedette d’une comédie musicale grand public “Terre des rois, Terre d’ébène” de François HOUESSOU. Cette comédie musicale fera aussi l’objet d’un album intitulé “SO LONG”.
  • En 2000, on a pu applaudir Anna Teko dans de nombreuses comédies musicales dont particulièrement “La forêt sacrée” écrite par son frère Just TEKO, lui aussi Artiste-Chanteur-Compositeur.
  • Courant 2000/2001, elle est le personnage central d’un documentaire de 50 minutes “ANNA l’enchantée” réalisé par Monique PHOBA et sélectionné en compétition au FESPACO 2001.
  • Ovationnée le 7 Octobre 2002 au cours du concert “Les enfants au cœur du NEPAD”, Anna Teko confirme son talent. Son duo avec Lokua KANZA en est une illustration et d’autres artistes comme King MENSAH raffolent de l’avoir à leurs côtés.
  • La France qu’elle prend plaisir à visiter n’est pas une inconnue pour Anna TEKO. Elle perfectionne sa musique à l’école Atlah, grâce à une bourse octroyée par l’Etat béninois.
  • Anna TEKO nous revient avec un véritable bijou qui laisse une empreinte magique et que l’on ne se lasse pas d’écouter.
  • En 2006 elle sort un single pour l’unité des chrétiens intitulé ” Réconciliation”, un thème qui, en Afrique comme au Bénin, est plus que jamais d’actualité…
  • En Août 2009, dès son arrivée à la Martinique, le publique antillais la découvre lors du concert” le chant des syrenes”, ainsi que dans l’émission télévisée “Pays d’artistes”
  • En septembre 2009, elle créer une chorale intitullée “Afro-Gospel” pour mettre en valeur le Gospel africain et antillais.
  • En Août 2010, elle sort son tout premier Album solo intitulé « ta douce voix » et produit par José Versol. Cette Album la confirme comme une des plus grande voix du Gospel francophone.

Culture Bénin : Zeynab

Discographie

INTORI

En 2002, Zeynab sort son premier album « Intori » qui en yoruba veut dire parce que ou pourquoi.

Une proposition de 14 titres dont 2 interludes. Un travail qui rend compte du chemin parcouru par  l’artiste (cf. la carrière, Zeynab sur scène). Une artiste qui s’exerce à divers styles musicaux dont l’essence de ses influences sous  le RnB (cf. biographie), du Tchink, de la World Music, et du Bolodjo tempo traditionnel de son village d’origine.

Enregistrement international de l’album car les prises de son faites au pays et la fabrication du produit final en France. Le travail en France bénéficie ainsi de la participation des instrumentistes de talent tels que Tony Allen et Franck Montegary à la batterie, Xavier Derouin au saxophone, Jean-Philippe Dary Frank M. Gary Moïse Crespy sont également intervenus sur l’album.

Le disque se positionne rapidement sur le marché béninois et la jeunesse entière adopte l’artiste.

Un travail de très bonne signature et il n’est pas permis de douter que la suite sera d’aussi bonne signature sinon dans la progression pressentie tant l’artiste a un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer.

D’UN ENDROIT A L’AUTRE

En 2004, Zeynab présente son 2è album au public. Pour son deuxième opus, elle reste fidèle à l’option prudente autour de la variété de rythmes africains. Ainsi la confirmation de son éclectisme trouve le prolongement de son premier album. Et l’installation de son talent auprès d’un large public qui trouve une audience qui va du 3è âge aux adultes en passant par les enfants.

D’un titre à l’autre l’album de 14 plages et au titre évocateur promène ainsi son auditeur d’un endroit à l’autre. De la mélodie à une musique volontairement plus agitée, on découvre une chanteuse dont la maîtrise de technique de chant ne fait aucun doute pour les mélomanes avertis mais également un auteur à texte. Oui la jeune Zeynab écrit les textes qu’elle chante !

Les conseils et la collaboration d’un artiste de renommée transcontinentale tel que Lokua Kanza sur 4 titres a contribué à donner du relief au produit. C’est également vrai pour ce qui est du talent de Jocelny Mayor qui a apporté sa touche très originale. Fidèle à ses préoccupations sociétales, Zeynab reprend la thématique de l’enfance dans les titres « Enfant » et « Ovi ». Elle évoque au passage la lourde responsabilité des adultes à protéger les plus jeunes. Dans le même temps guide, conduit et conseil les enfants à donner la joie pour toucher le cœur de sa mère. Avec « Inan Ran », Zeynab rend hommage à Aruna Ishola, un grand nom de la musique Nigériane.
  LA COMPIL (dont Bebeyiga)

En 2010, Zeynab n’avait pas publié d’album sur une durée de 5 ans, faisant ainsi attendre ses fans. Pour les faire patienter, elle propose à ses admirateurs et admiratrices une compilation intelligente de ses deux premiers albums. Mais elle glisse avec finesse  3 titres inédits.  Un teasing qui préfigure l’album à venir. Cette édition limitée a bénéficié d’une plateforme commerciale exceptionnelle et la compilation très originale été vendue lors d’une soirée VIP honorée par la présence de diplomates ministres députés et quelques amis proches de l’artistes, tous invités par l’Ambassadeur d’Allemagne à Cotonou au Bénin.

OLUKEMI

En 2011 Zeynab sort son 3è album. Elle enregistre une trentaine de titres. Mais avec son équipe elle n’en retient que 18 pour l’album éponyme Olukèmi (Prononcer Oloukêmi). En France pour les travaux de finition, mastering et édition de l’album, elle rencontre un des meilleurs experts de la musique, dont la connaissance des sensibilités internationales artistiques lui propose de réduire le nombre des titres à retenir dans le carré final de l’album. Ainsi Olukèmi sera proposé dans les bacs avec 16 titres. Un album éclectique et thématique qui est le reflet du talent de Zeynab et répond aux préoccupations des débuts artistiques de l’artiste  voit donc le jour où le Bolodjo de sakaté trouve tout naturellement sa place. La mère de famille sensible qu’elle est (cf. Biographie) n’oublie pas les enfants dans cet album. Dotomi (Ecoute-moi) est le titre qu’elle leur consacre. Son militantisme à fleur de peau s’exprime dans le titre Mon Pays, à travers lequel elle exhorte ses compatriotes béninois à se jeter au travail pour construire ensemble un Bénin meilleur.  Son panafricanisme lui fait signer le titre Bébé Yiga inspiré des œuvres de IK Dairo chansonnier nigérian nationalement connu et reconnu. Titre largement plébiscité avant la sortie de l’album. D’autres titres se détachent et prennent leur place dans le cœur et marquent les esprits des fans de Zeynab comme Ayélé Ewonu jo et Bambi. A noter deux featuring dont un avec Bily Bily artiste Ivoirien dans le titre Les Médisants et l’autre avec le Ghanéen Promzy dans le titre Want u mine.

Culture Bénin : Anna Teko

Ses débuts datent des années 1986 alors qu’elle n’avait que 4 ans. Lauréate du Festival des Arts et de la Culture organisé en 1997 à Cotonou par l’UNESCO, elle obtient le premier prix des meilleures chanteuses avec sa chanson “Paix dans le monde”.

  • Anna Teko se fait remarquer lors de nombreux festivals au Bénin et dans la sous-région. Sa chanson “Vaccinez-vous”, produite par l’UNICEF, sert de support pour une campagne de vaccination. Les apparitions d’Anna Teko au cours des manifestations internationales montrent sans équivoque qu’elle a du talent.
  • En 1998, Anna Teko enregistre un album au titre évocateur de “IRIKPE”, ce qui veut dire Dieu avec les TEKSTARS, groupe gospel composé pour l’essentiel de ses frères et soeurs.
  • Cette même année, elle anime les festivités du 50ème Anniversaire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève.
  • En mai 1999, elle est la vedette d’une comédie musicale grand public “Terre des rois, Terre d’ébène” de François HOUESSOU. Cette comédie musicale fera aussi l’objet d’un album intitulé “SO LONG”.
  • En 2000, on a pu applaudir Anna Teko dans de nombreuses comédies musicales dont particulièrement “La forêt sacrée” écrite par son frère Just TEKO, lui aussi Artiste-Chanteur-Compositeur.
  • Courant 2000/2001, elle est le personnage central d’un documentaire de 50 minutes “ANNA l’enchantée” réalisé par Monique PHOBA et sélectionné en compétition au FESPACO 2001.
  • Ovationnée le 7 Octobre 2002 au cours du concert “Les enfants au cœur du NEPAD”, Anna Teko confirme son talent. Son duo avec Lokua KANZA en est une illustration et d’autres artistes comme King MENSAH raffolent de l’avoir à leurs côtés.
  • La France qu’elle prend plaisir à visiter n’est pas une inconnue pour Anna TEKO. Elle perfectionne sa musique à l’école Atlah, grâce à une bourse octroyée par l’Etat béninois.
  • Anna TEKO nous revient avec un véritable bijou qui laisse une empreinte magique et que l’on ne se lasse pas d’écouter.
  • En 2006 elle sort un single pour l’unité des chrétiens intitulé ” Réconciliation”, un thème qui, en Afrique comme au Bénin, est plus que jamais d’actualité…
  • En Août 2009, dès son arrivée à la Martinique, le publique antillais la découvre lors du concert” le chant des syrenes”, ainsi que dans l’émission télévisée “Pays d’artistes”
  • En septembre 2009, elle créer une chorale intitullée “Afro-Gospel” pour mettre en valeur le Gospel africain et antillais.
  • En Août 2010, elle sort son tout premier Album solo intitulé « ta douce voix » et produit par José Versol. Cette Album la confirme comme une des plus grande voix du Gospel francophone.

Culture Bénin : Zeynab

Discographie

INTORI

En 2002, Zeynab sort son premier album « Intori » qui en yoruba veut dire parce que ou pourquoi.

Une proposition de 14 titres dont 2 interludes. Un travail qui rend compte du chemin parcouru par  l’artiste (cf. la carrière, Zeynab sur scène). Une artiste qui s’exerce à divers styles musicaux dont l’essence de ses influences sous  le RnB (cf. biographie), du Tchink, de la World Music, et du Bolodjo tempo traditionnel de son village d’origine.

Enregistrement international de l’album car les prises de son faites au pays et la fabrication du produit final en France. Le travail en France bénéficie ainsi de la participation des instrumentistes de talent tels que Tony Allen et Franck Montegary à la batterie, Xavier Derouin au saxophone, Jean-Philippe Dary Frank M. Gary Moïse Crespy sont également intervenus sur l’album.

Le disque se positionne rapidement sur le marché béninois et la jeunesse entière adopte l’artiste.

Un travail de très bonne signature et il n’est pas permis de douter que la suite sera d’aussi bonne signature sinon dans la progression pressentie tant l’artiste a un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer.

D’UN ENDROIT A L’AUTRE

En 2004, Zeynab présente son 2è album au public. Pour son deuxième opus, elle reste fidèle à l’option prudente autour de la variété de rythmes africains. Ainsi la confirmation de son éclectisme trouve le prolongement de son premier album. Et l’installation de son talent auprès d’un large public qui trouve une audience qui va du 3è âge aux adultes en passant par les enfants.

D’un titre à l’autre l’album de 14 plages et au titre évocateur promène ainsi son auditeur d’un endroit à l’autre. De la mélodie à une musique volontairement plus agitée, on découvre une chanteuse dont la maîtrise de technique de chant ne fait aucun doute pour les mélomanes avertis mais également un auteur à texte. Oui la jeune Zeynab écrit les textes qu’elle chante !

Les conseils et la collaboration d’un artiste de renommée transcontinentale tel que Lokua Kanza sur 4 titres a contribué à donner du relief au produit. C’est également vrai pour ce qui est du talent de Jocelny Mayor qui a apporté sa touche très originale. Fidèle à ses préoccupations sociétales, Zeynab reprend la thématique de l’enfance dans les titres « Enfant » et « Ovi ». Elle évoque au passage la lourde responsabilité des adultes à protéger les plus jeunes. Dans le même temps guide, conduit et conseil les enfants à donner la joie pour toucher le cœur de sa mère. Avec « Inan Ran », Zeynab rend hommage à Aruna Ishola, un grand nom de la musique Nigériane.
  LA COMPIL (dont Bebeyiga)

En 2010, Zeynab n’avait pas publié d’album sur une durée de 5 ans, faisant ainsi attendre ses fans. Pour les faire patienter, elle propose à ses admirateurs et admiratrices une compilation intelligente de ses deux premiers albums. Mais elle glisse avec finesse  3 titres inédits.  Un teasing qui préfigure l’album à venir. Cette édition limitée a bénéficié d’une plateforme commerciale exceptionnelle et la compilation très originale été vendue lors d’une soirée VIP honorée par la présence de diplomates ministres députés et quelques amis proches de l’artistes, tous invités par l’Ambassadeur d’Allemagne à Cotonou au Bénin.

OLUKEMI

En 2011 Zeynab sort son 3è album. Elle enregistre une trentaine de titres. Mais avec son équipe elle n’en retient que 18 pour l’album éponyme Olukèmi (Prononcer Oloukêmi). En France pour les travaux de finition, mastering et édition de l’album, elle rencontre un des meilleurs experts de la musique, dont la connaissance des sensibilités internationales artistiques lui propose de réduire le nombre des titres à retenir dans le carré final de l’album. Ainsi Olukèmi sera proposé dans les bacs avec 16 titres. Un album éclectique et thématique qui est le reflet du talent de Zeynab et répond aux préoccupations des débuts artistiques de l’artiste  voit donc le jour où le Bolodjo de sakaté trouve tout naturellement sa place. La mère de famille sensible qu’elle est (cf. Biographie) n’oublie pas les enfants dans cet album. Dotomi (Ecoute-moi) est le titre qu’elle leur consacre. Son militantisme à fleur de peau s’exprime dans le titre Mon Pays, à travers lequel elle exhorte ses compatriotes béninois à se jeter au travail pour construire ensemble un Bénin meilleur.  Son panafricanisme lui fait signer le titre Bébé Yiga inspiré des œuvres de IK Dairo chansonnier nigérian nationalement connu et reconnu. Titre largement plébiscité avant la sortie de l’album. D’autres titres se détachent et prennent leur place dans le cœur et marquent les esprits des fans de Zeynab comme Ayélé Ewonu jo et Bambi. A noter deux featuring dont un avec Bily Bily artiste Ivoirien dans le titre Les Médisants et l’autre avec le Ghanéen Promzy dans le titre Want u mine.

vendredi 24 avril 2015

Culture Bénin : Bobo D

BOBO D. est né à Cotonou au (Bénin), où il passa toute son enfance. En 1974 grâce à l’école nouvelle, il intègre le groupe musical standard de son collège. Très rapidement il se passionne pour la musique et en apprend les rudiments. En 1977, BOBO D. effectue ses premiers pas de musicien et établit le contact avec le public en enregistrant son premier 45 tours reggae alors qu’il n’avait que 17 ans. En 1980, il enregistre son premier 33 tours sous le label MASTERKY, et effectue quelques concerts d’où sa rencontre avec Stan TOHON, avec qui il fait ses premiers concerts au Bénin, au Togo, et en Haute Volta (Burkina Fasso).

Après des années de recherches et de ballade entre le reggae et la rumba, il adopte finalement le Tchinck System qui est une musique traditionnelle du centre du BENIN, plus précisément la région de Savalou. Le Tchinck System est l’appellation moderne du Tchingoumè (la musique des morts), qui est une musique, autrefois jouée, lors des cérémonies funèbres dans nos villages. Aujourd’hui le Tchinck System est devenue une musique de réjouissance. Cette musique est le résultat de l’association d’une grosse gourde, d’une maracasse, de deux gons jumelés, et de deux calebasses renversées dans deux seaux d’eau pour emprisonner de l’air. La grosse gourde prénommée GOTA est un fruit, beaucoup plus gros que la pastèque, vidé, et séché, qui donne une résonance caverneuse, lorsque l’on tape sur la partie ouverte, avec une peau de vache tannée, en forme d’éventail.

Sur les deux calebasses, avec deux baguettes, on produit des sons différents de ceux émis par le GOTA, on y ajoute alors deux gons et une maracasse, et là, le Tchinck System devient la musique aquatique, totalement renversante. En septembre 1983, il débarque en France pour poursuivre des études en transports internationaux, mais continue à s’adonner à sa passion , la musique. En 1983 BOBO D. fait une tournée dans le sud de la France. Il enregistre son second 33T. Puis le désert, dû à la frilosité des maisons de disques, qui faisaient peu confiance en la musique africaine. En 2002 revoilà BOBO.D qui assure son grand retour avec ce nouvel album CONSOMMEZ AVEC MODÉRATION, qui est déjà vendu à plus de QUINZE mille exemplaires, et qu’il vous invite à consommer encore sans modération.*l’Artiste devient producteur :

L’artiste Béninois vivant en France, fait beaucoup parler de lui par l’originalité de son œuvre. Musicien émérite, auteur compositeur, arrangeur, il fit ses premières armes, il y a plus de trente ans (1974- 200…) dans les groupes scolaires de Cotonou(Bénin). Sa maturité et son sérieux dans la recherche de la perfection, lui ont permis en tant que soliste vocal d’officier, dans le groupe mythique le HAYNESS et d’en être le leader. Il a connu la consécration avec Stan Tohon, avec qui il a fait plusieurs concerts à travers le monde. Installé à Paris depuis 1983, il chante et produit d’autres artistes du Bénin, afin de toujours promouvoir la musique de pays d’origine.

Artiste // Producteur: 1974 : CIRCUIT MUSICAL Groupe senior et standard CEG Ste Rita 1977 : 1er 45 tours déjà produit par lui même (Jet Production) 1978 : Devient le leader du groupe The HAYNESS 1979 : Grande tournée au Bénin et au Togo avec son groupe 1980 : Il enregistre son (1er 33 tours) sous le label (Masterky) et rencontre Stan Tohon. 1983 : Départ pour la France et s’installe dans le Sud à Castelnaudary pour poursuivre des études de transports internationaux, et continu à faire des recherches sur une musique, un rythme, le Tchinck System et tourne dans tout le sud de la France, et enregistre son 2eme album 1986 : Il enregistre son 3ème album Tchinck 1999 : Il crée son Label DONALPROD et produit Philippe Montaigne 2001/2002 : Il produit le duo dont il fait parti Bobo-D et Djibs 2003 : la consécration. Un plateau sur MCM et RFO. 2003 : Août, Grande tournée au Bénin avec des artistes de renom : Stan Tohon, Laurent Hounsavi, Chantale Ayissi, et Wal Junior. 2004 : Il poursuit la promotion de son album et termine la production d’un jeune talent béninois Sonia (la bombe) (Vidomègon). 2005 : Une grande tournée au Etats Unis (New York, Nouvelle Orléans). 2005 : IL sort le premier DVD du Béninois, (Bénin Compil) 1 et 2 2006 : Il produit les Pharaons les jeunes cousins de Stan Tohon qui composent et chantent les rythmes Tchinck, et lance la danse le Tchinkoulé. 2006 : Il sort le troisième volume du Bénin Compil, et produit à nouveau un autre artiste béninois LEVODJO. 2008 : Il est chargé désormais le Directeur artistique du Titan Club où il organise tous les premiers vendredis de Mois, les Célèbres, Nuits béninoises. 2009 : II sort la comédie béninoise; FINAN & prépare la sortie du DVD de AFFO LOVE le DVD des Pharaons, le DVD couronnant les 30 ans de Musique de Stan Tohon. 2009 : du 22 au 25 Octobre il organisera le Festival Panafricain Ebènes à l’UNESCO avec une pléiade d’artistes

Culture Bénin : Bobo D

BOBO D. est né à Cotonou au (Bénin), où il passa toute son enfance. En 1974 grâce à l’école nouvelle, il intègre le groupe musical standard de son collège. Très rapidement il se passionne pour la musique et en apprend les rudiments. En 1977, BOBO D. effectue ses premiers pas de musicien et établit le contact avec le public en enregistrant son premier 45 tours reggae alors qu’il n’avait que 17 ans. En 1980, il enregistre son premier 33 tours sous le label MASTERKY, et effectue quelques concerts d’où sa rencontre avec Stan TOHON, avec qui il fait ses premiers concerts au Bénin, au Togo, et en Haute Volta (Burkina Fasso).

Après des années de recherches et de ballade entre le reggae et la rumba, il adopte finalement le Tchinck System qui est une musique traditionnelle du centre du BENIN, plus précisément la région de Savalou. Le Tchinck System est l’appellation moderne du Tchingoumè (la musique des morts), qui est une musique, autrefois jouée, lors des cérémonies funèbres dans nos villages. Aujourd’hui le Tchinck System est devenue une musique de réjouissance. Cette musique est le résultat de l’association d’une grosse gourde, d’une maracasse, de deux gons jumelés, et de deux calebasses renversées dans deux seaux d’eau pour emprisonner de l’air. La grosse gourde prénommée GOTA est un fruit, beaucoup plus gros que la pastèque, vidé, et séché, qui donne une résonance caverneuse, lorsque l’on tape sur la partie ouverte, avec une peau de vache tannée, en forme d’éventail.

Sur les deux calebasses, avec deux baguettes, on produit des sons différents de ceux émis par le GOTA, on y ajoute alors deux gons et une maracasse, et là, le Tchinck System devient la musique aquatique, totalement renversante. En septembre 1983, il débarque en France pour poursuivre des études en transports internationaux, mais continue à s’adonner à sa passion , la musique. En 1983 BOBO D. fait une tournée dans le sud de la France. Il enregistre son second 33T. Puis le désert, dû à la frilosité des maisons de disques, qui faisaient peu confiance en la musique africaine. En 2002 revoilà BOBO.D qui assure son grand retour avec ce nouvel album CONSOMMEZ AVEC MODÉRATION, qui est déjà vendu à plus de QUINZE mille exemplaires, et qu’il vous invite à consommer encore sans modération.*l’Artiste devient producteur :

L’artiste Béninois vivant en France, fait beaucoup parler de lui par l’originalité de son œuvre. Musicien émérite, auteur compositeur, arrangeur, il fit ses premières armes, il y a plus de trente ans (1974- 200…) dans les groupes scolaires de Cotonou(Bénin). Sa maturité et son sérieux dans la recherche de la perfection, lui ont permis en tant que soliste vocal d’officier, dans le groupe mythique le HAYNESS et d’en être le leader. Il a connu la consécration avec Stan Tohon, avec qui il a fait plusieurs concerts à travers le monde. Installé à Paris depuis 1983, il chante et produit d’autres artistes du Bénin, afin de toujours promouvoir la musique de pays d’origine.

Artiste // Producteur: 1974 : CIRCUIT MUSICAL Groupe senior et standard CEG Ste Rita 1977 : 1er 45 tours déjà produit par lui même (Jet Production) 1978 : Devient le leader du groupe The HAYNESS 1979 : Grande tournée au Bénin et au Togo avec son groupe 1980 : Il enregistre son (1er 33 tours) sous le label (Masterky) et rencontre Stan Tohon. 1983 : Départ pour la France et s’installe dans le Sud à Castelnaudary pour poursuivre des études de transports internationaux, et continu à faire des recherches sur une musique, un rythme, le Tchinck System et tourne dans tout le sud de la France, et enregistre son 2eme album 1986 : Il enregistre son 3ème album Tchinck 1999 : Il crée son Label DONALPROD et produit Philippe Montaigne 2001/2002 : Il produit le duo dont il fait parti Bobo-D et Djibs 2003 : la consécration. Un plateau sur MCM et RFO. 2003 : Août, Grande tournée au Bénin avec des artistes de renom : Stan Tohon, Laurent Hounsavi, Chantale Ayissi, et Wal Junior. 2004 : Il poursuit la promotion de son album et termine la production d’un jeune talent béninois Sonia (la bombe) (Vidomègon). 2005 : Une grande tournée au Etats Unis (New York, Nouvelle Orléans). 2005 : IL sort le premier DVD du Béninois, (Bénin Compil) 1 et 2 2006 : Il produit les Pharaons les jeunes cousins de Stan Tohon qui composent et chantent les rythmes Tchinck, et lance la danse le Tchinkoulé. 2006 : Il sort le troisième volume du Bénin Compil, et produit à nouveau un autre artiste béninois LEVODJO. 2008 : Il est chargé désormais le Directeur artistique du Titan Club où il organise tous les premiers vendredis de Mois, les Célèbres, Nuits béninoises. 2009 : II sort la comédie béninoise; FINAN & prépare la sortie du DVD de AFFO LOVE le DVD des Pharaons, le DVD couronnant les 30 ans de Musique de Stan Tohon. 2009 : du 22 au 25 Octobre il organisera le Festival Panafricain Ebènes à l’UNESCO avec une pléiade d’artistes

Culture Bénin : Ricos Campos

7e d’une famille de huit enfants, Ricos Campos de son vrai nom Eric de CAMPOS est né le 24 mars 1971, dans la capitale béninoise Porto-Novo. Il attrape le virus de la musique dès l’âge de 6 ans. Ce jeune homme à la voix de rossignol, souvent comparée à celle du doyen Papa Wemba, a débuté sa carrière solo, dans la musique traditionnelle. Après s’être initié plusieurs années durant avec Adolphe YEHOUELASSI, musicien traditionnel béninois, il décide de faire de la musique son gagne pain.

A l’aide d’une première guitare, il entame une série de compositions personnelles. Après l’obtention de son CEPE, il intègre la chorale de l’Eglise Saint François Xavier de Porto Novo.
Découvert par Denagan Janvier Honfo et grâce à son talent et à ses brillantes prestations, il est sollicité entre autres, par les sympathiques avec qui il réalise d’ailleurs sa première maquette, les supers stars « Aziza », Les bombardiers de la capitale et l’orchestre ODIVI de l’ORTB. En Février 1998, il crée son propre orchestre dénommé ARIYA MUSICA, avec lequel il sort un an après, son 1er album de 8 titres: « SILENCE ». Album qui eut un franc succès surtout avec le titre « AHOTONON » (le créancier). Deux ans plus tard, c’est au tour de « Ascension», 8 titres et distribué par Lucas Koffi d’être découvert par le public béninois.

Grâce à plusieurs tournées à travers le Bénin et dans les pays voisins et à une forte présence sur les ondes nationales, Ricos acquiert une certaine assurance et devient incontournable sur la scène musicale béninoise.
Début 2002, après un long séjour en Côte d’Ivoire, la voix de Rossignol nous revient avec cette fois ci un album enregistré entièrement au studio Akwaba de Freddy ASSOGBA, à Abidjan, et produit par DECAMEL productions (qui ouvre très prochainement ses bureaux à Cotonou). Un album de 8 titres intitulé «Amour Finit au tombeau » , qui fait un tabac du tonnerre à Cotonou, Lomé et Abidjan, qui attaqua aussi Accra, Ouagadougou, Niamey, Bamako, Dakar, Douala et Libreville. Un album qui finit d’asseoir le professionnalisme et la popularité de Ricos au Bénin.

Trois titres de cet album ont particulièrement séduit le public béninois :
« Amour Finit au tombeau », « SODABI) et la reprise de « Djidjonam », un morceau appelant les populations à voter dans le calme et la transparence lors des dernières élections présidentielles.L’an 2010 (juin 2010) Ricos Campos sort un double album d’inspiration moderne comme traditionnelle du Bénin. Ce double album comportant 12 titres dont les particularités sont les rythmes AGBE et KOSSO sont en l’honneur des cultes EGUN-GUN. Cet album a été enregistré dans 4 différents studios au bénin et en Côte-D’ivoire.On peut citer à Abidjan les arrangeurs Max Euro, Archange Major, Bébé Philipe, l’animateur DJIGUI-GUI RORO.Au Bénin ont peut citer pas mal d’artiste dont les frères AHOUAN DJIHOU, André Dotou, David Alias Abas, Fifiphindeur, Wili Bass … etcActuellement 7 albums sont à son actif dont le 1er en 1998 « silence » le 2e « Ascension », le 3e « Amour fini au tombeau », le 4e « j’ai eu chaud », le 5e en 2008 « Walaï », le 6e en 2010 « Sens interdit », le 7e en 2010 «Sémadjoukpa »

Culture Bénin : Ricos Campos

7e d’une famille de huit enfants, Ricos Campos de son vrai nom Eric de CAMPOS est né le 24 mars 1971, dans la capitale béninoise Porto-Novo. Il attrape le virus de la musique dès l’âge de 6 ans. Ce jeune homme à la voix de rossignol, souvent comparée à celle du doyen Papa Wemba, a débuté sa carrière solo, dans la musique traditionnelle. Après s’être initié plusieurs années durant avec Adolphe YEHOUELASSI, musicien traditionnel béninois, il décide de faire de la musique son gagne pain.

A l’aide d’une première guitare, il entame une série de compositions personnelles. Après l’obtention de son CEPE, il intègre la chorale de l’Eglise Saint François Xavier de Porto Novo.
Découvert par Denagan Janvier Honfo et grâce à son talent et à ses brillantes prestations, il est sollicité entre autres, par les sympathiques avec qui il réalise d’ailleurs sa première maquette, les supers stars « Aziza », Les bombardiers de la capitale et l’orchestre ODIVI de l’ORTB. En Février 1998, il crée son propre orchestre dénommé ARIYA MUSICA, avec lequel il sort un an après, son 1er album de 8 titres: « SILENCE ». Album qui eut un franc succès surtout avec le titre « AHOTONON » (le créancier). Deux ans plus tard, c’est au tour de « Ascension», 8 titres et distribué par Lucas Koffi d’être découvert par le public béninois.

Grâce à plusieurs tournées à travers le Bénin et dans les pays voisins et à une forte présence sur les ondes nationales, Ricos acquiert une certaine assurance et devient incontournable sur la scène musicale béninoise.
Début 2002, après un long séjour en Côte d’Ivoire, la voix de Rossignol nous revient avec cette fois ci un album enregistré entièrement au studio Akwaba de Freddy ASSOGBA, à Abidjan, et produit par DECAMEL productions (qui ouvre très prochainement ses bureaux à Cotonou). Un album de 8 titres intitulé «Amour Finit au tombeau » , qui fait un tabac du tonnerre à Cotonou, Lomé et Abidjan, qui attaqua aussi Accra, Ouagadougou, Niamey, Bamako, Dakar, Douala et Libreville. Un album qui finit d’asseoir le professionnalisme et la popularité de Ricos au Bénin.

Trois titres de cet album ont particulièrement séduit le public béninois :
« Amour Finit au tombeau », « SODABI) et la reprise de « Djidjonam », un morceau appelant les populations à voter dans le calme et la transparence lors des dernières élections présidentielles.L’an 2010 (juin 2010) Ricos Campos sort un double album d’inspiration moderne comme traditionnelle du Bénin. Ce double album comportant 12 titres dont les particularités sont les rythmes AGBE et KOSSO sont en l’honneur des cultes EGUN-GUN. Cet album a été enregistré dans 4 différents studios au bénin et en Côte-D’ivoire.On peut citer à Abidjan les arrangeurs Max Euro, Archange Major, Bébé Philipe, l’animateur DJIGUI-GUI RORO.Au Bénin ont peut citer pas mal d’artiste dont les frères AHOUAN DJIHOU, André Dotou, David Alias Abas, Fifiphindeur, Wili Bass … etcActuellement 7 albums sont à son actif dont le 1er en 1998 « silence » le 2e « Ascension », le 3e « Amour fini au tombeau », le 4e « j’ai eu chaud », le 5e en 2008 « Walaï », le 6e en 2010 « Sens interdit », le 7e en 2010 «Sémadjoukpa »

Culture Bénin : Nel Oliver

Né le 17 décembre 1948, Nel Oliver, de son vrai nom AHOUNOU G. F. Noël est ce qu’on peut appeler un Artiste accompli. Il est Auteur Compositeur, Arrangeur, Ingénieur du Son, Directeur Artistique et Producteur. Il est de nationalité franco-béninoise.

Dès l’âge de 14 ans, il intégra le « Ry-Da Jazz de la Capitale », l’Orchestre de son frère aîné, comme guitariste – chanteur. Le groupe animait ici et là au Bénin mais aussi dans la sous région. En 1967, Nel Oliver s’installa en France. Il tourna avec plusieurs groupes de Rock n Roll, de Musique Africaine et de Rythm & Blues avant de décider de commencer une carrière solo. C’est ainsi qu’en 1973, il produit et réalise son tout premier 45 tours : « Let my music take you » que distribua DECCA sous le label FIESTA. Suivra, quelques deux années plus tard, un maxi 45 tours : « I’m looking for myself ». Insatisfait, de ces premières productions, Nel Oliver suivra des cours : cinq années de cours théoriques et pratiques qui le mèneront dans de nombreux Studios d’Enregistrements en France et en Angleterre.

En 1981, il devient ainsi le tout premier Ingénieur du Son d’origine africaine. Il installa de toutes pièces son tout premier studio d’Enregistrement : SPADE MUSIC qui rapidement, devient la plaque tournante de la musique black à Paris. On y voyait de grosses pointures de la Musique Africaine et Antillaise comme Jocelyne Béroard, Manu Dibango, Papa Wemba, ABETI Massikini, M’BAMINA, Toum Black, Ipomen, Cassiri, Touré Kounda, le groupe Zaïko, Franco, Tim et Foti, les musiciens de Kassav (Jean-Claude Naimro, Claude Vamur…), Docteur Nico, KANDA Bongo Man … qui ne juraient que par le savoir faire de ce digne fils du Bénin qui fait la fierté de l’AFRIQUE. C’est d’ailleurs dans son studio à Paris qu’il produit, sous le label CBS, en 1981 « In the heart of the ghetto » qui, au bout de deux semaines, était déjà au sommet des Hit Parades en France. Il fut sollicité par la suite en 1984 à l’I.A.D. de Brazzaville au Congo où il réalisa le dernier album des M’Bamina. Ensuite, ce fut le tour de l’O.TO.DI. de Lomé (Togo) où il réalisa, 1985, un album pour ABETI Massikini. Le gouvernement togolais lui demande alors de poursuivre ses réalisations à l’O.TO.DI sous le label Africa New Sound. C’est ainsi qu’il y réalisa son Maxi 45 tours « Tobolo » qui lui permit de renouer avec le public africain. Ensuite suivra “Edjèka Chiré”. Dans le même temps, Nel produit les albums de Docteur Nico, de Johnny Bokelo, de Mayaoula et des Redoutables d’Abeti. En 1987, il installe son Studio d’Enregistrement, devenu le plus performant du Bénin et une véritable référence dans la sous-région, eu égard à la qualité des œuvres qui en sortent. En plus du NEL OLIVER STUDIO, son label de distribution : AFRICA DISTRIBUTION prend le relai et lui permet de rendre disponible les produits de son catalogue. Une fois bien installé, NEL OLIVER se lance dans la production d’Artistes, histoire de mettre à leur disposition, son savoir-faire et l’expérience qu’il a aquis en Occident. C’est ainsi qu’on compte parmi les artistes qu’il a produit : Sagbohan Danialou, Prince Adé Oyé, Anafi Alao, Adjassa, Amagnon Koumagnon, Madou, Kinmagnon Agbéhounkpan, Gankpon Gbessè, Martin Hod, Abdallah, Castella AYILO, Dalina Pep’S, Anna TEKO, Giro … En 1988, il sort l’Album « Upheaval – Wadjo » qui fut et demeure un véritable succès. En 1989, Nel Oliver a été sollicité par Antenne 88 pour participer à la Tournée des Quotidiens du Sud-Ouest, en France, avec la Bande à Basile et Carlos.

Il participa activement à la préparation du Festival OUIDAH 92, Route de l’Esclave. En outre, il a gratifié les festivaliers de trois concerts, toujours en 1992. En 1998, Nel lança un nouvel Album : « Baby Girl ». En 2004 , s’est tenu à Cotonou, dans le courant du mois de novembre, la première édition du Grand Concours de la Chanson Francophone d’Afrique (AFRIVISION). Toutes les 12 Artistes candidats en compétition ont été placés sous la Direction Artistique de NEL OLIVER qui s’est chargé de les enregistrer dans son studio. En 2005, pour sensibiliser tous les peuples à la paix, il lance l’« Hymne à la Conférence Nationale » sortie en single depuis Février dernier. En 2006, il sort un single en « Hommage à Gnonnas Pedro ».

Nel Oliver est le Président de l’Association des Musiciens et Chanteurs du Bénin (A.M.C.B.) Il est le Président Fondateur du Comité Béninois de Lutte contre la Piraterie (CO.BE.CO.P) Il est aussi le Président Fondateur du Collectif des Associations d’Artistes du Bénin (C.A.A.B.) qui est en fait l’ancêtre de l’actuelle Fédération des Associations d’Artistes du Bénin (FAABEN). Nel Oliver est le Premier Vice-Président de l’OMB (Organisation des Musiciens du Bénin), une organisation à caractère syndicale devenue F.M.B. (Fédération des Musiciens du Bénin) dont il en est le Président du Conseil Fédéral. Il est également membre de la Commission Nationale de Lutte contre la Piraterie (C.N.L.P). Nel a reçu plusieurs autres distinctions honorifiques :

• En 1993, Nel Oliver fut nommé Ambassadeur des Affaires Culturelles de l’URTNA (Union des Radios et des Télévisions d’Afrique) pour sa contribution à la promotion de la musique africaine dans le monde et ses efforts pour une meilleure entente entre les peuples. Sa chanson “Upheaval” où il dénonçait l’Apartheïd avec des paroles incitant au rapprochement et à l’union des peuples, fait alors le tour du monde.

• En 1995, il fut élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du Bénin, par le président de la République pour les actions qu’il ne cesse de mener en faveur de la défense de la culture de son pays, le Bénin. • En 1997, il reçoit un Prix Spécial au “Premier Festival Afrique-Caraïbe” à Paris. • Le 16 Novembre de cette même année, il reçoit le Black Entertainment Award (Celebration of Excellence in Culture) au Nigéria pour le thème de son œuvre en faveur de la paix et du rapprochement entre les peuples : « Upheaval »

• En 1998, un trophée « NGWOMO AFRICA » lui a été décerné. • La même année, il fut nominé aux KORA’98 • Une fois de plus en 1998, Nel emporta un trophée : Benin Golden Award (BGA), celui de la catégorie Meilleure Musique Moderne d’Inspiration Traditionnelle

• En 1999, il reçoit le deuxième prix de la Chanson francophone en Polynésie • La même année, Nel Oliver reçoit le trophée du Meilleur Vidéogramme Masculin au « Benin Golden Awards » (BGA)

• En Janvier 2005, il reçoit de la part du Comité d’Organisation d’AFRIVISION (Grand Concours de la Chanson Francophone d’Afrique) un trophée en reconnaissance de la qualité du travail de Direction Artistique et Technique qu’il a abattu pour la réussite de cet événement. …

• Le 27 Octobre 2006, il reçoit un Trophée HOKAN : Artiste Meilleur Etat d’Esprit.

• Le 23 Novembre 2008, il reçoit un autre Trophée HOKAN en récompense de la qualité de son parcours, de sa carrière musicale. Nota : NEL OLIVER est un amoureux des œuvres sociales :

• Il co-parraina en 2006 la soirée «Be A Part of It » avec la ministre des affaires étrangères du gouvernement d’alors.

• Et tous les ans, depuis 2005, il milite pour la cause du TELETHON aux côté du Ministère de la Santé Publique pour collecter des fonds afin de soigner et prendre en charge les malades du SIDA, de la Tuberculose, du Paludisme et depuis 2007 sensibiliser les populations à donner un peu de leur sang pour sauver des vies humaines.

Culture Bénin : Jospinto

Né le 23 février 1965 et artiste musicien béninois de la salsa, Jospinto est titulaire d’un Baccalauréat et déclarant en douane à la base. Il est marié et père de quatre enfants. A part le Français, il pratique des langues nationales béninoises comme le Fon, le Goun, le Yoruba et le Mina.

Son talent musical se concrétise avec une appartenance à un nombre important de chorales et d’orchestres, au Bénin et à l’étranger. Dans la pratique de la chanson, il reçoit pas moins de neuf distinctions, dont la toute première le fait connaître aux mélomanes béninois : ’’Révélations 93’’, du Ministère de la Culture du Bénin, en 1993.

Tout compte fait, il a participé à plus de 200 concerts, au Bénin, dans la sous-région et au plan international; il partage la scène avec d’autres artistes de renom : Sagbohan Danialou, Nel Oliver, Tohon Stan, Monique Séka, Meiway, Chantal Taïba, Afia Mala, Bailly Spinto, notamment. Avec le Groupe ’’Africando’’, Jospinto fera parler de lui, incessamment, à travers sa participation au prochain album de cet ensemble d’artistes salseros.

Il mène aussi une vie associative ; entrepreneur culturel, il est à l’origine de la création de l’Association ’’Agogbé’’ des mélomanes de la Salsa. Il est le 1er Organisateur du Bureau de la Fédération des Musiciens du Bénin (FMB).

Culture Bénin : Nel Oliver

Né le 17 décembre 1948, Nel Oliver, de son vrai nom AHOUNOU G. F. Noël est ce qu’on peut appeler un Artiste accompli. Il est Auteur Compositeur, Arrangeur, Ingénieur du Son, Directeur Artistique et Producteur. Il est de nationalité franco-béninoise.

Dès l’âge de 14 ans, il intégra le « Ry-Da Jazz de la Capitale », l’Orchestre de son frère aîné, comme guitariste – chanteur. Le groupe animait ici et là au Bénin mais aussi dans la sous région. En 1967, Nel Oliver s’installa en France. Il tourna avec plusieurs groupes de Rock n Roll, de Musique Africaine et de Rythm & Blues avant de décider de commencer une carrière solo. C’est ainsi qu’en 1973, il produit et réalise son tout premier 45 tours : « Let my music take you » que distribua DECCA sous le label FIESTA. Suivra, quelques deux années plus tard, un maxi 45 tours : « I’m looking for myself ». Insatisfait, de ces premières productions, Nel Oliver suivra des cours : cinq années de cours théoriques et pratiques qui le mèneront dans de nombreux Studios d’Enregistrements en France et en Angleterre.

En 1981, il devient ainsi le tout premier Ingénieur du Son d’origine africaine. Il installa de toutes pièces son tout premier studio d’Enregistrement : SPADE MUSIC qui rapidement, devient la plaque tournante de la musique black à Paris. On y voyait de grosses pointures de la Musique Africaine et Antillaise comme Jocelyne Béroard, Manu Dibango, Papa Wemba, ABETI Massikini, M’BAMINA, Toum Black, Ipomen, Cassiri, Touré Kounda, le groupe Zaïko, Franco, Tim et Foti, les musiciens de Kassav (Jean-Claude Naimro, Claude Vamur…), Docteur Nico, KANDA Bongo Man … qui ne juraient que par le savoir faire de ce digne fils du Bénin qui fait la fierté de l’AFRIQUE. C’est d’ailleurs dans son studio à Paris qu’il produit, sous le label CBS, en 1981 « In the heart of the ghetto » qui, au bout de deux semaines, était déjà au sommet des Hit Parades en France. Il fut sollicité par la suite en 1984 à l’I.A.D. de Brazzaville au Congo où il réalisa le dernier album des M’Bamina. Ensuite, ce fut le tour de l’O.TO.DI. de Lomé (Togo) où il réalisa, 1985, un album pour ABETI Massikini. Le gouvernement togolais lui demande alors de poursuivre ses réalisations à l’O.TO.DI sous le label Africa New Sound. C’est ainsi qu’il y réalisa son Maxi 45 tours « Tobolo » qui lui permit de renouer avec le public africain. Ensuite suivra “Edjèka Chiré”. Dans le même temps, Nel produit les albums de Docteur Nico, de Johnny Bokelo, de Mayaoula et des Redoutables d’Abeti. En 1987, il installe son Studio d’Enregistrement, devenu le plus performant du Bénin et une véritable référence dans la sous-région, eu égard à la qualité des œuvres qui en sortent. En plus du NEL OLIVER STUDIO, son label de distribution : AFRICA DISTRIBUTION prend le relai et lui permet de rendre disponible les produits de son catalogue. Une fois bien installé, NEL OLIVER se lance dans la production d’Artistes, histoire de mettre à leur disposition, son savoir-faire et l’expérience qu’il a aquis en Occident. C’est ainsi qu’on compte parmi les artistes qu’il a produit : Sagbohan Danialou, Prince Adé Oyé, Anafi Alao, Adjassa, Amagnon Koumagnon, Madou, Kinmagnon Agbéhounkpan, Gankpon Gbessè, Martin Hod, Abdallah, Castella AYILO, Dalina Pep’S, Anna TEKO, Giro … En 1988, il sort l’Album « Upheaval – Wadjo » qui fut et demeure un véritable succès. En 1989, Nel Oliver a été sollicité par Antenne 88 pour participer à la Tournée des Quotidiens du Sud-Ouest, en France, avec la Bande à Basile et Carlos.

Il participa activement à la préparation du Festival OUIDAH 92, Route de l’Esclave. En outre, il a gratifié les festivaliers de trois concerts, toujours en 1992. En 1998, Nel lança un nouvel Album : « Baby Girl ». En 2004 , s’est tenu à Cotonou, dans le courant du mois de novembre, la première édition du Grand Concours de la Chanson Francophone d’Afrique (AFRIVISION). Toutes les 12 Artistes candidats en compétition ont été placés sous la Direction Artistique de NEL OLIVER qui s’est chargé de les enregistrer dans son studio. En 2005, pour sensibiliser tous les peuples à la paix, il lance l’« Hymne à la Conférence Nationale » sortie en single depuis Février dernier. En 2006, il sort un single en « Hommage à Gnonnas Pedro ».

Nel Oliver est le Président de l’Association des Musiciens et Chanteurs du Bénin (A.M.C.B.) Il est le Président Fondateur du Comité Béninois de Lutte contre la Piraterie (CO.BE.CO.P) Il est aussi le Président Fondateur du Collectif des Associations d’Artistes du Bénin (C.A.A.B.) qui est en fait l’ancêtre de l’actuelle Fédération des Associations d’Artistes du Bénin (FAABEN). Nel Oliver est le Premier Vice-Président de l’OMB (Organisation des Musiciens du Bénin), une organisation à caractère syndicale devenue F.M.B. (Fédération des Musiciens du Bénin) dont il en est le Président du Conseil Fédéral. Il est également membre de la Commission Nationale de Lutte contre la Piraterie (C.N.L.P). Nel a reçu plusieurs autres distinctions honorifiques :

• En 1993, Nel Oliver fut nommé Ambassadeur des Affaires Culturelles de l’URTNA (Union des Radios et des Télévisions d’Afrique) pour sa contribution à la promotion de la musique africaine dans le monde et ses efforts pour une meilleure entente entre les peuples. Sa chanson “Upheaval” où il dénonçait l’Apartheïd avec des paroles incitant au rapprochement et à l’union des peuples, fait alors le tour du monde.

• En 1995, il fut élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du Bénin, par le président de la République pour les actions qu’il ne cesse de mener en faveur de la défense de la culture de son pays, le Bénin. • En 1997, il reçoit un Prix Spécial au “Premier Festival Afrique-Caraïbe” à Paris. • Le 16 Novembre de cette même année, il reçoit le Black Entertainment Award (Celebration of Excellence in Culture) au Nigéria pour le thème de son œuvre en faveur de la paix et du rapprochement entre les peuples : « Upheaval »

• En 1998, un trophée « NGWOMO AFRICA » lui a été décerné. • La même année, il fut nominé aux KORA’98 • Une fois de plus en 1998, Nel emporta un trophée : Benin Golden Award (BGA), celui de la catégorie Meilleure Musique Moderne d’Inspiration Traditionnelle

• En 1999, il reçoit le deuxième prix de la Chanson francophone en Polynésie • La même année, Nel Oliver reçoit le trophée du Meilleur Vidéogramme Masculin au « Benin Golden Awards » (BGA)

• En Janvier 2005, il reçoit de la part du Comité d’Organisation d’AFRIVISION (Grand Concours de la Chanson Francophone d’Afrique) un trophée en reconnaissance de la qualité du travail de Direction Artistique et Technique qu’il a abattu pour la réussite de cet événement. …

• Le 27 Octobre 2006, il reçoit un Trophée HOKAN : Artiste Meilleur Etat d’Esprit.

• Le 23 Novembre 2008, il reçoit un autre Trophée HOKAN en récompense de la qualité de son parcours, de sa carrière musicale. Nota : NEL OLIVER est un amoureux des œuvres sociales :

• Il co-parraina en 2006 la soirée «Be A Part of It » avec la ministre des affaires étrangères du gouvernement d’alors.

• Et tous les ans, depuis 2005, il milite pour la cause du TELETHON aux côté du Ministère de la Santé Publique pour collecter des fonds afin de soigner et prendre en charge les malades du SIDA, de la Tuberculose, du Paludisme et depuis 2007 sensibiliser les populations à donner un peu de leur sang pour sauver des vies humaines.

Culture Bénin : Jospinto

Né le 23 février 1965 et artiste musicien béninois de la salsa, Jospinto est titulaire d’un Baccalauréat et déclarant en douane à la base. Il est marié et père de quatre enfants. A part le Français, il pratique des langues nationales béninoises comme le Fon, le Goun, le Yoruba et le Mina.

Son talent musical se concrétise avec une appartenance à un nombre important de chorales et d’orchestres, au Bénin et à l’étranger. Dans la pratique de la chanson, il reçoit pas moins de neuf distinctions, dont la toute première le fait connaître aux mélomanes béninois : ’’Révélations 93’’, du Ministère de la Culture du Bénin, en 1993.

Tout compte fait, il a participé à plus de 200 concerts, au Bénin, dans la sous-région et au plan international; il partage la scène avec d’autres artistes de renom : Sagbohan Danialou, Nel Oliver, Tohon Stan, Monique Séka, Meiway, Chantal Taïba, Afia Mala, Bailly Spinto, notamment. Avec le Groupe ’’Africando’’, Jospinto fera parler de lui, incessamment, à travers sa participation au prochain album de cet ensemble d’artistes salseros.

Il mène aussi une vie associative ; entrepreneur culturel, il est à l’origine de la création de l’Association ’’Agogbé’’ des mélomanes de la Salsa. Il est le 1er Organisateur du Bureau de la Fédération des Musiciens du Bénin (FMB).