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jeudi 4 juin 2015

Football: dix scandales à la Fifa qui en disent long

La Coupe du monde au Qatar, la faillite d’ISL, des opposants écartés et des scandales de corruption… une longue liste d’affaires ont émaillé la Fédération internationale de football que le Suisse Joseph Blatter dirigeait depuis 1998. 

1999. Des élections truquées? Après près de 20 ans à gravir les échelons, Joseph « Sepp » Blatter atteint son Graal en 1998 en battant son mentor le Brésilien Joao Havelange, alors patron du foot mondial depuis 24 ans, à la présidence de la Fifa. « Tu as créé un monstre », lui lance alors son rival battu alors que la presse britannique évoque un scrutin truqué. En vain. Le Suisse obtient gain de cause devant la justice.

2001. La faillite d’ISL. Au tournant des années 2000, International Sport and Leisure (ISL) règne en maître sur le petit monde du football. En mai 2001, cette société suisse de marketing sportif qui gérait en exclusivité les droits de retransmissions de la Coupe du monde, en plus des contrats commerciaux de la Fifa, est déclarée en faillite. Une longue enquête suisse éclabousse l’instance dirigeante du football mondial, à commencer par Joao Havelange et son gendre Ricardo Texeira, alors président de la Fédération brésilienne. Au total, près de 40 millions d’euros de pots-de-vin auraient été versés.

2006. Mastercard voit rouge. Le Français Jérôme Valcke, qui n’est alors que le directeur marketing de la Fifa, est écarté après une affaire de contrat litigieux concernant les compagnies rivales de cartes bancaires, Mastercard et Visa. Six mois plus tard, Valcke est pourtant rappelé et nommé Secrétaire général de la Fifa.

2010. Le Nigérian Adamu dans la tourmente. En 2010, le Nigérian Amos Adamu, ponte de la Fifa, et le Tahitien Reynald Temarii, président de la Confédération d’Océanie, sont suspendus pour avoir contrevenu au code d’éthique sur des soupçons de corruption dans les attributions des Mondiaux 2018 et 2022. Ils auraient ainsi reçu un million et demi de dollars de dons pour leurs fédérations en échange d’un vote en faveur du Qatar. Le Tunisien Slim Aloulou, président de la Chambre de Résolution des Litiges et membre de la Commission du Statut du Joueur, le Malien Amadou Diakité, membre de la Commission des Arbitre, le Botswanais Ismael Bhamjee, membre d’honneur de la CAF, sont également sanctionnés.

2011. Bin Hammam s’oppose à Blatter. Il ne fait pas bon s’en prendre à Blatter. Membre du comité exécutif de 1996 à 2011, le Qatarien Mohammed Bin Hamman se présente face au Suisse lors de l’élection à la présidence de la Fifa en 2011. Avant le vote, la commission d’éthique de la Fifa ouvre une procédure contre lui et Jack Warner, président de la Concacaf (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes) et à ce titre vice-président de la Fifa. Bin Hamman, qui est aussi président de la Confédération asiatique (AFC) rétorque par une procédure contre Blatter avant de se retirer le lendemain et d’être radié à vie le surlendemain. Reconnu coupable de corruption et d’achat de voix, Bin Hamman voit sa peine annulée par le Tribunal arbitral du sport, fautes de « charges suffisantes » mais reste banni à vie par la Fifa pour des malversations au sein de l’AFC.

2011. Des matches arrangés?  Au coeur de l’été, le New York Times déclenche une nouvelle polémique en révélant des détournements de fonds et une corruption latente au sein de la Fifa mais aussi l’existence de matches truqués au profit des bookmakers. Un Estonie-Bulgarie aurait ainsi reçu de nombreux paris sur le nombre de buts alors que des sommes investies pour l’organisation du Brésil-Portugal auraient disparues dans la nature.

2014. Trafic de billets. En plein coeur de la Coupe du monde brésilienne, une nouvelle affaire éclate. Mohamadou Lamine Fofana, membre de la Fifa, ainsi que Ray Whelan, directeur Match Hospitality, sont arrêtés par la police dans le cadre d’un vastre trafic de billets de matches qui pèse 70 millions de dollars et date des quatre derniers Mondiaux. Match Hospitality, prestataire exclusif de la Fifa, appartient à la société suisse Infront Sports and Media, dirigée par Philippe Blatter, le neveu de Sepp Blatter.

2014. Michael Garcia claque la porte. En débarquant dans la Fifa, Michael Garcia est un enquêteur reconnu, ancien procureur fédéral américain. Moins de deux ans après son arrivée, et après un rapport amplement modifié sur les soupçons de corruption qui pèsent sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, Garcia démissionne de son poste de président de la chambre d’instruction du comité d’éthique le 17 décembre 2014, justifiant sa décision par un sentiment d’impuissance.

2015. Corruption africaine. L’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar soulève bien des questions. Le feuilleton début dès 2010 avec la suspension du Tahitien Reynald Temarii et le Nigérian Amos Adamu pour achat de voix. Selon Phaedra Almajid, ex-employée de la candidature qatari, trois dirigeants du continent se seraient vu offrir des « encouragements » de 1,5 million de dollars: Adamu, donc, ainsi que l’Ivoirien Jacques Amouma et le Camerounais Issa Hayatou, toujours président de la Confédération africaine.

2015. Une semaine pour tout changer. Le 27 mai, deux jours avant l’élection du président de la Fifa, les justices américaine et suisse passent à l’offensive en procédant à l’arrestation de sept hauts responsables de l’instance mondiale, impliqués dans différentes affaires de corruption et de blanchiment d’argent. Sepp Blatter est bien élu pour un cinquième mandat malgré le scandale. Dans la foulée, alors que le Sud-Africain Danny Jordaan a reconnu avoir versé 10 millions de dollars à la Concacaf, Jérôme Valcke est une nouvelle fois mis en cause. Cette fois, le Secrétaire général est soupçonné d’avoir transféré cette somme sur des comptes gérés par Jack Warner, ex-vice-président de la Fifa. Quelques heures après ses révélations du New York Times, Blatter annonce sa démission.

Nigeria : des gradés de l’armée auteurs de crimes de guerre, selon Amnesty International

Les hauts gradés de l’armée sont dans le collimateur d’Amnesty International. En effet, l’organisation, dans un rapport rendu public, ce mercredi, appelle la Cour pénale internationale à lancer des poursuites pour crimes de guerre contre des hauts gradés de l’armée nigériane impliqués dans la lutte contre Boko Haram.

Amnesty International mène une véritable lutte contre les crimes de guerre au Nigeria. Dans son rapport, l’organisation démontre que les militaires nigérians ont arrêté près de 20 000 jeunes hommes sans aucune preuve de lien avec le groupe terroriste Boko Haram. Ces jeunes ont été détenus arbitrairement, plusieurs milliers d’entre eux ont trouvé la mort. Face à ce rapport édifiant, Amnesty International appelle la CPI à lancer des poursuites contre ces militaires de l’armée.

Le document prénommé “Des galons sur les épaules, du sang sur les mains”, a été fait sur la base de plusieurs entretiens, essentiellement avec des membres des forces armées nigérianes. Par ailleurs, pour réaliser son rapport, Amnesty International a pu se procurer des documents du ministère nigérian de la Défense. Ce rapport stipule que « les forces armées nigérianes ont procédé à plus de 1200 exécutions extrajudiciaires, elles ont arrêté, de manière arbitraire, au moins 20 000 personnes, en grande majorité de jeunes hommes et des adolescents, et ont commis d’innombrables actes de torture ».

Amnesty International va encore plus loin en désignant les cinq hauts gradés de l’armée en charge des opérations dans le nord-est du Nigeria, depuis 2012, et deux chefs d’état-major de l’armée et de chefs de l’état-major de la Défense dont la responsabilité individuelle et hiérarchique serait engagée et devraient faire l’objet d’une enquête. L’organisation a remis les noms de ces gradés à la Cour pénale internationale.

Dès la publication de ce rapport, l’armée a réfuté avec fermeté ces accusations. En effet, dans un communiqué, le porte-parole de l’armée nigériane, Chris Olukolade, accuse l’organisation « de vouloir servir des intérêts politiques avec ce rapport partisan et inventé, et a soutenu qu’aucune accusation n’a été étayée de preuves suffisantes contre ceux qu’Amnesty International cherche tant à condamner ».

Le Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, en visite au Niger, a promis d’examiner le rapport en précisant que « le gouvernement ne ménagera pas sa peine pour promouvoir l’Etat de droit et s’occuper de tous les cas de violations des droits de l’Homme ».

Viols en Centrafrique : l’ONU ouvre une enquête, la France déclassifie

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la manière dont le dossier a été mené en interne tandis que la France a indiqué avoir déclassifié l’investigation menée par le ministère français de la Défense.

Le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Stéphane Dujarric, a indiqué qu’une enquête externe indépendante sera lancée prochainement sur les viols d’enfants en Centrafrique par des soldats français, tchadiens et équato-guinéens, rapporte Le Figaro.

Cette enquête va être l’occasion d’évaluer « un large éventail de questions systémiques liées à la façon dont l’ONU traite des informations graves de ce type », selon un communiqué de l’institution onusienne.

Lenteur et inaction

L’affaire avait été révélée au grand jour par The Guardian, le 29 avril dernier : la France avait lancé une enquête, depuis juillet 2014, à l’encontre de soldats français accusés de viols sur mineurs en Centrafrique.

De nombreuses critiques s’étaient élevées à l’encontre de l’ONU notamment pour sa lenteur à avancer sur le dossier une fois les témoignages recueillis, pour avoir sanctionné temporairement le fonctionnaire de l’institution qui avait transmis le dossier à la France.

Déclassification

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a décidé la déclassification de l’enquête menée par son ministère. Elle ne devrait pas apporter de révélations sur cette affaire. Elle visait à déterminer les éventuelles erreurs au sein de la chaîne hiérarchique.

Près de 14 soldats français, des tchadiens et des équato-guinéens ont été accusés de viols par des témoignages d’enfants à Bangui, dans la capitale centrafricaine.

Football: dix scandales à la Fifa qui en disent long

La Coupe du monde au Qatar, la faillite d’ISL, des opposants écartés et des scandales de corruption… une longue liste d’affaires ont émaillé la Fédération internationale de football que le Suisse Joseph Blatter dirigeait depuis 1998. 

1999. Des élections truquées? Après près de 20 ans à gravir les échelons, Joseph « Sepp » Blatter atteint son Graal en 1998 en battant son mentor le Brésilien Joao Havelange, alors patron du foot mondial depuis 24 ans, à la présidence de la Fifa. « Tu as créé un monstre », lui lance alors son rival battu alors que la presse britannique évoque un scrutin truqué. En vain. Le Suisse obtient gain de cause devant la justice.

2001. La faillite d’ISL. Au tournant des années 2000, International Sport and Leisure (ISL) règne en maître sur le petit monde du football. En mai 2001, cette société suisse de marketing sportif qui gérait en exclusivité les droits de retransmissions de la Coupe du monde, en plus des contrats commerciaux de la Fifa, est déclarée en faillite. Une longue enquête suisse éclabousse l’instance dirigeante du football mondial, à commencer par Joao Havelange et son gendre Ricardo Texeira, alors président de la Fédération brésilienne. Au total, près de 40 millions d’euros de pots-de-vin auraient été versés.

2006. Mastercard voit rouge. Le Français Jérôme Valcke, qui n’est alors que le directeur marketing de la Fifa, est écarté après une affaire de contrat litigieux concernant les compagnies rivales de cartes bancaires, Mastercard et Visa. Six mois plus tard, Valcke est pourtant rappelé et nommé Secrétaire général de la Fifa.

2010. Le Nigérian Adamu dans la tourmente. En 2010, le Nigérian Amos Adamu, ponte de la Fifa, et le Tahitien Reynald Temarii, président de la Confédération d’Océanie, sont suspendus pour avoir contrevenu au code d’éthique sur des soupçons de corruption dans les attributions des Mondiaux 2018 et 2022. Ils auraient ainsi reçu un million et demi de dollars de dons pour leurs fédérations en échange d’un vote en faveur du Qatar. Le Tunisien Slim Aloulou, président de la Chambre de Résolution des Litiges et membre de la Commission du Statut du Joueur, le Malien Amadou Diakité, membre de la Commission des Arbitre, le Botswanais Ismael Bhamjee, membre d’honneur de la CAF, sont également sanctionnés.

2011. Bin Hammam s’oppose à Blatter. Il ne fait pas bon s’en prendre à Blatter. Membre du comité exécutif de 1996 à 2011, le Qatarien Mohammed Bin Hamman se présente face au Suisse lors de l’élection à la présidence de la Fifa en 2011. Avant le vote, la commission d’éthique de la Fifa ouvre une procédure contre lui et Jack Warner, président de la Concacaf (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes) et à ce titre vice-président de la Fifa. Bin Hamman, qui est aussi président de la Confédération asiatique (AFC) rétorque par une procédure contre Blatter avant de se retirer le lendemain et d’être radié à vie le surlendemain. Reconnu coupable de corruption et d’achat de voix, Bin Hamman voit sa peine annulée par le Tribunal arbitral du sport, fautes de « charges suffisantes » mais reste banni à vie par la Fifa pour des malversations au sein de l’AFC.

2011. Des matches arrangés?  Au coeur de l’été, le New York Times déclenche une nouvelle polémique en révélant des détournements de fonds et une corruption latente au sein de la Fifa mais aussi l’existence de matches truqués au profit des bookmakers. Un Estonie-Bulgarie aurait ainsi reçu de nombreux paris sur le nombre de buts alors que des sommes investies pour l’organisation du Brésil-Portugal auraient disparues dans la nature.

2014. Trafic de billets. En plein coeur de la Coupe du monde brésilienne, une nouvelle affaire éclate. Mohamadou Lamine Fofana, membre de la Fifa, ainsi que Ray Whelan, directeur Match Hospitality, sont arrêtés par la police dans le cadre d’un vastre trafic de billets de matches qui pèse 70 millions de dollars et date des quatre derniers Mondiaux. Match Hospitality, prestataire exclusif de la Fifa, appartient à la société suisse Infront Sports and Media, dirigée par Philippe Blatter, le neveu de Sepp Blatter.

2014. Michael Garcia claque la porte. En débarquant dans la Fifa, Michael Garcia est un enquêteur reconnu, ancien procureur fédéral américain. Moins de deux ans après son arrivée, et après un rapport amplement modifié sur les soupçons de corruption qui pèsent sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, Garcia démissionne de son poste de président de la chambre d’instruction du comité d’éthique le 17 décembre 2014, justifiant sa décision par un sentiment d’impuissance.

2015. Corruption africaine. L’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar soulève bien des questions. Le feuilleton début dès 2010 avec la suspension du Tahitien Reynald Temarii et le Nigérian Amos Adamu pour achat de voix. Selon Phaedra Almajid, ex-employée de la candidature qatari, trois dirigeants du continent se seraient vu offrir des « encouragements » de 1,5 million de dollars: Adamu, donc, ainsi que l’Ivoirien Jacques Amouma et le Camerounais Issa Hayatou, toujours président de la Confédération africaine.

2015. Une semaine pour tout changer. Le 27 mai, deux jours avant l’élection du président de la Fifa, les justices américaine et suisse passent à l’offensive en procédant à l’arrestation de sept hauts responsables de l’instance mondiale, impliqués dans différentes affaires de corruption et de blanchiment d’argent. Sepp Blatter est bien élu pour un cinquième mandat malgré le scandale. Dans la foulée, alors que le Sud-Africain Danny Jordaan a reconnu avoir versé 10 millions de dollars à la Concacaf, Jérôme Valcke est une nouvelle fois mis en cause. Cette fois, le Secrétaire général est soupçonné d’avoir transféré cette somme sur des comptes gérés par Jack Warner, ex-vice-président de la Fifa. Quelques heures après ses révélations du New York Times, Blatter annonce sa démission.

Nigeria : des gradés de l’armée auteurs de crimes de guerre, selon Amnesty International

Les hauts gradés de l’armée sont dans le collimateur d’Amnesty International. En effet, l’organisation, dans un rapport rendu public, ce mercredi, appelle la Cour pénale internationale à lancer des poursuites pour crimes de guerre contre des hauts gradés de l’armée nigériane impliqués dans la lutte contre Boko Haram.

Amnesty International mène une véritable lutte contre les crimes de guerre au Nigeria. Dans son rapport, l’organisation démontre que les militaires nigérians ont arrêté près de 20 000 jeunes hommes sans aucune preuve de lien avec le groupe terroriste Boko Haram. Ces jeunes ont été détenus arbitrairement, plusieurs milliers d’entre eux ont trouvé la mort. Face à ce rapport édifiant, Amnesty International appelle la CPI à lancer des poursuites contre ces militaires de l’armée.

Le document prénommé “Des galons sur les épaules, du sang sur les mains”, a été fait sur la base de plusieurs entretiens, essentiellement avec des membres des forces armées nigérianes. Par ailleurs, pour réaliser son rapport, Amnesty International a pu se procurer des documents du ministère nigérian de la Défense. Ce rapport stipule que « les forces armées nigérianes ont procédé à plus de 1200 exécutions extrajudiciaires, elles ont arrêté, de manière arbitraire, au moins 20 000 personnes, en grande majorité de jeunes hommes et des adolescents, et ont commis d’innombrables actes de torture ».

Amnesty International va encore plus loin en désignant les cinq hauts gradés de l’armée en charge des opérations dans le nord-est du Nigeria, depuis 2012, et deux chefs d’état-major de l’armée et de chefs de l’état-major de la Défense dont la responsabilité individuelle et hiérarchique serait engagée et devraient faire l’objet d’une enquête. L’organisation a remis les noms de ces gradés à la Cour pénale internationale.

Dès la publication de ce rapport, l’armée a réfuté avec fermeté ces accusations. En effet, dans un communiqué, le porte-parole de l’armée nigériane, Chris Olukolade, accuse l’organisation « de vouloir servir des intérêts politiques avec ce rapport partisan et inventé, et a soutenu qu’aucune accusation n’a été étayée de preuves suffisantes contre ceux qu’Amnesty International cherche tant à condamner ».

Le Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, en visite au Niger, a promis d’examiner le rapport en précisant que « le gouvernement ne ménagera pas sa peine pour promouvoir l’Etat de droit et s’occuper de tous les cas de violations des droits de l’Homme ».

Viols en Centrafrique : l’ONU ouvre une enquête, la France déclassifie

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la manière dont le dossier a été mené en interne tandis que la France a indiqué avoir déclassifié l’investigation menée par le ministère français de la Défense.

Le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Stéphane Dujarric, a indiqué qu’une enquête externe indépendante sera lancée prochainement sur les viols d’enfants en Centrafrique par des soldats français, tchadiens et équato-guinéens, rapporte Le Figaro.

Cette enquête va être l’occasion d’évaluer « un large éventail de questions systémiques liées à la façon dont l’ONU traite des informations graves de ce type », selon un communiqué de l’institution onusienne.

Lenteur et inaction

L’affaire avait été révélée au grand jour par The Guardian, le 29 avril dernier : la France avait lancé une enquête, depuis juillet 2014, à l’encontre de soldats français accusés de viols sur mineurs en Centrafrique.

De nombreuses critiques s’étaient élevées à l’encontre de l’ONU notamment pour sa lenteur à avancer sur le dossier une fois les témoignages recueillis, pour avoir sanctionné temporairement le fonctionnaire de l’institution qui avait transmis le dossier à la France.

Déclassification

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a décidé la déclassification de l’enquête menée par son ministère. Elle ne devrait pas apporter de révélations sur cette affaire. Elle visait à déterminer les éventuelles erreurs au sein de la chaîne hiérarchique.

Près de 14 soldats français, des tchadiens et des équato-guinéens ont été accusés de viols par des témoignages d’enfants à Bangui, dans la capitale centrafricaine.

Les investissements directs étrangers en Afrique ont augmenté de 136%, selon un rapport publié par EY

Le cabinet international de services aux professionnels Ernst &Young Global Limited ( E&Y) basé à Londres a publié ce mardi un rapport sur l’attractivité de l’Afrique ce mardi 02 mai 2015 à Johanesbourg. De ce rapport, il ressort que les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique ont fait un bond de 128 milliards de dollars en 2014, soit une augmentation de 136%, en une année. Ce chiffre constitue un record depuis 5 ans.

Cette enquête combine une analyse des données sur les flux d’investissements directs étrangers vers l’Afrique depuis 2003, ainsi qu’une enquête d’opinion menée auprès de 500 dirigeants d’affaires internationaux de plus de 30 pays.

Selon le rapport, la part de l’Afrique dans le total des projets a certes baissé de 8,4% en 2014, mais  reste néanmoins supérieure aux niveaux d’avant 2008.

«Au cours de l’année écoulée, l’Afrique a subi des facteurs négatifs plus importants que les années précédentes. En conséquence, la croissance économique de cette année sera probablement la plus faible des cinq années écoulées, en raison de l’impact de la baisse des cours pétroliers sur les économies nigériane et angolaise, du fléchissement des autres cours des matières premières, et du ralentissement de la croissance sud- africaine », a déclaré Ajen Sita, directeur général d’E&Y Afrique. « Cependant, la croissance économique reste solide sur l’ensemble du continent », a-t-il observé.

Le rapport indique que  les créations d’emplois générées par les investissements ont également bondi de 68%, avec 188.400 nouveaux postes créés au niveau du continent.

« La croissance économique de la région d’Afrique sub-saharienne restera la deuxième plus rapide des régions du monde cette année, puisqu’elle comporte 22 pays affichant un taux de croissance de 5% ou supérieur », fait remarquer M. Sita.

Dans cette région de l’Afrique, des économies importantes comme l’Afrique du Sud, l’Angola, le Nigeria, le Ghana et le Kenya ont reçu un nombre de projets plus réduit qu’en 2013, néanmoins la valeur moyenne de chacun des projets dans la région a pratiquement doublé, passant de 67,8 millions de dollars en 2013 à 174,5 millions de dollars par projet en 2014.

De leur côté, le Mozambique et l’Éthiopie ont été les principales vedettes de cette tendance, attirant des flux de projets d’investissement en forte hausse (88,2 % et 47,1% respectivement).

Par ailleurs, l’Afrique du Sud est la destination la plus appréciée pour les projets d’investissements directs étrangers sur le long terme, attirant près deux fois plus de projets que tout autre pays africain au cours des cinq dernières années.

En Afrique du Nord, les investisseurs étrangers reprennent leur intérêt, notamment en Egypte et au Maroc. En 2014, les investissements directs étrangers accueillis par cette sous-région ont augmenté de 22,2% par rapport à l’année précédente, et représentaient un peu plus de la moitié ( 51%) des flux de capitaux  de l’Afrique, contre à peine 19,1% en 2013, indique l’enquête.   Le nombre d’emplois créés grâce aux investissements directs étrangers dans la région a plus que triplé pour atteindre près de 80.000.

Les 500 chefs d’entreprises dans plus de 30 pays rencontrés au cours de cette enquête ont fait part de leur point de vue concernant le potentiel du marché africain. Il en ressort que la perception de l’attractivité de l’Afrique a été légèrement détériorée au cours de l’année écoulée.

Cependant l’enquête laisse une marge d’espoir sur les capacités du continent à susciter l’intérêt dans les jours à venir. 69% des investisseurs interrogés par EY ont affirmé que l’Afrique est un continent intéressant pour faire des affaires dans les prochaines années.

Les investissements directs étrangers en Afrique ont augmenté de 136%, selon un rapport publié par EY

Le cabinet international de services aux professionnels Ernst &Young Global Limited ( E&Y) basé à Londres a publié ce mardi un rapport sur l’attractivité de l’Afrique ce mardi 02 mai 2015 à Johanesbourg. De ce rapport, il ressort que les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique ont fait un bond de 128 milliards de dollars en 2014, soit une augmentation de 136%, en une année. Ce chiffre constitue un record depuis 5 ans.

Cette enquête combine une analyse des données sur les flux d’investissements directs étrangers vers l’Afrique depuis 2003, ainsi qu’une enquête d’opinion menée auprès de 500 dirigeants d’affaires internationaux de plus de 30 pays.

Selon le rapport, la part de l’Afrique dans le total des projets a certes baissé de 8,4% en 2014, mais  reste néanmoins supérieure aux niveaux d’avant 2008.

«Au cours de l’année écoulée, l’Afrique a subi des facteurs négatifs plus importants que les années précédentes. En conséquence, la croissance économique de cette année sera probablement la plus faible des cinq années écoulées, en raison de l’impact de la baisse des cours pétroliers sur les économies nigériane et angolaise, du fléchissement des autres cours des matières premières, et du ralentissement de la croissance sud- africaine », a déclaré Ajen Sita, directeur général d’E&Y Afrique. « Cependant, la croissance économique reste solide sur l’ensemble du continent », a-t-il observé.

Le rapport indique que  les créations d’emplois générées par les investissements ont également bondi de 68%, avec 188.400 nouveaux postes créés au niveau du continent.

« La croissance économique de la région d’Afrique sub-saharienne restera la deuxième plus rapide des régions du monde cette année, puisqu’elle comporte 22 pays affichant un taux de croissance de 5% ou supérieur », fait remarquer M. Sita.

Dans cette région de l’Afrique, des économies importantes comme l’Afrique du Sud, l’Angola, le Nigeria, le Ghana et le Kenya ont reçu un nombre de projets plus réduit qu’en 2013, néanmoins la valeur moyenne de chacun des projets dans la région a pratiquement doublé, passant de 67,8 millions de dollars en 2013 à 174,5 millions de dollars par projet en 2014.

De leur côté, le Mozambique et l’Éthiopie ont été les principales vedettes de cette tendance, attirant des flux de projets d’investissement en forte hausse (88,2 % et 47,1% respectivement).

Par ailleurs, l’Afrique du Sud est la destination la plus appréciée pour les projets d’investissements directs étrangers sur le long terme, attirant près deux fois plus de projets que tout autre pays africain au cours des cinq dernières années.

En Afrique du Nord, les investisseurs étrangers reprennent leur intérêt, notamment en Egypte et au Maroc. En 2014, les investissements directs étrangers accueillis par cette sous-région ont augmenté de 22,2% par rapport à l’année précédente, et représentaient un peu plus de la moitié ( 51%) des flux de capitaux  de l’Afrique, contre à peine 19,1% en 2013, indique l’enquête.   Le nombre d’emplois créés grâce aux investissements directs étrangers dans la région a plus que triplé pour atteindre près de 80.000.

Les 500 chefs d’entreprises dans plus de 30 pays rencontrés au cours de cette enquête ont fait part de leur point de vue concernant le potentiel du marché africain. Il en ressort que la perception de l’attractivité de l’Afrique a été légèrement détériorée au cours de l’année écoulée.

Cependant l’enquête laisse une marge d’espoir sur les capacités du continent à susciter l’intérêt dans les jours à venir. 69% des investisseurs interrogés par EY ont affirmé que l’Afrique est un continent intéressant pour faire des affaires dans les prochaines années.

Ghana: Explosion dévastatrice dans une station-service de la capitale

Le départ de feu, qui a tué plus de 70 personnes, serait accidentel et pourrait être lié aux pluies diluviennes qui frappent Accra, la capitale du pays.

Un refuge mortel. Une explosion dans une station-service d’Accra, la capitale ghanéenne, a fait au moins 78 morts mercredi soir d’après un premier bilan officiel. Mais des sources évoquent plus de 100 victimes et ce chiffre pourrait augmenter au fur et à mesure que les décombres sont fouillés. Le feu serait d’origine accidentelle et pourrait être lié aux pluies torrentielles ayant frappé Accra. L’explosion a été causée par un incendie qui s’est déclaré vers 22 heures dans un parking de poids lourds voisin pour ensuite se propager à la station-service et à d’autres bâtiments.

Un grand nombre de victimes ont cherché à se mettre à l’abri, dans la station-service pour échapper aux pluies torrentielles. Les pompiers ont lutté contre les flammes pendant une bonne partie de la nuit, tandis que la police et l’armée aidaient les services d’urgence à sauver les personnes prisonnières des décombres. Mais les secours sont compliqués par les conditions météorologiques. A Accra, de nombreux bâtiments et véhicules ont été submergés par les inondations.

Le président John Mahama a visité les lieux du drame et appelé au calme. De nombreux habitants, qui ont dû abandonner en catastrophe leur domicile, errent dans les rues. Des pluies supplémentaires sont attendues. Les autorités essuient des critiques de plus en plus virulentes sur leur manque de préparation.

 

Ghana: Explosion dévastatrice dans une station-service de la capitale

Le départ de feu, qui a tué plus de 70 personnes, serait accidentel et pourrait être lié aux pluies diluviennes qui frappent Accra, la capitale du pays.

Un refuge mortel. Une explosion dans une station-service d’Accra, la capitale ghanéenne, a fait au moins 78 morts mercredi soir d’après un premier bilan officiel. Mais des sources évoquent plus de 100 victimes et ce chiffre pourrait augmenter au fur et à mesure que les décombres sont fouillés. Le feu serait d’origine accidentelle et pourrait être lié aux pluies torrentielles ayant frappé Accra. L’explosion a été causée par un incendie qui s’est déclaré vers 22 heures dans un parking de poids lourds voisin pour ensuite se propager à la station-service et à d’autres bâtiments.

Un grand nombre de victimes ont cherché à se mettre à l’abri, dans la station-service pour échapper aux pluies torrentielles. Les pompiers ont lutté contre les flammes pendant une bonne partie de la nuit, tandis que la police et l’armée aidaient les services d’urgence à sauver les personnes prisonnières des décombres. Mais les secours sont compliqués par les conditions météorologiques. A Accra, de nombreux bâtiments et véhicules ont été submergés par les inondations.

Le président John Mahama a visité les lieux du drame et appelé au calme. De nombreux habitants, qui ont dû abandonner en catastrophe leur domicile, errent dans les rues. Des pluies supplémentaires sont attendues. Les autorités essuient des critiques de plus en plus virulentes sur leur manque de préparation.

 

Attribution du Mondial 1998: le Maroc accusé de corruption

Le Maroc est accusé d’avoir versé des pots-de-vin pour tenter d’obtenir l’organisation de la Coupe du monde 1998 de football, attribuée à la France, selon des documents publiés ce 3 juin 2015 par la justice américaine. Celle-ci a déjà mis en cause l’Afrique du Sud dans l’obtention de la Coupe du monde 2010, la première sur le sol africain.

La justice américaine poursuit sa vaste campagne d’accusations contre le monde du football. Les autorités américaines ont porté un coup brutal au Maroc, ce 3 juin 2015, après avoir déjà inculpé plusieurs personnalités de ce sport le 27 mai, et après avoir révélé que l’Afrique du Sud avait procédé à un virement polémique de 10 millions de dollars dans le cadre du Mondial 2010.

Le Royaume chérifien est en effet soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin en échange de voix en vue du vote désignant le pays hôte de la Coupe du monde 1998. Un tournoi dont l’organisation a été finalement confiée à la France.

L’argumentaire de la justice américaine repose sur des propos de Chuck Blazer, secrétaire général de la Concacaf (la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes) entre 1990 et 2011, passé aux aveux en 2013. Selon les documents publiés aux Etats-Unis, Blazer – devenu une taupe pour le FBI – et un complice haut-placé à la Concacaf et à la Fifa ont rendu visite au comité de candidature du Maroc, en 1992 : « Blazer était présent lorsqu’un représentant du comité de candidature marocain a offert un pot-de-vin au complice N.1 en échange de sa voix pour le Maroc […] et le conspirateur N.1 a accepté le pot-de-vin. » Blazer, poursuit la justice américaine, s’est ensuite « entretenu au téléphone avec eux [les dirigeants marocains] à plusieurs reprises, y compris depuis les bureaux de la Concacaf à New York ». « Bien que le paiement ait été effectué, le Comité exécutif de la Fifa a préféré le 2 juillet 1992 la candidature de la France à celle du Maroc », conclut le document.

Les autorités marocaines n’ont pour l’heure pas réagi à ces propos portant sur des faits remontant à 23 ans.

L’Afrique du Sud également mise en cause

Dans ses aveux, Chuck Blazer assure par ailleurs qu’il a été corrompu afin que l’Afrique du Sud obtienne la Coupe du monde 2010. « A partir de 2004 et jusqu’en 2011, moi et d’autres membres du Comité exécutif de la Fifa, nous avons accepté des pots-de-vin en vue de la désignation de l’Afrique du Sud comme pays organisateur de la Coupe du monde 2010 », aurait-il déclaré.

La justice américaine soupçonne le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf, d’avoir empoché 10 millions de dollars en échange de trois voix en faveur de l’Afrique du Sud lors du vote pour l’attribution du Mondial 2010. Une version niée par les Sud-Africains mais qui a sans doute précipité la démission de Joseph Blatter, le président de la Fédération internationale de football depuis 1998.

Attribution du Mondial 1998: le Maroc accusé de corruption

Le Maroc est accusé d’avoir versé des pots-de-vin pour tenter d’obtenir l’organisation de la Coupe du monde 1998 de football, attribuée à la France, selon des documents publiés ce 3 juin 2015 par la justice américaine. Celle-ci a déjà mis en cause l’Afrique du Sud dans l’obtention de la Coupe du monde 2010, la première sur le sol africain.

La justice américaine poursuit sa vaste campagne d’accusations contre le monde du football. Les autorités américaines ont porté un coup brutal au Maroc, ce 3 juin 2015, après avoir déjà inculpé plusieurs personnalités de ce sport le 27 mai, et après avoir révélé que l’Afrique du Sud avait procédé à un virement polémique de 10 millions de dollars dans le cadre du Mondial 2010.

Le Royaume chérifien est en effet soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin en échange de voix en vue du vote désignant le pays hôte de la Coupe du monde 1998. Un tournoi dont l’organisation a été finalement confiée à la France.

L’argumentaire de la justice américaine repose sur des propos de Chuck Blazer, secrétaire général de la Concacaf (la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes) entre 1990 et 2011, passé aux aveux en 2013. Selon les documents publiés aux Etats-Unis, Blazer – devenu une taupe pour le FBI – et un complice haut-placé à la Concacaf et à la Fifa ont rendu visite au comité de candidature du Maroc, en 1992 : « Blazer était présent lorsqu’un représentant du comité de candidature marocain a offert un pot-de-vin au complice N.1 en échange de sa voix pour le Maroc […] et le conspirateur N.1 a accepté le pot-de-vin. » Blazer, poursuit la justice américaine, s’est ensuite « entretenu au téléphone avec eux [les dirigeants marocains] à plusieurs reprises, y compris depuis les bureaux de la Concacaf à New York ». « Bien que le paiement ait été effectué, le Comité exécutif de la Fifa a préféré le 2 juillet 1992 la candidature de la France à celle du Maroc », conclut le document.

Les autorités marocaines n’ont pour l’heure pas réagi à ces propos portant sur des faits remontant à 23 ans.

L’Afrique du Sud également mise en cause

Dans ses aveux, Chuck Blazer assure par ailleurs qu’il a été corrompu afin que l’Afrique du Sud obtienne la Coupe du monde 2010. « A partir de 2004 et jusqu’en 2011, moi et d’autres membres du Comité exécutif de la Fifa, nous avons accepté des pots-de-vin en vue de la désignation de l’Afrique du Sud comme pays organisateur de la Coupe du monde 2010 », aurait-il déclaré.

La justice américaine soupçonne le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf, d’avoir empoché 10 millions de dollars en échange de trois voix en faveur de l’Afrique du Sud lors du vote pour l’attribution du Mondial 2010. Une version niée par les Sud-Africains mais qui a sans doute précipité la démission de Joseph Blatter, le président de la Fédération internationale de football depuis 1998.

Tiananmen: la lettre d’étudiants chinois expatriés à leurs camarades

Il y a 26 ans, une immense manifestation d’étudiants chinois, place Tiananmen, était réprimée dans le sang. Chaque année, quelques tentatives de commémoration ont lieu, vite étouffées par le pouvoir qui a toujours nié cet épisode de son histoire. Cette année, de jeunes Chinois qui étudient à l’étranger ont publié une lettre adressée à leurs « camarades étudiant en Chine ».

C’est la première fois que de jeunes Chinois qui n’ont pas connu le massacre de Tiananmen et qui découvrent à l’étranger une autre version de l’histoire, se sentent la responsabilité de transmettre cette vérité à ceux qui sont restés dans le pays.

Pour Marie Holzman, cette lettre montre aussi aux Occidentaux à quel point la mémoire est effacée par les autorités chinoises. « Tous les Chinois qui restent en Chine ne peuvent pas avoir accès à une version réelle de l’histoire de la Chine, explique la sinologue. Ils sont obligés de s’accoutumer à la version officielle, qui est une version de propagande qui transforme la réalité. »

La lettre a brièvement circulé en Chine et ses auteurs ont été accusés de colporter des mensonges occidentaux. « Ils risquent tout, ajoute Marie Holzman. Ils risquent de ne pas pouvoir rentrer en Chine, de provoquer des ennuis à leur famille. Ils risquent d’être ostracisés par les autres étudiants qui eux désirent être bien vus par la cellule du Parti qui se trouve discrètement cachée quelque part au sein des étudiants qui étudient aux Etats-Unis. »

Pour la sinologue, cette lettre est une avancée, mais il faudra encore beaucoup de temps avant que des réformes politiques s’imposent, pour sortir du totalitarisme dans lequel la Chine est en train de replonger.

Contrôle accru des dissidents

En prévision des commémorations du 26ème anniversaire du massacre de Tiananmen, le gouvernement chinois a multiplié comme chaque année les contrôles et la surveillance des dissidents. Selon les informations diffusées sur Internet, ces derniers jours plusieurs dizaines de personnes ont été assignées à résidence ou ont été victimes de disparitions forcées.

Duan Zong Xian, dissident et activiste de la province méridionale de Guang Xi entame, comme chaque année, une grève de la faim avec une dizaine d’autres personnes. Il constate que le nombre de grévistes est plus important que les années précédentes.

« Jusqu’ici, aucun gréviste n’a été arrêté, mais beaucoup ont reçu des appels de la police. Moi-même, j’ai été contacté par le chef de la police locale qui m’a demandé de ne pas diffuser d’informations sur Internet concernant le 4 juin, témoigne le dissident. Bien sûr, j’ai peur pour ma famille, on m’a déjà arrêté à plusieurs reprises, mais généralement on me relâche au bout de quelques jours. »

Il espère qu’à force de persévérance, le régime finira par plier.« De toute façon, nous continueront cette grève de la faim, tous les ans, jusqu’à ce que la Chine devienne un pays démocratique, assure Duan Zong Xian. Je fais la grève de la faim pour trois raisons : pour saluer la mémoire des victimes du massacre de Tiananmen, pour soutenir les dissidents arrêtés ces dernières années, mais aussi pour que les gens sachent enfin la vérité sur ces événements et que l’esprit de Tiananmen ne disparaisse pas. »

Tiananmen: la lettre d’étudiants chinois expatriés à leurs camarades

Il y a 26 ans, une immense manifestation d’étudiants chinois, place Tiananmen, était réprimée dans le sang. Chaque année, quelques tentatives de commémoration ont lieu, vite étouffées par le pouvoir qui a toujours nié cet épisode de son histoire. Cette année, de jeunes Chinois qui étudient à l’étranger ont publié une lettre adressée à leurs « camarades étudiant en Chine ».

C’est la première fois que de jeunes Chinois qui n’ont pas connu le massacre de Tiananmen et qui découvrent à l’étranger une autre version de l’histoire, se sentent la responsabilité de transmettre cette vérité à ceux qui sont restés dans le pays.

Pour Marie Holzman, cette lettre montre aussi aux Occidentaux à quel point la mémoire est effacée par les autorités chinoises. « Tous les Chinois qui restent en Chine ne peuvent pas avoir accès à une version réelle de l’histoire de la Chine, explique la sinologue. Ils sont obligés de s’accoutumer à la version officielle, qui est une version de propagande qui transforme la réalité. »

La lettre a brièvement circulé en Chine et ses auteurs ont été accusés de colporter des mensonges occidentaux. « Ils risquent tout, ajoute Marie Holzman. Ils risquent de ne pas pouvoir rentrer en Chine, de provoquer des ennuis à leur famille. Ils risquent d’être ostracisés par les autres étudiants qui eux désirent être bien vus par la cellule du Parti qui se trouve discrètement cachée quelque part au sein des étudiants qui étudient aux Etats-Unis. »

Pour la sinologue, cette lettre est une avancée, mais il faudra encore beaucoup de temps avant que des réformes politiques s’imposent, pour sortir du totalitarisme dans lequel la Chine est en train de replonger.

Contrôle accru des dissidents

En prévision des commémorations du 26ème anniversaire du massacre de Tiananmen, le gouvernement chinois a multiplié comme chaque année les contrôles et la surveillance des dissidents. Selon les informations diffusées sur Internet, ces derniers jours plusieurs dizaines de personnes ont été assignées à résidence ou ont été victimes de disparitions forcées.

Duan Zong Xian, dissident et activiste de la province méridionale de Guang Xi entame, comme chaque année, une grève de la faim avec une dizaine d’autres personnes. Il constate que le nombre de grévistes est plus important que les années précédentes.

« Jusqu’ici, aucun gréviste n’a été arrêté, mais beaucoup ont reçu des appels de la police. Moi-même, j’ai été contacté par le chef de la police locale qui m’a demandé de ne pas diffuser d’informations sur Internet concernant le 4 juin, témoigne le dissident. Bien sûr, j’ai peur pour ma famille, on m’a déjà arrêté à plusieurs reprises, mais généralement on me relâche au bout de quelques jours. »

Il espère qu’à force de persévérance, le régime finira par plier.« De toute façon, nous continueront cette grève de la faim, tous les ans, jusqu’à ce que la Chine devienne un pays démocratique, assure Duan Zong Xian. Je fais la grève de la faim pour trois raisons : pour saluer la mémoire des victimes du massacre de Tiananmen, pour soutenir les dissidents arrêtés ces dernières années, mais aussi pour que les gens sachent enfin la vérité sur ces événements et que l’esprit de Tiananmen ne disparaisse pas. »