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lundi 6 juillet 2015

Création d’un bureau de l’auditeur pour renforcer sa lutte contre la corruption

Le gouvernement béninois a décidé de créer un bureau de l’auditeur, organe doté d’une autonomie financière et d’une indépendance, pour une véritable lutte contre la mauvaise gouvernance et la corruption, annonce un communiqué gouvernemental publié dimanche à Cotonou.

Selon le communiqué, la création de cet organe, qui sera présidé par un auditeur général, traduit la volonté du gouvernement béninois de lutter contre la corruption et d’assurer une meilleure gouvernance de l’Etat et des entreprises publiques.

Le Bureau de l’auditeur va remplacer l’Inspection générale de l’ Etat (IGE), créée par décret en 2006, avec pour compétence générale de contrôle et d’inspection sur le fonctionnement normal et régulier de l’ensemble des services de l’Etat et des collectivités locales.
“L’analyse critique du fonctionnement de l’IGE et les résultats qu’elle a permis d’obtenir indiquent que malgré les efforts enregistrés dans l’instauration de la bonne gouvernance, on note un manque d’impact certain qui tient pour l’essentiel aux manques de personnes adéquates et de ressources suffisantes”, indique le communiqué
Ce manque d’impact de l’IGE, poursuit le communiqué, se traduit non seulement par une concentration poussée sur les inspections au détriment des pratiques et techniques d’audit de performance, mais aussi à l’exploitation insuffisante des recommandations de ses rapports par les audités.
Selon une récente enquête diagnostique sur la corruption et la gouvernance au Bénin, réalisée par le gouvernement béninois avec l’ assistance technique de la Banque mondiale, les problèmes de gouvernance et de corruption finissent parfois par décourager les usagers béninois.

“Les plus grandes proportions d’usagers découragés sont enregistrées au niveau des services de santé (11%), du service des douanes (10%) et des services des impôts et taxes (9%). En milieu urbain, ces proportions sont plus importantes au niveau des impôts (14%) et de la douane (13%). Elle se situe à 6% pour les services de la santé”, souligne l’étude.
(Xinhua)

Création d’un bureau de l’auditeur pour renforcer sa lutte contre la corruption

Le gouvernement béninois a décidé de créer un bureau de l’auditeur, organe doté d’une autonomie financière et d’une indépendance, pour une véritable lutte contre la mauvaise gouvernance et la corruption, annonce un communiqué gouvernemental publié dimanche à Cotonou.

Selon le communiqué, la création de cet organe, qui sera présidé par un auditeur général, traduit la volonté du gouvernement béninois de lutter contre la corruption et d’assurer une meilleure gouvernance de l’Etat et des entreprises publiques.

Le Bureau de l’auditeur va remplacer l’Inspection générale de l’ Etat (IGE), créée par décret en 2006, avec pour compétence générale de contrôle et d’inspection sur le fonctionnement normal et régulier de l’ensemble des services de l’Etat et des collectivités locales.
“L’analyse critique du fonctionnement de l’IGE et les résultats qu’elle a permis d’obtenir indiquent que malgré les efforts enregistrés dans l’instauration de la bonne gouvernance, on note un manque d’impact certain qui tient pour l’essentiel aux manques de personnes adéquates et de ressources suffisantes”, indique le communiqué
Ce manque d’impact de l’IGE, poursuit le communiqué, se traduit non seulement par une concentration poussée sur les inspections au détriment des pratiques et techniques d’audit de performance, mais aussi à l’exploitation insuffisante des recommandations de ses rapports par les audités.
Selon une récente enquête diagnostique sur la corruption et la gouvernance au Bénin, réalisée par le gouvernement béninois avec l’ assistance technique de la Banque mondiale, les problèmes de gouvernance et de corruption finissent parfois par décourager les usagers béninois.

“Les plus grandes proportions d’usagers découragés sont enregistrées au niveau des services de santé (11%), du service des douanes (10%) et des services des impôts et taxes (9%). En milieu urbain, ces proportions sont plus importantes au niveau des impôts (14%) et de la douane (13%). Elle se situe à 6% pour les services de la santé”, souligne l’étude.
(Xinhua)

lundi 29 juin 2015

Gambie : Yahya Jammeh limoge deux juges de la Cour suprême

Deux juges de la Cour suprême en Gambie ont été limogés par le Président Yahya Jammeh, a annoncé, ce dimanche, la Présidence. Le Président a émis ses critiques sur la juridiction après que celle-ci ait commué des peines de mort en prison à vie.

Après avoir émis des critiques sur la Cour suprême qui a commué des peines de mort en prison à vie, Yayha Jammeh a limogé, cette semaine, deux juges de cette instance. Il s’agit des juges Raymond Sock et Gibou Janneh. Ils ont reçu, le 25 juin dernier, leur lettre de fin de mission, selon une source de la Cour suprême. Aucune explication n’a été donnée.

Ces limogeages interviennent un mois après celui d’Ali Nawaz Chowan, président de la Cour, qui avait reçu l’ordre de quitter le pays. L’intérim est assuré par le Nigérian Emmanuel Fagbenle. Lors de chaque session, le président fait appel à des juges de pays anglophones afin de compléter le nombre de membres. Selon un avocat gambien, ce n’est qu’une question de temps avant que tous les membres de la Cour suprême soient remplacés.

A la suite du coup d’Etat manqué, en décembre dernier, Yayha Jammeh avait annoncé son intention de ne plus autoriser la Cour suprême à casser des jugements sur la peine de mort. Le gouvernement a annoncé récemment un référendum sur une réforme de la Constitution visant à allonger la liste des délits passibles de la peine de mort.

Au pouvoir depuis 1994, Yayha Jammeh impose une véritable dictature dans ce pays enclavé au Sénégal. Les exécutions de prisonniers commises dans le pays en 2012 avaient provoqué l’indignation auprès de la communauté internationale.

Gambie : Yahya Jammeh limoge deux juges de la Cour suprême

Deux juges de la Cour suprême en Gambie ont été limogés par le Président Yahya Jammeh, a annoncé, ce dimanche, la Présidence. Le Président a émis ses critiques sur la juridiction après que celle-ci ait commué des peines de mort en prison à vie.

Après avoir émis des critiques sur la Cour suprême qui a commué des peines de mort en prison à vie, Yayha Jammeh a limogé, cette semaine, deux juges de cette instance. Il s’agit des juges Raymond Sock et Gibou Janneh. Ils ont reçu, le 25 juin dernier, leur lettre de fin de mission, selon une source de la Cour suprême. Aucune explication n’a été donnée.

Ces limogeages interviennent un mois après celui d’Ali Nawaz Chowan, président de la Cour, qui avait reçu l’ordre de quitter le pays. L’intérim est assuré par le Nigérian Emmanuel Fagbenle. Lors de chaque session, le président fait appel à des juges de pays anglophones afin de compléter le nombre de membres. Selon un avocat gambien, ce n’est qu’une question de temps avant que tous les membres de la Cour suprême soient remplacés.

A la suite du coup d’Etat manqué, en décembre dernier, Yayha Jammeh avait annoncé son intention de ne plus autoriser la Cour suprême à casser des jugements sur la peine de mort. Le gouvernement a annoncé récemment un référendum sur une réforme de la Constitution visant à allonger la liste des délits passibles de la peine de mort.

Au pouvoir depuis 1994, Yayha Jammeh impose une véritable dictature dans ce pays enclavé au Sénégal. Les exécutions de prisonniers commises dans le pays en 2012 avaient provoqué l’indignation auprès de la communauté internationale.

jeudi 21 mai 2015

Cameroun : augmentation de capital pour Eneo ?

Pour financer le programme d’investissement d’Eneo (ex- AES Sonel), le capital-investisseur britannique Actis pourrait procéder à une augmentation du capital de la compagnie d’électricité camerounaise.

Après avoir racheté les 56 % détenus par l’américain AES dans la compagnie d’électricité camerounaise Sonel, rebaptisée Eneo en septembre, Actis prévoit d’investir dans l’entreprise quelque 477 milliards de F CFA (727 millions d’euros).

Pour financer ce programme, le capital-investisseur britannique, représenté par David Grylls, est favorable à une augmentation du capital de l’entreprise, dirigée par Joël Nana Kontchou. Cette opération pourrait représenter environ un tiers du montant des investissements prévus, majoritairement financés par de la dette. Problème : Yaoundé, deuxième actionnaire de Sonel avec 44 % du capital, n’a pas encore répondu et semble vouloir obtenir des contreparties.

Cameroun : augmentation de capital pour Eneo ?

Pour financer le programme d’investissement d’Eneo (ex- AES Sonel), le capital-investisseur britannique Actis pourrait procéder à une augmentation du capital de la compagnie d’électricité camerounaise.

Après avoir racheté les 56 % détenus par l’américain AES dans la compagnie d’électricité camerounaise Sonel, rebaptisée Eneo en septembre, Actis prévoit d’investir dans l’entreprise quelque 477 milliards de F CFA (727 millions d’euros).

Pour financer ce programme, le capital-investisseur britannique, représenté par David Grylls, est favorable à une augmentation du capital de l’entreprise, dirigée par Joël Nana Kontchou. Cette opération pourrait représenter environ un tiers du montant des investissements prévus, majoritairement financés par de la dette. Problème : Yaoundé, deuxième actionnaire de Sonel avec 44 % du capital, n’a pas encore répondu et semble vouloir obtenir des contreparties.