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jeudi 3 septembre 2015

Affaire Freddie Gray: «Nous ne faisons pas le procès de la procureure»

Le procès des six policiers poursuivis pour la mort de Freddie Gray, le 19 avril dernier, a démarré mercredi 2 septembre à Baltimore dans un climat tendu. Les recours déposés par les avocats de la défense, qui demandaient la récusation de la procureure Marilyn Mosby, ont été rejetés.

La procureure accusée de partialité

La mort de Freddie Gray, le 19 avril dernier alors qu’il avait été arrêté quelques jours plus tôt par la police, a déclenché de violentes émeutes à Baltimore, débouchant sur l’instauration d’un couvre-feu. Le jeune homme noir, âgé de 25 ans, avait été grièvement blessé aux cervicales lors de son arrestation très violente, le 12 avril. « Les vies noires comptent », scandaient alors les manifestants de Baltimore, qui n’avait retrouvé le calme qu’après l’inculpation de six policiers par la procureure Marilyn Mosby.

Mercredi, lors de l’audience préliminaire, la juriste a été la cible de plusieurs motions déposées par les avocats des six policiers, qui demandent la récusation de la procureure. Ils accusent notamment Marilyn Mosby d’avoir « encouragé » les manifestants en « adhérant à leur cause ». La défense des policiers estime qu’en tant que membre de la communauté noire, la procureure a un point de vue « biaisé ». « Elle est persuadée de la culpabilité des prévenus », estiment-ils.

Prochaine étape judiciaire le 10 septembre

Des recours qui ont été rejetés. Le juge Barry Williams a non seulement maintenu la procureure Mosby, mais il a aussi refusé d’abandonner les charges contre les policiers. Il a en revanche accédé à une demande de la défense : les six officiers – trois policiers blancs et trois policiers noirs – seront jugés séparément.

Le procès va donc continuer sur les chefs d’accusation retenus à l’encontre des six policiers, dont l’un est accusé de meurtre, quatre d’homicide involontaire et tous de mise en danger de la vie d’autrui. La prochaine étape du procès est fixée au 10 septembre prochain, à l’issue de laquelle le procès pourrait – ou non – être dépaysé. Si le procès se tient bien à Baltimore, il s’ouvrira réellement le 13 octobre prochain, avec la sélection des jurés.

Le rejet des motions déposées par les avocats des policiers a été salué comme une « victoire » par l’ONG Baltimore People’s Power Assembly, qui a cependant souligné qu’il s’agit l’à d’une « première étape ». Mercredi, devant le tribunal, des manifestants du mouvement « Black Lives Matter » – « les vies noires comptent » -, attendaient impatiemment le résultat.

Affaire Freddie Gray: «Nous ne faisons pas le procès de la procureure»

Le procès des six policiers poursuivis pour la mort de Freddie Gray, le 19 avril dernier, a démarré mercredi 2 septembre à Baltimore dans un climat tendu. Les recours déposés par les avocats de la défense, qui demandaient la récusation de la procureure Marilyn Mosby, ont été rejetés.

La procureure accusée de partialité

La mort de Freddie Gray, le 19 avril dernier alors qu’il avait été arrêté quelques jours plus tôt par la police, a déclenché de violentes émeutes à Baltimore, débouchant sur l’instauration d’un couvre-feu. Le jeune homme noir, âgé de 25 ans, avait été grièvement blessé aux cervicales lors de son arrestation très violente, le 12 avril. « Les vies noires comptent », scandaient alors les manifestants de Baltimore, qui n’avait retrouvé le calme qu’après l’inculpation de six policiers par la procureure Marilyn Mosby.

Mercredi, lors de l’audience préliminaire, la juriste a été la cible de plusieurs motions déposées par les avocats des six policiers, qui demandent la récusation de la procureure. Ils accusent notamment Marilyn Mosby d’avoir « encouragé » les manifestants en « adhérant à leur cause ». La défense des policiers estime qu’en tant que membre de la communauté noire, la procureure a un point de vue « biaisé ». « Elle est persuadée de la culpabilité des prévenus », estiment-ils.

Prochaine étape judiciaire le 10 septembre

Des recours qui ont été rejetés. Le juge Barry Williams a non seulement maintenu la procureure Mosby, mais il a aussi refusé d’abandonner les charges contre les policiers. Il a en revanche accédé à une demande de la défense : les six officiers – trois policiers blancs et trois policiers noirs – seront jugés séparément.

Le procès va donc continuer sur les chefs d’accusation retenus à l’encontre des six policiers, dont l’un est accusé de meurtre, quatre d’homicide involontaire et tous de mise en danger de la vie d’autrui. La prochaine étape du procès est fixée au 10 septembre prochain, à l’issue de laquelle le procès pourrait – ou non – être dépaysé. Si le procès se tient bien à Baltimore, il s’ouvrira réellement le 13 octobre prochain, avec la sélection des jurés.

Le rejet des motions déposées par les avocats des policiers a été salué comme une « victoire » par l’ONG Baltimore People’s Power Assembly, qui a cependant souligné qu’il s’agit l’à d’une « première étape ». Mercredi, devant le tribunal, des manifestants du mouvement « Black Lives Matter » – « les vies noires comptent » -, attendaient impatiemment le résultat.

mercredi 26 août 2015

Présidentielle ivoirienne: tous les «grands» candidats seront présents

Les inscriptions à la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI) sont closes depuis hier en fin d’après-midi, mardi 25 août, à Abidjan. Tous ceux qui prétendent présider aux destinées du pays le 25 octobre prochain lors de la présidentielle sont inscrits auprès de la CEI. Parmi les «grands» candidats, il ne manque personne.

Alassane Ouattara, président sortant, aura été le deuxième à déposer son dossier de candidature le mercredi 5 août. Une candidature au nom du RHDP qui regroupe son parti le RDR, mais aussi le PDCI d’Henri Konan Bédié. Bédié qui dès septembre a appelé à l’union sacrée derrière un seul candidat lors du fameux appel de Daoukro.

On compte également dans les rangs du Rassemblement houphouëtiste pour la paix et le développement l’UPDCI, le MFA et l’UPCI. Une coalition de la majorité qui fait figure de favori dans la course à la présidence, si l’on s’en tient à la seule règle arithmétique des résultats du premier tour de 2010.

Mais l’arithmétique, en Côte d’Ivoire comme partout ailleurs, a ses raisons que la politique peut parfois ignorer. Ainsi, dans l’opposition, le FPI même divisé de Pascal Affi Nguessan compte bien jouer les trouble-fête dans le plébiscite que Ouattara a appelé de ses vœux.

L’autre groupe d’opposition de la CNC (Coalition nationale pour le changement) compte des challengers de poids comme Charles Konan-Banny, ancien Premier ministre en rupture de ban avec le PDCI, Kouadio Konan Bertin, enfant terrible du PDCI et plein de verve quand il s’agit de dénoncer l’appel de Daoukro de son aîné Konan Bedié, ou encore Essy Amara, « indépendant » qui joue la carte de l’expérience pour avoir été à de hautes fonctions internationales.

Ajoutons au sein de l’opposition Mamadou Coulibaly, dirigeant du Lider, ancien président de l’Assemblée nationale. Comme ses autres compagnons de l’opposition, il pourrait récolter une part des suffrages des mécontents du premier quinquennat Ouattara.

La question étant de savoir si toutes ces voix cumulées suffiront à contrarier le projet du chef de l’Etat d’être réélu dès le premier tour le 25 octobre.

Présidentielle ivoirienne: tous les «grands» candidats seront présents

Les inscriptions à la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI) sont closes depuis hier en fin d’après-midi, mardi 25 août, à Abidjan. Tous ceux qui prétendent présider aux destinées du pays le 25 octobre prochain lors de la présidentielle sont inscrits auprès de la CEI. Parmi les «grands» candidats, il ne manque personne.

Alassane Ouattara, président sortant, aura été le deuxième à déposer son dossier de candidature le mercredi 5 août. Une candidature au nom du RHDP qui regroupe son parti le RDR, mais aussi le PDCI d’Henri Konan Bédié. Bédié qui dès septembre a appelé à l’union sacrée derrière un seul candidat lors du fameux appel de Daoukro.

On compte également dans les rangs du Rassemblement houphouëtiste pour la paix et le développement l’UPDCI, le MFA et l’UPCI. Une coalition de la majorité qui fait figure de favori dans la course à la présidence, si l’on s’en tient à la seule règle arithmétique des résultats du premier tour de 2010.

Mais l’arithmétique, en Côte d’Ivoire comme partout ailleurs, a ses raisons que la politique peut parfois ignorer. Ainsi, dans l’opposition, le FPI même divisé de Pascal Affi Nguessan compte bien jouer les trouble-fête dans le plébiscite que Ouattara a appelé de ses vœux.

L’autre groupe d’opposition de la CNC (Coalition nationale pour le changement) compte des challengers de poids comme Charles Konan-Banny, ancien Premier ministre en rupture de ban avec le PDCI, Kouadio Konan Bertin, enfant terrible du PDCI et plein de verve quand il s’agit de dénoncer l’appel de Daoukro de son aîné Konan Bedié, ou encore Essy Amara, « indépendant » qui joue la carte de l’expérience pour avoir été à de hautes fonctions internationales.

Ajoutons au sein de l’opposition Mamadou Coulibaly, dirigeant du Lider, ancien président de l’Assemblée nationale. Comme ses autres compagnons de l’opposition, il pourrait récolter une part des suffrages des mécontents du premier quinquennat Ouattara.

La question étant de savoir si toutes ces voix cumulées suffiront à contrarier le projet du chef de l’Etat d’être réélu dès le premier tour le 25 octobre.