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mercredi 29 juillet 2015

Nigeria : 30 otages libérés des mains de Boko Haram

L’armée nigériane a annoncé ce mardi que 30 otages de Boko Haram ont été libérés au cours d’une opération militaire.

Un dénouement heureux qui va soulager les victimes et leur famille. L’armée nigériane a annoncé ce mardi avoir libéré 30 otages de Boko Haram, dont 21 enfants et sept femmes, au cours d’une opération militaire contre le groupe armé, à Dikwa, dans le Nord-est. « En conséquence de l’opération en cours visant à débarrasser Dikwa et ses environs des terroristes de Boko Haram, la 7e division de l’armée nigériane a secouru hier 30 femmes et enfants des mains des terroristes », a déclaré Sani Usman, porte-parole de l’armée de terre, dans un communiqué. Parmi les otages libérés figuraient « 21 enfants, dont un nouveau-né de six jours, et sept femmes », a-t-il précisé.

Boko Haram sème la terreur dans le nord du Nigeria. Il ne se passe pas une semaine sans que l’organisation armée y mène des attaques sanglantes. Depuis 2009, les disciples d’Abubakr Shekau, chef de Boko Haram, ont fait plus de 15 000 victimes dans leurs nombreuses attaques et poussé plus de 1,5 millions de personnes à se déplacer.

Les troupes du Tchad, du Cameroun, du Niger prêtent main forte dans la lutte acharnée contre Boko Haram. Mais bien que de nombreux observateurs affirment que le groupe est affaibli, il n’a pas dit son dernier mot. Ces dernières semaines, il a multiplié les attentats dans l’Extrême-Nord du Cameroun mais aussi au Tchad, où il a frappé au coeur de la capitale N’Djemena. Boko Haram n’hésite pas à recourir à des femmes ou jeunes filles pour mener des attentats-suicide sur les places publiques dans le but de faire le plus de morts possibles.

Le Président nigérian Muhammadu Buhari a promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Il a appelé les Etats-Unis à lui prêter main forte dans cette tâche, notamment lorsqu’il a été reçu à la Maison Blanche par Barack Obama. Mais Washington a refusé de livrer des armes au Nigeria pour lutter contre le groupe armé. Une mesure critiquée par Boko Haram.

Nigeria : 30 otages libérés des mains de Boko Haram

L’armée nigériane a annoncé ce mardi que 30 otages de Boko Haram ont été libérés au cours d’une opération militaire.

Un dénouement heureux qui va soulager les victimes et leur famille. L’armée nigériane a annoncé ce mardi avoir libéré 30 otages de Boko Haram, dont 21 enfants et sept femmes, au cours d’une opération militaire contre le groupe armé, à Dikwa, dans le Nord-est. « En conséquence de l’opération en cours visant à débarrasser Dikwa et ses environs des terroristes de Boko Haram, la 7e division de l’armée nigériane a secouru hier 30 femmes et enfants des mains des terroristes », a déclaré Sani Usman, porte-parole de l’armée de terre, dans un communiqué. Parmi les otages libérés figuraient « 21 enfants, dont un nouveau-né de six jours, et sept femmes », a-t-il précisé.

Boko Haram sème la terreur dans le nord du Nigeria. Il ne se passe pas une semaine sans que l’organisation armée y mène des attaques sanglantes. Depuis 2009, les disciples d’Abubakr Shekau, chef de Boko Haram, ont fait plus de 15 000 victimes dans leurs nombreuses attaques et poussé plus de 1,5 millions de personnes à se déplacer.

Les troupes du Tchad, du Cameroun, du Niger prêtent main forte dans la lutte acharnée contre Boko Haram. Mais bien que de nombreux observateurs affirment que le groupe est affaibli, il n’a pas dit son dernier mot. Ces dernières semaines, il a multiplié les attentats dans l’Extrême-Nord du Cameroun mais aussi au Tchad, où il a frappé au coeur de la capitale N’Djemena. Boko Haram n’hésite pas à recourir à des femmes ou jeunes filles pour mener des attentats-suicide sur les places publiques dans le but de faire le plus de morts possibles.

Le Président nigérian Muhammadu Buhari a promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Il a appelé les Etats-Unis à lui prêter main forte dans cette tâche, notamment lorsqu’il a été reçu à la Maison Blanche par Barack Obama. Mais Washington a refusé de livrer des armes au Nigeria pour lutter contre le groupe armé. Une mesure critiquée par Boko Haram.

lundi 27 juillet 2015

Détournement des fonds du PPEA II : 8 milliards volés, l’ancien ministre Barthélémy Kassa serait informé

Le rapport d’audit de la gestion du dossier PPEA II vient de tomber. Selon le communiqué du conseil des ministres de ce jeudi 23 juillet 2015 lu à la télévision nationale par le secrétaire général du gouvernement, plusieurs cadres du ministère de l’Energie et de l’Eau d’alors et des opérateurs économiques sont pointés du doigt dans le détournement d’une somme de 2.6 milliards du Programme d’accès à l’eau potable financé par les Pays-Bas.

Le rapport révèle aussi le détournement de quelques 5 autres milliards au niveau de plusieurs autres ministères. Le montant total du détournement est de l’ordre de 8 milliards. La méthode utilisée consiste en un “fractionnement des marchés’’ et en la création de sociétés écrans qui ont exécuté des marchés fictifs.

Au titre des personnes impliquées, le rapport mentionne les opérateurs économiques Rémy Codo et Roch Sarè Niéri (qui serait un beau-frère d’Olivier Boko, le co-accusé de Patrice Talon dans l’affaire de la présumée tentative d’empoisonnement du Chef de l’Etat en 2012) . En dehors de ces deux hommes d’affaires, le rapport cite Barthélémy Kassa. L’ancien ministre n’a pas reçu des fonds mais serait au courant des malversations. Au début de l’affaire, Barthélémy Kassa s’est démis de ses fonctions. C’est pour assumer sa responsabilité morale et pour garantir l’indépendance de l’audit international chargé de faire la lumière sur le dossier. Cette fois, le conseil des ministres lui demande de se rendre disponible pour répondre devant la Haute cour de justice car il continuerait de nier sa responsabilité. Le coordonnateur du programme (qui avait décliné toute responsabilité dans le dossier) et le Directeur général de l’Eau sont aussi cités comme bien d’autres fonctionnaires.
Des sanctions disciplinaires

Le conseil des ministres a prononcé des sanctions disciplinaires contre une dizaine d’agents du ministère de l’Eau cités dans l’affaire :

le directeur de cabinet du ministre d’alors ;
la directrice des ressources financières et du matériel et certains de ses collaborateurs ;
le directeur de la programmation et de la prospective du ministère ;
le délégué du contrôleur financier auprès du ministère et certains de ses collaborateurs…

Ils doivent être immédiatement suspendus de leurs fonctions en attendant la procédure de leur radiation définitive de la fonction publique. Ils seront aussi poursuivis en justice pour le remboursement des fonds détournés.

L’affaire de détournement des fonds du programme d’accès à l’eau potable a éclaté suite à une dénonciation du bailleur, les Pays-Bas. Le partenaire a alors suspendu sa coopération avec le Bénin et exigé que la lumière soit faite sur la malversation. Le gouvernement a, en commun avec le bailleur, recruté un cabinet pour auditer la gestion du programme.

Vincent Agué

 

Détournement des fonds du PPEA II : 8 milliards volés, l’ancien ministre Barthélémy Kassa serait informé

Le rapport d’audit de la gestion du dossier PPEA II vient de tomber. Selon le communiqué du conseil des ministres de ce jeudi 23 juillet 2015 lu à la télévision nationale par le secrétaire général du gouvernement, plusieurs cadres du ministère de l’Energie et de l’Eau d’alors et des opérateurs économiques sont pointés du doigt dans le détournement d’une somme de 2.6 milliards du Programme d’accès à l’eau potable financé par les Pays-Bas.

Le rapport révèle aussi le détournement de quelques 5 autres milliards au niveau de plusieurs autres ministères. Le montant total du détournement est de l’ordre de 8 milliards. La méthode utilisée consiste en un “fractionnement des marchés’’ et en la création de sociétés écrans qui ont exécuté des marchés fictifs.

Au titre des personnes impliquées, le rapport mentionne les opérateurs économiques Rémy Codo et Roch Sarè Niéri (qui serait un beau-frère d’Olivier Boko, le co-accusé de Patrice Talon dans l’affaire de la présumée tentative d’empoisonnement du Chef de l’Etat en 2012) . En dehors de ces deux hommes d’affaires, le rapport cite Barthélémy Kassa. L’ancien ministre n’a pas reçu des fonds mais serait au courant des malversations. Au début de l’affaire, Barthélémy Kassa s’est démis de ses fonctions. C’est pour assumer sa responsabilité morale et pour garantir l’indépendance de l’audit international chargé de faire la lumière sur le dossier. Cette fois, le conseil des ministres lui demande de se rendre disponible pour répondre devant la Haute cour de justice car il continuerait de nier sa responsabilité. Le coordonnateur du programme (qui avait décliné toute responsabilité dans le dossier) et le Directeur général de l’Eau sont aussi cités comme bien d’autres fonctionnaires.
Des sanctions disciplinaires

Le conseil des ministres a prononcé des sanctions disciplinaires contre une dizaine d’agents du ministère de l’Eau cités dans l’affaire :

le directeur de cabinet du ministre d’alors ;
la directrice des ressources financières et du matériel et certains de ses collaborateurs ;
le directeur de la programmation et de la prospective du ministère ;
le délégué du contrôleur financier auprès du ministère et certains de ses collaborateurs…

Ils doivent être immédiatement suspendus de leurs fonctions en attendant la procédure de leur radiation définitive de la fonction publique. Ils seront aussi poursuivis en justice pour le remboursement des fonds détournés.

L’affaire de détournement des fonds du programme d’accès à l’eau potable a éclaté suite à une dénonciation du bailleur, les Pays-Bas. Le partenaire a alors suspendu sa coopération avec le Bénin et exigé que la lumière soit faite sur la malversation. Le gouvernement a, en commun avec le bailleur, recruté un cabinet pour auditer la gestion du programme.

Vincent Agué