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samedi 23 mai 2015

Mariage pour tous en Irlande: le “yes” l’emporte

Il n’y avait plus vraiment de suspense, mais c’est désormais officiel: les Irlandais se sont prononcés à 62% en faveur du mariage gay, avec une participation de 60%, du jamais vu depuis 20 ans.

l’Irlande devient le premier pays à légaliser l’union pour les couples de même sexe via une consultation populaire.

C’est un oui franc et massif. Les Irlandais se sont déplacés en nombre dans les bureaux de vote vendredi pour dire “yes” au mariage pour tous. Six électeurs sur dix sont allés voter, ce qui n’était plus arrivé depuis plus de 20 ans, et 62% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la mesure: l’Irlande est le premier pays au monde à légaliser l’union pour les couples de même sexe via une consultation populaire.

Mariage pour tous en Irlande: le “yes” l’emporte

Il n’y avait plus vraiment de suspense, mais c’est désormais officiel: les Irlandais se sont prononcés à 62% en faveur du mariage gay, avec une participation de 60%, du jamais vu depuis 20 ans.

l’Irlande devient le premier pays à légaliser l’union pour les couples de même sexe via une consultation populaire.

C’est un oui franc et massif. Les Irlandais se sont déplacés en nombre dans les bureaux de vote vendredi pour dire “yes” au mariage pour tous. Six électeurs sur dix sont allés voter, ce qui n’était plus arrivé depuis plus de 20 ans, et 62% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la mesure: l’Irlande est le premier pays au monde à légaliser l’union pour les couples de même sexe via une consultation populaire.

Burundi: assassinat du leader de l’opposition Zedi Feruzi

Zedi Feruzi, le leader de l’Union pour la paix et la démocratie (UPD), un petit parti de l’opposition burundaise, a été abattu avec son garde du corps ce samedi 23 mai dans la soirée à Bujumbura par des inconnus.

Zedi Feruzi, le président de l’Union pour la paix et la démocratie (UPD), a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui dans le quartier de Ngagara, à Bujumbura. Peu après l’incident, son corps ensanglanté et celui d’un policier garde du corps gisaient devant son domicile.

Le leader de l’UPD circulait apparemment à pied quand il a été attaqué, a expliqué un voisin. Il n’a pas assisté à la scène mais était à proximité au moment de l’incident. « Nous avons entendu une vingtaine de coups de feu, tout le monde a plongé par terre, des gens ont vu une voiture Toyota s’enfuir précipitamment », a-t-il témoigné.

Une troisième personne a été grièvement blessée, apparemment un autre policier chargé de la protection de Zedi Feruzi, selon les proches de la victime sur place. Petit parti d’opposition, l’UPD s’est un moment divisé, une faction se rapprochant du parti au pouvoir CNDD-FDD. Mais l’UPD était retourné récemment dans l’opposition.

Environ une heure après l’incident, aucun policier n’était présent sur place. Deux barricades de pneus enflammés brûlaient à l’entrée de Ngagara et des groupes de jeunes surveillaient les allées et venues, interdisant l’entrée du quartier aux inconnus. Vendredi soir, le 22 mai, trois personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines blessées dans une attaque à la grenade en plein centre de la capitale.

Nigeria: Ban Ki-moon dénonce l’utilisation des enfants par Boko Haram

Ban Ki-moon s’est dit « consterné » vendredi 22 mai par la poursuite des enlèvements et l’utilisation d’enfants comme bombes humaines au Nigeria par Boko Haram. Ban Ki-moon s’est aussi dit très touché par les témoignages des femmes et des enfants détenues par les islamistes et récemment libérées dont il demande une meilleure prise en charge. Une sortie embarrassante pour les autorités nigérianes.

Du côté de l’armée comme au sein de l’agence nationale des urgences, qui s’occupe des femmes et des enfants libérés par les militaires, on fait mine de ne pas avoir entendu les critiques de Ban Ki-moon.

Le secrétaire général des Nations unies a pourtant dit tout haut ce que de nombreux observateurs pensaient depuis le début du mois de mai – regrettant la lenteur dans la prise en charge matérielle des anciens captifs, prenant plus d’une semaine par exemple pour leur fabriquer des vêtements ou leur donner des médicaments.

Les 275 femmes et enfants libérés fin avril et hébergés dans un camp de Yola ont été transférés mercredi dans un endroit tenu secret, officiellement pour un meilleur accompagnement psychosocial – et pour mieux retrouver les familles de 63 enfants qui ont perdu leurs parents. Mais certaines sources affirment qu’il s’agit de gérer les tensions dans le groupe, et de possibles communications avec les combattants de Boko Haram.

Depuis plusieurs semaines, la presse nigériane relaie des annonces de l’armée évoquant la libération de dizaines et centaines de personnes retrouvées dans la forêt de Sambisa, le repaire de la secte islamiste – mais aucune autorité n’a voulu confirmer ces informations.

Burundi: assassinat du leader de l’opposition Zedi Feruzi

Zedi Feruzi, le leader de l’Union pour la paix et la démocratie (UPD), un petit parti de l’opposition burundaise, a été abattu avec son garde du corps ce samedi 23 mai dans la soirée à Bujumbura par des inconnus.

Zedi Feruzi, le président de l’Union pour la paix et la démocratie (UPD), a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui dans le quartier de Ngagara, à Bujumbura. Peu après l’incident, son corps ensanglanté et celui d’un policier garde du corps gisaient devant son domicile.

Le leader de l’UPD circulait apparemment à pied quand il a été attaqué, a expliqué un voisin. Il n’a pas assisté à la scène mais était à proximité au moment de l’incident. « Nous avons entendu une vingtaine de coups de feu, tout le monde a plongé par terre, des gens ont vu une voiture Toyota s’enfuir précipitamment », a-t-il témoigné.

Une troisième personne a été grièvement blessée, apparemment un autre policier chargé de la protection de Zedi Feruzi, selon les proches de la victime sur place. Petit parti d’opposition, l’UPD s’est un moment divisé, une faction se rapprochant du parti au pouvoir CNDD-FDD. Mais l’UPD était retourné récemment dans l’opposition.

Environ une heure après l’incident, aucun policier n’était présent sur place. Deux barricades de pneus enflammés brûlaient à l’entrée de Ngagara et des groupes de jeunes surveillaient les allées et venues, interdisant l’entrée du quartier aux inconnus. Vendredi soir, le 22 mai, trois personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines blessées dans une attaque à la grenade en plein centre de la capitale.

Nigeria: Ban Ki-moon dénonce l’utilisation des enfants par Boko Haram

Ban Ki-moon s’est dit « consterné » vendredi 22 mai par la poursuite des enlèvements et l’utilisation d’enfants comme bombes humaines au Nigeria par Boko Haram. Ban Ki-moon s’est aussi dit très touché par les témoignages des femmes et des enfants détenues par les islamistes et récemment libérées dont il demande une meilleure prise en charge. Une sortie embarrassante pour les autorités nigérianes.

Du côté de l’armée comme au sein de l’agence nationale des urgences, qui s’occupe des femmes et des enfants libérés par les militaires, on fait mine de ne pas avoir entendu les critiques de Ban Ki-moon.

Le secrétaire général des Nations unies a pourtant dit tout haut ce que de nombreux observateurs pensaient depuis le début du mois de mai – regrettant la lenteur dans la prise en charge matérielle des anciens captifs, prenant plus d’une semaine par exemple pour leur fabriquer des vêtements ou leur donner des médicaments.

Les 275 femmes et enfants libérés fin avril et hébergés dans un camp de Yola ont été transférés mercredi dans un endroit tenu secret, officiellement pour un meilleur accompagnement psychosocial – et pour mieux retrouver les familles de 63 enfants qui ont perdu leurs parents. Mais certaines sources affirment qu’il s’agit de gérer les tensions dans le groupe, et de possibles communications avec les combattants de Boko Haram.

Depuis plusieurs semaines, la presse nigériane relaie des annonces de l’armée évoquant la libération de dizaines et centaines de personnes retrouvées dans la forêt de Sambisa, le repaire de la secte islamiste – mais aucune autorité n’a voulu confirmer ces informations.

Tunisie : cinq migrants meurent dans un naufrage

Au moins cinq migrants sont morts dans le naufrage, ce samedi, au large de Monastir, en Tunisie, d’un bateau qui acheminait plusieurs dizaines de Tunisiens vers l’Italie

Nouveau drame de l’immigration, cette fois en Tunisie, alors que la plupart des trafiquants préfèrent passer par la Libye, en raison du chaos qui règne dans ce pays divisé entre deux gouvernements. Au moins cinq migrants sont morts dans le naufrage, ce samedi, au large de Monastir, d’un bateau qui acheminait plusieurs dizaines de Tunisiens vers l’Italie, a indiqué Reuters qui cite les autorités.

Le site, qui reprend les déclarations d’un officier naval, précise que quarante-neuf migrants ont été sauvés et cinq corps récupérés par la marine, indiquant que les passeurs de clandestins profitent de la proximité de la Tunisie avec l’île italienne de Lampedusa pour y acheminer des migrants.

Toujours selon Reuters, ces dernières semaines, les autorités tunisiennes ont sauvé des dizaines de personnes qui se trouvaient à bord de bateaux dans des conditions très précaires de sécurité, et qui tentaient de rejoindre l’Europe, à travers l’Italie.

Tunisie : cinq migrants meurent dans un naufrage

Au moins cinq migrants sont morts dans le naufrage, ce samedi, au large de Monastir, en Tunisie, d’un bateau qui acheminait plusieurs dizaines de Tunisiens vers l’Italie

Nouveau drame de l’immigration, cette fois en Tunisie, alors que la plupart des trafiquants préfèrent passer par la Libye, en raison du chaos qui règne dans ce pays divisé entre deux gouvernements. Au moins cinq migrants sont morts dans le naufrage, ce samedi, au large de Monastir, d’un bateau qui acheminait plusieurs dizaines de Tunisiens vers l’Italie, a indiqué Reuters qui cite les autorités.

Le site, qui reprend les déclarations d’un officier naval, précise que quarante-neuf migrants ont été sauvés et cinq corps récupérés par la marine, indiquant que les passeurs de clandestins profitent de la proximité de la Tunisie avec l’île italienne de Lampedusa pour y acheminer des migrants.

Toujours selon Reuters, ces dernières semaines, les autorités tunisiennes ont sauvé des dizaines de personnes qui se trouvaient à bord de bateaux dans des conditions très précaires de sécurité, et qui tentaient de rejoindre l’Europe, à travers l’Italie.

Ato Sufian Ahmed : “Il faut rendre la BAD plus réactive dans la gestion des dossiers”

Puisqu’il est parvenu en vingt ans à redresser l’économie de son pays, le grand argentier éthiopien estime pouvoir agir en faveur de la modernisation de la gestion de la Banque africaine de développement.

Dernièrement, Ato Sufian Ahmed ne s’est pas rendu à Paris. Il n’est donc pas venu dans les locaux de Jeune Afrique. Le ministre éthiopien des Finances et du Développement économique, candidat au poste de président de la Banque africaine de développement (BAD), a préféré concentrer sa campagne sur le continent, plutôt que d’emprunter le passage un peu obligé des grandes capitales occidentales. C’est depuis Addis-Abeba, son fief, qu’il espère convaincre.

À 51 ans, son bilan parle pour lui. Son CV pourrait presque se résumer en une ligne, mais celle-ci semble suffisante pour asseoir sa réputation dans les milieux financiers. Grand argentier de l’Éthiopie depuis vingt ans, il fait partie, dès les origines, de l’équipe de choc de l’ex-Premier ministre Meles Zenawi. Il se retrouve au coeur des grandes réformes économiques qui ont permis à ce pays de plus de 94 millions d’habitants, “associé jadis à la famine et à la pauvreté, d’être aujourd’hui l’une des économies les plus performantes du continent”, selon ses propres mots. Entre son arrivée aux Finances en 1995 et aujourd’hui, le PIB par habitant a été multiplié par quatre selon les statistiques du FMI.

Bientôt une usine marocaine pour PSA Peugeot Citroën

Selon l’agence “Bloomberg”, non démentie par PSA Peugeot Citroën, ce dernier prévoit d’ouvrir une usine au Maroc d’une capacité inférieure à 100 000 véhicules par an. Probablement à Tanger.

Le français PSA Peugeot Citroën prévoit de construire une usine automobile au Maroc, selon deux sources proches du dossier qui se sont confiées à l’agence Bloomberg, non-démenties par le groupe automobile. La future usine serait d’une capacité inférieure à 100 000 véhicules par an, soit deux fois moins que la production actuelle de celle son rival Renault à Tanger, qui a démarré en 2012, et qui doit en fabriquer à terme 400 000 par an.

Le projet prévoit pour l’instant l’industrialisation des véhicules Peugeot des segments B et C, celui de la 208 et de la 308, pour le marché du Maghreb. Le lieu d’implantation de l’usine n’est pour l’instant pas connu, même si la zone de Tanger, bénéficiant d’un tissu industriel et de capacités logistiques importantes, est dans tous les esprits.

Excellente nouvelle

Pour le royaume chérifien, qui a fait du développement de l’industrie automobile un des piliers de son plan de développement économique, cette seconde implantation d’un grand groupe sur son territoire, attendue depuis plusieurs années, est une excellente nouvelle.

L’industrie automobile, recourant à une palette très large de sous-traitants, pourvoyeuse d’emplois de long terme, est fortement structurante. Après l’installation de Renault, d’autres groupes – Toyota et Volkswagen notamment – avaient déjà envoyé des équipes au Maroc pour y envisager une implantation industrielle, mais aucun des ces projets n’a encore été concrétisé.

Retour en force

Après s’être montré longtemps hésitant pour des projets industriels en Afrique, PSA Peugeot Citroën veut revenir en force sur le continent, et particulièrement au Maghreb, où il est dans le trio de tête des marques les plus vendues. “L’Afrique est l’un des plus beaux potentiels de croissance avec l’Asie du Sud-Est. Nous n’avons peut-être pas prêté toute l’attention nécessaire à ces marchés”, reconnaissait fin mars 2015 Jean-Christophe Quémard, le nouveau patron de la zone Afrique-Moyen-Orient dans une interview au journal français Les Echos. Le groupe s’est aussi lancé dans un projet industriel d’assemblage automobile au Nigeria, plus modeste, de 1 000 véhicules par an, des Peugeot 301.

Depuis un an, la région Afrique-Moyen-Orient fait l’objet de toutes les attentions de sa direction générale, présidée par Carlos Tavares, un ancien de Renault qui connaît bien la zone. Elle bénéficie à ce titre d’une direction dédiée et représentée au comité exécutif. Jean-Christophe Quémard avait confirmé peu après sa prise de fonction en 2014 un projet d’implantation en Afrique du Nord pour alimenter le marché local. Il n’avait pas exclu que Dongfeng, l’actionnaire chinois de PSA, très peu présent en Afrique, participe au financement. D’après l’agence Bloomberg, le projet pourrait être officialisé dès juin.

Ato Sufian Ahmed : “Il faut rendre la BAD plus réactive dans la gestion des dossiers”

Puisqu’il est parvenu en vingt ans à redresser l’économie de son pays, le grand argentier éthiopien estime pouvoir agir en faveur de la modernisation de la gestion de la Banque africaine de développement.

Dernièrement, Ato Sufian Ahmed ne s’est pas rendu à Paris. Il n’est donc pas venu dans les locaux de Jeune Afrique. Le ministre éthiopien des Finances et du Développement économique, candidat au poste de président de la Banque africaine de développement (BAD), a préféré concentrer sa campagne sur le continent, plutôt que d’emprunter le passage un peu obligé des grandes capitales occidentales. C’est depuis Addis-Abeba, son fief, qu’il espère convaincre.

À 51 ans, son bilan parle pour lui. Son CV pourrait presque se résumer en une ligne, mais celle-ci semble suffisante pour asseoir sa réputation dans les milieux financiers. Grand argentier de l’Éthiopie depuis vingt ans, il fait partie, dès les origines, de l’équipe de choc de l’ex-Premier ministre Meles Zenawi. Il se retrouve au coeur des grandes réformes économiques qui ont permis à ce pays de plus de 94 millions d’habitants, “associé jadis à la famine et à la pauvreté, d’être aujourd’hui l’une des économies les plus performantes du continent”, selon ses propres mots. Entre son arrivée aux Finances en 1995 et aujourd’hui, le PIB par habitant a été multiplié par quatre selon les statistiques du FMI.

Bientôt une usine marocaine pour PSA Peugeot Citroën

Selon l’agence “Bloomberg”, non démentie par PSA Peugeot Citroën, ce dernier prévoit d’ouvrir une usine au Maroc d’une capacité inférieure à 100 000 véhicules par an. Probablement à Tanger.

Le français PSA Peugeot Citroën prévoit de construire une usine automobile au Maroc, selon deux sources proches du dossier qui se sont confiées à l’agence Bloomberg, non-démenties par le groupe automobile. La future usine serait d’une capacité inférieure à 100 000 véhicules par an, soit deux fois moins que la production actuelle de celle son rival Renault à Tanger, qui a démarré en 2012, et qui doit en fabriquer à terme 400 000 par an.

Le projet prévoit pour l’instant l’industrialisation des véhicules Peugeot des segments B et C, celui de la 208 et de la 308, pour le marché du Maghreb. Le lieu d’implantation de l’usine n’est pour l’instant pas connu, même si la zone de Tanger, bénéficiant d’un tissu industriel et de capacités logistiques importantes, est dans tous les esprits.

Excellente nouvelle

Pour le royaume chérifien, qui a fait du développement de l’industrie automobile un des piliers de son plan de développement économique, cette seconde implantation d’un grand groupe sur son territoire, attendue depuis plusieurs années, est une excellente nouvelle.

L’industrie automobile, recourant à une palette très large de sous-traitants, pourvoyeuse d’emplois de long terme, est fortement structurante. Après l’installation de Renault, d’autres groupes – Toyota et Volkswagen notamment – avaient déjà envoyé des équipes au Maroc pour y envisager une implantation industrielle, mais aucun des ces projets n’a encore été concrétisé.

Retour en force

Après s’être montré longtemps hésitant pour des projets industriels en Afrique, PSA Peugeot Citroën veut revenir en force sur le continent, et particulièrement au Maghreb, où il est dans le trio de tête des marques les plus vendues. “L’Afrique est l’un des plus beaux potentiels de croissance avec l’Asie du Sud-Est. Nous n’avons peut-être pas prêté toute l’attention nécessaire à ces marchés”, reconnaissait fin mars 2015 Jean-Christophe Quémard, le nouveau patron de la zone Afrique-Moyen-Orient dans une interview au journal français Les Echos. Le groupe s’est aussi lancé dans un projet industriel d’assemblage automobile au Nigeria, plus modeste, de 1 000 véhicules par an, des Peugeot 301.

Depuis un an, la région Afrique-Moyen-Orient fait l’objet de toutes les attentions de sa direction générale, présidée par Carlos Tavares, un ancien de Renault qui connaît bien la zone. Elle bénéficie à ce titre d’une direction dédiée et représentée au comité exécutif. Jean-Christophe Quémard avait confirmé peu après sa prise de fonction en 2014 un projet d’implantation en Afrique du Nord pour alimenter le marché local. Il n’avait pas exclu que Dongfeng, l’actionnaire chinois de PSA, très peu présent en Afrique, participe au financement. D’après l’agence Bloomberg, le projet pourrait être officialisé dès juin.

Judo : Teddy Riner incertain pour les Championnats d’Europe

Souvent blessé ces derniers mois, Teddy Riner effectuera son retour à la compétition ce week-end au Masters de Rabat au Maroc. Si le géant guadeloupéen va retrouver les tatamis, il pourra par contre être absent aux Championnats d’Europe de Bakou (Azerbaïdjan).

«Pour l’instant, je suis sur le Masters, ce n’est pas dit que je fasse les Championnats d’Europe. Le Masters va de toute façon servir à mettre des choses en place, à prendre des informations. A l’issue de ce Masters, en fonction de ma performance, on verra sur quelle compétition je vais m’aligner,»  a confié Teddy Riner. Les Championnats d’Europe 2015 se dérouleront du 12 au 28 juin prochains.

USA: Le Sénat américain bloque la réforme de la NSA

Les mises en garde de la Maison Blanche n’y auront rien fait. Les sénateurs républicains ont majoritairement repoussé aux premières heures, samedi 23 mai, la réforme de la National Security Agency (NSA) souhaitée par le président démocrate Barack Obama et soutenue par une majorité bipartisane à la Chambre des représentants.

Cette réforme vise à bloquer l’accès de la NSA aux métadonnées des communications téléphoniques passées aux Etats-Unis, un programme révélé en 2013 par un ancien employé de l’agence, Edward Snowden. Ces données concernent les heures d’appels, leur durée et le numéro appelé mais pas le contenu des discussions téléphoniques.

Vivement déplorée par les sénatrices démocrates de Californie Barbara Boxer et Dianne Feinstein, cette victoire des sénateurs conduits par le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), a cependant un goût de cendre. Car ces derniers ont été à leur tour incapables de réunir une majorité sur le texte qu’ils souhaitaient imposer en lieu et place : une extension de deux mois du programme actuel pour, assuraient-ils, pouvoir prendre la mesure des modifications proposées par la Chambre, afin de réduire l’utilisation de ces données par l’agence, dont ils redoutent les conséquences en termes d’efficacité pour la sécurité du pays.

Ce blocage législatif est d’autant plus problématique que le Congrès ne siégera pas d’ici au 1er juin, une date qui coïncide précisément avec l’expiration de la section 215 du Patriot Act concernant ces métadonnées. En voulant défendre coûte que coûte ce programme, les sénateurs républicains ont donc pris le risque d’ouvrir un improbable vide juridique. Prenant acte de son échec, M. McConnell a aussitôt invité les sénateurs à venir siéger le dimanche 31 mai en fin d’après-midi pour tenter de remédier à cette impasse. Rien ne dit cependant que la majorité de la Chambre qui avait soutenu la réforme et qui rassemble les démocrates et l’aile libertarienne et Tea Party du Grand Old Party (les républicains) hostile à toute intrusion de l’Etat fédéral dans la vie des citoyens américains, sera disposée à renoncer à son projet.

Procédures judiciaires

Le fossé entre les deux camps partage le Parti républicain. Deux candidats déclarés à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2016 ont d’ailleurs adopté des positions radicalement opposées au cours des jours précédant les votes de samedi. Marco Rubio (Floride) a fait cause commune avec le chef de la majorité du Sénat au nom de la sécurité des Etats-Unis. Rand Paul (Kentucky), qui a occupé la tribune mercredi pendant plus de dix heures pour bloquer les débats, a milité au contraire pour la suppression totale du programme de la NSA, allant au-delà de la réforme de la chambre.

Le 7 mai, la Cour d’appel fédérale du deuxième circuit (qui concerne les Etats du Connecticut, de New York et du Vermont) avait pourtant jugé illégale l’interprétation faite par la NSA de la section 215 du Patriot Act. Dans leur arrêt rendu à l’unanimité, les trois juges, tous nommés par des présidents démocrates, avaient estimé que l’agence avait outrepassé les intentions des législateurs, jugeant « stupéfiante » la masse des informations collectées. Saisies également par des organisations de défense des droits civiques, deux autres instances fédérales sont appelées à se prononcer prochainement.

Cette décision de justice, dans une procédure qui pourrait remonter jusqu’à la Cour suprême, n’a cependant pas fait fléchir les sénateurs réticents à réformer la NSA. Pas plus que la large majorité (338 voix contre 88) obtenue sept jours plus tard à la Chambre par les adversaires de la collecte massive et systématique des métadonnées. Une nouvelle course contre la montre est désormais ouverte. Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, avait insisté quelques heures avant le vote sur le fait que le programme de la NSA ne pouvait être actionné d’une simple pression sur un interrupteur. Il avait ajouté que, faute de cadre juridique, l’agence serait probablement contrainte de stopper préventivement certaines de ses activités de surveillance de peur de se retrouver en infraction à partir du 1er juin.

 

Des fonctionnaires écroués pour la mauvaise gestion du projet d’accès à l’eau

Le coordonnateur du Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement (PPEA-II), Lucien Ahlonsou, et son directeur des affaires financières, Victor Yoxi, ont été placés en détention préventive depuis jeudi soir, pour leur implication dans le dossier relatif à la mauvaise gestion de l’aide néerlandaise au Bénin, a-t-on appris vendredi de source officielle à Cotonou.

Selon cette source proche du tribunal de première instance, de première classe de Cotonou, trois hauts cadres du ministère de l’ Energie et de l’Eau ont aussi été mis sous contrôle judiciaire.
Il s’agit d’une directrice des ressources financières et du matériel, d’un chef comptable et d’un ancien délégué du contrôle financier.

Au début du mois, les Néerlandais, qui représentent le plus grand contributeur du Bénin pour les projets d’accès à l’eau potable, ont annoncé la suspension de son aide au Bénin à cause des irrégularités et malversations relevées dans la gestion de la deuxième phase du programme pluriannuel d’appui au secteur de l’ Eau et de l’Assainissement.
Pour se mettre à la disposition de la justice pour les besoins d’enquête, le ministre béninois de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, Barthélémy Kassa, a présenté sa démission au président Boni Yayi, qui l’a acceptée
(Xinhua)

Judo : Teddy Riner incertain pour les Championnats d’Europe

Souvent blessé ces derniers mois, Teddy Riner effectuera son retour à la compétition ce week-end au Masters de Rabat au Maroc. Si le géant guadeloupéen va retrouver les tatamis, il pourra par contre être absent aux Championnats d’Europe de Bakou (Azerbaïdjan).

«Pour l’instant, je suis sur le Masters, ce n’est pas dit que je fasse les Championnats d’Europe. Le Masters va de toute façon servir à mettre des choses en place, à prendre des informations. A l’issue de ce Masters, en fonction de ma performance, on verra sur quelle compétition je vais m’aligner,»  a confié Teddy Riner. Les Championnats d’Europe 2015 se dérouleront du 12 au 28 juin prochains.

USA: Le Sénat américain bloque la réforme de la NSA

Les mises en garde de la Maison Blanche n’y auront rien fait. Les sénateurs républicains ont majoritairement repoussé aux premières heures, samedi 23 mai, la réforme de la National Security Agency (NSA) souhaitée par le président démocrate Barack Obama et soutenue par une majorité bipartisane à la Chambre des représentants.

Cette réforme vise à bloquer l’accès de la NSA aux métadonnées des communications téléphoniques passées aux Etats-Unis, un programme révélé en 2013 par un ancien employé de l’agence, Edward Snowden. Ces données concernent les heures d’appels, leur durée et le numéro appelé mais pas le contenu des discussions téléphoniques.

Vivement déplorée par les sénatrices démocrates de Californie Barbara Boxer et Dianne Feinstein, cette victoire des sénateurs conduits par le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), a cependant un goût de cendre. Car ces derniers ont été à leur tour incapables de réunir une majorité sur le texte qu’ils souhaitaient imposer en lieu et place : une extension de deux mois du programme actuel pour, assuraient-ils, pouvoir prendre la mesure des modifications proposées par la Chambre, afin de réduire l’utilisation de ces données par l’agence, dont ils redoutent les conséquences en termes d’efficacité pour la sécurité du pays.

Ce blocage législatif est d’autant plus problématique que le Congrès ne siégera pas d’ici au 1er juin, une date qui coïncide précisément avec l’expiration de la section 215 du Patriot Act concernant ces métadonnées. En voulant défendre coûte que coûte ce programme, les sénateurs républicains ont donc pris le risque d’ouvrir un improbable vide juridique. Prenant acte de son échec, M. McConnell a aussitôt invité les sénateurs à venir siéger le dimanche 31 mai en fin d’après-midi pour tenter de remédier à cette impasse. Rien ne dit cependant que la majorité de la Chambre qui avait soutenu la réforme et qui rassemble les démocrates et l’aile libertarienne et Tea Party du Grand Old Party (les républicains) hostile à toute intrusion de l’Etat fédéral dans la vie des citoyens américains, sera disposée à renoncer à son projet.

Procédures judiciaires

Le fossé entre les deux camps partage le Parti républicain. Deux candidats déclarés à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2016 ont d’ailleurs adopté des positions radicalement opposées au cours des jours précédant les votes de samedi. Marco Rubio (Floride) a fait cause commune avec le chef de la majorité du Sénat au nom de la sécurité des Etats-Unis. Rand Paul (Kentucky), qui a occupé la tribune mercredi pendant plus de dix heures pour bloquer les débats, a milité au contraire pour la suppression totale du programme de la NSA, allant au-delà de la réforme de la chambre.

Le 7 mai, la Cour d’appel fédérale du deuxième circuit (qui concerne les Etats du Connecticut, de New York et du Vermont) avait pourtant jugé illégale l’interprétation faite par la NSA de la section 215 du Patriot Act. Dans leur arrêt rendu à l’unanimité, les trois juges, tous nommés par des présidents démocrates, avaient estimé que l’agence avait outrepassé les intentions des législateurs, jugeant « stupéfiante » la masse des informations collectées. Saisies également par des organisations de défense des droits civiques, deux autres instances fédérales sont appelées à se prononcer prochainement.

Cette décision de justice, dans une procédure qui pourrait remonter jusqu’à la Cour suprême, n’a cependant pas fait fléchir les sénateurs réticents à réformer la NSA. Pas plus que la large majorité (338 voix contre 88) obtenue sept jours plus tard à la Chambre par les adversaires de la collecte massive et systématique des métadonnées. Une nouvelle course contre la montre est désormais ouverte. Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, avait insisté quelques heures avant le vote sur le fait que le programme de la NSA ne pouvait être actionné d’une simple pression sur un interrupteur. Il avait ajouté que, faute de cadre juridique, l’agence serait probablement contrainte de stopper préventivement certaines de ses activités de surveillance de peur de se retrouver en infraction à partir du 1er juin.

 

Des fonctionnaires écroués pour la mauvaise gestion du projet d’accès à l’eau

Le coordonnateur du Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement (PPEA-II), Lucien Ahlonsou, et son directeur des affaires financières, Victor Yoxi, ont été placés en détention préventive depuis jeudi soir, pour leur implication dans le dossier relatif à la mauvaise gestion de l’aide néerlandaise au Bénin, a-t-on appris vendredi de source officielle à Cotonou.

Selon cette source proche du tribunal de première instance, de première classe de Cotonou, trois hauts cadres du ministère de l’ Energie et de l’Eau ont aussi été mis sous contrôle judiciaire.
Il s’agit d’une directrice des ressources financières et du matériel, d’un chef comptable et d’un ancien délégué du contrôle financier.

Au début du mois, les Néerlandais, qui représentent le plus grand contributeur du Bénin pour les projets d’accès à l’eau potable, ont annoncé la suspension de son aide au Bénin à cause des irrégularités et malversations relevées dans la gestion de la deuxième phase du programme pluriannuel d’appui au secteur de l’ Eau et de l’Assainissement.
Pour se mettre à la disposition de la justice pour les besoins d’enquête, le ministre béninois de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, Barthélémy Kassa, a présenté sa démission au président Boni Yayi, qui l’a acceptée
(Xinhua)

Burundi: Innocent Muhozi rentre libre après une audition de 5 heures

« L’audition concernait le message lu par le Général-Major Godefroid Niyombare le 13 mai dernier sur les ondes de la Radio-Télé Renaissance.

Le substitut voulait savoir s’il y a un lien particulier avec ceux qui ont organisé la tentative de coup d’Etat », indique Innocent Muhozi, directeur de la Radio-Télé renaissance à sa sortie d’une audience qui a duré plus de 5 heures.

Beaucoup de questions lui ont été posées et il affirme y avoir répondu en intégralité et qu’après c’est à la justice d’apprécier. Il explique qu’il n’y avait pas d’accusations spécifiques mais seulement des questions très précises sur le processus menant à la diffusion du message. Si c’était lui-même ou la Télé Renaissance qui a diffusé le message. « Manifestement c’est la diffusion qui pose problème. L’audition s’est bien passée, il n’y a rien eu d’irréguliers mais il faut attendre pour voir la suite.»L’enquête continue et M .Muhozi note qu’ils ont diffusé le message essentiellement pour des raisons professionnelles. « Nous ne nous sommes même pas posé la question.»
Il ajoute que même s’ils n’ont pas été les premiers à diffuser le message, ceux qui l’ont fait avant ont également fait leur travail. Si j’avais peur, précise-t-il, je ne serais pas venu ici, mais je m’inquiète parce que je pourrais être en train de faire autre chose, dormir tranquillement sans être soupçonné de ceci ou de cela. « Dans ce pays qui peut dire qu’il est tranquille avec tout ce qui se passe ? »

Signalons que vers 11h, deux pick-up (camionnette double cabine) ont tenté d’arrêter un journaliste mais il a par après été relâché. Aucun autre rendez-vous n’a été fixé mais les enquêtes continuent.

Tanzanie : près de 3000 Burundais atteints du choléra

Les Nations Unies ont annoncé ce vendredi qu’environ 3 000 réfugiés burundais qui ont fui les violences politiques dans leur pays sont atteints du choléra en Tanzanie.

La crise qui frappe le Burundi poursuit ses ressortissants au-delà même ds frontières. En ce sens que qu’environ 3 000 réfugiés burundais qui ont fui les violences politiques dans leur pays sont atteints du choléra en Tanzanie. C’est ce qu’ont annoncé ace vendredi 22 mai 2015, les Nations Unies.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), jusqu’à 400 nouveaux cas sont recensés chaque jour, surtout dans la péninsule de Kagunga où se trouvent des dizaines de milliers de Burundais.

« L’épidémie se répand. A ce jour, quelque 3 000 cas ont été recensés et il y en a entre 300 et 400 nouveaux chaque jour, notamment à Kagunga et dans ses environs (…). Quelques cas ont également été signalés au Burundi », a indiqué Adrian Edwards, porte-parole du HCR. Selon un responsable des services de santé tanzaniens qui a fait une déclaration mercredi, au moins 33 personnes avaient succombé au choléra dans un camp près du lac Tanganyika.

Ce vendredi 22 mai 2045, le HCR a lancé un appel aux dons pour venir en aide aux réfugiés burundais. L’ONU estime les besoins à 207 millions de dollars. L’Onu estime à 100 000 le nombre de Burundais ayant fui leur pays en raison de la crise politique provoquée par la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.