Affichage des articles dont le libellé est May 10. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est May 10. Afficher tous les articles

dimanche 10 mai 2015

Voici pourquoi l’essence a augmenté de prix au Bénin

Le budget 2015 du Nigeria prévoit 100 milliards de nairas (447 millions d’euros) au titre des subventions aux carburants, soit une baisse de 90 % par rapport à 2014. Une précédente tentative de suppression des subventions, en 2012, avait provoqué une vive réaction de la population.

Cinq mois après sa présentation devant les députés, le budget 2015 du Nigeria vient d’être approuvé par le Parlement. Surprise : l’enveloppe des subventions aux carburants est en recul de 90 % cette année, conséquence de la chute des recettes publiques (estimée à 50 %) entraînée par le recul des cours du pétrole. Le Parlement a approuvé la réduction de ces subventions à 100 milliards de nairas (447 millions d’euros) pour 2015, a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, la ministre des Finances, rapporte l’agence Reuters. Elles dépassaient 1 000 milliards de nairas l’an dernier. Les législateurs ont par ailleurs approuvé 45,5 milliards de nairas pour les subventions au kérosène (très utilisé par les ménages nigérians).

En novembre dernier, le gouvernement nigérian sortant avait annoncé son intention de réduire graduellement les subventions aux carburants à 408,68 milliards de nairas en 2016 et 371,18 milliards en 2017. Le parlement a semble-t-il choisi d’aller plus vite.

Or, cette décision intervient alors que les plus grandes villes nigérianes subissent une grave pénurie d’essence, répercussion des retards de paiement des subventions consenties précédemment aux importateurs de pétrole, de la chute du naira et des difficultés d’accès au crédit. Début mai, les retards de paiement du gouvernement aux importateurs s’élevaient à 200 milliards de Naira (894 millions d’euros), explique Dolapo Oni, spécialiste de l’énergie chez Ecobank, contacté par Jeune Afrique.

Capacités

Premier producteur de pétrole du continent, le Nigeria dispose d’assez faibles capacités de raffinage et reste entièrement dépendant des importations d’essence pour sa consommation estimée à 40 millions de litres par jour.

Une précédente tentative de suppression des subventions, menée en 2012 par le gouvernement du président Goodluck Jonathan et visant à doubler le prix du litre d’essence de 65 nairas à 150 nairas, avait provoqué une vive réaction de la population et entraîné une grève nationale de huit jours. Le gouvernement avait dû restaurer une partie de ces subventions pour mettre fin à la grève.

(Visages du Bénin)

 

Course pour le perchoir :Yayi retire 33 procurations aux députés Fcbe

La bataille pour le Perchoir a déjà commencé au domicile du chef de l’Etat qui a abrité une réunion secrète à laquelle les 33 députés élus sur la liste Fcbe ont été conviés.

Au cours de la rencontre, Yayi Boni a tout simplement montré qu’il ne leur fait pas confiance et les a contraints à lui délivrer, chacun, une procuration qui servira à agir en leur nom et pour leur compte lors de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. En contrepartie, les élus Fcbe ont touché de l’espèce sonnante et trébuchante. Selon nos informations, c’est 1 milliard de Fcfa pour dix voix achetées.

Tous les 33 députés élus sur la liste Fcbe ne prendront pas part à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. La raison : ils ont délivré des procurations (ci-dessous le formulaire) à Yayi Boni qui choisira ses hommes de confiance qu’il juge dociles, obéissants jusqu’à la servitude, pour voter à leur place. Ainsi en a décidé le roi du Palais de la Marina pour un processus qui interviendra le 15 mai 2015. Mieux, Yayi Boni, comme un coffre-fort ambulant, ne s’est pas embarrassé de scrupules pour gratifier ses députés de millions en échange des procurations qu’ils ont laissées. Plus de 3 milliards de Fcfa pour les 33 élus Fcbe. Il s’agit d’un acte honteux et complètement injurieux pour ceux qui ont reçu mandat du peuple pour défendre ses intérêts. Ils ont commis le lourd péché de troquer leur honneur contre de l’argent. Les « vendus » dont l’autre parlait en désignant certains politiciens qui lui ont fait dos pour filer le parfait amour avec l’opposition se trouvent plutôt dans son propre camp. En prétendant que ses 33 voix doivent être sécurisées en attendant d’avoir d’éventuels alliés, le chef de l’Etat a adopté une stratégie qui révèle l’existence d’un climat de suspicion, de l’absence d’une marque de confiance et des velléités que risquent de mettre à mal son plan de conquête du Perchoir. Et, on se demande le pourquoi de tout cela. Alors que Yayi Boni n’est plus candidat à rien, selon ses dires, qu’est-ce qui se cache derrière toutes ses manœuvres ? Il rêve d’un président de l’Assemblée nationale qui sera aux ordres et qui se rendra au Palais de la Marina pour prendre les instructions. Avoir la mainmise sur le président du Parlement pourrait lui donner encore quelques espoirs de voir son rêve le plus cher se réaliser : la révision de la Constitution.

Inévitable échec

Depuis l’annonce des grandes tendances et la publication des résultats des élections législatives du 26 avril 2015, Yayi Boni, déçu par le verdict des urnes, n’a plus jamais quitté son stylo et son calepin dans lequel il compose tous les schémas susceptibles de lui permettre de contrôler le Perchoir. Il est convaincu d’une chose. Malgré ses 33 députés en plus des deux inconditionnels alliés élus sur la liste Ub, ce qui lui fait 35 voix, il n’a aucune chance de l’empoter face à une opposition avec toutes les forces réunies. Cela ne l’a pas empêché de nourrir des espoirs en comptant sur des achats de voix dans le camp de l’opposition. Mais, ses espoirs ont été anéantis par les évènements du lundi dernier qui ont vu toute l’opposition en rang serré pour dénoncer son régime suite à la tentative d’enlèvement du député Candide Azannaï. Ces évènements se sont produits deux jours plus tard et ont convaincu que Yayi Boni n’avait pas de chance. C’est fini pour l’homme.

(le Matinal)

 

L’Unamab suspend la motion de grèves des magistrats

L’Union nationale des Magistrats du Benin vient à l’instant de suspendre la Motion de grèves en date du 21 avril 2015. C’est à travers une correspondance adressée au Garde des Sceaux dont nous publions ici l’intégralité

MOTION DE SUSPENSION DE GREVE DE L’UNAMAB

A
Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme,
COTONOU
Le Bureau Exécutif de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin (BE/UNAMAB) ;
Vu la Convention 87 de l’OIT de 1948 relative à la liberté syndicale et la protection du droit syndical ratifiée par le Bénin ;
Vu la Constitution de la République du Bénin du 11 décembre 1990, notamment en son titre VI ;
Vu la Loi n°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin ;
Vu la Loi N°94-027 du 15 juin 1999 relative au Conseil Supérieur de la Magistrature ;
Vu la Loi N°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature ;
Vu la Loi N°86-013 du 26 février 1986 portant statut général des Agents Permanents de l’Etat ;
Vu la Loi N°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ;
Considérant le rôle du pouvoir judiciaire dans l’édification d’un Etat de droit ;
Considérant la motion de grève de l’UNAMAB en date du 21 avril 2015 et la motion de renouvellement du 30 avril 2015 ;
Considérant l’inaction du Gouvernement face aux légitimes revendications de l’UNAMAB ;
Considérant la tension sociale consubstantielle à la période électorale ;
Considérant les résolutions de l’Assemblée Générale de l’UNAMAB du vendredi 08 mai 2015 ;

DECIDENT :

De suspendre jusqu’au 15 juin 2015 la motion de grève en date du 21 avril 2015 à compter du vendredi 08 mai 2015 à 00 heure.
En conséquence, invite les magistrats à se présenter à leur poste respectif de travail dès le lundi 11 mai 2015.
Ils les exhortent néanmoins à rester mobilisés pour reprendre à tout moment le flambeau de la lutte en cas d’inaction ou de diversion du Gouvernement.

Fait à Cotonou, le 08 mai 2015.

Pour L’UNAMAB

Le Président

Michel ADJAKA

 

Voici pourquoi l’essence a augmenté de prix au Bénin

Le budget 2015 du Nigeria prévoit 100 milliards de nairas (447 millions d’euros) au titre des subventions aux carburants, soit une baisse de 90 % par rapport à 2014. Une précédente tentative de suppression des subventions, en 2012, avait provoqué une vive réaction de la population.

Cinq mois après sa présentation devant les députés, le budget 2015 du Nigeria vient d’être approuvé par le Parlement. Surprise : l’enveloppe des subventions aux carburants est en recul de 90 % cette année, conséquence de la chute des recettes publiques (estimée à 50 %) entraînée par le recul des cours du pétrole. Le Parlement a approuvé la réduction de ces subventions à 100 milliards de nairas (447 millions d’euros) pour 2015, a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, la ministre des Finances, rapporte l’agence Reuters. Elles dépassaient 1 000 milliards de nairas l’an dernier. Les législateurs ont par ailleurs approuvé 45,5 milliards de nairas pour les subventions au kérosène (très utilisé par les ménages nigérians).

En novembre dernier, le gouvernement nigérian sortant avait annoncé son intention de réduire graduellement les subventions aux carburants à 408,68 milliards de nairas en 2016 et 371,18 milliards en 2017. Le parlement a semble-t-il choisi d’aller plus vite.

Or, cette décision intervient alors que les plus grandes villes nigérianes subissent une grave pénurie d’essence, répercussion des retards de paiement des subventions consenties précédemment aux importateurs de pétrole, de la chute du naira et des difficultés d’accès au crédit. Début mai, les retards de paiement du gouvernement aux importateurs s’élevaient à 200 milliards de Naira (894 millions d’euros), explique Dolapo Oni, spécialiste de l’énergie chez Ecobank, contacté par Jeune Afrique.

Capacités

Premier producteur de pétrole du continent, le Nigeria dispose d’assez faibles capacités de raffinage et reste entièrement dépendant des importations d’essence pour sa consommation estimée à 40 millions de litres par jour.

Une précédente tentative de suppression des subventions, menée en 2012 par le gouvernement du président Goodluck Jonathan et visant à doubler le prix du litre d’essence de 65 nairas à 150 nairas, avait provoqué une vive réaction de la population et entraîné une grève nationale de huit jours. Le gouvernement avait dû restaurer une partie de ces subventions pour mettre fin à la grève.

(Visages du Bénin)

 

Course pour le perchoir :Yayi retire 33 procurations aux députés Fcbe

La bataille pour le Perchoir a déjà commencé au domicile du chef de l’Etat qui a abrité une réunion secrète à laquelle les 33 députés élus sur la liste Fcbe ont été conviés.

Au cours de la rencontre, Yayi Boni a tout simplement montré qu’il ne leur fait pas confiance et les a contraints à lui délivrer, chacun, une procuration qui servira à agir en leur nom et pour leur compte lors de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. En contrepartie, les élus Fcbe ont touché de l’espèce sonnante et trébuchante. Selon nos informations, c’est 1 milliard de Fcfa pour dix voix achetées.

Tous les 33 députés élus sur la liste Fcbe ne prendront pas part à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. La raison : ils ont délivré des procurations (ci-dessous le formulaire) à Yayi Boni qui choisira ses hommes de confiance qu’il juge dociles, obéissants jusqu’à la servitude, pour voter à leur place. Ainsi en a décidé le roi du Palais de la Marina pour un processus qui interviendra le 15 mai 2015. Mieux, Yayi Boni, comme un coffre-fort ambulant, ne s’est pas embarrassé de scrupules pour gratifier ses députés de millions en échange des procurations qu’ils ont laissées. Plus de 3 milliards de Fcfa pour les 33 élus Fcbe. Il s’agit d’un acte honteux et complètement injurieux pour ceux qui ont reçu mandat du peuple pour défendre ses intérêts. Ils ont commis le lourd péché de troquer leur honneur contre de l’argent. Les « vendus » dont l’autre parlait en désignant certains politiciens qui lui ont fait dos pour filer le parfait amour avec l’opposition se trouvent plutôt dans son propre camp. En prétendant que ses 33 voix doivent être sécurisées en attendant d’avoir d’éventuels alliés, le chef de l’Etat a adopté une stratégie qui révèle l’existence d’un climat de suspicion, de l’absence d’une marque de confiance et des velléités que risquent de mettre à mal son plan de conquête du Perchoir. Et, on se demande le pourquoi de tout cela. Alors que Yayi Boni n’est plus candidat à rien, selon ses dires, qu’est-ce qui se cache derrière toutes ses manœuvres ? Il rêve d’un président de l’Assemblée nationale qui sera aux ordres et qui se rendra au Palais de la Marina pour prendre les instructions. Avoir la mainmise sur le président du Parlement pourrait lui donner encore quelques espoirs de voir son rêve le plus cher se réaliser : la révision de la Constitution.

Inévitable échec

Depuis l’annonce des grandes tendances et la publication des résultats des élections législatives du 26 avril 2015, Yayi Boni, déçu par le verdict des urnes, n’a plus jamais quitté son stylo et son calepin dans lequel il compose tous les schémas susceptibles de lui permettre de contrôler le Perchoir. Il est convaincu d’une chose. Malgré ses 33 députés en plus des deux inconditionnels alliés élus sur la liste Ub, ce qui lui fait 35 voix, il n’a aucune chance de l’empoter face à une opposition avec toutes les forces réunies. Cela ne l’a pas empêché de nourrir des espoirs en comptant sur des achats de voix dans le camp de l’opposition. Mais, ses espoirs ont été anéantis par les évènements du lundi dernier qui ont vu toute l’opposition en rang serré pour dénoncer son régime suite à la tentative d’enlèvement du député Candide Azannaï. Ces évènements se sont produits deux jours plus tard et ont convaincu que Yayi Boni n’avait pas de chance. C’est fini pour l’homme.

(le Matinal)

 

L’Unamab suspend la motion de grèves des magistrats

L’Union nationale des Magistrats du Benin vient à l’instant de suspendre la Motion de grèves en date du 21 avril 2015. C’est à travers une correspondance adressée au Garde des Sceaux dont nous publions ici l’intégralité

MOTION DE SUSPENSION DE GREVE DE L’UNAMAB

A
Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme,
COTONOU
Le Bureau Exécutif de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin (BE/UNAMAB) ;
Vu la Convention 87 de l’OIT de 1948 relative à la liberté syndicale et la protection du droit syndical ratifiée par le Bénin ;
Vu la Constitution de la République du Bénin du 11 décembre 1990, notamment en son titre VI ;
Vu la Loi n°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin ;
Vu la Loi N°94-027 du 15 juin 1999 relative au Conseil Supérieur de la Magistrature ;
Vu la Loi N°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature ;
Vu la Loi N°86-013 du 26 février 1986 portant statut général des Agents Permanents de l’Etat ;
Vu la Loi N°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ;
Considérant le rôle du pouvoir judiciaire dans l’édification d’un Etat de droit ;
Considérant la motion de grève de l’UNAMAB en date du 21 avril 2015 et la motion de renouvellement du 30 avril 2015 ;
Considérant l’inaction du Gouvernement face aux légitimes revendications de l’UNAMAB ;
Considérant la tension sociale consubstantielle à la période électorale ;
Considérant les résolutions de l’Assemblée Générale de l’UNAMAB du vendredi 08 mai 2015 ;

DECIDENT :

De suspendre jusqu’au 15 juin 2015 la motion de grève en date du 21 avril 2015 à compter du vendredi 08 mai 2015 à 00 heure.
En conséquence, invite les magistrats à se présenter à leur poste respectif de travail dès le lundi 11 mai 2015.
Ils les exhortent néanmoins à rester mobilisés pour reprendre à tout moment le flambeau de la lutte en cas d’inaction ou de diversion du Gouvernement.

Fait à Cotonou, le 08 mai 2015.

Pour L’UNAMAB

Le Président

Michel ADJAKA

 

Issy : le fondateur de la radio Tropiques FM en grève de la faim

Tempête sur Tropiques FM, la radio des Français d’Outre-mer. Claudy Siar, son fondateur, a entamé ce vendredi son quatrième jour de grève de la faim devant l’entrée des locaux, boulevard des Îles à Issy-les-Moulineaux. Il en appelle au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) pour régler un conflit qui l’oppose depuis trois ans à son associé, Stéphane Mouangué.

Dans un communiqué, diffusé jeudi soir, le CSA s’est dit « prêt à exercer une mission de conciliation ». Et précise avoir « mis en garde la station, le 4 février 2015, en raison d’une durée insuffisante des informations et rubriques locales ». Au cœur de ce conflit : une vision différente de « l’âme de la radio », créée en 2007, et qui compte quelque 197 000 auditeurs quotidiens. Claudy Siar accuse notamment son associé, Stéphane Mouangué, d’avoir « pris le contrôle de la radio » en 2012. Il l’avait lui-même quittée pendant 14 mois pour devenir délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outremer auprès de Nicolas Sarkozy. Et n’a jamais pu récupérer son poste. Il reproche également à son associé d’avoir ôté « sa sève » à la station, en supprimant certaines émissions. « Nous sommes une radio communautaire, censée représenter l’Outre-mer. Aujourd’hui, elle ne véhicule que des clichés et de la musique commerciale », déplore Claudy Siar.

Des accusations que dément formellement Stéphane Mouangué. « Lorsque j’ai repris la gérance en 2012, je n’ai pas voulu lui rendre son poste, pour ne pas mettre à terre tous mes efforts, commente-t-il. Et je suis actionnaire majoritaire, c’est ma décision. La radio fonctionne bien mieux sans lui ! » Accusant Claudy Siar d’être manipulateur, il espère que le fondateur « sera raisonnable » : « Il n’a pas le droit de faire ainsi du chantage ».

Le tribunal de commerce a débouté Claudy Siar, en décembre dernier, alors qu’il demandait qu’un administrateur soit nommé. L’intéressé a également déposé une plainte pour abus de biens sociaux et de confiance, en cours d’instruction au tribunal de Nanterre.

Gabon: Fitch abaisse la note de la dette souveraine du pays

L’agence de notation Fitch a abaissé la note de la dette souveraine du Gabon en raison de la baisse des cours mondiaux du pétrole. Une baisse de revenus, qui, selon l’agence de notation, va peser sur les investissements pétroliers du pays.

La note du Gabon par l’agence Fitch passe de 2B- à B+ avec une perspective stable ce qui signifie qu’une nouvelle dégradation n’est pas à l’ordre du jour. Mais Fitch considère que la baisse des revenus du Gabon liée à la chute des prix du pétrole va réduire sa capacité d’investissement dans les gisements off-shore. En effet, le pétrole représente plus de 40% du PIB et 83% des recettes d’exportation.

Or, depuis 2012, la production, de l’ordre de 230 000 barils/jour décroît car les gisements continentaux sont arrivés à maturité il est donc impératif pour l’avenir de développer la production off-shore qui n’en est qu’à ses débuts.

Lente diversification

Par ailleurs Fitch relève que la diversification de l’économie gabonaise hors secteur pétrolier est bien lente et que le gouvernement n’a pas pris la précaution d’utiliser les recettes pétrolières pour créer un fonds souverain d’investissements.

Le déficit budgétaire gabonais devrait donc atteindre 3,5% de la richesse nationale en 2015 et ce pour plusieurs années encore.

Burundi: manifestation de femmes dans le centre-ville de Bujumbura

Au Burundi, vingt-quatre heures après l’injonction du pouvoir burundais d’arrêter immédiatement ce qu’il appelle « l’insurrection » contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, quelque 200 femmes sont descendues dans la rue ce dimanche 10 mai, le matin, dans le centre de Bujumbura. Depuis le début de la contestation, c’est la première manifestation dans le centre-ville de la capitale.

Les femmes, ce matin, sont fières. Nous avons interrogé une femme qui se prenait dans les bras avec une autre : « Nous sommes les premières à être arrivées en centre-ville. La police n’a pas osé intervenir, c’est la preuve que même les fous respectent les femmes », nous disait-elle, ce matin.

Elles ont défilé d’abord sur la place de l’Indépendance. Là, elles ont été stoppées par la police et ont été cantonnées devant le ministère de l’Intérieur pendant à peu près trente minutes. Puis, elles ont décidé de marcher, bravant les cordons policiers.

Nous avons vu des policiers sortir des grenades de gaz lacrymogène et ne pas oser les lancer sur ces femmes qui chantaient pour la paix.

« Nous sommes là contre le 3e mandat »

« Nous sommes les mères. Ce sont nos enfants qui sont tués. Ce sont nos enfants qui sont en prison. Nous sommes là pour le respect des droits humains. Nous sommes là contre le troisième mandat », scandaient-elles

Toutes ces femmes ont ensuite rejoint d’autres groupes qui arrivaient d’une autre direction. A Bujumbura, nous avons ainsi assisté à des situations incroyables où il y avait des cordons de police qui bloquaient ces femmes et qui les empêchaient de se rejoindre. Puis, elles se mettaient à courir pour se rejoindre sans que la police n’ose intervenir.

Lorsque les policiers essayaient de les bloquer, à chaque fois, elles s’assayaient par terre, mains en l’air, et toujours en chantant. Puis, elles se remettaient en route au grand dam des forces de sécurité.

A plusieurs reprises, des policiers énervés les ont menacées avec des grenade de gaz lacrymogène mais d’autres les ont découragés. Il fallait voir ces femmes se mettre à courir entre les policiers qui étaient sans cesse en train de reculer pour reformer les barrages. Finalement elles se sont retrouvées à plus de 200.

Prières, hymne national, chants pour la paix, elles ont fait ce que les hommes n’ont jamais réussi à faire, c’est-à-dire défiler dans le centre ville. Les hommes, des jeunes des quartiers populaires ou des étudiants pour l’essentiel, ont pourtant essayé, ces deux dernières semaines, mais ils ont toujours été bloqués dans les quartiers périphériques par les forces de sécurité, la police et surtout avec des gaz lacrymogènes, camions anti-émeutes et tirs à balles réelles.

« Si ça avait été des hommes, ça fait longtemps qu’on les aurait dégagés », a expliqué, à RFI, un policier.

« Ils savent que tirer sur nous, ça donnerait une image encore plus désastreuse à la police burundaise », a confirmé l’une des manifestantes.

De 10h00 à midi, ce dimanche, elles se sont dispersées petit à petit – quand elles l’ont décidé – se prenant dans les bras, pleurant aussi pour certaines, pour « rejoindre les hommes restés à la maison », disaient-elles amusées. Elles sont heureuses aujourd’hui d’avoir réussi là où les hommes ont échoué.

Issy : le fondateur de la radio Tropiques FM en grève de la faim

Tempête sur Tropiques FM, la radio des Français d’Outre-mer. Claudy Siar, son fondateur, a entamé ce vendredi son quatrième jour de grève de la faim devant l’entrée des locaux, boulevard des Îles à Issy-les-Moulineaux. Il en appelle au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) pour régler un conflit qui l’oppose depuis trois ans à son associé, Stéphane Mouangué.

Dans un communiqué, diffusé jeudi soir, le CSA s’est dit « prêt à exercer une mission de conciliation ». Et précise avoir « mis en garde la station, le 4 février 2015, en raison d’une durée insuffisante des informations et rubriques locales ». Au cœur de ce conflit : une vision différente de « l’âme de la radio », créée en 2007, et qui compte quelque 197 000 auditeurs quotidiens. Claudy Siar accuse notamment son associé, Stéphane Mouangué, d’avoir « pris le contrôle de la radio » en 2012. Il l’avait lui-même quittée pendant 14 mois pour devenir délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outremer auprès de Nicolas Sarkozy. Et n’a jamais pu récupérer son poste. Il reproche également à son associé d’avoir ôté « sa sève » à la station, en supprimant certaines émissions. « Nous sommes une radio communautaire, censée représenter l’Outre-mer. Aujourd’hui, elle ne véhicule que des clichés et de la musique commerciale », déplore Claudy Siar.

Des accusations que dément formellement Stéphane Mouangué. « Lorsque j’ai repris la gérance en 2012, je n’ai pas voulu lui rendre son poste, pour ne pas mettre à terre tous mes efforts, commente-t-il. Et je suis actionnaire majoritaire, c’est ma décision. La radio fonctionne bien mieux sans lui ! » Accusant Claudy Siar d’être manipulateur, il espère que le fondateur « sera raisonnable » : « Il n’a pas le droit de faire ainsi du chantage ».

Le tribunal de commerce a débouté Claudy Siar, en décembre dernier, alors qu’il demandait qu’un administrateur soit nommé. L’intéressé a également déposé une plainte pour abus de biens sociaux et de confiance, en cours d’instruction au tribunal de Nanterre.

Gabon: Fitch abaisse la note de la dette souveraine du pays

L’agence de notation Fitch a abaissé la note de la dette souveraine du Gabon en raison de la baisse des cours mondiaux du pétrole. Une baisse de revenus, qui, selon l’agence de notation, va peser sur les investissements pétroliers du pays.

La note du Gabon par l’agence Fitch passe de 2B- à B+ avec une perspective stable ce qui signifie qu’une nouvelle dégradation n’est pas à l’ordre du jour. Mais Fitch considère que la baisse des revenus du Gabon liée à la chute des prix du pétrole va réduire sa capacité d’investissement dans les gisements off-shore. En effet, le pétrole représente plus de 40% du PIB et 83% des recettes d’exportation.

Or, depuis 2012, la production, de l’ordre de 230 000 barils/jour décroît car les gisements continentaux sont arrivés à maturité il est donc impératif pour l’avenir de développer la production off-shore qui n’en est qu’à ses débuts.

Lente diversification

Par ailleurs Fitch relève que la diversification de l’économie gabonaise hors secteur pétrolier est bien lente et que le gouvernement n’a pas pris la précaution d’utiliser les recettes pétrolières pour créer un fonds souverain d’investissements.

Le déficit budgétaire gabonais devrait donc atteindre 3,5% de la richesse nationale en 2015 et ce pour plusieurs années encore.

Burundi: manifestation de femmes dans le centre-ville de Bujumbura

Au Burundi, vingt-quatre heures après l’injonction du pouvoir burundais d’arrêter immédiatement ce qu’il appelle « l’insurrection » contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, quelque 200 femmes sont descendues dans la rue ce dimanche 10 mai, le matin, dans le centre de Bujumbura. Depuis le début de la contestation, c’est la première manifestation dans le centre-ville de la capitale.

Les femmes, ce matin, sont fières. Nous avons interrogé une femme qui se prenait dans les bras avec une autre : « Nous sommes les premières à être arrivées en centre-ville. La police n’a pas osé intervenir, c’est la preuve que même les fous respectent les femmes », nous disait-elle, ce matin.

Elles ont défilé d’abord sur la place de l’Indépendance. Là, elles ont été stoppées par la police et ont été cantonnées devant le ministère de l’Intérieur pendant à peu près trente minutes. Puis, elles ont décidé de marcher, bravant les cordons policiers.

Nous avons vu des policiers sortir des grenades de gaz lacrymogène et ne pas oser les lancer sur ces femmes qui chantaient pour la paix.

« Nous sommes là contre le 3e mandat »

« Nous sommes les mères. Ce sont nos enfants qui sont tués. Ce sont nos enfants qui sont en prison. Nous sommes là pour le respect des droits humains. Nous sommes là contre le troisième mandat », scandaient-elles

Toutes ces femmes ont ensuite rejoint d’autres groupes qui arrivaient d’une autre direction. A Bujumbura, nous avons ainsi assisté à des situations incroyables où il y avait des cordons de police qui bloquaient ces femmes et qui les empêchaient de se rejoindre. Puis, elles se mettaient à courir pour se rejoindre sans que la police n’ose intervenir.

Lorsque les policiers essayaient de les bloquer, à chaque fois, elles s’assayaient par terre, mains en l’air, et toujours en chantant. Puis, elles se remettaient en route au grand dam des forces de sécurité.

A plusieurs reprises, des policiers énervés les ont menacées avec des grenade de gaz lacrymogène mais d’autres les ont découragés. Il fallait voir ces femmes se mettre à courir entre les policiers qui étaient sans cesse en train de reculer pour reformer les barrages. Finalement elles se sont retrouvées à plus de 200.

Prières, hymne national, chants pour la paix, elles ont fait ce que les hommes n’ont jamais réussi à faire, c’est-à-dire défiler dans le centre ville. Les hommes, des jeunes des quartiers populaires ou des étudiants pour l’essentiel, ont pourtant essayé, ces deux dernières semaines, mais ils ont toujours été bloqués dans les quartiers périphériques par les forces de sécurité, la police et surtout avec des gaz lacrymogènes, camions anti-émeutes et tirs à balles réelles.

« Si ça avait été des hommes, ça fait longtemps qu’on les aurait dégagés », a expliqué, à RFI, un policier.

« Ils savent que tirer sur nous, ça donnerait une image encore plus désastreuse à la police burundaise », a confirmé l’une des manifestantes.

De 10h00 à midi, ce dimanche, elles se sont dispersées petit à petit – quand elles l’ont décidé – se prenant dans les bras, pleurant aussi pour certaines, pour « rejoindre les hommes restés à la maison », disaient-elles amusées. Elles sont heureuses aujourd’hui d’avoir réussi là où les hommes ont échoué.

Le Yémen vers une fragile trêve humanitaire

Au Yémen, les miliciens chiites houthis et leurs alliés au sein de l’armée ont fini par accepter le principe d’un cessez-le-feu, une trêve humanitaire proposée par les Saoudiens sous pression internationale. Cette trêve d’une durée de cinq jours devrait débuter mardi. Mais selon le porte-parole des Houthis, interrogé par RFI, cet arrêt des combats sera de toute manière bien précaire.

Le Yémen se rapproche d’une trêve humanitaire qui doit prendre corps, sur le terrain, ce mardi 12 mai. Les Houthis et leurs alliés au sein de l’armée semblent enclins à accepter l’offre de l’Arabie saoudite de stopper les frappes pour plusieurs jours.

Les Houthis se disent ainsi prêts « à réagir positivement à tout effort, appel ou mesure qui aiderait à mettre fin aux souffrances ». Leurs partenaires au sein des forces armées, toujours fidèles à l’ancien président Saleh, sont eux moins ambigus. « Nous annonçons que nous acceptons la trêve humanitaire », a déclaré le colonel Sharaf Luqman, porte-parole des militaires déserteurs qui ont aidé les rebelles à s’emparer d’une bonne partie du pays, et notamment de la capitale Sanaa en janvier, poussant à l’exil le président Abd Rabbo Mannsour Hadi, deux mois plus tard.

Cette trêve permettrait aux Nations unies et aux agences humanitaires d’organiser la distribution de l’aide aux civils. Mais selon Ali Al Bakhiti, le porte-parole d’Ansarullah, les miliciens Houthis, interrogé par RFI, il est difficile, voire impossible, de respecter un cessez-le-feu total au Yémen, à cause des différents groupes armés présents dans ce pays. « Les Houthis d’Ansarullah se sont toujours dits favorables à une trêve, explique-t-il. Il faut aussi que les aides humanitaires puissent arriver aux populations. Mais il y a un gros problème auquel nous sommes confrontés, les Saoudiens le savent. L’Arabie saoudite est pour le cessez-le-feu mais elle affirme que les Houthis doivent cesser également les combats. Sauf que les Houthis sont engagés dans différentes batailles, sur différents fronts et contre plusieurs ennemis au Yémen comme al-Qaïda et Ansar al-Charia. Tous ces groupes ne se sont pas engagés à stopper les combats et vont continuer la guerre. »

Situation alarmante

Et le porte-parole des Houthis prédit déjà que Riyad va tirer partie de la situation : « L’Arabie saoudite va profiter de cette situation et jeter sur nous toute la responsabilité d’une violation du cessez-le-feu. Les Saoudiens devraient plutôt avoir comme priorité la levée du blocus. Ils devraient laisser passer les aides alimentaires, laisser les navires accoster dans les ports yéménites. Il y a de nombreux ports et de nombreuses régions où il n’y a pas d’affrontements. Leur blocus n’a aucun sens. »

Les combats, ainsi que le blocus aérien et maritime de la coalition, ont rendu la situation humanitaire alarmante au Yémen, l’un des pays les plus pauvres de la planète et qui importe plus de 90% de ses besoins alimentaires. Les frappes de la coalition emmené par Riyad se sont multupliés ces derniers jours, notamment à Saada (nord) considérée désormais comme une cible militaire. Et ce dimanche matin, un raid de la coalition arabe a frappé la résidence de l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

Par ailleurs, un navire chargé de 300 000 litres de carburant et d’équipements, a pu accoster, hier samedi, dans le port de Hodeida, dans l’ouest du Yémen. Il devrait être suivi d’un deuxième dont l’arrivée est prévue ce dimanche en fin de journée, a précisé le PAM dans un communiqué.

Violences policières: des mères de victimes défilent à Washington

A la veille de la fête des Mères, célébrée ce dimanche 10 mai aux Etats-Unis, un groupe de mères dont les fils ont été tués par des policiers a défilé à Washington, avec des centaines d’autres personnes. Il s’agissait de présenter au ministère de la Justice une série de demandes destinées à mettre fin à la brutalité policière.

Dans le défilé, on notait plusieurs dizaines de manifestantes ayant perdu un fils abattu par la police, et dont elles ont brandi la photo avec la date de sa mort. La foule, diverse, entonnait, comme dans une incantation, les noms des victimes dont certaines sont devenues des causes célèbres: Freddie Gray, Michael Brown, Amadou Diallo. Sur les banderoles, on pouvait lire toute l’histoire de leur chagrin : « Cessez de tuer nos enfants », « Nous ne sommes pas des criminels », « Ils sont TOUS nos enfants ».

Darlene King a perdu son fils l’an dernier, abattu pour avoir sorti un couteau devant un policier : « Il a été tué de cinq balles dans une rue de Baltimore-Est. Je suis ici pour demander justice pour mon fils parce que c’était un usage excessif de la force, selon moi. »

La manifestation avait été organisée par Maria Hamilton dont le fils, mentalement instable, avait été abattu de 14 balles dans le corps, lors d’une bagarre avec la police qui l’avait arrêté pour avoir dormi dans un parc. Parmi les revendications remises au ministère de la Justice, il est demandé des enquêtes indépendantes quand quelqu’un est tué par un policier, des caméras pour les agents, un meilleur entraînement, et la fin du profilage racial ainsi que l’usage d’armes militaires.

Usant d’un mégaphone, un pasteur a lancé : « Nous sommes ici parce que le port d’un uniforme bleu ne fait pas de vous un dieu. »

 

Le Yémen vers une fragile trêve humanitaire

Au Yémen, les miliciens chiites houthis et leurs alliés au sein de l’armée ont fini par accepter le principe d’un cessez-le-feu, une trêve humanitaire proposée par les Saoudiens sous pression internationale. Cette trêve d’une durée de cinq jours devrait débuter mardi. Mais selon le porte-parole des Houthis, interrogé par RFI, cet arrêt des combats sera de toute manière bien précaire.

Le Yémen se rapproche d’une trêve humanitaire qui doit prendre corps, sur le terrain, ce mardi 12 mai. Les Houthis et leurs alliés au sein de l’armée semblent enclins à accepter l’offre de l’Arabie saoudite de stopper les frappes pour plusieurs jours.

Les Houthis se disent ainsi prêts « à réagir positivement à tout effort, appel ou mesure qui aiderait à mettre fin aux souffrances ». Leurs partenaires au sein des forces armées, toujours fidèles à l’ancien président Saleh, sont eux moins ambigus. « Nous annonçons que nous acceptons la trêve humanitaire », a déclaré le colonel Sharaf Luqman, porte-parole des militaires déserteurs qui ont aidé les rebelles à s’emparer d’une bonne partie du pays, et notamment de la capitale Sanaa en janvier, poussant à l’exil le président Abd Rabbo Mannsour Hadi, deux mois plus tard.

Cette trêve permettrait aux Nations unies et aux agences humanitaires d’organiser la distribution de l’aide aux civils. Mais selon Ali Al Bakhiti, le porte-parole d’Ansarullah, les miliciens Houthis, interrogé par RFI, il est difficile, voire impossible, de respecter un cessez-le-feu total au Yémen, à cause des différents groupes armés présents dans ce pays. « Les Houthis d’Ansarullah se sont toujours dits favorables à une trêve, explique-t-il. Il faut aussi que les aides humanitaires puissent arriver aux populations. Mais il y a un gros problème auquel nous sommes confrontés, les Saoudiens le savent. L’Arabie saoudite est pour le cessez-le-feu mais elle affirme que les Houthis doivent cesser également les combats. Sauf que les Houthis sont engagés dans différentes batailles, sur différents fronts et contre plusieurs ennemis au Yémen comme al-Qaïda et Ansar al-Charia. Tous ces groupes ne se sont pas engagés à stopper les combats et vont continuer la guerre. »

Situation alarmante

Et le porte-parole des Houthis prédit déjà que Riyad va tirer partie de la situation : « L’Arabie saoudite va profiter de cette situation et jeter sur nous toute la responsabilité d’une violation du cessez-le-feu. Les Saoudiens devraient plutôt avoir comme priorité la levée du blocus. Ils devraient laisser passer les aides alimentaires, laisser les navires accoster dans les ports yéménites. Il y a de nombreux ports et de nombreuses régions où il n’y a pas d’affrontements. Leur blocus n’a aucun sens. »

Les combats, ainsi que le blocus aérien et maritime de la coalition, ont rendu la situation humanitaire alarmante au Yémen, l’un des pays les plus pauvres de la planète et qui importe plus de 90% de ses besoins alimentaires. Les frappes de la coalition emmené par Riyad se sont multupliés ces derniers jours, notamment à Saada (nord) considérée désormais comme une cible militaire. Et ce dimanche matin, un raid de la coalition arabe a frappé la résidence de l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

Par ailleurs, un navire chargé de 300 000 litres de carburant et d’équipements, a pu accoster, hier samedi, dans le port de Hodeida, dans l’ouest du Yémen. Il devrait être suivi d’un deuxième dont l’arrivée est prévue ce dimanche en fin de journée, a précisé le PAM dans un communiqué.

Violences policières: des mères de victimes défilent à Washington

A la veille de la fête des Mères, célébrée ce dimanche 10 mai aux Etats-Unis, un groupe de mères dont les fils ont été tués par des policiers a défilé à Washington, avec des centaines d’autres personnes. Il s’agissait de présenter au ministère de la Justice une série de demandes destinées à mettre fin à la brutalité policière.

Dans le défilé, on notait plusieurs dizaines de manifestantes ayant perdu un fils abattu par la police, et dont elles ont brandi la photo avec la date de sa mort. La foule, diverse, entonnait, comme dans une incantation, les noms des victimes dont certaines sont devenues des causes célèbres: Freddie Gray, Michael Brown, Amadou Diallo. Sur les banderoles, on pouvait lire toute l’histoire de leur chagrin : « Cessez de tuer nos enfants », « Nous ne sommes pas des criminels », « Ils sont TOUS nos enfants ».

Darlene King a perdu son fils l’an dernier, abattu pour avoir sorti un couteau devant un policier : « Il a été tué de cinq balles dans une rue de Baltimore-Est. Je suis ici pour demander justice pour mon fils parce que c’était un usage excessif de la force, selon moi. »

La manifestation avait été organisée par Maria Hamilton dont le fils, mentalement instable, avait été abattu de 14 balles dans le corps, lors d’une bagarre avec la police qui l’avait arrêté pour avoir dormi dans un parc. Parmi les revendications remises au ministère de la Justice, il est demandé des enquêtes indépendantes quand quelqu’un est tué par un policier, des caméras pour les agents, un meilleur entraînement, et la fin du profilage racial ainsi que l’usage d’armes militaires.

Usant d’un mégaphone, un pasteur a lancé : « Nous sommes ici parce que le port d’un uniforme bleu ne fait pas de vous un dieu. »