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samedi 4 juillet 2015

Infrastructures : un milliard de dollars levés par le fonds Africa50

Ce fonds de la BAD* dédié au financement des infrastructures en Afrique se rapproche de son premier objectif : être doté de 3 milliards de dollars.

Les gouvernements africains ont fait un important effort en contribuant à la constitution de cette somme importante d’un milliard de dollars au profit du fonds Africa50 que la Banque africaine de développement a créé en mai 2014. L’information a été donnée par l’agence Bloomberg citant le futur ex-président de l’institution panafricaine, Donald Kaberuka. « La BAD prévoit maintenant de lever des fonds auprès des organismes privés africains, dont les fonds de pension et les compagnies d’assurances », a indiqué l’ex-ministre rwandais des Finances qui a présidé aux destinées de la BAD les dix dernières années. « Dans une étape ultérieure, elle mobilisera des financements auprès d’autres investisseurs en dehors du continent », a-t-il poursuivi précisant, selon l’agence Ecofin, que la BAD a « invité les banques centrales africaines ayant des réserves excédentaires à investir dans le fonds ».

L’objectif des 10 milliards à l’horizon

La BAD garde donc le cap de son objectif de doter son fonds Africa 50 d’une somme à hauteur de 3 milliards de dollars à moyen terme, et ensuite de viser les 10 milliards de dollars dans un second temps. L’esprit de cette approche réside dans la volonté de répondre à l’urgence infrastructurelle du continent. L’explication réside dans le fait que la concrétisation d’investissements appropriés dans le domaine permettrait de générer deux millions d’emplois directs et deux autres millions et demi, cette fois, indirects. Sur le plan des revenus additionnels, l’Afrique pourrait espérer jusqu’à 20 milliards de dollars. Problème : l’Afrique consacre moins de 3 % de son PIB aux investissements structurels. De fait, chaque année, sur des besoins estimés à près de 95 milliards de dollars, il manque annuellement à l’Afrique des sommes d’un montant autour des 50 milliards. Résultat : le continent paie annuellement un tribut de 2 % en termes de croissance. Un vrai gâchis dans le contexte économique actuel.

Infrastructures : un milliard de dollars levés par le fonds Africa50

Ce fonds de la BAD* dédié au financement des infrastructures en Afrique se rapproche de son premier objectif : être doté de 3 milliards de dollars.

Les gouvernements africains ont fait un important effort en contribuant à la constitution de cette somme importante d’un milliard de dollars au profit du fonds Africa50 que la Banque africaine de développement a créé en mai 2014. L’information a été donnée par l’agence Bloomberg citant le futur ex-président de l’institution panafricaine, Donald Kaberuka. « La BAD prévoit maintenant de lever des fonds auprès des organismes privés africains, dont les fonds de pension et les compagnies d’assurances », a indiqué l’ex-ministre rwandais des Finances qui a présidé aux destinées de la BAD les dix dernières années. « Dans une étape ultérieure, elle mobilisera des financements auprès d’autres investisseurs en dehors du continent », a-t-il poursuivi précisant, selon l’agence Ecofin, que la BAD a « invité les banques centrales africaines ayant des réserves excédentaires à investir dans le fonds ».

L’objectif des 10 milliards à l’horizon

La BAD garde donc le cap de son objectif de doter son fonds Africa 50 d’une somme à hauteur de 3 milliards de dollars à moyen terme, et ensuite de viser les 10 milliards de dollars dans un second temps. L’esprit de cette approche réside dans la volonté de répondre à l’urgence infrastructurelle du continent. L’explication réside dans le fait que la concrétisation d’investissements appropriés dans le domaine permettrait de générer deux millions d’emplois directs et deux autres millions et demi, cette fois, indirects. Sur le plan des revenus additionnels, l’Afrique pourrait espérer jusqu’à 20 milliards de dollars. Problème : l’Afrique consacre moins de 3 % de son PIB aux investissements structurels. De fait, chaque année, sur des besoins estimés à près de 95 milliards de dollars, il manque annuellement à l’Afrique des sommes d’un montant autour des 50 milliards. Résultat : le continent paie annuellement un tribut de 2 % en termes de croissance. Un vrai gâchis dans le contexte économique actuel.

RDC – « Patrice Lumumba » : le clip d’un petit-fils en hommage à son grand-père

Teddy L., l’un des petits-fils de Patrice Émery Lumumba, a dévoilé mardi le clip de sa chanson d’hommage à son grand-père, héros de l’indépendance de la RDC. Un cocktail d’images esthétiques et de textes engagés. Regardez.

Chez Teddy L., tout est dans le symbole. Le 17 janvier 2015, 54 ans après l’assassinat de son grand-père, ce petit-fils aîné de Patrice Émery Lumumba sort le morceau « Patrice Lumumba ». Près de six mois plus tard, il met en ligne le clip vidéo de la chanson. Un certain 30 juin. Là encore, la date n’est pas choisie au hasard : c’est le jour commémoratif de l’indépendance de la RDC.

« C’était très important pour moi de faire coïncider chaque événement lié à ce titre aux dates clés de l’histoire de Patrice Lumumba qui a combattu au prix de sa vie pour l’indépendance du pays », confie Teddy Lumumba (de son vrai nom) à Jeune Afrique. « Si le clip n’avait pas été dévoilé ce 30 juin, il aurait sûrement été mis en ligne le 2 juillet, date de naissance de Patrice Lumumba », ajoute-t-il. D’autant que le premier Premier ministre de l’histoire de la RDC aurait soufflé ses 90 bougies cette année…

« Une approche paradoxale mais réussie »

Mais si Teddy L. a pris tout ce temps pour réaliser le clip, « c’est aussi par [il] voulait que le rendu soit bien fait ». Et le réalisateur congolais Carlin Ngando d’ajouter : « Nous avons cherché un moyen d’exprimer une très dure réalité tout en proposant des images très esthétiques afin que le clip soit agréable à regarder. C’est une approche paradoxale mais réussie ».

FIFA/Les Etats-Unis demandent l’extradition de 7 responsables

La Suisse a annoncé ce jeudi 2 juillet, avoir reçu des Etats-Unis, une demande d’extradition des 7 membres de la Fédération Internationale de Football, arrêtés le 27 mai dernier à Zurich, dans l’affaire de scandale de corruption à la FIFA.

De ces sept responsables arrêtés, fait partie le  vice-président  et membre du Comité exécutif, Jeffrey Webb. Ils avaient été arrêtés par la police suisse et placés en détention, en vue d’une extradition, à  la demande des Etats-Unis. Ces responsables avaient été interpellés au premier jour du Congrès de la Fifa et avant le vote qui accordait un nouveau mandat à Sepp Blatter.

Sarkozy accuse Hollande de n’avoir « aucun plan A, ni de plan B » pour la Grèce

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RDC – « Patrice Lumumba » : le clip d’un petit-fils en hommage à son grand-père

Teddy L., l’un des petits-fils de Patrice Émery Lumumba, a dévoilé mardi le clip de sa chanson d’hommage à son grand-père, héros de l’indépendance de la RDC. Un cocktail d’images esthétiques et de textes engagés. Regardez.

Chez Teddy L., tout est dans le symbole. Le 17 janvier 2015, 54 ans après l’assassinat de son grand-père, ce petit-fils aîné de Patrice Émery Lumumba sort le morceau « Patrice Lumumba ». Près de six mois plus tard, il met en ligne le clip vidéo de la chanson. Un certain 30 juin. Là encore, la date n’est pas choisie au hasard : c’est le jour commémoratif de l’indépendance de la RDC.

« C’était très important pour moi de faire coïncider chaque événement lié à ce titre aux dates clés de l’histoire de Patrice Lumumba qui a combattu au prix de sa vie pour l’indépendance du pays », confie Teddy Lumumba (de son vrai nom) à Jeune Afrique. « Si le clip n’avait pas été dévoilé ce 30 juin, il aurait sûrement été mis en ligne le 2 juillet, date de naissance de Patrice Lumumba », ajoute-t-il. D’autant que le premier Premier ministre de l’histoire de la RDC aurait soufflé ses 90 bougies cette année…

« Une approche paradoxale mais réussie »

Mais si Teddy L. a pris tout ce temps pour réaliser le clip, « c’est aussi par [il] voulait que le rendu soit bien fait ». Et le réalisateur congolais Carlin Ngando d’ajouter : « Nous avons cherché un moyen d’exprimer une très dure réalité tout en proposant des images très esthétiques afin que le clip soit agréable à regarder. C’est une approche paradoxale mais réussie ».

FIFA/Les Etats-Unis demandent l’extradition de 7 responsables

La Suisse a annoncé ce jeudi 2 juillet, avoir reçu des Etats-Unis, une demande d’extradition des 7 membres de la Fédération Internationale de Football, arrêtés le 27 mai dernier à Zurich, dans l’affaire de scandale de corruption à la FIFA.

De ces sept responsables arrêtés, fait partie le  vice-président  et membre du Comité exécutif, Jeffrey Webb. Ils avaient été arrêtés par la police suisse et placés en détention, en vue d’une extradition, à  la demande des Etats-Unis. Ces responsables avaient été interpellés au premier jour du Congrès de la Fifa et avant le vote qui accordait un nouveau mandat à Sepp Blatter.

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RDC: la CPI reporte le procès de l’ex-chef de guerre Ntaganda

Le procès de l’ancien chef d’état-major général adjoint des FPLC en RDC devait s’ouvrir mardi 7 juillet à La Haye. La défense a demandé l’ajournement de la procédure au nom d’un procès équitable. La cour a accordé un report de quelques semaines pour un procès qui doit durer plusieurs mois. Bosco Ntaganda, 41 ans, surnommé « Terminator », car réputé sans pitié, est accusé d’avoir joué un rôle central dans les crimes ethniques commis en Ituri en 2002 et 2003. Il doit répondre de 18 chefs de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par les Forces patriotiques pour la libération du Congo.

La CPI n’a fourni que peu d’explications pour justifier ce report de deux mois de l’ouverture du procès Ntaganda. La cour indique que la décision a été prise à la demande de la défense qui souhaitait ni plus ni moins l’ajournement du procès au nom d’une justice équitable. « Les juges ont dans cette décision-là accédé partiellement à la demande de la défense de M. Ntaganda qui avait déposé une requête le 29 juin en vue de l’ajournement de la procédure jusqu’à ce que les conditions nécessaires soient en place, et l’accusation ne s’est pas opposée à un ajournement raisonnable, pour une période limitée, c’est-à-dire jusqu’au 2 juillet 2015 », explique Fadi el Abdallah, le porte-parole de la Cour pénale internationale. On ne sait rien en revanche des demandes de la défense : « Les raisons qui ont été présentées par le conseil de la défense sont confidentielles pour le moment, précise-t-il. Tout ce qui est indiqué c’est que la défense avait besoin de plus de temps pour se préparer au procès. »

Les faits remontent à 2002-2003. A cette époque, Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », dirige les troupes des FPLP, les Forces patriotiques pour la libération du Congo. Milice à prédominance Hema, les FPLC massacrent à tour de bras l’ethnie rivale Lendu pour le contrôle de l’Ituri. Bosco Ntaganda est accusé d’avoir lui-même violé et réduit en esclavage sexuel des filles de moins de 15 ans.

Au printemps 2013, isolé dans un mouvement éclaté, Ntaganda se livre à la CPI. Les victimes ont un temps espéré que l’ouverture du procès se tienne à Bunia sur les lieux des violences et des crimes. C’était le souhait de certains juges de la CPI au nom de la proximité avec les populations les plus touchées par ces violences. Tout récemment, la présidente de la CPI a renoncé à une telle délocalisation. Le procès s’ouvrira à La Haye le 2 septembre si tout va bien.

En attendant, à Bunia, la capitale de l’Ituri, on regrette un tel report. Pour les ONG qui soutiennent au quotidien les milliers de victimes, majoritairement des femmes violées, l’attente d’un procès n’a que trop duré.

Nigeria : 200 exécutions en 48 heures, un carnage signé Boko Haram !

En 48 heures, le groupe terroriste Boko Haram a exécuté près de 200 personnes au Nigeria. Un massacre perpétré en plein mois de Ramadan par la bande à Abubakar Shekau.

Ramadan de la peur, de la consternation, de la tristesse, de la désolation… Aucun qualificatif n’est sans doute pas assez pour évoquer l’ambiance imposée par le groupe terroriste nigérian Boko Haram aux Nigérians qui ont a assister, en seulement 48 heures, à près de 200 exécutions.

Entre des hommes qui ont été abattus pendant la prière, pendant que d’autres sont fusillés à leur retour de mosquée ou sur le chemin de l’aller, sans compter les kamikaze qui se font exploser à tout va, plus rien ne va dans ce pays d’Afrique l’Ouest. La vague d’attaques, qui a débuté mercredi soir, a endeuillé plusieurs villages de l’Etat de Borno, au nord-est, où règne l’insurrection terroriste.

Tout a commencé mercredi soir, lorsque Boko Haram a attaqué le village de Kukawa, proche du lac Tchad. Peu après la rupture du jeûne, pas moins de 97 personnes, notamment des fidèles musulmans et leurs fils, en train de prier à la mosquée, ont été exécutées. Des femmes restées à la maison attendant le retour des hommes pour servir le repas ont aussi abattues dans leur domicile.

Le même soir, 48 autres fidèles réunis pour la prière du soir ont été fusillés. Cela s’est passé à une cinquantaine de kilomètres du village de Kukawa, près de la ville de Monguno. Le jeudi, un peu après 14h15, heure locale, une jeune fille dune quinzaine d’années a fait irruption dans une mosquée de Malari, village proche de Konduga, tuant 12 fidèles. Dans la nuit de ce même jeudi à vendredi, 11 hommes à qui il est reproché d’avoir refusé de rejoindre les rangs de Boko Haram, ont été exécutés dans le village de Miringa.

Ce vendredi, Boko Haram, a tué au moins 31 personnes en ouvrant le feu sur la population dans le village de Mussa, au sud de l’Etat de Borno. Un total de 199 personnes exécutées en 48 heures. ces attaques interviennent au moment où le Nigeria a un nouveau Président, en la personne de Muhammadu Buhari, qui a pourtant promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Sauf qu’à ce jour, le groupe terroriste continue sa campagne meurtrière.

Burkina Faso : un des deux militaires français accusés de pédophilie mis en examen

L’un des deux militaires français soupçonnés d’attouchements sexuels sur deux enfants au Burkina Faso, a été mis en examen, vendredi soir, à Paris.

La machine judiciaire française est enclenchée s’agissant de l’agression sexuelle dont sont accusés deux militaires française, en missions au Burkina Faso. En ce sens que l’un des deux militaires français soupçonnés d’attouchements sexuels sur deux enfants au Burkina Faso, a été mis en examen, ce vendredi 3 juillet 2015 au soir, à Paris.

Ce militaire français âgé de 38 ans, membre des forces spéciales françaises en mission au Sahel dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane, a été mis en examen par le parquet de Paris. Avec un deuxième militaire, ils sont soupçonnés d’attouchements sexuels sur deux enfants de 3 et 5 ans au Burkina Faso. Il leur est en outre reproché d’avoir filmé les images. La garde à vue du second militaire aurait été levée sans charge retenue à son encontre à ce stade.

Les faits ont eu lieu dans la piscine d’un hôtel de Ouagadougou. La mère de la fille de 3 ans et les soldats se sont rencontrés dans la piscine et aurait convié les deux soldats à son domicile pour boire un verre. L’un des deux hommes y aurait oublié sa caméra portative. La mère aurait alors visionné les images, des scènes filmées sous l’eau, et vu des attouchements auxquels l’un des soldats se serait livré sur les fillettes.

Le père de la fillette de 5 ans, informé, aurait entrepris de porter plainte. L’ambassade de France est saisie, l’Elysée aussi. Mardi, le parquet avait ouvert une enquête pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans et enregistrement d’image présentant un caractère pornographique. c’était suite à un signalement du ministère de la Défense. jeudi, les deux militaires étaient rapatriés et gardés à vue. leur sort scellé en quarante-huit heures.

Pendant ce temps, les 14 militaires français incriminés pour des faits encore plus grave de viols sur mineurs, sont libres de tout mouvement et loin d ’être inquiétés.

RDC: la CPI reporte le procès de l’ex-chef de guerre Ntaganda

Le procès de l’ancien chef d’état-major général adjoint des FPLC en RDC devait s’ouvrir mardi 7 juillet à La Haye. La défense a demandé l’ajournement de la procédure au nom d’un procès équitable. La cour a accordé un report de quelques semaines pour un procès qui doit durer plusieurs mois. Bosco Ntaganda, 41 ans, surnommé « Terminator », car réputé sans pitié, est accusé d’avoir joué un rôle central dans les crimes ethniques commis en Ituri en 2002 et 2003. Il doit répondre de 18 chefs de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par les Forces patriotiques pour la libération du Congo.

La CPI n’a fourni que peu d’explications pour justifier ce report de deux mois de l’ouverture du procès Ntaganda. La cour indique que la décision a été prise à la demande de la défense qui souhaitait ni plus ni moins l’ajournement du procès au nom d’une justice équitable. « Les juges ont dans cette décision-là accédé partiellement à la demande de la défense de M. Ntaganda qui avait déposé une requête le 29 juin en vue de l’ajournement de la procédure jusqu’à ce que les conditions nécessaires soient en place, et l’accusation ne s’est pas opposée à un ajournement raisonnable, pour une période limitée, c’est-à-dire jusqu’au 2 juillet 2015 », explique Fadi el Abdallah, le porte-parole de la Cour pénale internationale. On ne sait rien en revanche des demandes de la défense : « Les raisons qui ont été présentées par le conseil de la défense sont confidentielles pour le moment, précise-t-il. Tout ce qui est indiqué c’est que la défense avait besoin de plus de temps pour se préparer au procès. »

Les faits remontent à 2002-2003. A cette époque, Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », dirige les troupes des FPLP, les Forces patriotiques pour la libération du Congo. Milice à prédominance Hema, les FPLC massacrent à tour de bras l’ethnie rivale Lendu pour le contrôle de l’Ituri. Bosco Ntaganda est accusé d’avoir lui-même violé et réduit en esclavage sexuel des filles de moins de 15 ans.

Au printemps 2013, isolé dans un mouvement éclaté, Ntaganda se livre à la CPI. Les victimes ont un temps espéré que l’ouverture du procès se tienne à Bunia sur les lieux des violences et des crimes. C’était le souhait de certains juges de la CPI au nom de la proximité avec les populations les plus touchées par ces violences. Tout récemment, la présidente de la CPI a renoncé à une telle délocalisation. Le procès s’ouvrira à La Haye le 2 septembre si tout va bien.

En attendant, à Bunia, la capitale de l’Ituri, on regrette un tel report. Pour les ONG qui soutiennent au quotidien les milliers de victimes, majoritairement des femmes violées, l’attente d’un procès n’a que trop duré.

Nigeria : 200 exécutions en 48 heures, un carnage signé Boko Haram !

En 48 heures, le groupe terroriste Boko Haram a exécuté près de 200 personnes au Nigeria. Un massacre perpétré en plein mois de Ramadan par la bande à Abubakar Shekau.

Ramadan de la peur, de la consternation, de la tristesse, de la désolation… Aucun qualificatif n’est sans doute pas assez pour évoquer l’ambiance imposée par le groupe terroriste nigérian Boko Haram aux Nigérians qui ont a assister, en seulement 48 heures, à près de 200 exécutions.

Entre des hommes qui ont été abattus pendant la prière, pendant que d’autres sont fusillés à leur retour de mosquée ou sur le chemin de l’aller, sans compter les kamikaze qui se font exploser à tout va, plus rien ne va dans ce pays d’Afrique l’Ouest. La vague d’attaques, qui a débuté mercredi soir, a endeuillé plusieurs villages de l’Etat de Borno, au nord-est, où règne l’insurrection terroriste.

Tout a commencé mercredi soir, lorsque Boko Haram a attaqué le village de Kukawa, proche du lac Tchad. Peu après la rupture du jeûne, pas moins de 97 personnes, notamment des fidèles musulmans et leurs fils, en train de prier à la mosquée, ont été exécutées. Des femmes restées à la maison attendant le retour des hommes pour servir le repas ont aussi abattues dans leur domicile.

Le même soir, 48 autres fidèles réunis pour la prière du soir ont été fusillés. Cela s’est passé à une cinquantaine de kilomètres du village de Kukawa, près de la ville de Monguno. Le jeudi, un peu après 14h15, heure locale, une jeune fille dune quinzaine d’années a fait irruption dans une mosquée de Malari, village proche de Konduga, tuant 12 fidèles. Dans la nuit de ce même jeudi à vendredi, 11 hommes à qui il est reproché d’avoir refusé de rejoindre les rangs de Boko Haram, ont été exécutés dans le village de Miringa.

Ce vendredi, Boko Haram, a tué au moins 31 personnes en ouvrant le feu sur la population dans le village de Mussa, au sud de l’Etat de Borno. Un total de 199 personnes exécutées en 48 heures. ces attaques interviennent au moment où le Nigeria a un nouveau Président, en la personne de Muhammadu Buhari, qui a pourtant promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Sauf qu’à ce jour, le groupe terroriste continue sa campagne meurtrière.

Burkina Faso : un des deux militaires français accusés de pédophilie mis en examen

L’un des deux militaires français soupçonnés d’attouchements sexuels sur deux enfants au Burkina Faso, a été mis en examen, vendredi soir, à Paris.

La machine judiciaire française est enclenchée s’agissant de l’agression sexuelle dont sont accusés deux militaires française, en missions au Burkina Faso. En ce sens que l’un des deux militaires français soupçonnés d’attouchements sexuels sur deux enfants au Burkina Faso, a été mis en examen, ce vendredi 3 juillet 2015 au soir, à Paris.

Ce militaire français âgé de 38 ans, membre des forces spéciales françaises en mission au Sahel dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane, a été mis en examen par le parquet de Paris. Avec un deuxième militaire, ils sont soupçonnés d’attouchements sexuels sur deux enfants de 3 et 5 ans au Burkina Faso. Il leur est en outre reproché d’avoir filmé les images. La garde à vue du second militaire aurait été levée sans charge retenue à son encontre à ce stade.

Les faits ont eu lieu dans la piscine d’un hôtel de Ouagadougou. La mère de la fille de 3 ans et les soldats se sont rencontrés dans la piscine et aurait convié les deux soldats à son domicile pour boire un verre. L’un des deux hommes y aurait oublié sa caméra portative. La mère aurait alors visionné les images, des scènes filmées sous l’eau, et vu des attouchements auxquels l’un des soldats se serait livré sur les fillettes.

Le père de la fillette de 5 ans, informé, aurait entrepris de porter plainte. L’ambassade de France est saisie, l’Elysée aussi. Mardi, le parquet avait ouvert une enquête pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans et enregistrement d’image présentant un caractère pornographique. c’était suite à un signalement du ministère de la Défense. jeudi, les deux militaires étaient rapatriés et gardés à vue. leur sort scellé en quarante-huit heures.

Pendant ce temps, les 14 militaires français incriminés pour des faits encore plus grave de viols sur mineurs, sont libres de tout mouvement et loin d ’être inquiétés.