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mardi 8 septembre 2015

Burundi: le porte-parole d’un parti d’opposition tué à Bujumbura

La violence ciblée a une nouvelle fois touché le Burundi. Patrice Gahungu, le porte-parole du parti d’opposition UDP, l’Union pour la paix et la démocratie, a été tué alors qu’il rentrait chez lui lundi soir à Bujumbura. La formation politique avait déjà été endeuillée en mai 2015 après l’assassinat de son président, Zedi Feruzi.

Patrice Gahungu a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui dans sa maison située derrière les bâtiments communaux de Gihosha, à Bujumbura. Selon le porte-parole de la police, des assaillants devaient l’attendre et lui ont tiré dessus. Six douilles ont été découvertes sur place, et toujours selon la police, il n’y a pas de témoin.

Son parti, l’UPD, dit qu’il a été tué de deux balles, sa voiture était criblée d’impacts. « Mon parti est une cible », déclarait à RFI ce matin Chavineau Mugwengezo, le président d’honneur de l’UPD, actuellement en voyage en Europe. Visiblement sous le choc, il rappelle l’assassinat en mai de Zedi Feruzi, le président du parti, premier d’une série d’assassinats politiques.

Une liste qui s’est allongée au fil des mois. Chavineau Mugwengezo dit lui-même avoir fui le pays après avoir été victime d’attaques. « Il n’y avait plus que le porte-parole et moi à Bujumbura, je crains pour ma sécurité », confie la secrétaire générale de l’UPD, Marina Barampama.

« On n’exclut pas que ce soit un assassinat commandité par l’opposition armée, Patrice Gahungu avait félicité le président pour sa réélection », dit un haut responsable de la police. « C’est faux, assure Marina Barampama. Le porte-parole avait lui-même démenti cette information sur notre page Facebook le 5 septembre dernier, précise-t-elle ajoutant que le CNDD-FDD craint l’UPD, c’est pour ça qu’ils s’en prennent à nous ». La preuve, dit-on du côté de l’UPD, il n’y a eu aucune avancée dans le dossier de l’assassinat de Zedi Feruzi.

Burundi: le porte-parole d’un parti d’opposition tué à Bujumbura

La violence ciblée a une nouvelle fois touché le Burundi. Patrice Gahungu, le porte-parole du parti d’opposition UDP, l’Union pour la paix et la démocratie, a été tué alors qu’il rentrait chez lui lundi soir à Bujumbura. La formation politique avait déjà été endeuillée en mai 2015 après l’assassinat de son président, Zedi Feruzi.

Patrice Gahungu a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui dans sa maison située derrière les bâtiments communaux de Gihosha, à Bujumbura. Selon le porte-parole de la police, des assaillants devaient l’attendre et lui ont tiré dessus. Six douilles ont été découvertes sur place, et toujours selon la police, il n’y a pas de témoin.

Son parti, l’UPD, dit qu’il a été tué de deux balles, sa voiture était criblée d’impacts. « Mon parti est une cible », déclarait à RFI ce matin Chavineau Mugwengezo, le président d’honneur de l’UPD, actuellement en voyage en Europe. Visiblement sous le choc, il rappelle l’assassinat en mai de Zedi Feruzi, le président du parti, premier d’une série d’assassinats politiques.

Une liste qui s’est allongée au fil des mois. Chavineau Mugwengezo dit lui-même avoir fui le pays après avoir été victime d’attaques. « Il n’y avait plus que le porte-parole et moi à Bujumbura, je crains pour ma sécurité », confie la secrétaire générale de l’UPD, Marina Barampama.

« On n’exclut pas que ce soit un assassinat commandité par l’opposition armée, Patrice Gahungu avait félicité le président pour sa réélection », dit un haut responsable de la police. « C’est faux, assure Marina Barampama. Le porte-parole avait lui-même démenti cette information sur notre page Facebook le 5 septembre dernier, précise-t-elle ajoutant que le CNDD-FDD craint l’UPD, c’est pour ça qu’ils s’en prennent à nous ». La preuve, dit-on du côté de l’UPD, il n’y a eu aucune avancée dans le dossier de l’assassinat de Zedi Feruzi.

lundi 7 septembre 2015

Burkina Faso : les candidatures d’anciens ministres de Compaoré attaquées

Le candidat à l’élection présidentielle pour “Le Faso Autrement”, Ablassé Ouédraogo, a déposé dimanche un recours devant le Conseil constitutionnel burkinabè pour annuler la candidature de Roch Marc Christian Kaboré, un ancien proche de l’ex-président Blaise Compaoré, passé dans l’opposition.

Le candidat du « Faso Autrement », Ablassé Ouédraogo, a introduit dimanche un recours en annulation contre la candidature de Roch Marc Christian Kaboré, président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. Il est un des favoris pour le prochain scrutin. En avril dernier, une loi votée par le Conseil de transition a interdit la candidature des anciens proches de l’ex-chef d’Etat Blaise Compaoré qui avaient soutenu la modification de la Constitution alors prévue pour permettre une nouvelle candidature du Président démissionnaire fin octobre dernier.

Un code électoral condamnée par la CEDEAO

« C’est pour cela que nous avons soumis un recours contre (…) Roch Marc Christian Kaboré, concepteur de la modification de l’article 37 », a déclaré Ablassé Ouédraogo. L’article 37 voté en 2000 limite à deux le nombre de mandat du président de la République du Burkina Faso. Le pays s’était fait condamner le 13 juillet dernier par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour cette nouvelle disposition du code électoral burkinabè.

Burkina Faso : les candidatures d’anciens ministres de Compaoré attaquées

Le candidat à l’élection présidentielle pour “Le Faso Autrement”, Ablassé Ouédraogo, a déposé dimanche un recours devant le Conseil constitutionnel burkinabè pour annuler la candidature de Roch Marc Christian Kaboré, un ancien proche de l’ex-président Blaise Compaoré, passé dans l’opposition.

Le candidat du « Faso Autrement », Ablassé Ouédraogo, a introduit dimanche un recours en annulation contre la candidature de Roch Marc Christian Kaboré, président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. Il est un des favoris pour le prochain scrutin. En avril dernier, une loi votée par le Conseil de transition a interdit la candidature des anciens proches de l’ex-chef d’Etat Blaise Compaoré qui avaient soutenu la modification de la Constitution alors prévue pour permettre une nouvelle candidature du Président démissionnaire fin octobre dernier.

Un code électoral condamnée par la CEDEAO

« C’est pour cela que nous avons soumis un recours contre (…) Roch Marc Christian Kaboré, concepteur de la modification de l’article 37 », a déclaré Ablassé Ouédraogo. L’article 37 voté en 2000 limite à deux le nombre de mandat du président de la République du Burkina Faso. Le pays s’était fait condamner le 13 juillet dernier par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour cette nouvelle disposition du code électoral burkinabè.

vendredi 22 mai 2015

Nigeria : près de 500 militaires en jugement

L’armée nigériane a annoncé le jugement en cours de près de 500 militaires pour indiscipline.

Le porte-parole de l’armée nigériane, Sani Usman, a indiqué, mercredi 20 mai 2015, que le jugement pour indiscipline de 473 officiers et soldats était en cours.

Il n’a pas précisé les charges requises à leur encontre, rapporte Le Figaro. L’armée du Nigeria avait été critiquée de toutes parts au moment de sa déroute face à l’organisation terroriste Boko Haram, l’année dernière.

Collaboration avec Boko Haram ?

Des soldats nigérians avaient notamment été accusés de collaborer avec la secte islamiste, ce qui auraient permis d’expliquer le fait que certains de ces combattants rebelles se faisaient passer pour des militaires lors de leurs attaques grâce à des habits en treillis de l’armée.

Il y a quelques mois, 66 soldats avaient été condamnés à la peine de mort pour mutinerie. Basés à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno et la plus grande ville du nord-est du Nigeria, ils s’étaient rebellés après avoir été envoyés au front dans une région reculée du pays.

Leurs épouses avaient organisé des manifestations pour dénoncer le manque d’armements des militaires envoyés combattre Boko Haram, particulièrement bien équipé.

Nigeria : près de 500 militaires en jugement

L’armée nigériane a annoncé le jugement en cours de près de 500 militaires pour indiscipline.

Le porte-parole de l’armée nigériane, Sani Usman, a indiqué, mercredi 20 mai 2015, que le jugement pour indiscipline de 473 officiers et soldats était en cours.

Il n’a pas précisé les charges requises à leur encontre, rapporte Le Figaro. L’armée du Nigeria avait été critiquée de toutes parts au moment de sa déroute face à l’organisation terroriste Boko Haram, l’année dernière.

Collaboration avec Boko Haram ?

Des soldats nigérians avaient notamment été accusés de collaborer avec la secte islamiste, ce qui auraient permis d’expliquer le fait que certains de ces combattants rebelles se faisaient passer pour des militaires lors de leurs attaques grâce à des habits en treillis de l’armée.

Il y a quelques mois, 66 soldats avaient été condamnés à la peine de mort pour mutinerie. Basés à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno et la plus grande ville du nord-est du Nigeria, ils s’étaient rebellés après avoir été envoyés au front dans une région reculée du pays.

Leurs épouses avaient organisé des manifestations pour dénoncer le manque d’armements des militaires envoyés combattre Boko Haram, particulièrement bien équipé.