vendredi 11 septembre 2015

Nigeria : 2 morts dans une explosion dans un camp de déplacés fuyant Boko Haram

Au moins deux personnes ont péri dans un camp de déplacés dans les nord-est du Nigeria, selon les autorités locales. Ces personnes fuyaient les attaques du groupe terroriste Boko Haram.

Le nord du Nigeria toujours ensanglanté. Au moins deux personnes ont péri dans une explosion dans un camp de personnes déplacées, de Malkohi, à Yola, dans le nord-est du Nigeria, selon les services de secours locaux.

« Il y a eu une explosion au camp de déplacés de Malkohi, à Yola, vers 11H00 (10H00 GMT) », a affirmé, ce vendredi 11 septembre 2015, un responsable de la Croix-Rouge, Aliyu Maikano. Le groupe terroriste nigérian serait-il derrière cette explosion ? Il est sans doute trop tôt pour le savoir, d’autant que l’attentat n’a pas encore été revendiqué. Mais Boko Haram, qui n’hésite pas à s’en prendre aussi aux déplacés, pourrait bien être derrière cette explosion.

Depuis 2009, le groupe terroriste nigérian a fait 15 000 morts et plus de 1,5 million de déplacés. Dirigé par le féroce Abubakar Shekau, l’insurrection armée a affirmé avoir pour objectif d’installer une République islamique dans le nord du pays et de déstabiliser le pouvoir central à Abuja. Le groupe commet régulièrement des massacres dans le nord du pays, semant la terreur au sein de la population, sous le regard impuissant des autorités du pays.

Plusieurs troupes africaines dont celles du Tchad, du Niger, du Cameroun prêtent main forte à l’armée nigériane pour vaincre Boko Haram, qui n’hésite pas aussi à recourir régulièrement à des attentats kamikazes pour mener ses attaques. L’organisation terroriste a aussi prouvé sa capacité à se battre sur plusieurs fronts, commettant régulièrement des attentats meurtriers au Tchad mais également dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Le Président Muhammadu Buhari, investi le 29 mai 2015, a promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Mais nombre d’experts sont unanimes pour affirmer que la solution militaire contre Boko Haram ne suffira pas à vaincre le groupe. Selon eux, le nord du Nigeria, englué dans la pauvreté, longtemps abandonné par l’Etat, doit aussi être développé au même titre que le sud du pays. D’autant que les jeunes désœuvrés du nord, plongés dans le chômage, sont les principales recrues de la secte.

Arabie Saoudite : au moins 65 personnes tuées à la Mecque

Drame à la Mecque, en Arabie Saoudite, où au moins 65 personnes ont été tuées dans la chute d’une grue sur une mosquée.

L’Arabie Saoudite est frappée de plein fouet par un deuil. En effet, ce vendredi 11 septembre 2015, une grue d’un chantier voisin est tombée sur la Grande mosquée de la Mecque, faisant au moins 65 morts ainsi que plusieurs blessés.

Selon les premières informations, l’engin de chantier est tombé du fait des mauvaises conditions météorologiques. Il a été fait état de bourrasques de vent qui auraient déséquilibré la grue qui a transpercé le toit de la mosquée, s’écrasant sur des fidèles en train d’attendre l’heure de la prière.

Pendant que les secours prenaient en charge les survivants, les corps de dizaines d’entre les fidèles qui ont péri, et qui gisaient au sol, ont été recouverts de draps. Cet accident mortel intervient au moment du début de la période de pèlerinage alors que des millions de fidèles convergent vers la Mecque.

A noter que le pèlerinage à la Mecque fait partie des cinq piliers de l’islam. Et il doit débuter ce dimanche 13 septembre 2015. Le 12 janvier 2006, la Mecque avait aussi connu un pèlerinage meurtrier, fruit d’une bousculade qui avait fait à l’époque plus de 360 morts.

Procès Habré: un ancien Premier ministre tchadien à la barre

Suite du procès d’Hissène Habré à Dakar. Les audiences ont repris depuis le début de la semaine et après avoir tenté de cerner la personnalité de l’ancien président tchadien, la Cour essaye maintenant de comprendre quelle était sa part d’implication dans les faits de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et torture qui lui sont reprochés. Ce vendredi matin, c’est une importante personnalité politique tchadienne qui a été appelée à la barre.

L’ancien Premier ministre Jean Alingué, à sa demande et avec l’accord de la Cour, a été flouté par peur de représailles. Devant la Chambre, le témoin n’était visiblement pas à l’aise, sa voix faible, mal assurée, son témoignage a plongé la Cour au cœur du débat fondamental de ce procès : Hissène Habré, s’il n’a pas commis directement d’exaction, était-il le cerveau de la répression ?

Lors de son audition, monsieur Alingué, qui a indiqué que certains de ses proches ont été victimes de la violence, a déclaré que la DDS, la Direction de documentation et de la sécurité, était un instrument de torture et de répression et qu’Hissène Habré, étant le chef du pays, aucune décision ne pouvait se prendre sans son accord.

Au milieu des années 1980, Jean Alingué qui vivait en exil est revenu au Tchad suite à la signature d’un accord et il est devenu président de l’Assemblée nationale. Au moment des questions, l’avocat commis d’office qui défend monsieur Habré s’est engouffré dans cette brèche : « Vous occupiez des fonctions importantes, président de l’Assemblée nationale, quelles étaient vos relations avec monsieur Habré ? Etait-il courtois ? ». « Il y avait de la courtoisie de part et d’autre », répond le témoin. « Avez-vous parlé avec monsieur Habré des choses qui vous préoccupaient ? », demande l’avocat. « Non, je n’en ai pas eu l’occasion, monsieur Habré n’était pas accessible ».

Le président de la Cour enchaîne : « Monsieur Alingué, dans le cadre de vos fonctions officielles, avez-vous entendu monsieur Habré cautionner ou avaliser les massacres ? », « Non, jamais, je ne l’ai entendu. Mais on le comprenait dans les discours de monsieur Habré quand il parlait par exemple de balai d’assainissement qui devait passer, cela était diffusé sur les antennes de la radio ». Le président remercie le témoin et met fin à son audition. Hissène Habré, une fois de plus accusé directement à la barre, n’a pas bougé d’un pouce.

Brésil: des coupes dans les programmes sociaux

La Bourse de São Paulo a ouvert en baisse ce jeudi. Une réaction peu surprenante qui intervient au lendemain de la décision de Standard & Poor’s de rétrograder la note souveraine du Brésil en catégorie spéculative. Une nouvelle susceptible de refroidir les investisseurs alors que le gouvernement de Dilma Rousseff fait face à des difficultés budgétaires et politiques grandissantes. La présidente a convoqué une réunion de crise. Le ministre de l’Economie a annoncé des réductions dans de certains programmes sociaux. 

Avec 7 % d’opinions favorables, Dilma Roussef est déjà la présidente la plus impopulaire depuis le retour à la démocratie. Réélue il y a un an avec la promesse de garantir le système d’aides sociales lancé par son prédécesseur Lula, elle vient d’effectuer un virage à 180 degrés.

Pour assainir les finances publiques, le gouvernement brise un tabou et s’attaque au programme de logements sociaux. Pour l’instant les aides aux familles pauvres, Bolsa Familia et Fome Zero sont épargnés.

Mais selon certains spécialistes, ces mesures phares du Parti des travailleurs pourraient elles aussi – du moins en partie – être sacrifiées sur l’autel de la rigueur.

L’électorat traditionnel du PT cri à la trahison. Conspuée par les manifestants, critiquée par l’opposition, la présidente fait aussi face à une fronde au sein de sa propre coalition. Selon la presse, le principal parti allié, le PMDB, se prépare déjà à une éventuelle démission de Dilma Rousseff.

Des rumeurs alimentées par une petite phrase prononcée par le chef du parti et vice-président Michel Temer : selon lui, il est impossible de tenir encore trois ans avec une telle impopularité.

Nigeria : 2 morts dans une explosion dans un camp de déplacés fuyant Boko Haram

Au moins deux personnes ont péri dans un camp de déplacés dans les nord-est du Nigeria, selon les autorités locales. Ces personnes fuyaient les attaques du groupe terroriste Boko Haram.

Le nord du Nigeria toujours ensanglanté. Au moins deux personnes ont péri dans une explosion dans un camp de personnes déplacées, de Malkohi, à Yola, dans le nord-est du Nigeria, selon les services de secours locaux.

« Il y a eu une explosion au camp de déplacés de Malkohi, à Yola, vers 11H00 (10H00 GMT) », a affirmé, ce vendredi 11 septembre 2015, un responsable de la Croix-Rouge, Aliyu Maikano. Le groupe terroriste nigérian serait-il derrière cette explosion ? Il est sans doute trop tôt pour le savoir, d’autant que l’attentat n’a pas encore été revendiqué. Mais Boko Haram, qui n’hésite pas à s’en prendre aussi aux déplacés, pourrait bien être derrière cette explosion.

Depuis 2009, le groupe terroriste nigérian a fait 15 000 morts et plus de 1,5 million de déplacés. Dirigé par le féroce Abubakar Shekau, l’insurrection armée a affirmé avoir pour objectif d’installer une République islamique dans le nord du pays et de déstabiliser le pouvoir central à Abuja. Le groupe commet régulièrement des massacres dans le nord du pays, semant la terreur au sein de la population, sous le regard impuissant des autorités du pays.

Plusieurs troupes africaines dont celles du Tchad, du Niger, du Cameroun prêtent main forte à l’armée nigériane pour vaincre Boko Haram, qui n’hésite pas aussi à recourir régulièrement à des attentats kamikazes pour mener ses attaques. L’organisation terroriste a aussi prouvé sa capacité à se battre sur plusieurs fronts, commettant régulièrement des attentats meurtriers au Tchad mais également dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Le Président Muhammadu Buhari, investi le 29 mai 2015, a promis de faire de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Mais nombre d’experts sont unanimes pour affirmer que la solution militaire contre Boko Haram ne suffira pas à vaincre le groupe. Selon eux, le nord du Nigeria, englué dans la pauvreté, longtemps abandonné par l’Etat, doit aussi être développé au même titre que le sud du pays. D’autant que les jeunes désœuvrés du nord, plongés dans le chômage, sont les principales recrues de la secte.

Arabie Saoudite : au moins 65 personnes tuées à la Mecque

Drame à la Mecque, en Arabie Saoudite, où au moins 65 personnes ont été tuées dans la chute d’une grue sur une mosquée.

L’Arabie Saoudite est frappée de plein fouet par un deuil. En effet, ce vendredi 11 septembre 2015, une grue d’un chantier voisin est tombée sur la Grande mosquée de la Mecque, faisant au moins 65 morts ainsi que plusieurs blessés.

Selon les premières informations, l’engin de chantier est tombé du fait des mauvaises conditions météorologiques. Il a été fait état de bourrasques de vent qui auraient déséquilibré la grue qui a transpercé le toit de la mosquée, s’écrasant sur des fidèles en train d’attendre l’heure de la prière.

Pendant que les secours prenaient en charge les survivants, les corps de dizaines d’entre les fidèles qui ont péri, et qui gisaient au sol, ont été recouverts de draps. Cet accident mortel intervient au moment du début de la période de pèlerinage alors que des millions de fidèles convergent vers la Mecque.

A noter que le pèlerinage à la Mecque fait partie des cinq piliers de l’islam. Et il doit débuter ce dimanche 13 septembre 2015. Le 12 janvier 2006, la Mecque avait aussi connu un pèlerinage meurtrier, fruit d’une bousculade qui avait fait à l’époque plus de 360 morts.

Procès Habré: un ancien Premier ministre tchadien à la barre

Suite du procès d’Hissène Habré à Dakar. Les audiences ont repris depuis le début de la semaine et après avoir tenté de cerner la personnalité de l’ancien président tchadien, la Cour essaye maintenant de comprendre quelle était sa part d’implication dans les faits de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et torture qui lui sont reprochés. Ce vendredi matin, c’est une importante personnalité politique tchadienne qui a été appelée à la barre.

L’ancien Premier ministre Jean Alingué, à sa demande et avec l’accord de la Cour, a été flouté par peur de représailles. Devant la Chambre, le témoin n’était visiblement pas à l’aise, sa voix faible, mal assurée, son témoignage a plongé la Cour au cœur du débat fondamental de ce procès : Hissène Habré, s’il n’a pas commis directement d’exaction, était-il le cerveau de la répression ?

Lors de son audition, monsieur Alingué, qui a indiqué que certains de ses proches ont été victimes de la violence, a déclaré que la DDS, la Direction de documentation et de la sécurité, était un instrument de torture et de répression et qu’Hissène Habré, étant le chef du pays, aucune décision ne pouvait se prendre sans son accord.

Au milieu des années 1980, Jean Alingué qui vivait en exil est revenu au Tchad suite à la signature d’un accord et il est devenu président de l’Assemblée nationale. Au moment des questions, l’avocat commis d’office qui défend monsieur Habré s’est engouffré dans cette brèche : « Vous occupiez des fonctions importantes, président de l’Assemblée nationale, quelles étaient vos relations avec monsieur Habré ? Etait-il courtois ? ». « Il y avait de la courtoisie de part et d’autre », répond le témoin. « Avez-vous parlé avec monsieur Habré des choses qui vous préoccupaient ? », demande l’avocat. « Non, je n’en ai pas eu l’occasion, monsieur Habré n’était pas accessible ».

Le président de la Cour enchaîne : « Monsieur Alingué, dans le cadre de vos fonctions officielles, avez-vous entendu monsieur Habré cautionner ou avaliser les massacres ? », « Non, jamais, je ne l’ai entendu. Mais on le comprenait dans les discours de monsieur Habré quand il parlait par exemple de balai d’assainissement qui devait passer, cela était diffusé sur les antennes de la radio ». Le président remercie le témoin et met fin à son audition. Hissène Habré, une fois de plus accusé directement à la barre, n’a pas bougé d’un pouce.