lundi 29 juin 2015

Info Décalée (29 juin 2015)

Info Décalée (29 juin 2015)

Le président Buhari congédie le conseil d’administration de la compagnie pétrolière nationale

Le président nigérian Muhammadu Buhari a décidé, le 26 juin, de dissoudre le conseil d’administration de la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC), entamant ainsi l’application de sa promesse électorale de lutter farouchement contre la corruption qui mine l’économie de la première puissance économique africaine.

«M. Buhari a dissous, avec effet immédiat, le conseil d’administration de la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC)», annonce un communiqué du responsable de la fonction publique. Cette dissolution est perçue comme étant une première étape vers une enquête approfondie sur les activités de cette compagnie pétrolière éclaboussée à maintes reprises par des scandales de corruption.

«Le renvoi du conseil d’administration de la NNPC était attendu car l’odeur de moisi et de puanteur qui sortait de cet endroit est en train de tous nous suffoquer dans le pays», a déclaré l’avocat et défenseur des droits Festus Keyamo. La NNPC produit 445 000 barils de carburant par jour grâce à ses quatre raffineries, dont trois sont situées dans le delta du Niger, au sud, d’où provient la majorité du pétrole nigérian. Avec 2 millions de barils de brut par jour, le Nigeria est le premier producteur africain d’or noir.

 

Le président Buhari congédie le conseil d’administration de la compagnie pétrolière nationale

Le président nigérian Muhammadu Buhari a décidé, le 26 juin, de dissoudre le conseil d’administration de la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC), entamant ainsi l’application de sa promesse électorale de lutter farouchement contre la corruption qui mine l’économie de la première puissance économique africaine.

«M. Buhari a dissous, avec effet immédiat, le conseil d’administration de la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC)», annonce un communiqué du responsable de la fonction publique. Cette dissolution est perçue comme étant une première étape vers une enquête approfondie sur les activités de cette compagnie pétrolière éclaboussée à maintes reprises par des scandales de corruption.

«Le renvoi du conseil d’administration de la NNPC était attendu car l’odeur de moisi et de puanteur qui sortait de cet endroit est en train de tous nous suffoquer dans le pays», a déclaré l’avocat et défenseur des droits Festus Keyamo. La NNPC produit 445 000 barils de carburant par jour grâce à ses quatre raffineries, dont trois sont situées dans le delta du Niger, au sud, d’où provient la majorité du pétrole nigérian. Avec 2 millions de barils de brut par jour, le Nigeria est le premier producteur africain d’or noir.

 

Télévision : qui est prêt pour la TNT en Afrique ?

Les États africains s’étaient donné rendez-vous le 17 juin pour basculer vers la télévision numérique terrestre. Mais, dans leur écrasante majorité, ils n’étaient pas à leurs postes.

Mercredi 17 juin, l’Union internationale des télécommunications (UIT) organisait un symposium géant à Genève. Une date que cette agence de la galaxie ONU née il y a cent cinquante ans n’avait pas choisie au hasard. Ce jour-là, à 1 h 00 GMT, l’ensemble des pays africains qui s’y étaient engagés lors d’un accord en 2006 devaient avoir définitivement éteint leurs émetteurs analogiques et accompli leur transition vers la TNT (télévision numérique terrestre).

Mais selon l’UIT (voir carte), le continent est loin du compte. Seule une poignée de pays d’Afrique orientale et d’Afrique australe a fait le grand saut. Les bons élèves sont le Malawi, Maurice, le Mozambique, le Rwanda et la Tanzanie. Et, surprise, les retardataires ne sont pas forcément ceux que l’on attendait. Dans leurs rangs figurent des économies émergentes comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte et le Maroc. La plupart d’entre eux n’avaient pas encore entamé leur transition, selon les critères de l’UIT, il y a six mois.

Depuis, certains États ont mis les bouchées doubles pour s’équiper de pylônes de diffusion et d’émetteurs. Sans rattraper entièrement leur retard. Au Maroc, le ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, assure que le signal analogique ultra-hautes fréquences (UHF) « a été éteint sur la majeure partie du territoire, de manière progressive, à partir du 12 juin », tout en admettant que « certaines régions intérieures continueront d’être desservies en mode analogique [pour la disparition du signal très hautes fréquences (VHF), l’UIT autorise un délai, jusqu’en juin 2020]. »

Fermes agricoles : une réussite nommée Songhaï

Les fermes Songhaï offrent un modèle de développement autonome et rentable, grâce à une utilisation intelligente des ressources. Les caméras de Réussite vous emmènent au Bénin, à la rencontre de leur fondateur Godfrey Nzamujo pour qui rien ne se perd, tout se transforme.

Il y a trente ans, Godfrey Nzamujo, microbiologiste et ingénieur américain d’origine nigériane, a quitté la Californie pour créer à Porto-Novo, au Bénin, le premier centre Songhaï : une ferme agro-industrielle et écologique. Aujourd’hui, 17 fermes Songhaï sont implantées au Bénin, au Nigeria, en Sierra Leone et au Liberia et responsables politiques, associations, simples curieux des pays de la région visitent ces surprenantes exploitations rentables et autosuffisantes qui offrent un modèle de développement durable.

Autonomie

Dans ce reportage, Réussite vous emmène à la rencontre Godfrey Nzamujo et de ses fermes d’un genre bien particulières, qui fonctionnent en totale autonomie et sur lesquelles des centaines d’employés élèvent des poules et des poissons, vendent des oeufs, cultivent de l’ananas, produisent de l’engrais naturel… et fabriquent des outils industriels. Découvrez dans ce reportage l’extraordinaire organisation et les nombreuses astuces de Godfrey Nzamujo pour optimiser ses exploitations : les fientes intégrées à la production de l’électricité, le métal recyclé pour fabriquer des pièces de rechange pour les machines, etc.

Si les fermes Songhaï ont généré 7 milliards de F CFA (10,67 millions d’euros) de chiffre d’affaires pour un bénéfice de 600 millions en 2013, Godfrey Nzamujo n’entend pas s’arrêter là. Il a récemment créé la Songhaï Leadership Academy pour former 4000 jeunes à la philosophie du centre et vient d’ouvrir au Bénin une chaîne d’embouteillage de jus d’ananas. Évidemment, le jus est issus des fruits de la ferme et… les bouteilles sont fabriquées avec les déchets plastiques du centre.

(vidéo) Égypte : un an de prison pour un clip jugé trop suggestif

Reda al-Fouly avait été arrêtée le 25 mai, quelques jours après la diffusion du clip vidéo sur la plateforme YouTube.

Une Égyptienne a été condamnée dimanche 28 juin à un an de prison pour avoir, selon ses juges, « incité à la débauche ». Son crime, pour la justice égyptienne ? Avoir dansé de manière suggestive dans un clip diffusé sur YouTube, a indiqué un responsable judiciaire.

La jeune femme, Reda al-Fouly, avait été arrêtée le 25 mai, quelques jours après la diffusion du clip vidéo Seeb Idy (Laisse ma main en français). Dans cette vidéo, elle danse vêtue d’une robe courte au décolleté plongeant, tandis que la caméra multiplie les gros plans sur sa poitrine et ses jambes nues.

Cette prestation lui a valu d’être condamnée par un tribunal correctionnel du Caire pour incitation à la débauche en raison de son apparition dans ce clip amateur, selon un responsable de la cour. Le caméraman de la vidéo, lui aussi arrêté peu après la diffusion du clip, a également été condamné à un an de prison.

Le précédent cas de la danseuse Safinaz

Tous deux peuvent faire appel du verdict. Le réalisateur de la vidéo, Wael Elsedeki, – qui danse et chante aux côtés de Mme Fouly dans le clip – a été condamné par contumace à un an, selon le responsable. Wael Elsedeki, qui serait, assure, The Daily Mail, le petit-ami de la danseuse, est en fuite à l’étranger.

En avril, la célèbre danseuse du ventre arménienne Safinaz avait elle aussi été condamnée à six mois de prison pour avoir porté un costume aux couleurs du drapeau national lors d’une représentation. Le tribunal avait considéré cette danse comme une profanation du drapeau.