mardi 2 juin 2015

Burundi : après la France, les Etats-Unis préviennent Pierre Nkurunziza

Les États-Unis ont mis en garde le Président burundais, Pierre Nkurunziza, contre sa candidature pour un troisième mandat à la tête du Burundi qui menace “gravement” la stabilité du pays.

Après la France, c’est au tour des États-Unis de s’opposer publiquement à la candidature pour un troisième mandat du Président burundais Pierre Nkurunziza, selon un communiqué de l’ambassade américaine à Bujumbura. La critique est cinglante.

Les États-Unis s’accordent avec l’opposition en estimant que cette candidature constitue une violation de l’accord d’Arusha signé en 2000 qui a mis fin à une guerre civile débutée en 1993, rapporte Le Figaro.

Le deuxième dirigeant occidental

Le pays estime que les conditions pour organiser des élections transparentes et justes ne sont pas réunies à cause de la fermeture de médias privés, de la répression violente des manifestations par le gouvernement et des cas de violences de milices armés.

Il s’agit du deuxième dirigeant occidental cette semaine à remettre en cause la candidature de Pierre Nkurunziza, investi candidat le 26 avril dernier par son parti le Cndd-Fdd, date du début de manifestations quasi quotidienne dans la capitale Bujumbura.

Souveraineté nationale

Ce lundi, le président français, François Hollande, a indique que le Burkina Faso devait avoir « valeur d’exemple » pour le Burundi, rappelant la démission du Président burkinabè Blaise Campaoré après des manifestations violemment réprimées.

Les chefs d’Etat d’Afrique de l’Est ainsi que l’Union Africaine, qui se sont réunis dimanche en Tanzanie, avaient pourtant demandé le report des élections sans évoquer la candidature à un troisième mandat du Président du Burundi Pierre Nkurunziza. « Elle relève de la souveraineté du Burundi », avait indiqué le porte-parole du gouvernement.

Alors qu’il ne s’était pas déplacé à ce sommet, le chef d’État burundais a mis en garde contre toute nouvelle tentative de coup d’État. Les Burundais ont « bien compris la démocratie : personne ne peut les faire retourner en arrière dans des régimes issus de coups d’État », rapporte BBC Afrique.

Burundi : après la France, les Etats-Unis préviennent Pierre Nkurunziza

Les États-Unis ont mis en garde le Président burundais, Pierre Nkurunziza, contre sa candidature pour un troisième mandat à la tête du Burundi qui menace “gravement” la stabilité du pays.

Après la France, c’est au tour des États-Unis de s’opposer publiquement à la candidature pour un troisième mandat du Président burundais Pierre Nkurunziza, selon un communiqué de l’ambassade américaine à Bujumbura. La critique est cinglante.

Les États-Unis s’accordent avec l’opposition en estimant que cette candidature constitue une violation de l’accord d’Arusha signé en 2000 qui a mis fin à une guerre civile débutée en 1993, rapporte Le Figaro.

Le deuxième dirigeant occidental

Le pays estime que les conditions pour organiser des élections transparentes et justes ne sont pas réunies à cause de la fermeture de médias privés, de la répression violente des manifestations par le gouvernement et des cas de violences de milices armés.

Il s’agit du deuxième dirigeant occidental cette semaine à remettre en cause la candidature de Pierre Nkurunziza, investi candidat le 26 avril dernier par son parti le Cndd-Fdd, date du début de manifestations quasi quotidienne dans la capitale Bujumbura.

Souveraineté nationale

Ce lundi, le président français, François Hollande, a indique que le Burkina Faso devait avoir « valeur d’exemple » pour le Burundi, rappelant la démission du Président burkinabè Blaise Campaoré après des manifestations violemment réprimées.

Les chefs d’Etat d’Afrique de l’Est ainsi que l’Union Africaine, qui se sont réunis dimanche en Tanzanie, avaient pourtant demandé le report des élections sans évoquer la candidature à un troisième mandat du Président du Burundi Pierre Nkurunziza. « Elle relève de la souveraineté du Burundi », avait indiqué le porte-parole du gouvernement.

Alors qu’il ne s’était pas déplacé à ce sommet, le chef d’État burundais a mis en garde contre toute nouvelle tentative de coup d’État. Les Burundais ont « bien compris la démocratie : personne ne peut les faire retourner en arrière dans des régimes issus de coups d’État », rapporte BBC Afrique.

lundi 1 juin 2015

Burundi: vers un report des élections et une reprise de la contestation

Comment régler la crise politique qui paralyse le Burundi ? Réunis pour la deuxième fois en Sommet sur cette question à Dar es-Salaam, les chefs d’Etat d’Afrique de l’Est ont fait une proposition.

Ils préconisent un nouveau report des élections communales, législatives et présidentielle, soit un délai supplémentaire d’au moins un mois et demi. Ce lundi matin, le pouvoir burundais ne parait pas hostile à cette proposition de report, alors que dans les rues, la contestation devrait reprendre.

Sur le principe, le parti au pouvoir fait savoir qu’il n’est pas opposé à un éventuel report. Dans un communiqué, le CNDD-FDD explique qu’une étude de la Commission électorale doit encore être réalisée pour que les délais constitutionnels soient respectés. Ce qui veut dire qu’à ce stade, personne ne sait encore vraiment si le scrutin législatif et communal prévu ce vendredi aura lieu ou pas. En tout cas, ce lundi matin, la Commission électorale distribuait des cartes d’électeurs dans des quartiers de Bujumbura. Cet après-midi, toutes les parties de la crise burundaise vont se concerter et la décision finale du report de l’élection devrait être annoncée dans la journée.

Du côté de la société civile, en revanche, on ne voit pas les choses tout à fait de la même manière. Les anti-troisième mandat ont appelé à de nouvelles manifestations parce que ce report proposé par les chefs d’Etat est-africains, ce dimanche, en Tanzanie n’a fait que déclencher la colère de l’opposition et des manifestants. Pour eux, le préalable à toute discussion et à toute participation aux élections c’est le renoncement de ce troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

Le blocage est donc total, et même si dans la rue à Bujumbura la mobilisation montre des signes d’essoufflement devant une répression intense et meurtrière. Dans le discours, les leaders de la contestation sont toujours aussi déterminés et annoncent de nouvelles manifestations dès demain effectivement, et ce, jusqu’au départ de Pierre Nkurunziza.

Spéculations sur l’absence de Kagame au sommet de Dar es Salaam

Outre le président Pierre Nkurunziza, le président rwandais Paul Kagame a été l’un des grands absents du sommet de Dar es Salaam sur la crise au Burundi. Le Rwanda, pays pourtant incontournable dans la région, a été représenté par sa ministre en charge de l’Afrique de l’Est, Valentine Rugwabiza. Aucune explication n’a été donnée à cette absence et les spéculations vont bon train.

Coup sur coup, jeudi dernier, le 28 mai, la communauté est-africaine a appris le désistement de Pierre Nkurunziza, puis de Paul Kagame, selon des sources diplomatiques. Ce n’est pas seulement le président rwandais qui n’a pas fait le déplacement, mais également sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

Un mouvement d’humeur manifeste. Peut-on voir dans cette décision une nouvelle étape dans la brouille entre le Rwanda et son voisin burundais ? Début mai, en pleine crise burundaise Paul Kagame avait fustigé l’entêtement de son homologue à vouloir briguer un troisième mandat en dépit du mouvement de protestation.

« Paul Kagame avait été le seul à se prononcer ouvertement contre la candidature de Pierre Nkurunziza », détaille un observateur de la vie politique rwandaise. Selon cette source, le président rwandais savait que le sommet ne satisferait pas ses attentes et n’aurait donc pas jugé nécessaire de s’y rendre.

« Paul Kagame n’a jamais été très diplomate », note cet observateur. Cette source – comme une autre source diplomatique – évoque également un possible « embarras » du chef de l’Etat Rwandais devant le débat sur le troisième mandat alors que lui-même est soupçonné de vouloir changer la Constitution de son pays afin de se représenter en 2017. D’autres estiment que cette décision serait surtout une manière de marquer son désintérêt pour un sommet en l’absence de Pierre Nkurunziza, le premier intéressé.

Burundi: vers un report des élections et une reprise de la contestation

Comment régler la crise politique qui paralyse le Burundi ? Réunis pour la deuxième fois en Sommet sur cette question à Dar es-Salaam, les chefs d’Etat d’Afrique de l’Est ont fait une proposition.

Ils préconisent un nouveau report des élections communales, législatives et présidentielle, soit un délai supplémentaire d’au moins un mois et demi. Ce lundi matin, le pouvoir burundais ne parait pas hostile à cette proposition de report, alors que dans les rues, la contestation devrait reprendre.

Sur le principe, le parti au pouvoir fait savoir qu’il n’est pas opposé à un éventuel report. Dans un communiqué, le CNDD-FDD explique qu’une étude de la Commission électorale doit encore être réalisée pour que les délais constitutionnels soient respectés. Ce qui veut dire qu’à ce stade, personne ne sait encore vraiment si le scrutin législatif et communal prévu ce vendredi aura lieu ou pas. En tout cas, ce lundi matin, la Commission électorale distribuait des cartes d’électeurs dans des quartiers de Bujumbura. Cet après-midi, toutes les parties de la crise burundaise vont se concerter et la décision finale du report de l’élection devrait être annoncée dans la journée.

Du côté de la société civile, en revanche, on ne voit pas les choses tout à fait de la même manière. Les anti-troisième mandat ont appelé à de nouvelles manifestations parce que ce report proposé par les chefs d’Etat est-africains, ce dimanche, en Tanzanie n’a fait que déclencher la colère de l’opposition et des manifestants. Pour eux, le préalable à toute discussion et à toute participation aux élections c’est le renoncement de ce troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

Le blocage est donc total, et même si dans la rue à Bujumbura la mobilisation montre des signes d’essoufflement devant une répression intense et meurtrière. Dans le discours, les leaders de la contestation sont toujours aussi déterminés et annoncent de nouvelles manifestations dès demain effectivement, et ce, jusqu’au départ de Pierre Nkurunziza.

Spéculations sur l’absence de Kagame au sommet de Dar es Salaam

Outre le président Pierre Nkurunziza, le président rwandais Paul Kagame a été l’un des grands absents du sommet de Dar es Salaam sur la crise au Burundi. Le Rwanda, pays pourtant incontournable dans la région, a été représenté par sa ministre en charge de l’Afrique de l’Est, Valentine Rugwabiza. Aucune explication n’a été donnée à cette absence et les spéculations vont bon train.

Coup sur coup, jeudi dernier, le 28 mai, la communauté est-africaine a appris le désistement de Pierre Nkurunziza, puis de Paul Kagame, selon des sources diplomatiques. Ce n’est pas seulement le président rwandais qui n’a pas fait le déplacement, mais également sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

Un mouvement d’humeur manifeste. Peut-on voir dans cette décision une nouvelle étape dans la brouille entre le Rwanda et son voisin burundais ? Début mai, en pleine crise burundaise Paul Kagame avait fustigé l’entêtement de son homologue à vouloir briguer un troisième mandat en dépit du mouvement de protestation.

« Paul Kagame avait été le seul à se prononcer ouvertement contre la candidature de Pierre Nkurunziza », détaille un observateur de la vie politique rwandaise. Selon cette source, le président rwandais savait que le sommet ne satisferait pas ses attentes et n’aurait donc pas jugé nécessaire de s’y rendre.

« Paul Kagame n’a jamais été très diplomate », note cet observateur. Cette source – comme une autre source diplomatique – évoque également un possible « embarras » du chef de l’Etat Rwandais devant le débat sur le troisième mandat alors que lui-même est soupçonné de vouloir changer la Constitution de son pays afin de se représenter en 2017. D’autres estiment que cette décision serait surtout une manière de marquer son désintérêt pour un sommet en l’absence de Pierre Nkurunziza, le premier intéressé.

Grandes oreilles: la NSA suspend la collecte des données téléphoniques

La collecte des données téléphoniques par la NSA, l’un des volets du Patriot Act, est suspendue. Les sénateurs américains n’ont pas réussi la nuit dernière à se mettre d’accord sur le vote en urgence d’un texte de loi bloqué depuis des semaines. L’opposant le plus farouche à la collecte, le sénateur libertarien Rand Paul, candidat à la présidentielle 2016, était à la manœuvre.

Depuis 4 h temps universel, la NSA (National Security Agency) a cessé de collecter les données téléphoniques. Une suspension qui devrait durer quelques jours, mais qui fait grand bruit.

On se souvient du scandale provoqué par les révélations d’Edward Snowden sur ce système d’écoutes à grande échelle, et de la réforme proposée par Barack Obama, qui stipulait que les compagnies téléphoniques seraient désormais dépositaires des données et que les services de renseignement devraient obtenir l’autorisation d’un tribunal pour y accéder.

Rand Paul à la manœuvre au nom de la liberté individuelle

Ce texte, le USA Freedom Act, a bien été voté par la Chambre des représentants, mais au Sénat, des divisions profondes entre différentes factions républicaines ont fait capoter le vote. Des semaines de débat se sont écoulées, pendant lesquelles chaque tendance a tenté d’effrayer l’autre.

Les factions jouent sur le même registre, celui de la peur ; la peur d’un Etat fédéral tout puissant qui viole les libertés individuelles ; la peur d’une attaque terroriste si la NSA cesse de récolter les données.

Le sénateur libertarien du Kentucky Rand Paul a réussi son opération. Il est farouchement opposé à toute ingérence du gouvernement dans la vie privée des Américains. Or il fallait l’unanimité pour voter la réforme en urgence et il s’y est opposé. Cette suspension est un échec pour le leader de la majorité républicaine au Sénat, même si le texte devrait être adopté en début de semaine.