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samedi 22 août 2015

Allemagne: heurts devant un foyer de réfugiés à Heidenau

Trente et un policiers allemands ont été blessés lors d’une manifestation organisée à l’appel de la formation d’extrême droite NPD pour protester contre l’ouverture d’un foyer de demandeurs d’asile à Heidenau, près de Dresde, aux premières heures de la journée de samedi. Ces échauffourées ont lieu alors que l’Allemagne vient d’annoncer une prévision record pour cette année avec l’arrivée de 800 000 réfugiés.

 

« Les destins tragiques et l’enrichissement culturel grâce à des travailleurs qualifiés, non merci. Non au foyer. Stopper le déferlement des réfugiés ». La banderole que tenaient deux femmes lors de la manifestation à Heidenau allait droit au but.

Certaines mères de famille étaient venues avec leurs enfants. Au total, un millier de manifestants à l’appel du parti d’extrême droite NPD protestaient contre l’ouverture d’un foyer pour réfugiés dans cette petite ville près de Dresde en Saxe.

Les policiers ont été attaqués avec des bouteilles, des pierres et autres pétards. Une trentaine ont été blessés.

Cette énième manifestation dans cette région de l’ex-RDA contre l’hébergement de demandeurs d’asile le confirme. Après les manifestations des soi-disant patriotes contre l’islamisation de l’Occident (Pegida) dans leur fief de Dresde ces derniers mois, les langues se délient et les tabous tombent.

Un cinquième des agressions contre des foyers pour réfugiés au premier semestre a été commis dans la seule région de Saxe qui regroupe 4 millions des 80 millions d’Allemands.

Plus largement, cette région a vu depuis 25 ans le développement de différents groupes d’extrême droite, certains ont même été représentés au Parlement régional. Les chrétiens-démocrates au pouvoir depuis la réunification sont accusés de fermer les yeux. Le nombre de personnes rejetant les principes de la démocratie et de la tolérance est plus élevé qu’ailleurs en Allemagne.

L’Assemblée nationale maintient l’immunité de Barthélémy Kassa

Le Parlement béninois a refusé ce jeudi de lever l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa, député et ancien ministre de l’Énergie et de l’Eau impliqué dans une affaire de détournement de fonds présumé d’un projet financé par les Pays-Bas.

Barthélémy Kassa, député béninois, est en passe d’échapper à la justice. Le Parlement du Bénin a refusé ce jeudi de lever l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa soupçonné d’avoir détourné de l’argent public d’un projet financé par les Pays-Bas. Les députés ont refusé par 45 voix à 38 .

Le vote prévu initialement le 17 août dernier a été repoussé après que des députés du parti au pouvoir prénommé Forces Cauris pour un Bénin Emérgent (FCBE) avaient décidé de boycotter la session en refusant de pénétrer au sein de l’hémicycle. Le nombre minimum de voix n’étant pas atteint, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, avait renvoyé la session au 20 août.

La demande de levée de l’immunité parlementaire de l’ancien ministre béninois de l’Énergie et de l’Eau avait été transmise le 10 août au bureau de l’Assemblée nationale par la ministre de la Justice, Evelyne da Silva Ahouanto. Face à cette situation, le Président Boni Yayi avait lui-même demandé la levée de l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa mais sa requête a été refusée par le procureur.

Barthélémy Kassa, ancien ministre de l’Energie et de l’Eau, serait impliqué dans le détournement de quatre millions d’euros d’aide publique néerlandaise au développement. Une affaire rendue public par les Pays-Bas, le 6 mai dernier. Cette somme était destiné à la seconde phase d’un Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement.

Sénégal : les hommages se multiplient après le décès de Doudou Ndiaye Rose

Peu importe la sphère dont ils sont issus, ils ont tous tenu à rendre hommage au célèbre percussionniste appelé le « mathématicien des rythmes » Doudou Ndiaye Rose décédé ce mercredi à Dakar au Sénégal à l’âge de 85 ans. Personnalités politiques, artistes, religieux, ils se sont tous rassemblés à l’occasion de ces funérailles, et ont ainsi exprimé leurs sentiments à l’égard de ce grand homme de la culture sénégalaise.

Les funérailles de Mamadou Ndiaye plus connu sous le nom de Doudou Ndiaye Coumba Rose se sont déroulées, ce jeudi 20 août 2015, à Dakar devant une foule immense au quartier HLM, où il vivait. Plusieurs personnalités issues du monde de la musique, de la politique, ou encore des religieux ont fait le déplacement pour lui rendre hommage. Les mots ont souvent manqué pour qualifier celui qui a fait de son tam-tam un véritable art à travers le monde.

« Une grosse perte »

Le gouvernement du Sénégal a assisté aux obsèques de Doudou Ndiaye Rose. Ainsi le Premier ministre Mohamed Dione ainsi que le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse étaient présents accompagnés du ministre conseiller du Président Macky Sall, le célèbre artiste Youssou Ndour. Ce dernier a demandé au Président Macky Sall d’écourter ses vacances et de revenir à Dakar. Tous ont été surpris à l’annonce de son décès. Youssou Ndour déplore « une grosse perte pour le Sénégal, il a beaucoup fait pour moi ». Même son de cloche pour le ministre sénégalais de la Communication et de la Culture Mbagnick Ndiaye qui précise que « avec cette disparition, notre pays perd un monument, un artiste talentueux, un virtuose du tam-tam qui a marqué de manière indélébile la scène artistique ». Le leader de l’Alliance des forces du progrès (AFP) Moustapha Niasse rend hommage à celui qu’il qualifie de « grand monsieur qui a servi son pays, la culture sénégalaise, les valeurs de notre pays que nous portons tous ».

Certains à l’image de l’ancien Président du Sénégal Abdou Diouf qui n’ont pas pu assister aux funérailles ont exprimé leur tristesse via les réseaux sociaux. « Emotion et tristesse suite au rappel à Dieu de notre tambour major Doudou Ndiaye Rose », pouvant-on lire sur la page Facebook de l’ex-secrétaire général de la Francophonie. Un hommage qui s’étend au-delà des frontières du pays de la Teranga, puisque le Japon, par la voix de son ambassadeur au Sénégal, Takashi Kitahara, a souhaité exprimer sa « plus profonde douleur ». Selon lui, « Doudou Ndiiaye Rose était pour nous tous un grand ami et collaborateur ». « Le mathématicien des rythmes » a été décoré de plusieurs distinctions au Japon pour son immense talent.

« Un monument de la culture et de la musique »

Les artistes sénégalais aussi ont été particulièrement touchés par la mort de Doudou Ndiaye Rose. Entre surprise et émotions, ils ont témoigné de leur douleur tout en rendant hommage à ce « trésor humain vivant ». Le chanteur Ismaël Lô, auteur du tube Jammu Africa a déclaré : « Sa mort m’a vraiment surpris, il maîtrisait son art, il avait une forte personnalité, un homme respecté et respectueux ». Le leader du Dande Lenol, Baaba Maal salue aussi un monument de la culture et de la musique : « Doudou Ndiaye Rose a joué son rôle et il l’a rempli. Il était grand mais humble et très simple, accessible à tout le monde, nous avons beaucoup retenu de lui ».

Au théâtre Daniel Sorano, où Doudou N’Diaye Rose se produisait régulièrement, les hommages se succèdent. Le directeur général du théâtre, Sahite Sarr Samb, estime que « dans ses premiers bouillonnements pour l’émergence de la culture au Sénégal, il a participé à la formation de plusieurs artistes. Il était un homme d’engagement spontané et plein de générosité ». Même dans le monde religieux, sa mort n’a laissé personne indifférent.

L’Archevêque de Dakar, Benjamin N’Diaye pleure également « un grand Sénégalais qui a porté la culture sénégalaise à travers le monde en bon ambassadeur ». Il a par ailleurs salué « sa grande contribution au dialogue islamo-chrétien à travers son amitié et sa collaboration avec Julien Jouga ». Une pluie d’hommages pour celui qui avait modestement déclaré ne pas vouloir qu’on lui rende hommage à titre posthume.

Allemagne: heurts devant un foyer de réfugiés à Heidenau

Trente et un policiers allemands ont été blessés lors d’une manifestation organisée à l’appel de la formation d’extrême droite NPD pour protester contre l’ouverture d’un foyer de demandeurs d’asile à Heidenau, près de Dresde, aux premières heures de la journée de samedi. Ces échauffourées ont lieu alors que l’Allemagne vient d’annoncer une prévision record pour cette année avec l’arrivée de 800 000 réfugiés.

 

« Les destins tragiques et l’enrichissement culturel grâce à des travailleurs qualifiés, non merci. Non au foyer. Stopper le déferlement des réfugiés ». La banderole que tenaient deux femmes lors de la manifestation à Heidenau allait droit au but.

Certaines mères de famille étaient venues avec leurs enfants. Au total, un millier de manifestants à l’appel du parti d’extrême droite NPD protestaient contre l’ouverture d’un foyer pour réfugiés dans cette petite ville près de Dresde en Saxe.

Les policiers ont été attaqués avec des bouteilles, des pierres et autres pétards. Une trentaine ont été blessés.

Cette énième manifestation dans cette région de l’ex-RDA contre l’hébergement de demandeurs d’asile le confirme. Après les manifestations des soi-disant patriotes contre l’islamisation de l’Occident (Pegida) dans leur fief de Dresde ces derniers mois, les langues se délient et les tabous tombent.

Un cinquième des agressions contre des foyers pour réfugiés au premier semestre a été commis dans la seule région de Saxe qui regroupe 4 millions des 80 millions d’Allemands.

Plus largement, cette région a vu depuis 25 ans le développement de différents groupes d’extrême droite, certains ont même été représentés au Parlement régional. Les chrétiens-démocrates au pouvoir depuis la réunification sont accusés de fermer les yeux. Le nombre de personnes rejetant les principes de la démocratie et de la tolérance est plus élevé qu’ailleurs en Allemagne.

L’Assemblée nationale maintient l’immunité de Barthélémy Kassa

Le Parlement béninois a refusé ce jeudi de lever l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa, député et ancien ministre de l’Énergie et de l’Eau impliqué dans une affaire de détournement de fonds présumé d’un projet financé par les Pays-Bas.

Barthélémy Kassa, député béninois, est en passe d’échapper à la justice. Le Parlement du Bénin a refusé ce jeudi de lever l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa soupçonné d’avoir détourné de l’argent public d’un projet financé par les Pays-Bas. Les députés ont refusé par 45 voix à 38 .

Le vote prévu initialement le 17 août dernier a été repoussé après que des députés du parti au pouvoir prénommé Forces Cauris pour un Bénin Emérgent (FCBE) avaient décidé de boycotter la session en refusant de pénétrer au sein de l’hémicycle. Le nombre minimum de voix n’étant pas atteint, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, avait renvoyé la session au 20 août.

La demande de levée de l’immunité parlementaire de l’ancien ministre béninois de l’Énergie et de l’Eau avait été transmise le 10 août au bureau de l’Assemblée nationale par la ministre de la Justice, Evelyne da Silva Ahouanto. Face à cette situation, le Président Boni Yayi avait lui-même demandé la levée de l’immunité parlementaire de Barthélémy Kassa mais sa requête a été refusée par le procureur.

Barthélémy Kassa, ancien ministre de l’Energie et de l’Eau, serait impliqué dans le détournement de quatre millions d’euros d’aide publique néerlandaise au développement. Une affaire rendue public par les Pays-Bas, le 6 mai dernier. Cette somme était destiné à la seconde phase d’un Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement.

Sénégal : les hommages se multiplient après le décès de Doudou Ndiaye Rose

Peu importe la sphère dont ils sont issus, ils ont tous tenu à rendre hommage au célèbre percussionniste appelé le « mathématicien des rythmes » Doudou Ndiaye Rose décédé ce mercredi à Dakar au Sénégal à l’âge de 85 ans. Personnalités politiques, artistes, religieux, ils se sont tous rassemblés à l’occasion de ces funérailles, et ont ainsi exprimé leurs sentiments à l’égard de ce grand homme de la culture sénégalaise.

Les funérailles de Mamadou Ndiaye plus connu sous le nom de Doudou Ndiaye Coumba Rose se sont déroulées, ce jeudi 20 août 2015, à Dakar devant une foule immense au quartier HLM, où il vivait. Plusieurs personnalités issues du monde de la musique, de la politique, ou encore des religieux ont fait le déplacement pour lui rendre hommage. Les mots ont souvent manqué pour qualifier celui qui a fait de son tam-tam un véritable art à travers le monde.

« Une grosse perte »

Le gouvernement du Sénégal a assisté aux obsèques de Doudou Ndiaye Rose. Ainsi le Premier ministre Mohamed Dione ainsi que le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse étaient présents accompagnés du ministre conseiller du Président Macky Sall, le célèbre artiste Youssou Ndour. Ce dernier a demandé au Président Macky Sall d’écourter ses vacances et de revenir à Dakar. Tous ont été surpris à l’annonce de son décès. Youssou Ndour déplore « une grosse perte pour le Sénégal, il a beaucoup fait pour moi ». Même son de cloche pour le ministre sénégalais de la Communication et de la Culture Mbagnick Ndiaye qui précise que « avec cette disparition, notre pays perd un monument, un artiste talentueux, un virtuose du tam-tam qui a marqué de manière indélébile la scène artistique ». Le leader de l’Alliance des forces du progrès (AFP) Moustapha Niasse rend hommage à celui qu’il qualifie de « grand monsieur qui a servi son pays, la culture sénégalaise, les valeurs de notre pays que nous portons tous ».

Certains à l’image de l’ancien Président du Sénégal Abdou Diouf qui n’ont pas pu assister aux funérailles ont exprimé leur tristesse via les réseaux sociaux. « Emotion et tristesse suite au rappel à Dieu de notre tambour major Doudou Ndiaye Rose », pouvant-on lire sur la page Facebook de l’ex-secrétaire général de la Francophonie. Un hommage qui s’étend au-delà des frontières du pays de la Teranga, puisque le Japon, par la voix de son ambassadeur au Sénégal, Takashi Kitahara, a souhaité exprimer sa « plus profonde douleur ». Selon lui, « Doudou Ndiiaye Rose était pour nous tous un grand ami et collaborateur ». « Le mathématicien des rythmes » a été décoré de plusieurs distinctions au Japon pour son immense talent.

« Un monument de la culture et de la musique »

Les artistes sénégalais aussi ont été particulièrement touchés par la mort de Doudou Ndiaye Rose. Entre surprise et émotions, ils ont témoigné de leur douleur tout en rendant hommage à ce « trésor humain vivant ». Le chanteur Ismaël Lô, auteur du tube Jammu Africa a déclaré : « Sa mort m’a vraiment surpris, il maîtrisait son art, il avait une forte personnalité, un homme respecté et respectueux ». Le leader du Dande Lenol, Baaba Maal salue aussi un monument de la culture et de la musique : « Doudou Ndiaye Rose a joué son rôle et il l’a rempli. Il était grand mais humble et très simple, accessible à tout le monde, nous avons beaucoup retenu de lui ».

Au théâtre Daniel Sorano, où Doudou N’Diaye Rose se produisait régulièrement, les hommages se succèdent. Le directeur général du théâtre, Sahite Sarr Samb, estime que « dans ses premiers bouillonnements pour l’émergence de la culture au Sénégal, il a participé à la formation de plusieurs artistes. Il était un homme d’engagement spontané et plein de générosité ». Même dans le monde religieux, sa mort n’a laissé personne indifférent.

L’Archevêque de Dakar, Benjamin N’Diaye pleure également « un grand Sénégalais qui a porté la culture sénégalaise à travers le monde en bon ambassadeur ». Il a par ailleurs salué « sa grande contribution au dialogue islamo-chrétien à travers son amitié et sa collaboration avec Julien Jouga ». Une pluie d’hommages pour celui qui avait modestement déclaré ne pas vouloir qu’on lui rende hommage à titre posthume.