Affichage des articles dont le libellé est August 10. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est August 10. Afficher tous les articles

lundi 10 août 2015

Football : Zidane, futur entraîneur de l’Olympique de Marseille ?

Parmi les possibles successeurs de Marcelo Bielsa, qui a démissionné samedi, sur le banc de l’Olympique de Marseille, le nom de Zinedine Zidane a été évoqué. Sur la Cannebière, on se prend à rêver du retour de l’enfant prodige…

À Marseille, Zinedine Zidane est un demi-dieu. S’il n’a jamais porté les couleurs de la ville, il y est né et était, lorsqu’il était enfant, un fan de l’Olympique de Marseille. Alors que l’ancien numéro 10 de l’équipe de France entend embrasser une carrière d’entraîneur de haut niveau, les fans du club se sont pris à rêver, sitôt la démission de l’Argentin Marcelo Bielsa annoncée, samedi 8 août.

Actuellement aux commandes de l’équipe réserve du Real Madrid, il a été l’adjoint de Carlo Ancelotti au sein de l’équipe première madrilène en 2013 et 2014. Il a également failli signer aux Girondins de Bordeaux, dont il a porté les couleurs de 1992 à 1996, en début de saison dernière. Mais, courtisé depuis plus de vingt ans, le natif de la cité phocéenne n’est jamais revenu « chez lui », à Marseille, ni en tant que joueur ni en tant qu’entraîneur.

Une longue liste de prétendants

Alors que le championnat a repris depuis le week-end dernier, la décision de la présidence du club marseillais devrait être connue rapidement. Selon les premières informations de Canal+, le président de l’Olympique de Marseille disposerait d’une enveloppe de 7M€ pour attirer un entraîneur de renom.

Les noms du Français Frédéric Antonetti, donné favori, et du Belge Éric Gerets, libre, sont régulièrement cités, tout comme ceux de Jürgen Klopp, ancien coach de Dortmund, Carlo Ancelotti, sans club, Walter Mazzarri, ancien de l’Inter Milan, ou encore André Villas-Boas, qui a été en contact avec l’OM au mois d’avril.

Football : Zidane, futur entraîneur de l’Olympique de Marseille ?

Parmi les possibles successeurs de Marcelo Bielsa, qui a démissionné samedi, sur le banc de l’Olympique de Marseille, le nom de Zinedine Zidane a été évoqué. Sur la Cannebière, on se prend à rêver du retour de l’enfant prodige…

À Marseille, Zinedine Zidane est un demi-dieu. S’il n’a jamais porté les couleurs de la ville, il y est né et était, lorsqu’il était enfant, un fan de l’Olympique de Marseille. Alors que l’ancien numéro 10 de l’équipe de France entend embrasser une carrière d’entraîneur de haut niveau, les fans du club se sont pris à rêver, sitôt la démission de l’Argentin Marcelo Bielsa annoncée, samedi 8 août.

Actuellement aux commandes de l’équipe réserve du Real Madrid, il a été l’adjoint de Carlo Ancelotti au sein de l’équipe première madrilène en 2013 et 2014. Il a également failli signer aux Girondins de Bordeaux, dont il a porté les couleurs de 1992 à 1996, en début de saison dernière. Mais, courtisé depuis plus de vingt ans, le natif de la cité phocéenne n’est jamais revenu « chez lui », à Marseille, ni en tant que joueur ni en tant qu’entraîneur.

Une longue liste de prétendants

Alors que le championnat a repris depuis le week-end dernier, la décision de la présidence du club marseillais devrait être connue rapidement. Selon les premières informations de Canal+, le président de l’Olympique de Marseille disposerait d’une enveloppe de 7M€ pour attirer un entraîneur de renom.

Les noms du Français Frédéric Antonetti, donné favori, et du Belge Éric Gerets, libre, sont régulièrement cités, tout comme ceux de Jürgen Klopp, ancien coach de Dortmund, Carlo Ancelotti, sans club, Walter Mazzarri, ancien de l’Inter Milan, ou encore André Villas-Boas, qui a été en contact avec l’OM au mois d’avril.

Swansea: André Ayew se sent déjà chez lui

Auteur d’un des buts de Swansea sur la pelouse de Chelsea samedi dernier, André Ayew a bien entamé son aventure en Premier League. En fin de rencontre, le Ghanéen s’est confié à la BBC. Et il se sent déjà bien dans le club anglais à en croire ses propos.

« Les joueurs de l’équipe m’ont vraiment aidé à prouver ce que je pouvais faire et ils me pousser à fond. Je me sens déjà à la maison ici. Je vais aller de mieux en mieux à force de connaître le championnat et les joueurs. Marseille, c’est une tout autre histoire pour moi. J’y ai grandi, j’ai été formé là-bas, j’étais chez moi. Ici, c’est un autre championnat, c’est un défi différent », a-t-il indiqué.

Swansea: André Ayew se sent déjà chez lui

Auteur d’un des buts de Swansea sur la pelouse de Chelsea samedi dernier, André Ayew a bien entamé son aventure en Premier League. En fin de rencontre, le Ghanéen s’est confié à la BBC. Et il se sent déjà bien dans le club anglais à en croire ses propos.

« Les joueurs de l’équipe m’ont vraiment aidé à prouver ce que je pouvais faire et ils me pousser à fond. Je me sens déjà à la maison ici. Je vais aller de mieux en mieux à force de connaître le championnat et les joueurs. Marseille, c’est une tout autre histoire pour moi. J’y ai grandi, j’ai été formé là-bas, j’étais chez moi. Ici, c’est un autre championnat, c’est un défi différent », a-t-il indiqué.

Dossier PPEA II : Houngbédji répond à Yayi ( Il veut une liste exhaustive des fautifs)

Dans sa dernière lettre en date du 6 AOÛT, adressée au president de la République, le president de l’assemblée nationale a exprimé son souhait d’avoir la liste de tous les fautifs dans le dossier de détournements des fonds du PPEA2. Adrien HOUNGBEDJI , a, de façon très habille indiqué à Boni Yayi que la liste actuelle présentée par le gouvernement n’est pas exhaustive et que les noms de “certains vrais bénéficiaires” restent à identifier et à punir.

Porto-Novo le 06 août 2015

Le Président de l’Assemblée Nationale

A

Monsieur le Président de la République

Chef de l’État

Chef du Gouvernement

Cotonou

Objet : A/S Votre lettre du 04 août 2015

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre n°335/PR/CAB/SP du 04 août 2015 dont le contenu me surprend eu égard aux relations de franche collaboration, que nous nous sommes évertués à instaurer entre le Gouvernement et le Bureau de l’Assemblée Nationale depuis l’élection de ce dernier.
Les devoirs de ma charge me font obligation de veiller à ce que l’Assemblée Nationale et ses organes exercent leurs attributions constitutionnelles sans entrave ni pression, mais en toute sérénité ; ils me font également obligation d’informer et de rendre compte de nos travaux à nos concitoyens.
Le communiqué en cause n’est que le compte-rendu fidèle des délibérations du Bureau et de la Conférence des Présidents en date du 31 juillet 2015. Le recours à des communiqués est une pratique courante dans toutes les institutions et sous tous les cieux, lorsqu’il y a lieu de dissiper ou de prévenir des malentendus dans l’opinion. Il ne saurait donc être considéré comme une réponse à votre correspondance du 29 juillet, et soumis au parallélisme des formes.
Sur le terrain des formes, je voudrais signaler que le Bureau de l’Assemblée Nationale apprécie modérément que toutes les correspondances d’importance de la Présidence de la République qui lui sont adressées, soient publiées dans la presse avant même qu’elles n’aient été reçues par son Président.
Tel est malheureusement le cas de votre dernière lettre du 04 août 2015, et de votre lettre du 29 juillet 2015, toutes les deux relatives à l’affaire PPEA II eau potable. La méthode ne nous a laissé d’autres choix, pour préserver la crédibilité de notre institution, que de recourir à un communiqué pour faire connaître nous aussi, à l’opinion publique, nos contraintes et nos difficultés dans le traitement du dossier, ainsi que les diligences que nous avons faites.
Je voudrais rappeler à cet égard, et cela n’est pas superflu, que 48h après réception de votre lettre de saisine du 29 juillet, le Bureau avait déjà tenu réunion, entendu la Conférence des Présidents, composé la Commission Spéciale sur la levée d’immunité parlementaire et adopté un calendrier qui fixe au 14 août la date de la séance plénière appelée à débattre du fond de votre demande.
Cette demande elle-même continue de susciter des interrogations, malgré le contenu de votre dernière lettre du 04 août 2015 qui ne nous renseigne pas davantage sur le sens de votre requête, alors qu’il eût suffit d’écrire que vous requérez la levée de l’immunité parlementaire du Député KASSA, pour mettre fin aux supputations. “Inviter l’Assemblée Nationale à faire écouter un député par la Haute Cour de Justice” ne fait pas partie des attributions de notre Institution, et la Haute Cour de Justice ne peut écouter un député qu’après la levée de son immunité parlementaire. De même, en raison de la séparation des pouvoirs, une demande de levée d’immunité parlementaire ne peut être requise par le Président de la République ; elle doit émaner de l’autorité judiciaire, (en l’occurrence le Parquet Général), et être transmise par le Garde des Sceaux à l’Assemblée Nationale.
C’est pour faire diligence que le Bureau de l’Assemblée Nationale a, malgré ces obstacles, composé et saisi la Commission Spéciale en lui demandant de faire rapport sur la forme comme sur le fond. Mais nul doute que ce problème sera évoqué lorsque le dossier sera débattu en plénière, et personne ne peut augurer de l’issue des débats, alors qu’il vous est loisible de régulariser la procédure dès à présent.
La persistance à ne pas éteindre la controverse sur la recevabilité de la procédure, accrédite davantage l’avis de ceux qui, au sein du Bureau comme au sein de la Conférence des Présidents, pensent que “le caractère sérieux, sincère et loyal” est sujet à caution, en ce qui concerne votre volonté de voir lever l’immunité parlementaire du député KASSA.
L’avis de ceux là, du moins tel qu’il a été exprimé, ne met pas en cause les poursuites qu’en leur temps, vous avez fait engager devant la Haute Cour de Justice contre des Parlementaires et des Ministres.
Mais partant du constat qu’aucune de ces poursuites n’a abouti, ils ne souhaitent pas se voir imputer la responsabilité d’une nouvelle impasse, alors que l’une des causes du “blocage” de la Haute Cour de Justice réside dans la faiblesse des dispositions de la loi organique de cette haute juridiction. Il me semble opportun, “de lege feranda”, que le Gouvernement prouve sa détermination à lutter contre la corruption et les détournements de fonds, en prenant l’initiative d’un réexamen de cette loi organique qui la rendra plus efficace, initiative à laquelle l’Assemblée Nationale ne manquerait pas de s’associer.
La lutte contre la corruption et les détournements est une tâche prioritaire et salutaire, surtout lorsque les fonds détournés compromettent les besoins essentiels de nos populations.
Le rapport KROLL a dressé une liste impressionnante des personnes impliquées. Je veux croire comme vous, qu’elle n’est pas exhaustive et que “certains véritables bénéficiaires” de l’opération restent à identifier et à punir. Mais il appartient à la Justice de le faire.
Je forme le vœu très profond qu’une affaire de corruption et de détournement de fonds, ne serve de prétexte à une nouvelle chasse aux sorcières qui ne pourrait que troubler la paix à laquelle le peuple béninois aspire.
En vous remerciant pour l’assurance de vos sentiments distingués, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Adrien HOUNGBÉDJI

 

Débat sur « Avoir 40 ans au moins » avant d’être candidat à la présidentielle : La Cour Holo tranche

La décision de la Cour constitutionnelle suite à une saisine d’un citoyen sur la question des « 40 ans d’âge au moins », exigence constitutionnelle, avant de déposer sa candidature pour l’élection présidentielle.

DECISION DCC 15 – 156 DU 16 JUILLET 2015

Date : 16 juillet 2015
Requérant : Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI
Contrôle de conformité
Candidature : (Elimination de Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI par le parti Union fait la force (UFF)
Principe d’égalité : Violation
Loi fondamentale : Violation de l’article 26 de la Constitution

la cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 11 mai 2015 enregistrée à son secrétariat le 27 mai 2015 sous le numéro 1152/132/REC, par laquelle Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI forme un recours contre le parti Union fait la force (UFF) dont il est un adhérent pour traitement discriminatoire ;
VU la Constitution du 11 décembre 1990 ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Monsieur Akibou IBRAHIM G. en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

contenu du recours

Considérant que le requérant expose : « … Citoyen béninois remplissant les conditions prévues à l’article 7 de la loi sur les partis politiques, j’ai adhéré au parti “Union fait la force (UFF)”
régulièrement enregistré au ministère de l’Intérieur sous le numéro 2010/0115/MISP/DC/SG/DGAI/SAAP-PP du 15 février 2010. En sa séance du 7 mai 2015, le bureau politique de l’UFF a décidé de dégager un candidat à présenter à l’élection présidentielle de février 2016 en tant qu’entité autonome. Le compte rendu de la session du bureau politique est joint au recours…
A cet effet, le bureau politique a procédé à la sélection d’une liste de candidats potentiels à soumettre au congrès prévu pour se tenir le 20 juin 2015 pour désignation finale du candidat. Quatre candidats volontaires et proposés s’étaient dégagés. J’étais le 3ème candidat proposé. A l’analyse des candidatures, le bureau politique, bien que reconnaissant la qualité de ma candidature, l’a rejetée au motif que je suis né le 19 novembre 1976 et qu’en conséquence, ma candidature ne répond pas à la condition d’âge fixée par la Constitution … en son article 44 qui dispose : “Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il : …
– n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature … ” tandis que celle du quatrième (4ème) candidat, Monsieur Atao M. HINNOUHO, né vers 1976, a été retenue au détriment de la mienne » ;
Considérant qu’il poursuit : « … Le bureau politique, en prenant cette décision, a fait une lecture erronée de l’article 44 de la Constitution béninoise. En effet, par cette lecture faite, le bureau politique confond “40 ans au moins” à “40 ans révolus au moins”. Cette disposition ne saurait donc s’appliquer qu’en tenant compte de l’année de naissance et non des mois et jours. Dans le cas contraire, qu’adviendrait-il du citoyen effectivement né au mois de décembre de la même année que moi et dont le jugement supplétif porte : “né vers 1976″ ou “né en 1976″. Il a quarante ans en 2016 et sa candidature ne saurait être rejetée. Cela a été d’ailleurs le cas de l’honorable Atao HINNOUHO, dont le jugement supplétif porte : né vers 1976. Il est peut-être né en réalité en 1977 ou en décembre 1976, nul ne saurait le dire, mais sa candidature a été maintenue en respect de la Constitution par le bureau politique. Le jugement supplétif est une décision d’un tribunal qui demande une transcription lorsque celle-ci est inexistante, voire, dans quelques cas, perdue ou détruite. C’est
donc en remplacement de l’acte de naissance qu’on le produit et dans ce cas de figure, si ma candidature n’est pas acceptée, le jugement supplétif accorderait plus d’intérêt que l’acte de naissance. Le citoyen détenant un jugement supplétif bénéficierait de plus de droits et d’avantages que celui détenant un acte de naissance » ;
Considérant qu’il affirme : « La Déclaration universelle des droits de l’Homme à laquelle le peuple béninois a réaffirmé son attachement à travers le préambule de la Constitution du 11 décembre 1990 énonce en son article 7 : “Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination”. L’article 3.1 de la Charte africaine des droits de 1’Homme et des peuples quant à lui stipule que “Toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi”. La loi doit être la même pour tout le monde et doit être appliquée de la même façon pour tous. De même, l’article 26 de la Constitution dispose : “L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale”. La lecture commune des deux articles confirme que l’égalité de tous les citoyens est un principe de base cher pour toute démocratie en général et en particulier pour le Bénin. La décision du bureau politique émane d’une mauvaise lecture de l’article 44 de la Constitution du Bénin, est contraire à l’article 7 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 et viole l’article 26 de la loi n° 90-32 du 11décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin » ; qu’il conclut : « Au vu de ce qui précède, il ressort que les dispositions de l’article 44 de la Constitution … fixent l’âge minimal à “40 ans au moins” et non “40 ans révolus au moins”. En conséquence, qu’il plaise à la Cour :
– de constater que, né en 1976, je remplis bel et bien les conditions de l’article 44 de la Constitution… tel que rappelé supra ;
– déclarer la décision du bureau politique du parti Union fait la force (UFF) contraire aux dispositions des articles 26 et 44 de la Constitution, 3.1 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples puis, de me rétablir
dans mes droits, car, né en 1976, je remplis bel et bien les conditions d’âge … » ;

instruction du recours

Considérant qu’en réponse à la mesure d’instruction diligentée par la haute juridiction, le président du parti Union fait la force (UFF), Monsieur André OKOUNLOLA, écrit : « … Je voudrais … reconnaitre les faits exposés par l’intéressé. Il a été suffisamment clair et fidèle dans la restitution de la séance du bureau politique tenue le 07 mai 2015. Pour ce qui concerne son analyse des faits, je dois avouer qu’il a été partagé entre certains participants à la séance. Deux camps s’étaient verbalement affrontés sur son cas, le point d’achoppement étant, ainsi qu’il l’a évoqué, la lecture de l’article 44 de la Constitution … En effet, au cours de l’analyse des candidatures, un membre a émis une réserve sur la candidature de Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI, évoquant l’article 44 de la Constitution … Pour lui, Monsieur GBAGUIDI, né en novembre 1976, bien qu’étant dans sa 40ème année n’a pas 40 ans révolus. Un débat sémantique s’est alors instauré. Pour les uns, il importe de faire la différence entre 40 ans au moins (l’article 44 de la Constitution) et 40 ans révolus. Pour les autres, c’est le contraire » ; qu’il poursuit : « Monsieur GBAGUIDI est l’un des militants modèles de notre parti. Il jouit d’une très grande audience auprès de la jeunesse. Il a donc de très grandes chances de se faire élire candidat du parti. L’élection présidentielle de 2016 constitue une échéance capitale dans la vie de notre parti et nous ne voulons en aucun cas et pour aucune raison en être absents. C’est donc pour cette raison que nous avons estimé plus sage de rejeter sa candidature pour maximiser nos chances … Cette situation a engendré une crise au sein de la formation politique que nous ne sommes pas encore parvenus à gérer pour aller en assemblée générale afin de procéder à la désignation définitive du candidat … » ;
analyse du recours
Considérant que les articles 26 et 44, 4ème tiret de la Constitution disposent respectivement :
« L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale.
L’homme et la femme sont égaux en droit. L’Etat protège la famille et particulièrement la mère et l’enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées » ;
« Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il :
– n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature » ;
Considérant que cette dernière disposition indique que pour être candidat à l’élection du président de la République il faut être âgé de 40 ans au moins à la date du dépôt des candidatures ; que la date du dépôt des candidatures pour l’élection du président de la République se situe dans l’année de l’élection ; qu’il en résulte que pour être candidat à l’élection du président de la République, il faut être âgé de 40 ans au cours de l’année de l’élection ; que l’âge atteint par une personne au cours d’une année civile donnée, c’est-à-dire, à une date quelconque de cette année correspond à l’âge atteint par cette personne au 31 décembre de l’année en question en application de l’adage de droit français « Année commencée, année acquise », du latin, « annus incoeptus habetur pro completo », qui signifie : « L’année entamée doit être tenue pour écoulée » ; que ce n’est que quand on s’exprime en termes d’années révolues que l’on compte rigoureusement le nombre d’années entières écoulées entre la date de naissance de la personne et la date de référence utilisée ;
Considérant que dans le cas d’espèce, il ressort des éléments du dossier que la candidature de Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI dans la perspective de désignation par le parti Union fait la force (UFF) d’un candidat pour compétir à l’élection présidentielle de 2016 a été rejetée au motif qu’il n’aurait pas atteint l’âge requis ; que le requérant est né le 19 novembre 1976 ; que l’élection est prévue pour l’année 2016 ; qu’au cours de cette année, le requérant aurait atteint 40 ans ; qu’en conséquence, il satisfait aux exigences de l’article 44 de la Constitution et il sied de dire et juger que c’est à tort que son dossier a été rejeté par le parti UFF, alors que celui de Monsieur Atao M. HINNOUHO, remplissant au
même titre que le requérant les conditions d’âge, parce que né vers 1976, a été retenue ; qu’en agissant tel qu’il l’a fait, le bureau politique de l’UFF a opéré une discrimination ;

d e c i d e :
Article 1er.- Le bureau politique de l’Union fait la force (UFF) a violé l’article 26 de la Constitution.
Article 2.- La présente décision sera notifiée à Monsieur Hermès C. GBAGUIDI, à Monsieur le Président du bureau politique de l’Union fait la force, Monsieur André OKOUNLOLA et publiée au Journal officiel.

Ont siégé à Cotonou, le seize juillet deux mille quinze,
Messieurs Théodore HOLO Président
Simplice Comlan DATO Membre
Bernard Dossou DEGBOE Membre
Madame Marcelline C. GBEHA AFOUDA Membre
Monsieur Akibou IBRAHIM G. Membre
Madame Lamatou NASSIROU Membre
Le Rapporteur, Le Président,
Akibou IBRAHIM G.- Professeur Théodore HOLO

 

Dossier PPEA II : Houngbédji répond à Yayi ( Il veut une liste exhaustive des fautifs)

Dans sa dernière lettre en date du 6 AOÛT, adressée au president de la République, le president de l’assemblée nationale a exprimé son souhait d’avoir la liste de tous les fautifs dans le dossier de détournements des fonds du PPEA2. Adrien HOUNGBEDJI , a, de façon très habille indiqué à Boni Yayi que la liste actuelle présentée par le gouvernement n’est pas exhaustive et que les noms de “certains vrais bénéficiaires” restent à identifier et à punir.

Porto-Novo le 06 août 2015

Le Président de l’Assemblée Nationale

A

Monsieur le Président de la République

Chef de l’État

Chef du Gouvernement

Cotonou

Objet : A/S Votre lettre du 04 août 2015

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre n°335/PR/CAB/SP du 04 août 2015 dont le contenu me surprend eu égard aux relations de franche collaboration, que nous nous sommes évertués à instaurer entre le Gouvernement et le Bureau de l’Assemblée Nationale depuis l’élection de ce dernier.
Les devoirs de ma charge me font obligation de veiller à ce que l’Assemblée Nationale et ses organes exercent leurs attributions constitutionnelles sans entrave ni pression, mais en toute sérénité ; ils me font également obligation d’informer et de rendre compte de nos travaux à nos concitoyens.
Le communiqué en cause n’est que le compte-rendu fidèle des délibérations du Bureau et de la Conférence des Présidents en date du 31 juillet 2015. Le recours à des communiqués est une pratique courante dans toutes les institutions et sous tous les cieux, lorsqu’il y a lieu de dissiper ou de prévenir des malentendus dans l’opinion. Il ne saurait donc être considéré comme une réponse à votre correspondance du 29 juillet, et soumis au parallélisme des formes.
Sur le terrain des formes, je voudrais signaler que le Bureau de l’Assemblée Nationale apprécie modérément que toutes les correspondances d’importance de la Présidence de la République qui lui sont adressées, soient publiées dans la presse avant même qu’elles n’aient été reçues par son Président.
Tel est malheureusement le cas de votre dernière lettre du 04 août 2015, et de votre lettre du 29 juillet 2015, toutes les deux relatives à l’affaire PPEA II eau potable. La méthode ne nous a laissé d’autres choix, pour préserver la crédibilité de notre institution, que de recourir à un communiqué pour faire connaître nous aussi, à l’opinion publique, nos contraintes et nos difficultés dans le traitement du dossier, ainsi que les diligences que nous avons faites.
Je voudrais rappeler à cet égard, et cela n’est pas superflu, que 48h après réception de votre lettre de saisine du 29 juillet, le Bureau avait déjà tenu réunion, entendu la Conférence des Présidents, composé la Commission Spéciale sur la levée d’immunité parlementaire et adopté un calendrier qui fixe au 14 août la date de la séance plénière appelée à débattre du fond de votre demande.
Cette demande elle-même continue de susciter des interrogations, malgré le contenu de votre dernière lettre du 04 août 2015 qui ne nous renseigne pas davantage sur le sens de votre requête, alors qu’il eût suffit d’écrire que vous requérez la levée de l’immunité parlementaire du Député KASSA, pour mettre fin aux supputations. “Inviter l’Assemblée Nationale à faire écouter un député par la Haute Cour de Justice” ne fait pas partie des attributions de notre Institution, et la Haute Cour de Justice ne peut écouter un député qu’après la levée de son immunité parlementaire. De même, en raison de la séparation des pouvoirs, une demande de levée d’immunité parlementaire ne peut être requise par le Président de la République ; elle doit émaner de l’autorité judiciaire, (en l’occurrence le Parquet Général), et être transmise par le Garde des Sceaux à l’Assemblée Nationale.
C’est pour faire diligence que le Bureau de l’Assemblée Nationale a, malgré ces obstacles, composé et saisi la Commission Spéciale en lui demandant de faire rapport sur la forme comme sur le fond. Mais nul doute que ce problème sera évoqué lorsque le dossier sera débattu en plénière, et personne ne peut augurer de l’issue des débats, alors qu’il vous est loisible de régulariser la procédure dès à présent.
La persistance à ne pas éteindre la controverse sur la recevabilité de la procédure, accrédite davantage l’avis de ceux qui, au sein du Bureau comme au sein de la Conférence des Présidents, pensent que “le caractère sérieux, sincère et loyal” est sujet à caution, en ce qui concerne votre volonté de voir lever l’immunité parlementaire du député KASSA.
L’avis de ceux là, du moins tel qu’il a été exprimé, ne met pas en cause les poursuites qu’en leur temps, vous avez fait engager devant la Haute Cour de Justice contre des Parlementaires et des Ministres.
Mais partant du constat qu’aucune de ces poursuites n’a abouti, ils ne souhaitent pas se voir imputer la responsabilité d’une nouvelle impasse, alors que l’une des causes du “blocage” de la Haute Cour de Justice réside dans la faiblesse des dispositions de la loi organique de cette haute juridiction. Il me semble opportun, “de lege feranda”, que le Gouvernement prouve sa détermination à lutter contre la corruption et les détournements de fonds, en prenant l’initiative d’un réexamen de cette loi organique qui la rendra plus efficace, initiative à laquelle l’Assemblée Nationale ne manquerait pas de s’associer.
La lutte contre la corruption et les détournements est une tâche prioritaire et salutaire, surtout lorsque les fonds détournés compromettent les besoins essentiels de nos populations.
Le rapport KROLL a dressé une liste impressionnante des personnes impliquées. Je veux croire comme vous, qu’elle n’est pas exhaustive et que “certains véritables bénéficiaires” de l’opération restent à identifier et à punir. Mais il appartient à la Justice de le faire.
Je forme le vœu très profond qu’une affaire de corruption et de détournement de fonds, ne serve de prétexte à une nouvelle chasse aux sorcières qui ne pourrait que troubler la paix à laquelle le peuple béninois aspire.
En vous remerciant pour l’assurance de vos sentiments distingués, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Adrien HOUNGBÉDJI

 

Débat sur « Avoir 40 ans au moins » avant d’être candidat à la présidentielle : La Cour Holo tranche

La décision de la Cour constitutionnelle suite à une saisine d’un citoyen sur la question des « 40 ans d’âge au moins », exigence constitutionnelle, avant de déposer sa candidature pour l’élection présidentielle.

DECISION DCC 15 – 156 DU 16 JUILLET 2015

Date : 16 juillet 2015
Requérant : Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI
Contrôle de conformité
Candidature : (Elimination de Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI par le parti Union fait la force (UFF)
Principe d’égalité : Violation
Loi fondamentale : Violation de l’article 26 de la Constitution

la cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 11 mai 2015 enregistrée à son secrétariat le 27 mai 2015 sous le numéro 1152/132/REC, par laquelle Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI forme un recours contre le parti Union fait la force (UFF) dont il est un adhérent pour traitement discriminatoire ;
VU la Constitution du 11 décembre 1990 ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Monsieur Akibou IBRAHIM G. en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

contenu du recours

Considérant que le requérant expose : « … Citoyen béninois remplissant les conditions prévues à l’article 7 de la loi sur les partis politiques, j’ai adhéré au parti “Union fait la force (UFF)”
régulièrement enregistré au ministère de l’Intérieur sous le numéro 2010/0115/MISP/DC/SG/DGAI/SAAP-PP du 15 février 2010. En sa séance du 7 mai 2015, le bureau politique de l’UFF a décidé de dégager un candidat à présenter à l’élection présidentielle de février 2016 en tant qu’entité autonome. Le compte rendu de la session du bureau politique est joint au recours…
A cet effet, le bureau politique a procédé à la sélection d’une liste de candidats potentiels à soumettre au congrès prévu pour se tenir le 20 juin 2015 pour désignation finale du candidat. Quatre candidats volontaires et proposés s’étaient dégagés. J’étais le 3ème candidat proposé. A l’analyse des candidatures, le bureau politique, bien que reconnaissant la qualité de ma candidature, l’a rejetée au motif que je suis né le 19 novembre 1976 et qu’en conséquence, ma candidature ne répond pas à la condition d’âge fixée par la Constitution … en son article 44 qui dispose : “Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il : …
– n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature … ” tandis que celle du quatrième (4ème) candidat, Monsieur Atao M. HINNOUHO, né vers 1976, a été retenue au détriment de la mienne » ;
Considérant qu’il poursuit : « … Le bureau politique, en prenant cette décision, a fait une lecture erronée de l’article 44 de la Constitution béninoise. En effet, par cette lecture faite, le bureau politique confond “40 ans au moins” à “40 ans révolus au moins”. Cette disposition ne saurait donc s’appliquer qu’en tenant compte de l’année de naissance et non des mois et jours. Dans le cas contraire, qu’adviendrait-il du citoyen effectivement né au mois de décembre de la même année que moi et dont le jugement supplétif porte : “né vers 1976″ ou “né en 1976″. Il a quarante ans en 2016 et sa candidature ne saurait être rejetée. Cela a été d’ailleurs le cas de l’honorable Atao HINNOUHO, dont le jugement supplétif porte : né vers 1976. Il est peut-être né en réalité en 1977 ou en décembre 1976, nul ne saurait le dire, mais sa candidature a été maintenue en respect de la Constitution par le bureau politique. Le jugement supplétif est une décision d’un tribunal qui demande une transcription lorsque celle-ci est inexistante, voire, dans quelques cas, perdue ou détruite. C’est
donc en remplacement de l’acte de naissance qu’on le produit et dans ce cas de figure, si ma candidature n’est pas acceptée, le jugement supplétif accorderait plus d’intérêt que l’acte de naissance. Le citoyen détenant un jugement supplétif bénéficierait de plus de droits et d’avantages que celui détenant un acte de naissance » ;
Considérant qu’il affirme : « La Déclaration universelle des droits de l’Homme à laquelle le peuple béninois a réaffirmé son attachement à travers le préambule de la Constitution du 11 décembre 1990 énonce en son article 7 : “Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination”. L’article 3.1 de la Charte africaine des droits de 1’Homme et des peuples quant à lui stipule que “Toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi”. La loi doit être la même pour tout le monde et doit être appliquée de la même façon pour tous. De même, l’article 26 de la Constitution dispose : “L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale”. La lecture commune des deux articles confirme que l’égalité de tous les citoyens est un principe de base cher pour toute démocratie en général et en particulier pour le Bénin. La décision du bureau politique émane d’une mauvaise lecture de l’article 44 de la Constitution du Bénin, est contraire à l’article 7 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 et viole l’article 26 de la loi n° 90-32 du 11décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin » ; qu’il conclut : « Au vu de ce qui précède, il ressort que les dispositions de l’article 44 de la Constitution … fixent l’âge minimal à “40 ans au moins” et non “40 ans révolus au moins”. En conséquence, qu’il plaise à la Cour :
– de constater que, né en 1976, je remplis bel et bien les conditions de l’article 44 de la Constitution… tel que rappelé supra ;
– déclarer la décision du bureau politique du parti Union fait la force (UFF) contraire aux dispositions des articles 26 et 44 de la Constitution, 3.1 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples puis, de me rétablir
dans mes droits, car, né en 1976, je remplis bel et bien les conditions d’âge … » ;

instruction du recours

Considérant qu’en réponse à la mesure d’instruction diligentée par la haute juridiction, le président du parti Union fait la force (UFF), Monsieur André OKOUNLOLA, écrit : « … Je voudrais … reconnaitre les faits exposés par l’intéressé. Il a été suffisamment clair et fidèle dans la restitution de la séance du bureau politique tenue le 07 mai 2015. Pour ce qui concerne son analyse des faits, je dois avouer qu’il a été partagé entre certains participants à la séance. Deux camps s’étaient verbalement affrontés sur son cas, le point d’achoppement étant, ainsi qu’il l’a évoqué, la lecture de l’article 44 de la Constitution … En effet, au cours de l’analyse des candidatures, un membre a émis une réserve sur la candidature de Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI, évoquant l’article 44 de la Constitution … Pour lui, Monsieur GBAGUIDI, né en novembre 1976, bien qu’étant dans sa 40ème année n’a pas 40 ans révolus. Un débat sémantique s’est alors instauré. Pour les uns, il importe de faire la différence entre 40 ans au moins (l’article 44 de la Constitution) et 40 ans révolus. Pour les autres, c’est le contraire » ; qu’il poursuit : « Monsieur GBAGUIDI est l’un des militants modèles de notre parti. Il jouit d’une très grande audience auprès de la jeunesse. Il a donc de très grandes chances de se faire élire candidat du parti. L’élection présidentielle de 2016 constitue une échéance capitale dans la vie de notre parti et nous ne voulons en aucun cas et pour aucune raison en être absents. C’est donc pour cette raison que nous avons estimé plus sage de rejeter sa candidature pour maximiser nos chances … Cette situation a engendré une crise au sein de la formation politique que nous ne sommes pas encore parvenus à gérer pour aller en assemblée générale afin de procéder à la désignation définitive du candidat … » ;
analyse du recours
Considérant que les articles 26 et 44, 4ème tiret de la Constitution disposent respectivement :
« L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale.
L’homme et la femme sont égaux en droit. L’Etat protège la famille et particulièrement la mère et l’enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées » ;
« Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il :
– n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature » ;
Considérant que cette dernière disposition indique que pour être candidat à l’élection du président de la République il faut être âgé de 40 ans au moins à la date du dépôt des candidatures ; que la date du dépôt des candidatures pour l’élection du président de la République se situe dans l’année de l’élection ; qu’il en résulte que pour être candidat à l’élection du président de la République, il faut être âgé de 40 ans au cours de l’année de l’élection ; que l’âge atteint par une personne au cours d’une année civile donnée, c’est-à-dire, à une date quelconque de cette année correspond à l’âge atteint par cette personne au 31 décembre de l’année en question en application de l’adage de droit français « Année commencée, année acquise », du latin, « annus incoeptus habetur pro completo », qui signifie : « L’année entamée doit être tenue pour écoulée » ; que ce n’est que quand on s’exprime en termes d’années révolues que l’on compte rigoureusement le nombre d’années entières écoulées entre la date de naissance de la personne et la date de référence utilisée ;
Considérant que dans le cas d’espèce, il ressort des éléments du dossier que la candidature de Monsieur Hermès A. C. GBAGUIDI dans la perspective de désignation par le parti Union fait la force (UFF) d’un candidat pour compétir à l’élection présidentielle de 2016 a été rejetée au motif qu’il n’aurait pas atteint l’âge requis ; que le requérant est né le 19 novembre 1976 ; que l’élection est prévue pour l’année 2016 ; qu’au cours de cette année, le requérant aurait atteint 40 ans ; qu’en conséquence, il satisfait aux exigences de l’article 44 de la Constitution et il sied de dire et juger que c’est à tort que son dossier a été rejeté par le parti UFF, alors que celui de Monsieur Atao M. HINNOUHO, remplissant au
même titre que le requérant les conditions d’âge, parce que né vers 1976, a été retenue ; qu’en agissant tel qu’il l’a fait, le bureau politique de l’UFF a opéré une discrimination ;

d e c i d e :
Article 1er.- Le bureau politique de l’Union fait la force (UFF) a violé l’article 26 de la Constitution.
Article 2.- La présente décision sera notifiée à Monsieur Hermès C. GBAGUIDI, à Monsieur le Président du bureau politique de l’Union fait la force, Monsieur André OKOUNLOLA et publiée au Journal officiel.

Ont siégé à Cotonou, le seize juillet deux mille quinze,
Messieurs Théodore HOLO Président
Simplice Comlan DATO Membre
Bernard Dossou DEGBOE Membre
Madame Marcelline C. GBEHA AFOUDA Membre
Monsieur Akibou IBRAHIM G. Membre
Madame Lamatou NASSIROU Membre
Le Rapporteur, Le Président,
Akibou IBRAHIM G.- Professeur Théodore HOLO

 

Pakistan: scandale d’abus sexuels présumés sur des enfants

La province pakistanaise du Pendjab a annoncé, ce dimanche 9 août, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur un important scandale d’abus sexuels commis sur des enfants. Filmées, ces scènes infamantes auraient permis ensuite à leurs auteurs d’extorquer des fonds aux parents des petites victimes.

Le groupe de 25 hommes se livrait à des abus sexuels sur les enfants, avant de faire chanter les parents de leurs petites victimes en menaçant de diffuser les vidéos s’ils ne payaient pas. En cas de refus, ils vendaient les vidéos de leurs méfaits pour 40 roupies (environ 30 centimes d’euros).

Les victimes étaient également contraintes à des rapports sexuels entre elles. Au total, ce sont au moins 280 enfants, pour la plupart âgés de moins de 14 ans, qui auraient subi des sévices. Depuis 2007, plus de 400 vidéos de ce genre ont été réalisés dans un village du sud-ouest de Lahore, au Pendjab, selon les médias locaux.

« La police a d’abord arrêté 12 personnes, puis 12 autres, ce qui porte le nombre total de personnes interpellées à 24, affirme Salim Bokhari, le rédacteur en chef du quotidien The Nation. Les accusations sont très sérieuses ».

« Justice à tout prix »

« Un premier cas de plainte a été enregistré il y a trois ans, précise néanmoins Salim Bokhari, mais la police n’a pas donné suite. Du coup, ce crime abominable s’est poursuivi. L’affaire a éclaté lorsque ces vidéos sont apparues dans plusieurs pays étrangers. Notre correspondant et d’autres chaînes d’information ont interrogé de nombreux villageois, comme par exemple l’imam de la mosquée ou des parents des victimes. Tous affirment que le nombre de victimes est encore plus grand, et qu’il pourrait atteindre le chiffre de 400. »

Le chef de la province du Pendjab a indiqué avoir demandé une enquête judiciaire indépendante sur cette affaire qui a secoué le pays, où l’on parle même du plus grand scandale d’abus commis sur des enfants de l’histoire du Pakistan. « Les personnes impliquées dans cette affaire seront punies et les familles touchées obtiendront justice à tout prix », a promis le frère du Premier ministre pakistanais, Shahbaz Sharif, qui est le chef du gouvernement provincial du Penjab.

L’enquête sera longue

Selon les avocats des victimes, la police était au courant mais fermait les yeux et était de mèche avec les agresseurs. La police avait en effet conclu dans un rapport initial, la semaine dernière, que les accusations d’abus sur les enfants étaient « sans fondement ».

Toujours est-il que l’enquête promet d’être longue. Et pour l’activiste des droits de l’homme Tahira Abdullah, la mise en place d’une commission d’enquête judiciaire est une excellente nouvelle. « En plus des rapports soumis par la police au gouvernement, il y aura des juges et ça, c’est une bonne chose, souligne-t-elle. Cela garantie de l’indépendance, en tout cas, autant que possible dans une société aussi politisée que le Pakistan. Mais c’est beaucoup mieux que d’avoir seulement la version de la police. Car cette version, on l’a déjà. Ils se sont lavés de tout soupçon ».

Pakistan: scandale d’abus sexuels présumés sur des enfants

La province pakistanaise du Pendjab a annoncé, ce dimanche 9 août, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur un important scandale d’abus sexuels commis sur des enfants. Filmées, ces scènes infamantes auraient permis ensuite à leurs auteurs d’extorquer des fonds aux parents des petites victimes.

Le groupe de 25 hommes se livrait à des abus sexuels sur les enfants, avant de faire chanter les parents de leurs petites victimes en menaçant de diffuser les vidéos s’ils ne payaient pas. En cas de refus, ils vendaient les vidéos de leurs méfaits pour 40 roupies (environ 30 centimes d’euros).

Les victimes étaient également contraintes à des rapports sexuels entre elles. Au total, ce sont au moins 280 enfants, pour la plupart âgés de moins de 14 ans, qui auraient subi des sévices. Depuis 2007, plus de 400 vidéos de ce genre ont été réalisés dans un village du sud-ouest de Lahore, au Pendjab, selon les médias locaux.

« La police a d’abord arrêté 12 personnes, puis 12 autres, ce qui porte le nombre total de personnes interpellées à 24, affirme Salim Bokhari, le rédacteur en chef du quotidien The Nation. Les accusations sont très sérieuses ».

« Justice à tout prix »

« Un premier cas de plainte a été enregistré il y a trois ans, précise néanmoins Salim Bokhari, mais la police n’a pas donné suite. Du coup, ce crime abominable s’est poursuivi. L’affaire a éclaté lorsque ces vidéos sont apparues dans plusieurs pays étrangers. Notre correspondant et d’autres chaînes d’information ont interrogé de nombreux villageois, comme par exemple l’imam de la mosquée ou des parents des victimes. Tous affirment que le nombre de victimes est encore plus grand, et qu’il pourrait atteindre le chiffre de 400. »

Le chef de la province du Pendjab a indiqué avoir demandé une enquête judiciaire indépendante sur cette affaire qui a secoué le pays, où l’on parle même du plus grand scandale d’abus commis sur des enfants de l’histoire du Pakistan. « Les personnes impliquées dans cette affaire seront punies et les familles touchées obtiendront justice à tout prix », a promis le frère du Premier ministre pakistanais, Shahbaz Sharif, qui est le chef du gouvernement provincial du Penjab.

L’enquête sera longue

Selon les avocats des victimes, la police était au courant mais fermait les yeux et était de mèche avec les agresseurs. La police avait en effet conclu dans un rapport initial, la semaine dernière, que les accusations d’abus sur les enfants étaient « sans fondement ».

Toujours est-il que l’enquête promet d’être longue. Et pour l’activiste des droits de l’homme Tahira Abdullah, la mise en place d’une commission d’enquête judiciaire est une excellente nouvelle. « En plus des rapports soumis par la police au gouvernement, il y aura des juges et ça, c’est une bonne chose, souligne-t-elle. Cela garantie de l’indépendance, en tout cas, autant que possible dans une société aussi politisée que le Pakistan. Mais c’est beaucoup mieux que d’avoir seulement la version de la police. Car cette version, on l’a déjà. Ils se sont lavés de tout soupçon ».

Corées: Séoul accuse Pyongyang de placer des mines à leur frontière

L’explosion de mines antipersonnel mardi 4 août avait blessé deux soldats sud-coréens à la frontière entre les deux Corées. Du coup, Séoul menace Pyongyang de représailles « sévères ».

« Notre armée […] fera payer à la Corée du Nord un prix sévère et proportionné pour sa provocation », ont prévenu les chefs d’état-major de la Corée du Sud dans un communiqué ce lundi 10 août, sans préciser ce qu’ils entendaient par « prix sévère ». Il s’agit d’un « acte sans fondement » et d’une « violation injustifiée » des accords de non-agression en vigueur, ont-ils poursuivi, avant d’appeler la Corée du Nord à présenter ses excuses pour cet incident et à punir les responsables. Pyongyang n’avait pas encore réagi à ces accusations ce lundi matin.

Ces menaces font suite à l’explosion de trois mines antipersonnel, selon le ministère sud-coréen de la Défense. Séoul assure qu’il s’agit de mines nord-coréennes « placées dans l’intention de tuer par nos ennemis qui ont traversé en cachette la frontière militaire ». L’explosion a eu lieu mardi 4 août dans la zone démilitarisée qui s’étale sur deux kilomètres de part et d’autre de la frontière entre les deux Corées. Deux soldats sud-coréens ont été blessés. L’un a dû être amputé des deux jambes et l’autre a perdu une jambe.

Les deux Etats rivaux sont toujours techniquement en guerre, puisque la guerre de Corée — 1950-1953 — a pris fin avec un cessez-le-feu plutôt qu’un traité d’armistice. La dernière attaque directe commise contre le Sud date de décembre 2010, lorsque la Corée du Nord avait bombardé l’île sud-coréenne de Yeonpyeong, en réponse à un exercice militaire de Séoul près de la frontière maritime disputée entre les deux pays. Deux soldats et de deux civils sud-coréens avaient alors perdu la vie. Séoul avait riposté en bombardant des positions nord-coréennes, ce qui avait fait craindre le déclenchement d’un conflit à grande échelle.

Ouganda : les homosexuels défient le pouvoir et fêtent la Gay Pride

Corées: Séoul accuse Pyongyang de placer des mines à leur frontière

L’explosion de mines antipersonnel mardi 4 août avait blessé deux soldats sud-coréens à la frontière entre les deux Corées. Du coup, Séoul menace Pyongyang de représailles « sévères ».

« Notre armée […] fera payer à la Corée du Nord un prix sévère et proportionné pour sa provocation », ont prévenu les chefs d’état-major de la Corée du Sud dans un communiqué ce lundi 10 août, sans préciser ce qu’ils entendaient par « prix sévère ». Il s’agit d’un « acte sans fondement » et d’une « violation injustifiée » des accords de non-agression en vigueur, ont-ils poursuivi, avant d’appeler la Corée du Nord à présenter ses excuses pour cet incident et à punir les responsables. Pyongyang n’avait pas encore réagi à ces accusations ce lundi matin.

Ces menaces font suite à l’explosion de trois mines antipersonnel, selon le ministère sud-coréen de la Défense. Séoul assure qu’il s’agit de mines nord-coréennes « placées dans l’intention de tuer par nos ennemis qui ont traversé en cachette la frontière militaire ». L’explosion a eu lieu mardi 4 août dans la zone démilitarisée qui s’étale sur deux kilomètres de part et d’autre de la frontière entre les deux Corées. Deux soldats sud-coréens ont été blessés. L’un a dû être amputé des deux jambes et l’autre a perdu une jambe.

Les deux Etats rivaux sont toujours techniquement en guerre, puisque la guerre de Corée — 1950-1953 — a pris fin avec un cessez-le-feu plutôt qu’un traité d’armistice. La dernière attaque directe commise contre le Sud date de décembre 2010, lorsque la Corée du Nord avait bombardé l’île sud-coréenne de Yeonpyeong, en réponse à un exercice militaire de Séoul près de la frontière maritime disputée entre les deux pays. Deux soldats et de deux civils sud-coréens avaient alors perdu la vie. Séoul avait riposté en bombardant des positions nord-coréennes, ce qui avait fait craindre le déclenchement d’un conflit à grande échelle.

Ouganda : les homosexuels défient le pouvoir et fêtent la Gay Pride

Gabon : l’opposition remporte les Législatives partielles

Les candidats de l’opposition ont remporté le double scrutin législatif et sénatorial partiel organisé samedi dans la commune de Bitam, le Haut Como, à Medouneu et dans la ville de Lebamba.

Trois sièges étaient en jeu samedi dernier dans la commune de Bitam, le Haut Como, à Medouneu et dans la ville de Lebamba, dans le cadre des élections législatives et sénatoriales partielles. Deux de ces sièges sont revenus à l’Opposition, selon les résultats provisoires.

Dans le siège unique du député de la commune de Bitam (nord), le candidat de l’union nationale (UN, opposition), Patrick Eyogho Edzang est venu en tête, devant le porte-étendard du Parti démocratique gabonais, (PDG, au pouvoir), le ministre de l’Economie numérique, Pastor Ngoua N’Nene, avec 47% des suffrages contre 43% pour son concurrent est arrivé en seconde position. Le candidat indépendant Michel Edou Sima n’a recueilli que 11% des suffrages et a pris la troisième place. Patrick Eyogho Edzang doit sa victoire au soutien de l’ancien ministre des Sports, René Ndemezo’o Obiang, qui a quitté le parti au pouvoir le 28 février 2015, laissant son poste de député vacant.

Le siège de sénateur dans le département du Haut-Como, à Medouneu, fief du défunt opposant André Mba Oame, est passé sous le contrôle du candidat indépendant Gilbert Ndong Nkoghé. Ce dernier doit sa victoire au soutien des cadres de l’opposition, notamment les leaders de l’Union Nationale.

A Lébamba, dans le chef-lieu du département de Louetsi-Wano, c’est le candidat du parti démocratique gabonais Flavien Nzengui Nzoundou qui a remporté le scrutin avec 13 voix contre 7 pour Vincent Moulengui Boukossou du Parti social démocrate (PSD, opposition), selon les résultats provisoires.

Les résultats officiels de ces élections partielles seront officiellement proclamés par la commission électorale nationale et autonome (CENAP) dans les tous prochains jours. Ils devront permettre à l’opposition de confirmer sa main mise sur la partie nord du pays.

Gabon : l’opposition remporte les Législatives partielles

Les candidats de l’opposition ont remporté le double scrutin législatif et sénatorial partiel organisé samedi dans la commune de Bitam, le Haut Como, à Medouneu et dans la ville de Lebamba.

Trois sièges étaient en jeu samedi dernier dans la commune de Bitam, le Haut Como, à Medouneu et dans la ville de Lebamba, dans le cadre des élections législatives et sénatoriales partielles. Deux de ces sièges sont revenus à l’Opposition, selon les résultats provisoires.

Dans le siège unique du député de la commune de Bitam (nord), le candidat de l’union nationale (UN, opposition), Patrick Eyogho Edzang est venu en tête, devant le porte-étendard du Parti démocratique gabonais, (PDG, au pouvoir), le ministre de l’Economie numérique, Pastor Ngoua N’Nene, avec 47% des suffrages contre 43% pour son concurrent est arrivé en seconde position. Le candidat indépendant Michel Edou Sima n’a recueilli que 11% des suffrages et a pris la troisième place. Patrick Eyogho Edzang doit sa victoire au soutien de l’ancien ministre des Sports, René Ndemezo’o Obiang, qui a quitté le parti au pouvoir le 28 février 2015, laissant son poste de député vacant.

Le siège de sénateur dans le département du Haut-Como, à Medouneu, fief du défunt opposant André Mba Oame, est passé sous le contrôle du candidat indépendant Gilbert Ndong Nkoghé. Ce dernier doit sa victoire au soutien des cadres de l’opposition, notamment les leaders de l’Union Nationale.

A Lébamba, dans le chef-lieu du département de Louetsi-Wano, c’est le candidat du parti démocratique gabonais Flavien Nzengui Nzoundou qui a remporté le scrutin avec 13 voix contre 7 pour Vincent Moulengui Boukossou du Parti social démocrate (PSD, opposition), selon les résultats provisoires.

Les résultats officiels de ces élections partielles seront officiellement proclamés par la commission électorale nationale et autonome (CENAP) dans les tous prochains jours. Ils devront permettre à l’opposition de confirmer sa main mise sur la partie nord du pays.

Burundi : les auteurs de l’assassinat du général Nshimirimana identifiés

Au Burundi, le parquet a annoncé ce dimanche dans un communiqué avoir identifié les auteurs de l’assassinat contre le général Adolphe Nshimirimana, un proche du Président Pierre Nkurunziza.

Une semaine après l’assassinat d’Adolphe Nshimirimana, bras-droit du Président burundais Pierre Nkurunziza, ses assaillants ont été identifiés. En effet, ce dimanche, le Parquet a déclaré dans un communiqué avoir identifiés les exécutants de l’attaque à la roquette, qui a coûté la vie à Adolphe Nsimirimana. Selon le procureur de la République, certains d’entre eux ont été arrêtés.

Dès l’annonce de l’assassinat du général Nshirimimana, une véritable traque a débuté afin de retrouver les responsables. Le procureur de la République a précisé, « à ce jour, l’identité des auteurs exécutants du forfait est connue du ministère public, un certain nombre d’exécutants ont été appréhendés. Le reste des exécutants, ainsi que les planificateurs du crime, sont activement recherchés ».

En hommage à Adolphe Nshimirimana, une marche a eu lieu à Kamenga, quartier de Bujumbura, la capitale burundaise, lieu où le général a été abattu. Le coup d’envoi de la marche a été donné à partir du bar “Iwabo w’abantu”, qui appartenait au défunt soldat. Pierre Nkurunziza, très en colère après l’assassinat de son plus proche allié, avait donné aux forces de sécurité sept jours pour retrouver les responsables, un délai bien respecté par les autorités.

Le 2 août dernier, l’un des hommes forts, du Président burundais, le général Adolphe Nshimirima, ancien chef d’état-major de l’ex-rébellion, a été abattu à Bujumbura dans une attaque à la roquette. Son décès a été confirmé par le conseiller en communication de la Présidence. Ses arrestations interviennent au moment où Bujumbura a été le théâtre d’échange de tirs entre policiers et insurgés durant plusieurs heures.

Burundi : les auteurs de l’assassinat du général Nshimirimana identifiés

Au Burundi, le parquet a annoncé ce dimanche dans un communiqué avoir identifié les auteurs de l’assassinat contre le général Adolphe Nshimirimana, un proche du Président Pierre Nkurunziza.

Une semaine après l’assassinat d’Adolphe Nshimirimana, bras-droit du Président burundais Pierre Nkurunziza, ses assaillants ont été identifiés. En effet, ce dimanche, le Parquet a déclaré dans un communiqué avoir identifiés les exécutants de l’attaque à la roquette, qui a coûté la vie à Adolphe Nsimirimana. Selon le procureur de la République, certains d’entre eux ont été arrêtés.

Dès l’annonce de l’assassinat du général Nshirimimana, une véritable traque a débuté afin de retrouver les responsables. Le procureur de la République a précisé, « à ce jour, l’identité des auteurs exécutants du forfait est connue du ministère public, un certain nombre d’exécutants ont été appréhendés. Le reste des exécutants, ainsi que les planificateurs du crime, sont activement recherchés ».

En hommage à Adolphe Nshimirimana, une marche a eu lieu à Kamenga, quartier de Bujumbura, la capitale burundaise, lieu où le général a été abattu. Le coup d’envoi de la marche a été donné à partir du bar “Iwabo w’abantu”, qui appartenait au défunt soldat. Pierre Nkurunziza, très en colère après l’assassinat de son plus proche allié, avait donné aux forces de sécurité sept jours pour retrouver les responsables, un délai bien respecté par les autorités.

Le 2 août dernier, l’un des hommes forts, du Président burundais, le général Adolphe Nshimirima, ancien chef d’état-major de l’ex-rébellion, a été abattu à Bujumbura dans une attaque à la roquette. Son décès a été confirmé par le conseiller en communication de la Présidence. Ses arrestations interviennent au moment où Bujumbura a été le théâtre d’échange de tirs entre policiers et insurgés durant plusieurs heures.