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mardi 7 avril 2015

Pour Akpass, l’inspiration vient de l’exil

s textes parlent de déracinement, d’arrachement. Alain Kasanda dit Apkass a quitté Kinshasa pour la France en 1991, à l’âge de 11 ans. Dans son exil, l’artiste puise son inspiration. C’est de ce « voyage » qu’est née sa vocation artistique.



Mais il arrive que la nuit tombe à l’improviste, titre de son livre-disque, illustré par Bruce Clarke, propose des textes militants et des arrangements foisonnants signés Jr Eakee et Florent Dupuit. Financé par une campagne de crowdfunding, il est le fruit de six ans de labeur.


La fiction, qui bruisse d’éléments sonores conceptualisés par Jérémi Nureni Banafunzi et Benoît Thuault, nous emmène entre Paris, symbole d’une histoire coloniale pas tout à fait digérée, et « Kin la belle ». « Je l’ai pensé comme un film avec des images qui ne sont pas projetées mais mentales », explique Apkass. Cinéphile, ancien programmateur d’un cinéma d’art et d’essai à Sevran, il revendique un corpus qui va de Chris Marker à Thierry Michel, réalisateur belge connu pour son regard à la fois sans concession et plein de tendresse pour l’ex-Zaïre.


Pour Akpass, l’inspiration vient de l’exil

s textes parlent de déracinement, d’arrachement. Alain Kasanda dit Apkass a quitté Kinshasa pour la France en 1991, à l’âge de 11 ans. Dans son exil, l’artiste puise son inspiration. C’est de ce « voyage » qu’est née sa vocation artistique.



Mais il arrive que la nuit tombe à l’improviste, titre de son livre-disque, illustré par Bruce Clarke, propose des textes militants et des arrangements foisonnants signés Jr Eakee et Florent Dupuit. Financé par une campagne de crowdfunding, il est le fruit de six ans de labeur.


La fiction, qui bruisse d’éléments sonores conceptualisés par Jérémi Nureni Banafunzi et Benoît Thuault, nous emmène entre Paris, symbole d’une histoire coloniale pas tout à fait digérée, et « Kin la belle ». « Je l’ai pensé comme un film avec des images qui ne sont pas projetées mais mentales », explique Apkass. Cinéphile, ancien programmateur d’un cinéma d’art et d’essai à Sevran, il revendique un corpus qui va de Chris Marker à Thierry Michel, réalisateur belge connu pour son regard à la fois sans concession et plein de tendresse pour l’ex-Zaïre.


Indonésie: peine capitale pour deux Australiens


07/04/2015 – Le recours de deux Australiens condamnés à mort en Indonésie pour trafic de drogue a été rejeté ce lundi. Le tribunal administratif s’est déclaré incompétent pour examiner leur recours en grâce. Condamnés en 2006, ils pourraient être exécutés prochainement, à l’instar de huit autres étrangers encore en attente de décisions de justice. Le sort du Français Serge Atlaoui, qui figure parmi ces huit condamnés à mort, reste incertain.





Officiellement, l’Australie ne se résigne pas, explique notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue. La ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, a déclaré qu’elle continuerait à plaider la cause des deux ex-trafiquants d’héroïne, condamnés à mort en 2006, auprès des autorités indonésiennes. Son principal argument reste le même: Myuran Sukumaran, 33 ans, et Andrew Chan, 31 ans, sont des détenus modèles et repentants.


Recours auprès de la Cour constitutionnelle


Ces derniers mois le gouvernement australien a tout tenté et sur tous les tons. Tony Abbott a réclamé la grâce des deux condamnés, au nom de la dette morale de l’Indonésie envers l’Australie. Au lendemain du tsunami de 2004, l’Australie a en effet envoyé une aide généreuse à son voisin. En mars, Julie Bishop, elle, a proposé un compromis raisonnable – un échange de détenus. Mais toutes ces pressions ont été contre-productives car elles ont agacé le président indonésien, Joko Widodo.


Pour le moment, les avocats tentent toujours de gagner du temps. Ils vont déposer un ultime recours contre le refus de grâce présidentielle cette semaine, cette fois-ci auprès de la Cour constitutionnelle. Mais cela ne sauvera pas Andrew Chan et Myuran Sukumaran, car selon l’un de leurs avocats, Todung Mulya Lubis, la Cour constitutionnelle n’a pas le pouvoir de casser une décision du Président.


Finalement, la date de l’exécution dépendra de la rapidité des juges indonésiens. Les deux Australiens doivent être exécutés en même temps que huit autres condamnés, mais trois d’entre eux, dont le Français Serge Atlaoui et le Ghanéen Martin Anderson, n’ont pas encore épuisé toutes les voies de recours.


Serge Atlaoui demande la révision de son procès


Le Français Serge Atloui a lui aussi saisi le tribunal administratif pour examiner son recours en grâce. Pour l’instant, il attend la réponse. Mais après la décision du tribunal concernant les deux Australiens, son avocat Richard Sédillot, craint un rejet. « Il est évidemment possible qu’une décision comparable soit rendue dans le dossier de monsieur Atlaoui, explique l’avocat. Ce qui permettra tout de même de saisir ensuite la Cour constitutionnelle, parce que la question de l’appréciation de ce droit de grâce et des conditions dans lesquelles il doit être rendu relèveraient de la compétence du juge constitutionnel. »


En parallèle, Serge Atlaoui a demandé la révision de son procès. La Cour suprême doit se prononcer. Ce qui inquiète Richard Sédillot, c’est que la demande similaire d’une Philippine, condamnée à mort pour trafic de drogue, a été rejetée. « C’est une décision qui m’a surpris, poursuit l’avocat, parce que c’est une femme qui a été arrêtée en possession d’une toute petite quantité de cocaïne et j’ai pensé que la Cour suprême ferait preuve d’une relative clémence à son égard. Ce qui ne veut pas dire qu’elle sera plus clémente en faveur de monsieur Atlaoui. Il faut rester confiant. »


Le gouvernement indonésien a promis d’attendre la fin de toutes les procédures de recours avant d’arrêter une date pour la convocation du prochain peloton d’exécution. En janvier, six personnes dont cinq étrangers, ont ainsi été exécutées. Tous ont été condamnés pour être liés au trafic de drogue.



Indonésie: peine capitale pour deux Australiens


07/04/2015 – Le recours de deux Australiens condamnés à mort en Indonésie pour trafic de drogue a été rejeté ce lundi. Le tribunal administratif s’est déclaré incompétent pour examiner leur recours en grâce. Condamnés en 2006, ils pourraient être exécutés prochainement, à l’instar de huit autres étrangers encore en attente de décisions de justice. Le sort du Français Serge Atlaoui, qui figure parmi ces huit condamnés à mort, reste incertain.





Officiellement, l’Australie ne se résigne pas, explique notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue. La ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, a déclaré qu’elle continuerait à plaider la cause des deux ex-trafiquants d’héroïne, condamnés à mort en 2006, auprès des autorités indonésiennes. Son principal argument reste le même: Myuran Sukumaran, 33 ans, et Andrew Chan, 31 ans, sont des détenus modèles et repentants.


Recours auprès de la Cour constitutionnelle


Ces derniers mois le gouvernement australien a tout tenté et sur tous les tons. Tony Abbott a réclamé la grâce des deux condamnés, au nom de la dette morale de l’Indonésie envers l’Australie. Au lendemain du tsunami de 2004, l’Australie a en effet envoyé une aide généreuse à son voisin. En mars, Julie Bishop, elle, a proposé un compromis raisonnable – un échange de détenus. Mais toutes ces pressions ont été contre-productives car elles ont agacé le président indonésien, Joko Widodo.


Pour le moment, les avocats tentent toujours de gagner du temps. Ils vont déposer un ultime recours contre le refus de grâce présidentielle cette semaine, cette fois-ci auprès de la Cour constitutionnelle. Mais cela ne sauvera pas Andrew Chan et Myuran Sukumaran, car selon l’un de leurs avocats, Todung Mulya Lubis, la Cour constitutionnelle n’a pas le pouvoir de casser une décision du Président.


Finalement, la date de l’exécution dépendra de la rapidité des juges indonésiens. Les deux Australiens doivent être exécutés en même temps que huit autres condamnés, mais trois d’entre eux, dont le Français Serge Atlaoui et le Ghanéen Martin Anderson, n’ont pas encore épuisé toutes les voies de recours.


Serge Atlaoui demande la révision de son procès


Le Français Serge Atloui a lui aussi saisi le tribunal administratif pour examiner son recours en grâce. Pour l’instant, il attend la réponse. Mais après la décision du tribunal concernant les deux Australiens, son avocat Richard Sédillot, craint un rejet. « Il est évidemment possible qu’une décision comparable soit rendue dans le dossier de monsieur Atlaoui, explique l’avocat. Ce qui permettra tout de même de saisir ensuite la Cour constitutionnelle, parce que la question de l’appréciation de ce droit de grâce et des conditions dans lesquelles il doit être rendu relèveraient de la compétence du juge constitutionnel. »


En parallèle, Serge Atlaoui a demandé la révision de son procès. La Cour suprême doit se prononcer. Ce qui inquiète Richard Sédillot, c’est que la demande similaire d’une Philippine, condamnée à mort pour trafic de drogue, a été rejetée. « C’est une décision qui m’a surpris, poursuit l’avocat, parce que c’est une femme qui a été arrêtée en possession d’une toute petite quantité de cocaïne et j’ai pensé que la Cour suprême ferait preuve d’une relative clémence à son égard. Ce qui ne veut pas dire qu’elle sera plus clémente en faveur de monsieur Atlaoui. Il faut rester confiant. »


Le gouvernement indonésien a promis d’attendre la fin de toutes les procédures de recours avant d’arrêter une date pour la convocation du prochain peloton d’exécution. En janvier, six personnes dont cinq étrangers, ont ainsi été exécutées. Tous ont été condamnés pour être liés au trafic de drogue.



Attentat de Garissa au Kenya : un sixième suspect arrêté

La police kényane a arrêté un sixième suspect dans la tuerie perpétré le 2 avril par un commando des insurgés somaliens shebab à l’université de Garissa, qui a fait 148 morts.



La police kényane est toujours à la traque des commanditaires de la tuerie perpétré par un commando des insurgés somaliens shebab le 2 avril à l’université de Garissa, dans l’est du Kenya. Un attentat meurtrier qui a fait 148 morts, en majorité des étudiants. Elle a depuis lors multiplié les arrestations. Un sixième suspect a été interpellé ce mardi.


Parmi les suspects interpellés, cinq Kényans et un Tanzanien. Les six suspects sont soupçonnés d’avoir prêté main forte au commando qui a attaqué jeudi l’université de Garissa, tirant au hasard sur ceux qu’ils croisaient, avant de s’y retrancher durant près de 16 heures avec de nombreux otages, après avoir relâché les musulmans.


L’enquête a également permis d’identifier l’un des responsables. Il s’agit d’un jeune Kényan d’ethnie somali, selon les autorités kényanes.Son corps a été retrouvé à l’issue de 16 heures de fouilles, c’est un jeune Kényan d’ethnie somali, diplômé en droit et selon certains témoignages, promis à un brillant avenir. Il s’agit d’Abdirahim Abdullahi, originaire de la région de Mandera, située dans l’extrême nord-est du Kenya, frontalière de la Somalie, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mwenda Njoka. Son père avait signalé aux autorités kényanes la disparition de son fils qu’il soupçonnait de s’être rendu en Somalie. Abdirahim Abdullahi n’avait plus donné signe de vie à ses proches depuis 2013.


Par une ailleurs une manifestation a eu lieu ce mardi dans la capitale kényane pour dénoncer le laxisme des autorités face au terrorisme. Les protestataires réclament des mesures de sécurités plus efficaces de la part du gouvernement pour la garanti de leur protection.


Ce n’est en effet pas la première attaque mené par les shebab, qui agissent en représailles de la présence des troupes kényanes en Somalie, qui les combattent. Le groupe armé a menacé Nairobi, affirmant que le sang continuera de couler au Kenya tant que les troupes kényanes seront présentes en Somalie.