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jeudi 27 août 2015

Burundi: la reprise du dialogue devient impossible

Au Burundi, l’opposition dit ne plus reconnaître le président Nkurunziza en tant que chef de l’Etat à partir de ce mercredi 26 août, soit le dernier jour de son deuxième mandat. C’est ce qu’affirme le Cnared, une plateforme politique composée d’anciens cadres de son parti, d’opposants et de membres de la société civile. Et pendant ce temps-là, à Bujumbura, Pierre Nkurunziza prononçait un nouveau discours à la nation, discours où il a mis l’accent sur la sécurité. Son nouveau gouvernement tenait son premier Conseil des ministres. Les positions sont plus tranchées que jamais, ce qui inquiète la communauté internationale, qui voit la possibilité d’un dialogue s’éloigner.

« C’est vrai qu’ils vont vite » : le commentaire vient d’un diplomate occidental. Investiture, nouveau gouvernement : « Ils veulent mettre tout le monde devant le fait accompli et en tenant une ligne dure », poursuit cette source diplomatique. Parmi les mesures qui inquiètent figure la réforme de la loi sur les ONG, du statut de la société civile et des confessions religieuses, dont certaines organisations étaient à la pointe de la lutte contre le 3e mandat.

Le service civique obligatoire sera établi, notamment pour les étudiants qui à Bujumbura avaient grossi les rangs des manifestations. « Ils veulent mettre tout le monde au pas et n’ont jamais eu l’intention de dialoguer que ça soit avant ou après l’investiture », constate un opposant. « C’est vrai qu’on s’attendait à des gestes d’ouverture après l’investiture et ce n’est pas le cas », déplore encore un diplomate.

Agathon Rwasa et Pascal Nyabenda à Kampala

En début de semaine, dans les milieux diplomatiques, on évoquait à nouveau un retour à Bujumbura du médiateur ougandais, pour des consultations en vue de la reprise déjà considérée comme difficile du dialogue amorcé avant la présidentielle. Mais voilà qu’à la grande surprise de tous, sont dépêchés à Kampala le président de l’Assemblée nationale et chef du parti au pouvoir, Pascal Nyabenda, et son premier vice-président, l’opposant Agathon Rwasa, alors que cinq de ses fidèles viennent de faire leur entrée dans le nouveau gouvernement.

« Ils cherchent à couper l’herbe sous le pied de la communauté internationale en utilisant Rwasa pour feindre une certaine normalisation et prouver l’existence d’un consensus », estime un analyste de la vie politique burundaise.

Dans l’entourage de Pascal Nyabenda et d’Agathon Rwasa, on se contente de parler de mission officielle pour rencontrer la facilitation. Il n’y a pas eu de confirmation hier soir, côté ougandais, d’une rencontre avec le président Museveni ou son ministre de la Défense Crispus Kiyonga.

Burundi: la reprise du dialogue devient impossible

Au Burundi, l’opposition dit ne plus reconnaître le président Nkurunziza en tant que chef de l’Etat à partir de ce mercredi 26 août, soit le dernier jour de son deuxième mandat. C’est ce qu’affirme le Cnared, une plateforme politique composée d’anciens cadres de son parti, d’opposants et de membres de la société civile. Et pendant ce temps-là, à Bujumbura, Pierre Nkurunziza prononçait un nouveau discours à la nation, discours où il a mis l’accent sur la sécurité. Son nouveau gouvernement tenait son premier Conseil des ministres. Les positions sont plus tranchées que jamais, ce qui inquiète la communauté internationale, qui voit la possibilité d’un dialogue s’éloigner.

« C’est vrai qu’ils vont vite » : le commentaire vient d’un diplomate occidental. Investiture, nouveau gouvernement : « Ils veulent mettre tout le monde devant le fait accompli et en tenant une ligne dure », poursuit cette source diplomatique. Parmi les mesures qui inquiètent figure la réforme de la loi sur les ONG, du statut de la société civile et des confessions religieuses, dont certaines organisations étaient à la pointe de la lutte contre le 3e mandat.

Le service civique obligatoire sera établi, notamment pour les étudiants qui à Bujumbura avaient grossi les rangs des manifestations. « Ils veulent mettre tout le monde au pas et n’ont jamais eu l’intention de dialoguer que ça soit avant ou après l’investiture », constate un opposant. « C’est vrai qu’on s’attendait à des gestes d’ouverture après l’investiture et ce n’est pas le cas », déplore encore un diplomate.

Agathon Rwasa et Pascal Nyabenda à Kampala

En début de semaine, dans les milieux diplomatiques, on évoquait à nouveau un retour à Bujumbura du médiateur ougandais, pour des consultations en vue de la reprise déjà considérée comme difficile du dialogue amorcé avant la présidentielle. Mais voilà qu’à la grande surprise de tous, sont dépêchés à Kampala le président de l’Assemblée nationale et chef du parti au pouvoir, Pascal Nyabenda, et son premier vice-président, l’opposant Agathon Rwasa, alors que cinq de ses fidèles viennent de faire leur entrée dans le nouveau gouvernement.

« Ils cherchent à couper l’herbe sous le pied de la communauté internationale en utilisant Rwasa pour feindre une certaine normalisation et prouver l’existence d’un consensus », estime un analyste de la vie politique burundaise.

Dans l’entourage de Pascal Nyabenda et d’Agathon Rwasa, on se contente de parler de mission officielle pour rencontrer la facilitation. Il n’y a pas eu de confirmation hier soir, côté ougandais, d’une rencontre avec le président Museveni ou son ministre de la Défense Crispus Kiyonga.

lundi 13 avril 2015

Cannes 2015 : Isabella Rossellini va présider le jury d’Un certain regard

La fille d’Ingrid Bergman et de Roberto Rossellini a accepté de présider le jury d’Un certain regard, l’une des sections de la sélection officielle du Festival de Cannes dont la composition d’une vingtaine de films doit être annoncée, avec celle de la compétition, lors de la conférence de presse à Paris, jeudi 16 avril, a annoncé le Festival dans un communiqué.



Lors de ce 68e Festival de Cannes, Isabella Rossellini participera à l’hommage rendu à sa mère en assistant à la projection de : Ingrid Bergman, in Her Own Words‏, un documentaire signé Stig Björkman, projeté dans le cadre de Cannes Classics. Elle lancera également son Ingrid Bergman Tribute qui célèbre le centenaire de la naissance de sa mère : le spectacle, mis en scène par Guido Torlonia et Ludovica Damiani, mêlera son autobiographie et les lettres de sa correspondance avec Roberto Rossellini et sera repris sur de grandes scènes mondiales.


Isabella Rossellini décernera le prix et le palmarès Un certain regard le samedi 23 mai, veille de la clôture du Festival. Le jury du 68e Festival de Cannes, qui se déroulera du mercredi 13 au dimanche 24 mai, sera présidé par les réalisateurs américains Joel et Ethan Coen.


Cannes 2015 : Isabella Rossellini va présider le jury d’Un certain regard

La fille d’Ingrid Bergman et de Roberto Rossellini a accepté de présider le jury d’Un certain regard, l’une des sections de la sélection officielle du Festival de Cannes dont la composition d’une vingtaine de films doit être annoncée, avec celle de la compétition, lors de la conférence de presse à Paris, jeudi 16 avril, a annoncé le Festival dans un communiqué.



Lors de ce 68e Festival de Cannes, Isabella Rossellini participera à l’hommage rendu à sa mère en assistant à la projection de : Ingrid Bergman, in Her Own Words‏, un documentaire signé Stig Björkman, projeté dans le cadre de Cannes Classics. Elle lancera également son Ingrid Bergman Tribute qui célèbre le centenaire de la naissance de sa mère : le spectacle, mis en scène par Guido Torlonia et Ludovica Damiani, mêlera son autobiographie et les lettres de sa correspondance avec Roberto Rossellini et sera repris sur de grandes scènes mondiales.


Isabella Rossellini décernera le prix et le palmarès Un certain regard le samedi 23 mai, veille de la clôture du Festival. Le jury du 68e Festival de Cannes, qui se déroulera du mercredi 13 au dimanche 24 mai, sera présidé par les réalisateurs américains Joel et Ethan Coen.