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mercredi 27 mai 2015

Mondial 2022: dix dirigeants de la Fifa dont Hayatou auditionnés?

Les autorités suisses, qui ont arrêté sept personnalités du monde du football soupçonnées de corruption ce 27 mai 2015 à Zurich, veulent entendre dix membres du Comité exécutif de la Fifa, dont Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de foot (CAF), dans une autre enquête. Celle qui porte sur l’attribution polémique des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.

La justice suisse s’intéresse à dix membres du Comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa), dont Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1988, présent à Zurich pour le Congrès de la Fifa.

Les autorités helvétiques, qui ont procédé à l’arrestation tapageuse de sept dirigeants et cadres du football sud-américain ce 27 mai 2015, veulent entendre le Camerounais, ainsi que deux autres dirigeants africains, dans le cadre d’une autre enquête. Celle diligentée par le ministère public local sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, en décembre 2010. Une enquête ouverte le 10 mars 2015 mais rendue public ce mercredi seulement, et qui porte sur un « soupçon de gestion déloyale et de blanchiment d’argent ».

Appelé à « donner des renseignements »

Les Suisses s’intéressent entre autres à Issa Hayatou, mais aussi à l’Ivoirien Jacques Anouma et à l’Egyptien Hany Abo Rida. En effet, tous trois étaient déjà membres du Comité exécutif de la Fifa il y a cinq ans et ont donc voté pour désigner les pays hôtes des 21e et 22e éditions de la Coupe du monde de football. « Dix personnes ayant participé au processus d’attribution […] en qualité de membres du comité exécutif 2010 doivent être auditionnées par le Ministère public de la Confédération (MPC) et par la Police judiciaire fédérale (PJF) », indique ainsi le MPC dans un communiqué. Ces personnes « doivent être entendues en tant que personnes appelées à donner des renseignements », ajoute le MPC. Issa Hayatou, Jacques Anouma, Hany Abo Rida et sept autres personnes sont donc invitées à collaborer.

La version des faits d’Issa Hayatou, premier vice-président de la Fifa, intéresse particulièrement les enquêteurs suisses. Des médias présents à Zurich ont d’ailleurs rapporté que le patron du foot africain avait éconduit des policiers venus à sa rencontre, ce mercredi matin. Une version démentie par le service de communication de la CAF. « Issa Hayatou est en ce moment à l’hôtel Baur au lac où il réside lorsqu’il est de passage à Zurich et se repose après la réunion des délégués de la CAF », a-t-on appris.

Soutien à Joseph Blatter

Issa Hayatou et la CAF ont récemment réitéré leur soutien au patron de la Fédération internationale, Joseph Blatter, qui brigue un cinquième mandat ce 29 mai. Le Suisse de 79 ans fait l’objet de nombreuses critiques et accusations de mauvaise gestion. Constant Omari, président de la Fédération congolaise et membre du Comité exécutif de la CAF, a défendu Blatter ainsi que le maintien d’élections ce vendredi, malgré la crise qui balaie la Fifa. « Le président Blatter n’est pas un criminel. Donc, je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui n’est pas un criminel devrait voir son élection affectée. »

Mondial 2022: dix dirigeants de la Fifa dont Hayatou auditionnés?

Les autorités suisses, qui ont arrêté sept personnalités du monde du football soupçonnées de corruption ce 27 mai 2015 à Zurich, veulent entendre dix membres du Comité exécutif de la Fifa, dont Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de foot (CAF), dans une autre enquête. Celle qui porte sur l’attribution polémique des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.

La justice suisse s’intéresse à dix membres du Comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa), dont Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1988, présent à Zurich pour le Congrès de la Fifa.

Les autorités helvétiques, qui ont procédé à l’arrestation tapageuse de sept dirigeants et cadres du football sud-américain ce 27 mai 2015, veulent entendre le Camerounais, ainsi que deux autres dirigeants africains, dans le cadre d’une autre enquête. Celle diligentée par le ministère public local sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, en décembre 2010. Une enquête ouverte le 10 mars 2015 mais rendue public ce mercredi seulement, et qui porte sur un « soupçon de gestion déloyale et de blanchiment d’argent ».

Appelé à « donner des renseignements »

Les Suisses s’intéressent entre autres à Issa Hayatou, mais aussi à l’Ivoirien Jacques Anouma et à l’Egyptien Hany Abo Rida. En effet, tous trois étaient déjà membres du Comité exécutif de la Fifa il y a cinq ans et ont donc voté pour désigner les pays hôtes des 21e et 22e éditions de la Coupe du monde de football. « Dix personnes ayant participé au processus d’attribution […] en qualité de membres du comité exécutif 2010 doivent être auditionnées par le Ministère public de la Confédération (MPC) et par la Police judiciaire fédérale (PJF) », indique ainsi le MPC dans un communiqué. Ces personnes « doivent être entendues en tant que personnes appelées à donner des renseignements », ajoute le MPC. Issa Hayatou, Jacques Anouma, Hany Abo Rida et sept autres personnes sont donc invitées à collaborer.

La version des faits d’Issa Hayatou, premier vice-président de la Fifa, intéresse particulièrement les enquêteurs suisses. Des médias présents à Zurich ont d’ailleurs rapporté que le patron du foot africain avait éconduit des policiers venus à sa rencontre, ce mercredi matin. Une version démentie par le service de communication de la CAF. « Issa Hayatou est en ce moment à l’hôtel Baur au lac où il réside lorsqu’il est de passage à Zurich et se repose après la réunion des délégués de la CAF », a-t-on appris.

Soutien à Joseph Blatter

Issa Hayatou et la CAF ont récemment réitéré leur soutien au patron de la Fédération internationale, Joseph Blatter, qui brigue un cinquième mandat ce 29 mai. Le Suisse de 79 ans fait l’objet de nombreuses critiques et accusations de mauvaise gestion. Constant Omari, président de la Fédération congolaise et membre du Comité exécutif de la CAF, a défendu Blatter ainsi que le maintien d’élections ce vendredi, malgré la crise qui balaie la Fifa. « Le président Blatter n’est pas un criminel. Donc, je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui n’est pas un criminel devrait voir son élection affectée. »

jeudi 23 avril 2015

Culture Bénin: Stan Tohon

Roger Stanislas Tohon (son vrai nom) a opté pour le « tchink système », une version revue, corrigée et électrifiée du « tchinkounmey », un rythme du Centre du Bénin modernisé par Anatole Alokpon dans les années 1960/1970.

Le roi du tchink system

En 1978, lorsque Stan Tohon décide de rompre avec la musique de variété et les interprétations de James Brown ou Otis Redding, le jeune artiste découvre dans la région des collines Savalou, les percussions à base d’eau. une musique sacrée qui servait à chasser le mauvais sort après un décès. Cette musique est appelée « Tchinkoumé ». Avec le temps, elle se transforme en musique de réjouissance populaire. Il crée alors le le tchink system, une orchestration à base d’instruments occidentaux du « Tchinkoume » à base de percussions aquatiques et de gota (grosse gourde) raclée et frappée à l’aide d’un gros chiffon en forme d’éventail. Les spectacles de Stan Tohon où il s’impose par sa voix puissante, sa taille imposante et sa coiffure extravagante rendent compte de cette forte attache aux rythmes vaudou. En 1991, il triomphe avec « Zémidjan » (il s’illustrera également par le titre « Solo »), un hommage au « taxi-moto » de Cotonou et à la débrouillardise. La couverture internationale que lui procure ce tube fait découvrir au monde ce style électrique puisant au cœur des rythmes vaudou.
Pourtant en 2000 éclate l’affaire « Orè Tito » : l’artiste béninois Jean Godonou Dossou qui a travaillé à cet album avec Tohon Stan accuse ce dernier d’avoir exploité l’oeuvre de manière abusive et d’avoir vendu la licence de ce dernier à un studio togolais. L’affaire se soldera par un procès.

Un an plus tard sort l’album « Votété kô vo » : Tohon Stan, le roi du Tchink System donne à cette occasion un concert au Stade de l’Amitié de Cotonou en compagnie de plusieurs jeunes artistes de la scène béninoise et du comédien Dah Badou.

Rap et raggamuffin

En 2003, « Résurrection » offre de nouvelles sonorités : influencé par les riffs de guitare à la Santana et le sax de Manu Dibango, l’album est également marqué par le rap et le raggamuffin. A sa sortie de l’hôpital après une longue maladie, il décide de créer une fondation d’assistance aux artistes en difficulté sanitaire dont les principales recettes sont générées par les concerts des artistes béninois. Il contribue également la même année à la création du SNAMB (Syndicat National des Artistes Musiciens du Bénin. TV5 lui consacre un documentaire de 90 minutes.
En 2004, Tohon Stan lance son 27ème album, « Non à la violence » qui dénonce les violences au Bénin et en Afrique. « Non à la violence » sera suivi d’un concert géant à Cotonou. Composé de plus de sept titres, « Non à la violence » contient quelques remix des chansons de l’album précédent « Résurrection ».

 

Culture Bénin: Stan Tohon

Roger Stanislas Tohon (son vrai nom) a opté pour le « tchink système », une version revue, corrigée et électrifiée du « tchinkounmey », un rythme du Centre du Bénin modernisé par Anatole Alokpon dans les années 1960/1970.

Le roi du tchink system

En 1978, lorsque Stan Tohon décide de rompre avec la musique de variété et les interprétations de James Brown ou Otis Redding, le jeune artiste découvre dans la région des collines Savalou, les percussions à base d’eau. une musique sacrée qui servait à chasser le mauvais sort après un décès. Cette musique est appelée « Tchinkoumé ». Avec le temps, elle se transforme en musique de réjouissance populaire. Il crée alors le le tchink system, une orchestration à base d’instruments occidentaux du « Tchinkoume » à base de percussions aquatiques et de gota (grosse gourde) raclée et frappée à l’aide d’un gros chiffon en forme d’éventail. Les spectacles de Stan Tohon où il s’impose par sa voix puissante, sa taille imposante et sa coiffure extravagante rendent compte de cette forte attache aux rythmes vaudou. En 1991, il triomphe avec « Zémidjan » (il s’illustrera également par le titre « Solo »), un hommage au « taxi-moto » de Cotonou et à la débrouillardise. La couverture internationale que lui procure ce tube fait découvrir au monde ce style électrique puisant au cœur des rythmes vaudou.
Pourtant en 2000 éclate l’affaire « Orè Tito » : l’artiste béninois Jean Godonou Dossou qui a travaillé à cet album avec Tohon Stan accuse ce dernier d’avoir exploité l’oeuvre de manière abusive et d’avoir vendu la licence de ce dernier à un studio togolais. L’affaire se soldera par un procès.

Un an plus tard sort l’album « Votété kô vo » : Tohon Stan, le roi du Tchink System donne à cette occasion un concert au Stade de l’Amitié de Cotonou en compagnie de plusieurs jeunes artistes de la scène béninoise et du comédien Dah Badou.

Rap et raggamuffin

En 2003, « Résurrection » offre de nouvelles sonorités : influencé par les riffs de guitare à la Santana et le sax de Manu Dibango, l’album est également marqué par le rap et le raggamuffin. A sa sortie de l’hôpital après une longue maladie, il décide de créer une fondation d’assistance aux artistes en difficulté sanitaire dont les principales recettes sont générées par les concerts des artistes béninois. Il contribue également la même année à la création du SNAMB (Syndicat National des Artistes Musiciens du Bénin. TV5 lui consacre un documentaire de 90 minutes.
En 2004, Tohon Stan lance son 27ème album, « Non à la violence » qui dénonce les violences au Bénin et en Afrique. « Non à la violence » sera suivi d’un concert géant à Cotonou. Composé de plus de sept titres, « Non à la violence » contient quelques remix des chansons de l’album précédent « Résurrection ».