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jeudi 3 septembre 2015

Cameroun : Boko Haram frappe encore, 30 morts dans un double attentat-suicide

Au moins 30 personnes ont péri ce jeudi dans un double attentat-suicide dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

L’Extrême-Nord du Cameroun de nouveau ensanglanté. Au moins 30 personnes ont été tuées dans un double attentat-suicide ce jeudi matin à Kerawa, une ville frontalière avec le Nigeria située dans l’extrême-nord du Cameroun. La première explosion a eu lieu vers 11h00 locales (10h00 GMT) dans le marché de Kerawa, une ville frontalière avec le Nigeria (extrême-nord du Cameroun). Puis une « deuxième explosion a eu lieu à 200 mètres du camp militaire », a précisé un policier, sous couvert de l’anonymat.

Boko Haram perpétué régulièrement ce genre d’attentats dans l’Etrême-Nord du Cameroun. Pas moins de cinq attentats-suicide ont été attribués à l’organisation nigériane dans la région au cours du mois de juillet, faisant une cinquantaine de morts.

Depuis 2009, Boko Haram, qui sème la terreur dans le nord du Nigeria en particulier, a fait plus de 15 000 morts et poussé 1,5 millions de personnes à se déplacer. Le groupe armé est dirigé par Abubakr Shekau réputé pour sa férocité. Il s’est radicalisé lorsque ce dernier en a pris la direction en 2009. Le groupe armé se met alors à massacrer sans vergogne des populations entières dans les villages du pays, pillant tout sur son passage. A sa création en 2002, il ne s’attaquait qu’aux symboles étatiques, bâtiments publics, commissariats, gendarmeries, avant que son visage ne s’assombrisse et qu’il ne se décide, sous l’impulsion d’ Abubakr Shekau, d’ensanglanter le nord du pays.

De son côté, le Président Muhammadu Buhari a promis de mettre un terme à Boko Haram et à ses massacres. Mais depuis on investiture, le 29 mai 2015, l’insurrection armée a fait plus de 500 morts, surtout pendant la période du mois de Ramadan dernier, où elle n’a pas hésité à abattre des fidèles qui priaient à la mosquée.

Actuellement, les troupes du Cameroun, du Tchad, du Niger prêtent main forte à l’armée nigériane pour vaincre Boko Haram. Bien que de nombreux observateurs affirment que le groupe est affaibli, une chose est sûre, il n’a pas abdiqué.

Cameroun : Boko Haram frappe encore, 30 morts dans un double attentat-suicide

Au moins 30 personnes ont péri ce jeudi dans un double attentat-suicide dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

L’Extrême-Nord du Cameroun de nouveau ensanglanté. Au moins 30 personnes ont été tuées dans un double attentat-suicide ce jeudi matin à Kerawa, une ville frontalière avec le Nigeria située dans l’extrême-nord du Cameroun. La première explosion a eu lieu vers 11h00 locales (10h00 GMT) dans le marché de Kerawa, une ville frontalière avec le Nigeria (extrême-nord du Cameroun). Puis une « deuxième explosion a eu lieu à 200 mètres du camp militaire », a précisé un policier, sous couvert de l’anonymat.

Boko Haram perpétué régulièrement ce genre d’attentats dans l’Etrême-Nord du Cameroun. Pas moins de cinq attentats-suicide ont été attribués à l’organisation nigériane dans la région au cours du mois de juillet, faisant une cinquantaine de morts.

Depuis 2009, Boko Haram, qui sème la terreur dans le nord du Nigeria en particulier, a fait plus de 15 000 morts et poussé 1,5 millions de personnes à se déplacer. Le groupe armé est dirigé par Abubakr Shekau réputé pour sa férocité. Il s’est radicalisé lorsque ce dernier en a pris la direction en 2009. Le groupe armé se met alors à massacrer sans vergogne des populations entières dans les villages du pays, pillant tout sur son passage. A sa création en 2002, il ne s’attaquait qu’aux symboles étatiques, bâtiments publics, commissariats, gendarmeries, avant que son visage ne s’assombrisse et qu’il ne se décide, sous l’impulsion d’ Abubakr Shekau, d’ensanglanter le nord du pays.

De son côté, le Président Muhammadu Buhari a promis de mettre un terme à Boko Haram et à ses massacres. Mais depuis on investiture, le 29 mai 2015, l’insurrection armée a fait plus de 500 morts, surtout pendant la période du mois de Ramadan dernier, où elle n’a pas hésité à abattre des fidèles qui priaient à la mosquée.

Actuellement, les troupes du Cameroun, du Tchad, du Niger prêtent main forte à l’armée nigériane pour vaincre Boko Haram. Bien que de nombreux observateurs affirment que le groupe est affaibli, une chose est sûre, il n’a pas abdiqué.

vendredi 14 août 2015

Burundi : vers un retour du dialogue politique ?

Après les manifestations contre le troisième mandat du Président burundais Pierre Nkurunziza et les négociations qui ont débuté sous la médiation de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC) interrompues pendant l’élection présidentielle, le chef de l’Etat s’est dit prêt à former un gouvernement d’ « union nationale ». L’opposition reste sur ses gardes.

Le Président Pierre Nkurunziza a annoncé vouloir former un gouvernement d’union nationale et relancer le dialogue national avec les « partis politiques qui ont participé aux différents scrutins ». Alors qu’une des principales figures de l’opposition, Agathon Rwasa, a intégré le processus de normalisation lancé par le gouvernement, Léonard Nyangoma, président d’une large coalition de partis politiques anti-troisième mandat s’alarme de la situation politique et sécuritaire qui règne au Burundi.

Burundi : vers un retour du dialogue politique ?

Après les manifestations contre le troisième mandat du Président burundais Pierre Nkurunziza et les négociations qui ont débuté sous la médiation de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC) interrompues pendant l’élection présidentielle, le chef de l’Etat s’est dit prêt à former un gouvernement d’ « union nationale ». L’opposition reste sur ses gardes.

Le Président Pierre Nkurunziza a annoncé vouloir former un gouvernement d’union nationale et relancer le dialogue national avec les « partis politiques qui ont participé aux différents scrutins ». Alors qu’une des principales figures de l’opposition, Agathon Rwasa, a intégré le processus de normalisation lancé par le gouvernement, Léonard Nyangoma, président d’une large coalition de partis politiques anti-troisième mandat s’alarme de la situation politique et sécuritaire qui règne au Burundi.

mardi 19 mai 2015

Gabon : grève au Conseil national de la communication

Les agents du Conseil national de la communication (CNC) ont un lancé un mouvement de grève illimitée le 18 mai 2015 à Libreville.

« Las d’attendre la hiérarchie qui ne réagit pas devant notre cahier de charges, nous avons décidé unanimement d’entrer dans un mouvement de grève long et dur. Nous avons fait six rounds de négociations, lesquelles ont accouché tous d’une souris », a déclaré Armand Mabicka , conseiller du président du syndicat des agents du CNC.

Les grévistes, visiblement très remontés, ont barricadé le portail central donnant accès à l’institution de régulation des médias. Ils réclament le paiement de la prime d’incitation à la performance (PIF), l’amélioration des conditions de travail et l’instauration du dialogue avec la tutelle, ainsi que le paiement des arriérés de salaire.

Sur un tout autre plan, les grévistes dénoncent la réduction unilatérale des primes et des salaires des personnels de la main d’œuvre non permanente à 30%, depuis trois mois. « Nos salaires et nos primes ont été amputés à 30%. La direction n’a fait aucune communication pour nous expliquer la cause. Nous sommes aujourd’hui coincés. On n’arrive plus à payer les loyers et certains de nos collègues ont été expulsés par leurs bailleurs », s’est plaint un agent de la main d’œuvre non permanente, sous couvert de l’anonymat.

« Le président du CNC et ses conseillers mènent un train de vie ostentatoire avec des salaires et des primes faramineux, alors que les autres agents vivotent. Où est l’équité que prône le président de la République dans le partage des richesses du pays ? Nous avons tout proposé à la direction pour ne pas arriver à une situation de blocage, mais personne n’a prêté une oreille attentive à nos doléances », explique Armand Mabicka, avant de conclure : Pas de reprise du travail sans satisfaction totale de nos revendications ».

Les membres de la direction du CNC, que nous avons rencontrés sur place ont répondu à nos questions par un silence exemplaire.

Gabon : grève au Conseil national de la communication

Les agents du Conseil national de la communication (CNC) ont un lancé un mouvement de grève illimitée le 18 mai 2015 à Libreville.

« Las d’attendre la hiérarchie qui ne réagit pas devant notre cahier de charges, nous avons décidé unanimement d’entrer dans un mouvement de grève long et dur. Nous avons fait six rounds de négociations, lesquelles ont accouché tous d’une souris », a déclaré Armand Mabicka , conseiller du président du syndicat des agents du CNC.

Les grévistes, visiblement très remontés, ont barricadé le portail central donnant accès à l’institution de régulation des médias. Ils réclament le paiement de la prime d’incitation à la performance (PIF), l’amélioration des conditions de travail et l’instauration du dialogue avec la tutelle, ainsi que le paiement des arriérés de salaire.

Sur un tout autre plan, les grévistes dénoncent la réduction unilatérale des primes et des salaires des personnels de la main d’œuvre non permanente à 30%, depuis trois mois. « Nos salaires et nos primes ont été amputés à 30%. La direction n’a fait aucune communication pour nous expliquer la cause. Nous sommes aujourd’hui coincés. On n’arrive plus à payer les loyers et certains de nos collègues ont été expulsés par leurs bailleurs », s’est plaint un agent de la main d’œuvre non permanente, sous couvert de l’anonymat.

« Le président du CNC et ses conseillers mènent un train de vie ostentatoire avec des salaires et des primes faramineux, alors que les autres agents vivotent. Où est l’équité que prône le président de la République dans le partage des richesses du pays ? Nous avons tout proposé à la direction pour ne pas arriver à une situation de blocage, mais personne n’a prêté une oreille attentive à nos doléances », explique Armand Mabicka, avant de conclure : Pas de reprise du travail sans satisfaction totale de nos revendications ».

Les membres de la direction du CNC, que nous avons rencontrés sur place ont répondu à nos questions par un silence exemplaire.