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samedi 11 juillet 2015

Tuerie de Charleston: l’erreur fatale du FBI

Le FBI dans l’embarras. A cause d’une erreur bureaucratique de ses services, Dylann Roof, qui a tué le 17 juin dernier neuf personnes dans une église de Charleston, aux Etats-Unis, a pu acheter une arme que normalement l’armurier aurait dû lui refuser.

Pour acheter une arme aux Etats-Unis, il faut attendre trois jours pour permettre au FBI de vérifier que l’acheteur n’a pas d’antécédents judiciaires. Lorsque Dylann Roof s’est présenté en avril dans un magasin d’armes de Caroline du Sud pour acheter un revolver, il a pu l’obtenir à l’issue du délai prescrit. Or normalement, le marchand aurait dû refuser de le lui vendre, car il avait été arrêté en février pour possession de drogue et avait reconnu les faits. Un délit qui l’aurait empêché d’avoir une arme.

Malheureusement l’agent du FBI chargé de vérifier les antécédents judiciaires n’a jamais pu mettre la main sur le procès-verbal de l’arrestation et de la confession de Dylann Roof, faute d’avoir pu trouver le bon commissariat. Après 72 heures, le jeune homme a donc pu légalement obtenir l’arme qu’il allait utiliser le 17 juin pour abattre les neuf paroissiens de l’église méthodiste de Charleston.

L’agence fédérale a présenté ses excuses aux familles des neuf victimes pour une erreur irréparable. Leur seule consolation : depuis la tuerie, le drapeau confédéré ne flotte plus devant le Parlement de Caroline du Sud.

Tuerie de Charleston: l’erreur fatale du FBI

Le FBI dans l’embarras. A cause d’une erreur bureaucratique de ses services, Dylann Roof, qui a tué le 17 juin dernier neuf personnes dans une église de Charleston, aux Etats-Unis, a pu acheter une arme que normalement l’armurier aurait dû lui refuser.

Pour acheter une arme aux Etats-Unis, il faut attendre trois jours pour permettre au FBI de vérifier que l’acheteur n’a pas d’antécédents judiciaires. Lorsque Dylann Roof s’est présenté en avril dans un magasin d’armes de Caroline du Sud pour acheter un revolver, il a pu l’obtenir à l’issue du délai prescrit. Or normalement, le marchand aurait dû refuser de le lui vendre, car il avait été arrêté en février pour possession de drogue et avait reconnu les faits. Un délit qui l’aurait empêché d’avoir une arme.

Malheureusement l’agent du FBI chargé de vérifier les antécédents judiciaires n’a jamais pu mettre la main sur le procès-verbal de l’arrestation et de la confession de Dylann Roof, faute d’avoir pu trouver le bon commissariat. Après 72 heures, le jeune homme a donc pu légalement obtenir l’arme qu’il allait utiliser le 17 juin pour abattre les neuf paroissiens de l’église méthodiste de Charleston.

L’agence fédérale a présenté ses excuses aux familles des neuf victimes pour une erreur irréparable. Leur seule consolation : depuis la tuerie, le drapeau confédéré ne flotte plus devant le Parlement de Caroline du Sud.

samedi 23 mai 2015

Bujumbura: des jets de grenades sur le marché central font trois morts

Dans une nouvelle escalade de la violence, trois personnes ont été tuées par des jets d’au moins deux grenades vendredi 22 mai dans la capitale burundaise, agitée depuis quatre semaines par la contestation populaire contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le quartier périphérique de Cibitoke. De nouveaux affrontements avec les policiers ont eu lieu. Une trêve devrait être observée ce week-end.

A la nuit tombée, devant des policiers tendus, les corps de trois femmes sont évacués par des ambulanciers. Des légumes jonchent encore le sol. Plusieurs grenades viennent d’être lancées au milieu du marché central de Bujumbura. La plupart des victimes sont des vendeuses ou des clients venus faire leurs courses.

A l’hôpital, une quarantaine de blessés sont soignés dans l’urgence. « J’étais au marché. On a lancé des grenades. Il y avait beaucoup de gens », décrit cette femme témoin de la scène. En plein cœur de la capitale, cette attaque inédite fait suite à une forte mobilisation dans le quartier contestataire de Cibitoke.

Un mois après le début de la contestation, des milliers de manifestants opposés au troisième mandat du président Nkurunziza sont, encore une fois, venus dire leur détermination. « Cela va continuer jusqu’à ce qu’il quitte le pouvoir », explique un manifestant. « Nous, ce que nous voulons, c’est la justice, parce que le troisième mandat au Burundi, ça n’existe pas et ça n’existera jamais. Nous, la population, nous sommes très fatigués avec les policiers. Jour après jour, il y a des tueries », dénonce cet autre participant. Jeudi, des tirs avaient fait trois morts, mais vendredi aucune victime par balle n’a été déplorée.

Une trêve de deux jours

Les responsables de la campagne contre un troisième mandat du président Nkurunziza ont décrété vendredi une trêve des manifestations de deux jours, qui sera effective ce week-end. Ils y attribuent une valeur politique : cette trêve, disent-ils, sera une façon de donner une chance aux pourparlers en cours à la mission des Nations unies au Burundi (Menub). C’est ce qu’explique Pacifique Nininahazwe, l’un des leaders de la campagne contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza :

« D’habitude, tous les week-ends, c’est généralement pour l’inhumation des nôtres qui sont morts au courant de la semaine, mais aussi pour permettre aux différents quartiers de s’approvisionner. Il y a une nouveauté cette fois-ci, c’est qu’il y a un dialogue qui est amorcé à la Menub entre le gouvernement, la société civile, l’opposition, les confessions religieuses et les médias. Nous voulons donner un gage de notre bonne volonté. Nous attendons que ce dialogue aboutisse à des conditions acceptables d’organisation des prochaines élections, mais aussi qu’il soit décidé de manière claire que Pierre Nkurunziza ne fera pas de troisième mandat. Les manifestations reprendront si nous n’avons aucune indication que le président Nkurunziza va renoncer à sa troisième candidature. »

Bujumbura: des jets de grenades sur le marché central font trois morts

Dans une nouvelle escalade de la violence, trois personnes ont été tuées par des jets d’au moins deux grenades vendredi 22 mai dans la capitale burundaise, agitée depuis quatre semaines par la contestation populaire contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le quartier périphérique de Cibitoke. De nouveaux affrontements avec les policiers ont eu lieu. Une trêve devrait être observée ce week-end.

A la nuit tombée, devant des policiers tendus, les corps de trois femmes sont évacués par des ambulanciers. Des légumes jonchent encore le sol. Plusieurs grenades viennent d’être lancées au milieu du marché central de Bujumbura. La plupart des victimes sont des vendeuses ou des clients venus faire leurs courses.

A l’hôpital, une quarantaine de blessés sont soignés dans l’urgence. « J’étais au marché. On a lancé des grenades. Il y avait beaucoup de gens », décrit cette femme témoin de la scène. En plein cœur de la capitale, cette attaque inédite fait suite à une forte mobilisation dans le quartier contestataire de Cibitoke.

Un mois après le début de la contestation, des milliers de manifestants opposés au troisième mandat du président Nkurunziza sont, encore une fois, venus dire leur détermination. « Cela va continuer jusqu’à ce qu’il quitte le pouvoir », explique un manifestant. « Nous, ce que nous voulons, c’est la justice, parce que le troisième mandat au Burundi, ça n’existe pas et ça n’existera jamais. Nous, la population, nous sommes très fatigués avec les policiers. Jour après jour, il y a des tueries », dénonce cet autre participant. Jeudi, des tirs avaient fait trois morts, mais vendredi aucune victime par balle n’a été déplorée.

Une trêve de deux jours

Les responsables de la campagne contre un troisième mandat du président Nkurunziza ont décrété vendredi une trêve des manifestations de deux jours, qui sera effective ce week-end. Ils y attribuent une valeur politique : cette trêve, disent-ils, sera une façon de donner une chance aux pourparlers en cours à la mission des Nations unies au Burundi (Menub). C’est ce qu’explique Pacifique Nininahazwe, l’un des leaders de la campagne contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza :

« D’habitude, tous les week-ends, c’est généralement pour l’inhumation des nôtres qui sont morts au courant de la semaine, mais aussi pour permettre aux différents quartiers de s’approvisionner. Il y a une nouveauté cette fois-ci, c’est qu’il y a un dialogue qui est amorcé à la Menub entre le gouvernement, la société civile, l’opposition, les confessions religieuses et les médias. Nous voulons donner un gage de notre bonne volonté. Nous attendons que ce dialogue aboutisse à des conditions acceptables d’organisation des prochaines élections, mais aussi qu’il soit décidé de manière claire que Pierre Nkurunziza ne fera pas de troisième mandat. Les manifestations reprendront si nous n’avons aucune indication que le président Nkurunziza va renoncer à sa troisième candidature. »