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samedi 6 juin 2015

Haïti: le grand gaspillage de la Croix-Rouge américaine

Le fonctionnement de l’aide humanitaire à Haïti est sévèrement remis en question : la Croix-Rouge américaine est au cœur d’une controverse sur son action dans le pays. Un long reportage d’investigation de journalistes américains détaille comment l’ONG a gaspillé l’argent qu’elle avait récolté suite au séisme de 2010, des faits évidemment contestés par l’organisation qui assure avoir aidé, dans des conditions très difficiles, des millions d’Haïtiens.

« Comment la Croix-Rouge a récolté un demi-milliard de dollars pour Haïti et construit six maisons. » L’enquête menée par l’agence ProPublica et la radio publique américaine ne tourne pas autour du pot : elle détaille comment les promesses de reconstruction de l’organisation ont viré à l’échec, par manque de planification, de connaissance de la réalité économique haïtienne ou encore faute d’employés assez qualifiés.

En fait, le reportage met le doigt là où ça fait mal à savoir l’énorme décalage qui existe très souvent entre les discours des ONG et la réalité de leur travail sur le terrain. La Croix-Rouge américaine prétend par exemple avoir aidé « plus de 4,5 millions d’Haïtiens à se remettre sur pied ». Un chiffre surréaliste car cela voudrait dire que l’organisation a aidé, à elle seule, plus de la moitié de la population du pays.

Ce reportage met finalement en lumière les défauts malheureusement déjà bien connus de l’aide humanitaire en Haïti : les coûts de fonctionnement des ONG trop élevés, notamment à cause des gros salaires versés aux employés expatriés, le manque de connaissance du terrain et le manque de coopération avec les organisations et entreprises locales.

 

Burundi : les élections se tiendront avant le 26 août

Le gouvernement burundais a indiqué ce jeudi que l’élection présidentielle prévue initialement le 26 juin se déroulera avant le 26 août prochain, date limite du délai prévu par la Constitution du Burundi.

Le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Nyamitwe, a déclaré, jeudi, que l’élection présidentielle sera organisée le 26 août au plus tard, selon la date limite du délai prévu par la Constitution du Burundi. C’est ce qu’ont rapporté nos confrères de la BBC. Cette date concerne aussi les élections législatives et municipales.

Conformément à la proposition de l’EAC

Le gouvernement avait indiqué que les élections générales qui devaient se tenir ce vendredi seraient reportées, conformément à la proposition des chefs d’Etat de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC).

Ce report était réclamé par l’opposition. Près de 17 partis et organisations politiques ont déclaré, mercredi, leur volonté de reprendre le dialogue avec le pouvoir.

Démission de l’émissaire de l’ONU

Dans une lettre adressée à Ban Ki-moon, les opposants à Pierre Nkurunziza demandent à l’ONU de remplacer Saïd Djinit, médiateur missionné par l’organisation pour mener les débats. L’opposition burundaise soupçonne le médiateur onusien de manquer de neutralité et lui reproche d’avoir pris parti en faveur de la candidature d’un troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

Après la Franceet les Etats-Unis, c’est au tour de l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, de s’être prononcé en faveur de la démission du Président Pierre Nkurunziza qui fait face, depuis le 26 avril dernier, à des manifestations d’opposition à sa candidature à un troisième mandat à la tête du pays.

Il a mis en garde contre une possible issue « tragique » à cette crise qui agite le pays, tout en faisant référence à la guerre civile qui a secoué le pays jusqu’en 2005, causant la mort de 300 000 personnes.

Haïti: le grand gaspillage de la Croix-Rouge américaine

Le fonctionnement de l’aide humanitaire à Haïti est sévèrement remis en question : la Croix-Rouge américaine est au cœur d’une controverse sur son action dans le pays. Un long reportage d’investigation de journalistes américains détaille comment l’ONG a gaspillé l’argent qu’elle avait récolté suite au séisme de 2010, des faits évidemment contestés par l’organisation qui assure avoir aidé, dans des conditions très difficiles, des millions d’Haïtiens.

« Comment la Croix-Rouge a récolté un demi-milliard de dollars pour Haïti et construit six maisons. » L’enquête menée par l’agence ProPublica et la radio publique américaine ne tourne pas autour du pot : elle détaille comment les promesses de reconstruction de l’organisation ont viré à l’échec, par manque de planification, de connaissance de la réalité économique haïtienne ou encore faute d’employés assez qualifiés.

En fait, le reportage met le doigt là où ça fait mal à savoir l’énorme décalage qui existe très souvent entre les discours des ONG et la réalité de leur travail sur le terrain. La Croix-Rouge américaine prétend par exemple avoir aidé « plus de 4,5 millions d’Haïtiens à se remettre sur pied ». Un chiffre surréaliste car cela voudrait dire que l’organisation a aidé, à elle seule, plus de la moitié de la population du pays.

Ce reportage met finalement en lumière les défauts malheureusement déjà bien connus de l’aide humanitaire en Haïti : les coûts de fonctionnement des ONG trop élevés, notamment à cause des gros salaires versés aux employés expatriés, le manque de connaissance du terrain et le manque de coopération avec les organisations et entreprises locales.

 

Burundi : les élections se tiendront avant le 26 août

Le gouvernement burundais a indiqué ce jeudi que l’élection présidentielle prévue initialement le 26 juin se déroulera avant le 26 août prochain, date limite du délai prévu par la Constitution du Burundi.

Le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Nyamitwe, a déclaré, jeudi, que l’élection présidentielle sera organisée le 26 août au plus tard, selon la date limite du délai prévu par la Constitution du Burundi. C’est ce qu’ont rapporté nos confrères de la BBC. Cette date concerne aussi les élections législatives et municipales.

Conformément à la proposition de l’EAC

Le gouvernement avait indiqué que les élections générales qui devaient se tenir ce vendredi seraient reportées, conformément à la proposition des chefs d’Etat de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC).

Ce report était réclamé par l’opposition. Près de 17 partis et organisations politiques ont déclaré, mercredi, leur volonté de reprendre le dialogue avec le pouvoir.

Démission de l’émissaire de l’ONU

Dans une lettre adressée à Ban Ki-moon, les opposants à Pierre Nkurunziza demandent à l’ONU de remplacer Saïd Djinit, médiateur missionné par l’organisation pour mener les débats. L’opposition burundaise soupçonne le médiateur onusien de manquer de neutralité et lui reproche d’avoir pris parti en faveur de la candidature d’un troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

Après la Franceet les Etats-Unis, c’est au tour de l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, de s’être prononcé en faveur de la démission du Président Pierre Nkurunziza qui fait face, depuis le 26 avril dernier, à des manifestations d’opposition à sa candidature à un troisième mandat à la tête du pays.

Il a mis en garde contre une possible issue « tragique » à cette crise qui agite le pays, tout en faisant référence à la guerre civile qui a secoué le pays jusqu’en 2005, causant la mort de 300 000 personnes.

Rwanda : accusé de génocide, le docteur Twagira remis en liberté en France

Le docteur Charles Twagira a été remis en liberté le 22 mai par la justice française, a annoncé, ce vendredi, une source proche du dossier. Il avait été mis en examen, en mars 2014, pour génocide et crimes contre l’humanité au Rwanda.

Le génocide au Rwanda demeure un sujet sensible. La justice française a remis en liberté le docteur Charles Twagira, le 22 mai dernier. L’annonce a été faite, ce vendredi 5 juin 2015, par une source proche du dossier. Sa mise en liberté a été décidée par la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris. Toutefois, il a été placé sous contrôle judiciaire et ne peut quitter la France sans autorisation.

Selon le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), qui avait porté plainte contre Charles Twagira, en 2009, cette remise en liberté « est incompatible avec une véritable justice, nous révolte. Mais nous renforce aussi dans notre volonté de poursuivre le combat pour la justice, au service des victimes ».

Arrêté en mars 2014 à Vire où il avait trouvé refuge, dans le Calvados, il dirigeait, au moment du génocide, l’hôpital de Kibuye à l’ouest du Rwanda. Il a été condamné en 2009 par contumace à perpétuité par un tribunal de Kibuye pour crime contre l’humanité et crime de génocide. Il ne s’agit pas de la première remise en liberté dans cette affaire, puisqu’en avril dernier, la Cour d’appel a remis en liberté Claude Muhayimana, qui avait été mis en examen pour des crimes durant le génocide.

En France, un seul procès de génocidaire rwandais a eu lieu, celui de Pascal Simbikangwa. Il a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle, en mars 2014. Il a fait appel.

Rwanda : accusé de génocide, le docteur Twagira remis en liberté en France

Le docteur Charles Twagira a été remis en liberté le 22 mai par la justice française, a annoncé, ce vendredi, une source proche du dossier. Il avait été mis en examen, en mars 2014, pour génocide et crimes contre l’humanité au Rwanda.

Le génocide au Rwanda demeure un sujet sensible. La justice française a remis en liberté le docteur Charles Twagira, le 22 mai dernier. L’annonce a été faite, ce vendredi 5 juin 2015, par une source proche du dossier. Sa mise en liberté a été décidée par la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris. Toutefois, il a été placé sous contrôle judiciaire et ne peut quitter la France sans autorisation.

Selon le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), qui avait porté plainte contre Charles Twagira, en 2009, cette remise en liberté « est incompatible avec une véritable justice, nous révolte. Mais nous renforce aussi dans notre volonté de poursuivre le combat pour la justice, au service des victimes ».

Arrêté en mars 2014 à Vire où il avait trouvé refuge, dans le Calvados, il dirigeait, au moment du génocide, l’hôpital de Kibuye à l’ouest du Rwanda. Il a été condamné en 2009 par contumace à perpétuité par un tribunal de Kibuye pour crime contre l’humanité et crime de génocide. Il ne s’agit pas de la première remise en liberté dans cette affaire, puisqu’en avril dernier, la Cour d’appel a remis en liberté Claude Muhayimana, qui avait été mis en examen pour des crimes durant le génocide.

En France, un seul procès de génocidaire rwandais a eu lieu, celui de Pascal Simbikangwa. Il a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle, en mars 2014. Il a fait appel.