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vendredi 22 mai 2015

Côte d’Ivoire : congrès du FPI “officiel” pour désigner un candidat à la Présidentielle

Le Front populaire ivoirien (FPI) rassemblé autour de son président Pascal Affi N’Guessan tient, ce jeudi, un congrès au Palais des sports de Treichville, à Abidjan, pour désigner un candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Le Front populaire ivoirien (FPI) a organisé, ce jeudi 21 mai 2015, son « vrai congrès », selon les mots de Marcel Gossio, cadre du parti proche de son président Pascal Affi N’Guessan, pour désigner un candidat pour l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Les participants à ce congrès l’opposent à celui tenu par une frange dissidente du FPI qui ne reconnaît plus Pascal Affi N’Guessan comme président du parti. Réunis autour d’Abou Drahamane Sangaré, ils ont élu, fin avril, l’ex-président Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye, comme président du parti, scrutin non reconnu par l’actuel direction du parti de la refondation.

Pascal Affi N’Guessan devrait se faire introniser candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

« Nul n’est contre le retour du FPI au pouvoir »

« Nul n’est contre le retour du FPI au pouvoir. Ce qui se passe n’est qu’une question de problèmes de personnes parce que nous n’avons pas de problème de divergence idéologique », a indiqué Marcel Gossio, selon AIP.

Le principal parti d’opposition est en crise depuis plusieurs mois. Une majorité du parti reproche à l’actuel président « officiel » d’avoir recouru à la justice de son pays, à plusieurs reprises, afin de trancher des questions internes au parti, notamment la question de son maintien à la tête du parti alors que sa destitution avait été votée par certains militants.

Les dissidents du FPI rassemblés au sein d’une coalition anti-Ouattara

Le congrès du FPI était initialement prévu pour le mois de décembre dernier, il avait été repoussé en raison des recours judiciaires de Pascal Affi N’Guessan pour faire invalider la candidature de l’ancien président.

La scission est telle au sein du FPI que la fraction dissidente s’est alliée avec les « frondeurs » du Parti démocratique de Côté d’Ivoire et une coalition d’autres partis d’opposition au sein de la Coalition nationale pour le changement (CNC), dont la charte a été signée, vendredi dernier, en présence d’un millier de sympathisants.

Cette alliance vise à s’opposer à la coalition soutenant la candidature à la Présidentielle d’octobre prochain du Président Alassane Ouattara, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Elle milite pour une modification de la composition de la commission électorale.

Côte d’Ivoire : congrès du FPI “officiel” pour désigner un candidat à la Présidentielle

Le Front populaire ivoirien (FPI) rassemblé autour de son président Pascal Affi N’Guessan tient, ce jeudi, un congrès au Palais des sports de Treichville, à Abidjan, pour désigner un candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Le Front populaire ivoirien (FPI) a organisé, ce jeudi 21 mai 2015, son « vrai congrès », selon les mots de Marcel Gossio, cadre du parti proche de son président Pascal Affi N’Guessan, pour désigner un candidat pour l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Les participants à ce congrès l’opposent à celui tenu par une frange dissidente du FPI qui ne reconnaît plus Pascal Affi N’Guessan comme président du parti. Réunis autour d’Abou Drahamane Sangaré, ils ont élu, fin avril, l’ex-président Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye, comme président du parti, scrutin non reconnu par l’actuel direction du parti de la refondation.

Pascal Affi N’Guessan devrait se faire introniser candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

« Nul n’est contre le retour du FPI au pouvoir »

« Nul n’est contre le retour du FPI au pouvoir. Ce qui se passe n’est qu’une question de problèmes de personnes parce que nous n’avons pas de problème de divergence idéologique », a indiqué Marcel Gossio, selon AIP.

Le principal parti d’opposition est en crise depuis plusieurs mois. Une majorité du parti reproche à l’actuel président « officiel » d’avoir recouru à la justice de son pays, à plusieurs reprises, afin de trancher des questions internes au parti, notamment la question de son maintien à la tête du parti alors que sa destitution avait été votée par certains militants.

Les dissidents du FPI rassemblés au sein d’une coalition anti-Ouattara

Le congrès du FPI était initialement prévu pour le mois de décembre dernier, il avait été repoussé en raison des recours judiciaires de Pascal Affi N’Guessan pour faire invalider la candidature de l’ancien président.

La scission est telle au sein du FPI que la fraction dissidente s’est alliée avec les « frondeurs » du Parti démocratique de Côté d’Ivoire et une coalition d’autres partis d’opposition au sein de la Coalition nationale pour le changement (CNC), dont la charte a été signée, vendredi dernier, en présence d’un millier de sympathisants.

Cette alliance vise à s’opposer à la coalition soutenant la candidature à la Présidentielle d’octobre prochain du Président Alassane Ouattara, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Elle milite pour une modification de la composition de la commission électorale.

samedi 25 avril 2015

Bujumbura sur le qui-vive en attendant la désignation de Nkurunziza

Au Burundi, c’est le jour J pour l’ancienne rébellion du Cndd-FDD au pouvoir qui organise son congrès ce samedi 25 avril afin de désigner son candidat à la présidentielle du 26 juin prochain. Bujumbura attend avec fébrilité l’investiture de Pierre Nkurunziza. Ses habitants ont déserté les rues et faits des réserves de nourriture.

Même ses plus farouches opposants ne se font guère d’illusions. Le président sortant Pierre Nkurunziza devrait être désigné candidat à l’élection présidentielle de son parti le Cndd-FDD à l’issue de son congrès ce samedi, malgré tout ce qui a été tenté pour le dissuader.

L’opposition politique, la société civile et la toute puissante église catholique de son pays ont tout essayé et même la communauté internationale a donné de la voix. Mais rien à faire. Pas même le risque de voir le Burundi retomber dans la violence n’a pu dissuader Nkurunziza de chercher à briguer un nouveau mandat présidentiel pour la troisième fois. Ses soutiens au contraire accusent ses détracteurs, qui ont promis d’organiser des manifestations monstres dans les rues de Bujumbura dès samedi, de chercher à replonger le pays dans la guerre civile.

Le camp présidentiel a décidé de relever le défi en organisant son congrès en son siège ici à Bujumbura, une capitale pourtant acquise à l’opposition. Mais signe que la tension monte, les habitants de la capitale, du moins ceux qui en ont les moyens, se sont rués vendredi dans une sorte de frénésie hystérique dans les supermarchés pour constituer des stocks de nourriture au cas où.

Et même dans le camp présidentiel, on prend les choses au sérieux. Aucun véhicule de journaliste ne sera admis samedi près du siège du parti au pouvoir par exemple, tous seront acheminés dans des bus affrétés à cet effet.

Bujumbura sur le qui-vive en attendant la désignation de Nkurunziza

Au Burundi, c’est le jour J pour l’ancienne rébellion du Cndd-FDD au pouvoir qui organise son congrès ce samedi 25 avril afin de désigner son candidat à la présidentielle du 26 juin prochain. Bujumbura attend avec fébrilité l’investiture de Pierre Nkurunziza. Ses habitants ont déserté les rues et faits des réserves de nourriture.

Même ses plus farouches opposants ne se font guère d’illusions. Le président sortant Pierre Nkurunziza devrait être désigné candidat à l’élection présidentielle de son parti le Cndd-FDD à l’issue de son congrès ce samedi, malgré tout ce qui a été tenté pour le dissuader.

L’opposition politique, la société civile et la toute puissante église catholique de son pays ont tout essayé et même la communauté internationale a donné de la voix. Mais rien à faire. Pas même le risque de voir le Burundi retomber dans la violence n’a pu dissuader Nkurunziza de chercher à briguer un nouveau mandat présidentiel pour la troisième fois. Ses soutiens au contraire accusent ses détracteurs, qui ont promis d’organiser des manifestations monstres dans les rues de Bujumbura dès samedi, de chercher à replonger le pays dans la guerre civile.

Le camp présidentiel a décidé de relever le défi en organisant son congrès en son siège ici à Bujumbura, une capitale pourtant acquise à l’opposition. Mais signe que la tension monte, les habitants de la capitale, du moins ceux qui en ont les moyens, se sont rués vendredi dans une sorte de frénésie hystérique dans les supermarchés pour constituer des stocks de nourriture au cas où.

Et même dans le camp présidentiel, on prend les choses au sérieux. Aucun véhicule de journaliste ne sera admis samedi près du siège du parti au pouvoir par exemple, tous seront acheminés dans des bus affrétés à cet effet.

mercredi 22 avril 2015

Sénégal : Human Rights Watch dénonce l’exploitation des enfants des écoles coraniques

La situation des enfants des écoles coraniques au Sénégal préoccupe Human Rights Watch. Les enfants passent leurs journées dans les rues à mendier afin de remettre leurs gains à leur maîtres coraniques. Selon un rapport publié par Human Rights Watch, la situation de ces enfants ne s’est guère améliorée malgré une loi de 2005 interdisant la mendicité forcée des enfants.

La mendicité forcée des enfants perdure au Sénégal malgré une loi interdisant cette pratique depuis 2005. La situation de ces enfants inquiète les organisations de défense des droits humains, particulièrement Human Right Watch (HRW), qui a publié ce lundi un rapport sur leurs conditions, à l’occasion de la journée mondiale des talibés.

La responsabilité de l’Etat en question

D’après une enquête gouvernementale, à Dakar, la capitale sénégalaise, près de 30 000 talibés, nom donné aux élèves d’écoles coraniques, sont forcés à mendier chaque jour. Pour Human Rights Watch, la loi de 2005 n’est pas respectée, de plus, les autorités sénégalaises ont manqué à leur responsabilité.

Afin de lutter contre ce phénomène, Human Rights Watch souhaite que les maîtres coraniques qui abusent des enfants soient poursuivis, or « il y a très peu de cas qui ont été inquiétés ou bien jugés, les enfants sont en train d’être abusés, ce n’est pas caché », a déclaré à RFI la directrice des recherches sur l’Afrique de l’Ouest à HRW.

De son côté, la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, considère la mendicité des talibés comme de l’esclavage, « il n’y a pas d’excuses à ne pas appliquer la loi ». Cette organisation s’insurge contre l’inactivité de l’Etat, « peut-être qu’il y a des calculs, à mon avis politiciens, ils pensent que s’ils s’attaquent à ça, ils risquent de perdre un certain électorat ».

Le Sénégal connaît un nombre important de talibés qui arpentent les rues afin de ramasser quelques pièces pour ensuite les remettre à leur maîtres coraniques. Ces enfants vivent dans des conditions précaires et sont parfois battus par leur maîtres qui n’hésitent pas à pousser les enfants aux larcins et confisquer leur butin. E effet, les talibés sont souvent accusés de vols d’animaux domestiques et d’objets, notamment les téléphones portables.

Sénégal : Human Rights Watch dénonce l’exploitation des enfants des écoles coraniques

La situation des enfants des écoles coraniques au Sénégal préoccupe Human Rights Watch. Les enfants passent leurs journées dans les rues à mendier afin de remettre leurs gains à leur maîtres coraniques. Selon un rapport publié par Human Rights Watch, la situation de ces enfants ne s’est guère améliorée malgré une loi de 2005 interdisant la mendicité forcée des enfants.

La mendicité forcée des enfants perdure au Sénégal malgré une loi interdisant cette pratique depuis 2005. La situation de ces enfants inquiète les organisations de défense des droits humains, particulièrement Human Right Watch (HRW), qui a publié ce lundi un rapport sur leurs conditions, à l’occasion de la journée mondiale des talibés.

La responsabilité de l’Etat en question

D’après une enquête gouvernementale, à Dakar, la capitale sénégalaise, près de 30 000 talibés, nom donné aux élèves d’écoles coraniques, sont forcés à mendier chaque jour. Pour Human Rights Watch, la loi de 2005 n’est pas respectée, de plus, les autorités sénégalaises ont manqué à leur responsabilité.

Afin de lutter contre ce phénomène, Human Rights Watch souhaite que les maîtres coraniques qui abusent des enfants soient poursuivis, or « il y a très peu de cas qui ont été inquiétés ou bien jugés, les enfants sont en train d’être abusés, ce n’est pas caché », a déclaré à RFI la directrice des recherches sur l’Afrique de l’Ouest à HRW.

De son côté, la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, considère la mendicité des talibés comme de l’esclavage, « il n’y a pas d’excuses à ne pas appliquer la loi ». Cette organisation s’insurge contre l’inactivité de l’Etat, « peut-être qu’il y a des calculs, à mon avis politiciens, ils pensent que s’ils s’attaquent à ça, ils risquent de perdre un certain électorat ».

Le Sénégal connaît un nombre important de talibés qui arpentent les rues afin de ramasser quelques pièces pour ensuite les remettre à leur maîtres coraniques. Ces enfants vivent dans des conditions précaires et sont parfois battus par leur maîtres qui n’hésitent pas à pousser les enfants aux larcins et confisquer leur butin. E effet, les talibés sont souvent accusés de vols d’animaux domestiques et d’objets, notamment les téléphones portables.