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mardi 25 août 2015

Nigeria : attentat-suicide perpétré par une femme kamikaze, 6 morts

Au moins six personnes ont péri dans un attentat-suicide perpétré par une femme kamikaze près de la principale gare routière de Damaturu, dans le nord-est du Nigeria.

Le nord du Nigeria est de nouveau ensanglanté. Au moins six personnes ont été tuées et 28 blessées dans un attentat-suicide perpétré par une femme kamikaze, près de la principale gare routière de Damaturu, dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé des témoins. D’après ce témoin, la kamikaze en question serait une jeune fille : « Une jeune fille est entrée vers 07h00, elle a voulu pénétrer dans la gare routière. Elle n’a pas été autorisée à entrer car elle a refusé de se soumettre à la fouille des gardes de sécurité à l’entrée », soulignant qu’elle « est sortie du parking. Un taxi privé est alors sorti aussi du parking. Dès que la voiture s’est approchée, elle a déclenché ses explosifs. Six personnes ont été tuées dans la voiture. Elle aussi a péri ».

Les attaques de ce genre sont fréquentes dans le nord du Nigeria, où Boko Haram sème la terreur. Le groupe armé n’hésite désormais pas à recourir à des femmes kamikazes ou même des petites filles pour commettre ses attaques meurtrières. Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 15 000 morts et 1,5 million de déplacés. Ces derniers sont contraints de se rendre dans les pays voisins du Nigeria. Mais une fois sur place, la vie est rude. Les réfugiés s’entassent dans des camps de fortunes et vivent dans des conditions très difficiles, manquant d’eau et de nourriture.

A son investiture le 29 mai 2015, le Président du Nigeria Muhammadu Buhari a promis de mettre un terme aux attaques meurtrières de Boko Haram. Mais le groupe armé, traqué également par les troupes tchadiennes, nigériennes, camerounaises et même béninoises, qui viennent en aide à l’armée nigériane, n’a visiblement pas encore dit son dernier mot. Depuis l’arrivée au pouvoir du successeur de Goodluck Jonathan, longtemps critiqué pour son inefficacité face à l’organisation armée, Boko Haram a fait plus de 500 morts. Durant le seul mois du Ramadan, en juillet dernier, le groupe armé a tué plusieurs centaines de personnes, n’hésitant pas à pénétrer dans les mosquées pour abattre les fidèles.

Dirigé par Abubakar Shekau, connu pour sa férocité, Boko Haram est né en 2002. Au départ, l’insurrection armée ne s’attaquait qu’aux symboles étatiques, commissariats, gendarmeries, bâtiments publics… Puis son visage s’est assombri en 2009 lorsqu’Abubakar Shekau en a pris la direction. Il faut dire que l’organisation armée se nourrit de la misère qui domine dans le nord du Nigeria abandonné depuis de nombreuses années par l’Etat nigérian. Le chômage y est très important. Profitant de cette situation, Boko Haram fait des jeunes désoeuvrés ses principales recrues. Raison pour laquelle, de nombreux observateurs sont unanimes pour affirmer que la solution militaire ne réglera pas à elle seule l’équation Boko Haram, précisant que les autorités nigérianes devaient investir dans le nord du pays pour le développer et donner des perspectives d’avenir aux plus jeunes.

Nigeria : attentat-suicide perpétré par une femme kamikaze, 6 morts

Au moins six personnes ont péri dans un attentat-suicide perpétré par une femme kamikaze près de la principale gare routière de Damaturu, dans le nord-est du Nigeria.

Le nord du Nigeria est de nouveau ensanglanté. Au moins six personnes ont été tuées et 28 blessées dans un attentat-suicide perpétré par une femme kamikaze, près de la principale gare routière de Damaturu, dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé des témoins. D’après ce témoin, la kamikaze en question serait une jeune fille : « Une jeune fille est entrée vers 07h00, elle a voulu pénétrer dans la gare routière. Elle n’a pas été autorisée à entrer car elle a refusé de se soumettre à la fouille des gardes de sécurité à l’entrée », soulignant qu’elle « est sortie du parking. Un taxi privé est alors sorti aussi du parking. Dès que la voiture s’est approchée, elle a déclenché ses explosifs. Six personnes ont été tuées dans la voiture. Elle aussi a péri ».

Les attaques de ce genre sont fréquentes dans le nord du Nigeria, où Boko Haram sème la terreur. Le groupe armé n’hésite désormais pas à recourir à des femmes kamikazes ou même des petites filles pour commettre ses attaques meurtrières. Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 15 000 morts et 1,5 million de déplacés. Ces derniers sont contraints de se rendre dans les pays voisins du Nigeria. Mais une fois sur place, la vie est rude. Les réfugiés s’entassent dans des camps de fortunes et vivent dans des conditions très difficiles, manquant d’eau et de nourriture.

A son investiture le 29 mai 2015, le Président du Nigeria Muhammadu Buhari a promis de mettre un terme aux attaques meurtrières de Boko Haram. Mais le groupe armé, traqué également par les troupes tchadiennes, nigériennes, camerounaises et même béninoises, qui viennent en aide à l’armée nigériane, n’a visiblement pas encore dit son dernier mot. Depuis l’arrivée au pouvoir du successeur de Goodluck Jonathan, longtemps critiqué pour son inefficacité face à l’organisation armée, Boko Haram a fait plus de 500 morts. Durant le seul mois du Ramadan, en juillet dernier, le groupe armé a tué plusieurs centaines de personnes, n’hésitant pas à pénétrer dans les mosquées pour abattre les fidèles.

Dirigé par Abubakar Shekau, connu pour sa férocité, Boko Haram est né en 2002. Au départ, l’insurrection armée ne s’attaquait qu’aux symboles étatiques, commissariats, gendarmeries, bâtiments publics… Puis son visage s’est assombri en 2009 lorsqu’Abubakar Shekau en a pris la direction. Il faut dire que l’organisation armée se nourrit de la misère qui domine dans le nord du Nigeria abandonné depuis de nombreuses années par l’Etat nigérian. Le chômage y est très important. Profitant de cette situation, Boko Haram fait des jeunes désoeuvrés ses principales recrues. Raison pour laquelle, de nombreux observateurs sont unanimes pour affirmer que la solution militaire ne réglera pas à elle seule l’équation Boko Haram, précisant que les autorités nigérianes devaient investir dans le nord du pays pour le développer et donner des perspectives d’avenir aux plus jeunes.

mercredi 13 mai 2015

Burundi: en pleine tentative de coup d’État, le président rentre

Alors que la confusion règne au Burundi, où se déroule une tentative de coup d’État, le président Pierre Nkurunziza, en déplacement en Tanzanie, a annoncé son retour précipité à Bujumbura. Suivez les événements en direct.

Le général Godefroid Niyombaré a annoncé, mercredi 13 mai, la destitution du président burundais Pierre Nkurunziza alors que ce dernier était en déplacement à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour un sommet consacré à la crise politique de son pays. Face à cette tentative de putsch, le chef de l’État a annoncé son retour à Bujumbura dans la soirée.

La situation est toujours extrêmement confuse dans le pays. Impossible de savoir qui contrôle actuellement le pays. Alors que les manifestants anti-Nkurunziza ont manifesté leur joie dans les rues de la capitale, la présidence burundaise a affirmé sur Twitter que la “tentative de coup d’État [avait] échoué” et que “la situation [était] maitrisée”.

Un haut gradé loyaliste a affirmé à l’AFP que des “tractations” étaient en cours entre loyalistes et putschistes pour trouver une solution qui préserve les “intérêts nationaux”. Les deux camps sont “d’accord pour ne pas verser le sang des Burundais”, a assuré cet officier supérieur.

Thaïs Brouck, envoyé spécial de France 24, a constaté que des militaires avaient pris position autour des bâtiments de la Radio-Télévision nationale burundaise (RTNB). Des militaires fidèles à Nkurunziza tenteraient d’empêcher des putschistes d’investir les lieux.

Dans le même temps, le général Niyombaré – limogé en février après avoir déconseillé au chef de l’État de briguer un troisième mandat – a ordonné la fermeture des frontières et de l’aéroport de Bujumbura.

Depuis le 26 avril, des milliers de Burundais manifestent contre la candidature de Nkurunziza à un nouveau mandat présidentiel, qu’ils jugent inconstitutionnelle. Et jusqu’à présent, la police empêchait les opposants des quartiers périphériques de la capitale de converger vers le centre-ville.

Burundi: en pleine tentative de coup d’État, le président rentre

Alors que la confusion règne au Burundi, où se déroule une tentative de coup d’État, le président Pierre Nkurunziza, en déplacement en Tanzanie, a annoncé son retour précipité à Bujumbura. Suivez les événements en direct.

Le général Godefroid Niyombaré a annoncé, mercredi 13 mai, la destitution du président burundais Pierre Nkurunziza alors que ce dernier était en déplacement à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour un sommet consacré à la crise politique de son pays. Face à cette tentative de putsch, le chef de l’État a annoncé son retour à Bujumbura dans la soirée.

La situation est toujours extrêmement confuse dans le pays. Impossible de savoir qui contrôle actuellement le pays. Alors que les manifestants anti-Nkurunziza ont manifesté leur joie dans les rues de la capitale, la présidence burundaise a affirmé sur Twitter que la “tentative de coup d’État [avait] échoué” et que “la situation [était] maitrisée”.

Un haut gradé loyaliste a affirmé à l’AFP que des “tractations” étaient en cours entre loyalistes et putschistes pour trouver une solution qui préserve les “intérêts nationaux”. Les deux camps sont “d’accord pour ne pas verser le sang des Burundais”, a assuré cet officier supérieur.

Thaïs Brouck, envoyé spécial de France 24, a constaté que des militaires avaient pris position autour des bâtiments de la Radio-Télévision nationale burundaise (RTNB). Des militaires fidèles à Nkurunziza tenteraient d’empêcher des putschistes d’investir les lieux.

Dans le même temps, le général Niyombaré – limogé en février après avoir déconseillé au chef de l’État de briguer un troisième mandat – a ordonné la fermeture des frontières et de l’aéroport de Bujumbura.

Depuis le 26 avril, des milliers de Burundais manifestent contre la candidature de Nkurunziza à un nouveau mandat présidentiel, qu’ils jugent inconstitutionnelle. Et jusqu’à présent, la police empêchait les opposants des quartiers périphériques de la capitale de converger vers le centre-ville.

mercredi 29 avril 2015

Burundi: accalmie après trois jours de contestation

Au Burundi, relative accalmie dans la capitale Bujumbura ce mercredi 29 avril, même si la matinée a été émaillée de quelques incidents à Cibitoke, Nyakabiga et surtout Musaga.

Un important dispositif policier et militaire demeure non seulement dans ces quartiers où se déroulaient les manifestations ces derniers jours, mais aussi dans d’autres quartiers de la capitale. La vie dans le centre-ville commence à reprendre son cours alors que le Sénat vient d’annoncer avoir saisi la Cour constitutionnelle au sujet de la légalité d’un nouveau mandat du président Pierre Nkurunziza, cible de la contestation des ces derniers jours.

Les balayeuses nettoient trois jours de poussières sur le bord des routes, les banques et les commerces sont ouverts pour la plupart et la circulation a repris dans le centre de Bujumbura. C’est l’heure du réapprovisionnement et de la reprise du travail.

Une reprise timide de l’activité également dans les quartiers où se sont déroulées les manifestations de mardi avec, comme changement de décor, des policiers et des militaires tous les cinq mètres. « Tout le monde est fatigué après les durs affrontements d’hier », expliquait un jeune de Musaga, quartier sud où la confrontation a été particulièrement violente mardi en fin d’après-midi. « Il y a des réunions pour établir une nouvelle stratégie », poursuit-il.

Forte présence armée

Policiers et manifestants se croisent dans les rues. Les forces de l’ordre le savent-elles ? Elles cherchent surtout à traquer les leaders de la contestation, explique un autre jeune qui demande à la presse de partir pour éviter d’avoir à rendre des comptes. Le procureur de la République a d’ailleurs annoncé aujourd’hui qu’une commission d’enquête serait mise sur pied pour identifier et juger les responsables de ce qu’il qualifie d’« insurrection ».

A l’Université du Burundi, autre centre de la contestation, les étudiants ont eu la surprise de devoir sauter le petit déjeuner. Le restaurant universitaire était également fermé ce midi. « C’est lié aux manifestations, c’est pour nous chasser », commente un étudiant. Beaucoup d’élèves sont originaires de provinces et sans nourriture, ils n’auront d’autres choix que de rentrer chez eux, ce qui risque d’affaiblir le mouvement de contestation.

Burundi: accalmie après trois jours de contestation

Au Burundi, relative accalmie dans la capitale Bujumbura ce mercredi 29 avril, même si la matinée a été émaillée de quelques incidents à Cibitoke, Nyakabiga et surtout Musaga.

Un important dispositif policier et militaire demeure non seulement dans ces quartiers où se déroulaient les manifestations ces derniers jours, mais aussi dans d’autres quartiers de la capitale. La vie dans le centre-ville commence à reprendre son cours alors que le Sénat vient d’annoncer avoir saisi la Cour constitutionnelle au sujet de la légalité d’un nouveau mandat du président Pierre Nkurunziza, cible de la contestation des ces derniers jours.

Les balayeuses nettoient trois jours de poussières sur le bord des routes, les banques et les commerces sont ouverts pour la plupart et la circulation a repris dans le centre de Bujumbura. C’est l’heure du réapprovisionnement et de la reprise du travail.

Une reprise timide de l’activité également dans les quartiers où se sont déroulées les manifestations de mardi avec, comme changement de décor, des policiers et des militaires tous les cinq mètres. « Tout le monde est fatigué après les durs affrontements d’hier », expliquait un jeune de Musaga, quartier sud où la confrontation a été particulièrement violente mardi en fin d’après-midi. « Il y a des réunions pour établir une nouvelle stratégie », poursuit-il.

Forte présence armée

Policiers et manifestants se croisent dans les rues. Les forces de l’ordre le savent-elles ? Elles cherchent surtout à traquer les leaders de la contestation, explique un autre jeune qui demande à la presse de partir pour éviter d’avoir à rendre des comptes. Le procureur de la République a d’ailleurs annoncé aujourd’hui qu’une commission d’enquête serait mise sur pied pour identifier et juger les responsables de ce qu’il qualifie d’« insurrection ».

A l’Université du Burundi, autre centre de la contestation, les étudiants ont eu la surprise de devoir sauter le petit déjeuner. Le restaurant universitaire était également fermé ce midi. « C’est lié aux manifestations, c’est pour nous chasser », commente un étudiant. Beaucoup d’élèves sont originaires de provinces et sans nourriture, ils n’auront d’autres choix que de rentrer chez eux, ce qui risque d’affaiblir le mouvement de contestation.