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dimanche 5 juillet 2015

USA: «Je conseille à Obama d’utiliser un téléphone protégé pour toutes ses conversations»

Général de l’armée de l’air, Michael Hayden a été au cœur du renseignement américain pendant les années Bush. Il a été le patron de l’agence de sécurité nationale américaine (NSA) de 1999 à 2005, vice-coordinateur du renseignement à la Direction du renseignement national (DNI) de 2005 à 2006, avant de présider aux destinées de l’Agence centrale de renseignement (CIA) de 2006 à 2009. Il est aujourd’hui hui consultant au sein du groupe privé Chertoff, qui travaille dans le monde de la sécurité industrielle.

Quand on l’interroge sur les activités d’écoutes de la NSA, dont il a été le patron de 1999 à 2005, pendant la période de mise en place des fameuses pratiques de surveillance massive des métadonnées de millions d’Américains et d’étrangers, Michael Hayden répond comme font tous les espions: en détournant le tir. Ainsi s’en tire-t-il par une pirouette à propos des écoutes dont plusieurs présidents français ont été la cible. «Si nous sommes sous le feu des projecteurs, dit-il, c’est «parce que les reporters américains sont beaucoup plus efficaces à mettre leur nez dans les affaires de la NSA que les reporters français ne le sont à surveiller celles de la DGSE». Derrière la boutade, le message est clair: «nous ne faisons rien de plus que ce que font toutes les autres grandes nations» en matière de renseignement», dit Michael Hayden. «Bien sûr, nous investissons 50 milliards dans l’affaire, ce qui veut dire que nous sommes probablement capables de faire plus que les autres, mais la nature de ce que nous faisons n’est pas différente», ajoute-t-il en souriant.

Quand on lui demande si cela signifie notamment que les services français pourraient écouter le président américain, il répond simplement «conseiller à Obama d’utiliser un téléphone protégé pour toutes ses communications». La Maison Blanche a fait savoir récemment qu’elle ne ciblait plus le président Hollande par des écoutes. Mais le monde du renseignement souligne que cela ne veut pas dire que le président n’est pas écouté, puisqu’il est peut être quand même écouté si des personnes elles-mêmes ciblées sont en contact avec lui. «Pas de commentaires», dit Hayden quand on lui pose la question.

«Les révélations de Snowden ont informé nos ennemis sur nos méthodes»

Cet ancien patron de la NSA a souvent été interrogé sur les programmes de surveillance massive de son agence, et il continue invariablement à défendre ces programmes, jugeant qu’ils ont permis de protéger le pays du terrorisme. Il affirme que l’erreur majeur de la NSA a été «un manque de transparence». «Nous aurions dû en dire beaucoup plus à notre population sur ce que nous faisions, si nous l’avions fait, cela aurait été beaucoup mieux accepté», dit-il. Hayden n’en pense pas moins que les services de renseignement américains sont de loin «les plus transparents du monde», car «ils sont supervisés et contrôlés beaucoup plus que tous les autres par le Congrès». «Les parlementaires français en savent plus sur le renseignement américain qu’ils n’en savent sur leurs propres services», note-t-il, parlant d’une différence de «culture politique».

L’ancien patron de la NSA ne semble pas trop inquiet des modifications de fonctionnement qui ont été imposées par le Congrès et le président à l’agence, après les révélations de Wikileaks sur ses programmes. «Les révélations de Snowden nous ont beaucoup nui, car elles ont informé nos ennemis sur nos méthodes, mais les contraintes législatives et réglementaires imposées après ces révélations «ne nous ont pas tellement affectés». «C’est plus difficile d’avoir accès aux métadonnées, puisqu’il faut faut une décision de justice, mais c’est faisable», note-t-il.

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi la France n’a pu obtenir d’entrer dans le cercle «des 5 eyes», ces cinq pays anglo-saxons (les Etats-Unis, le Royaume Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande) liés par un accord de partage de renseignement, il explique que cet accord est le «produit de circonstances uniques de l’histoire, remontant à la seconde guerre mondiale». «Je ne pense que l’accord ira jamais au delà de ces 5 membres», dit Hayden. «Cela a créé un degré d’intégration très spécial. Ce qui le rend si spécial n’est pas tant que vous partagez ce que vous savez, mais que vous partagez ce que vous ne savez pas. Cela veut dire que vous vous rendez vulnérable, c’est un peu comme l’amour entre des individus».

USA: «Je conseille à Obama d’utiliser un téléphone protégé pour toutes ses conversations»

Général de l’armée de l’air, Michael Hayden a été au cœur du renseignement américain pendant les années Bush. Il a été le patron de l’agence de sécurité nationale américaine (NSA) de 1999 à 2005, vice-coordinateur du renseignement à la Direction du renseignement national (DNI) de 2005 à 2006, avant de présider aux destinées de l’Agence centrale de renseignement (CIA) de 2006 à 2009. Il est aujourd’hui hui consultant au sein du groupe privé Chertoff, qui travaille dans le monde de la sécurité industrielle.

Quand on l’interroge sur les activités d’écoutes de la NSA, dont il a été le patron de 1999 à 2005, pendant la période de mise en place des fameuses pratiques de surveillance massive des métadonnées de millions d’Américains et d’étrangers, Michael Hayden répond comme font tous les espions: en détournant le tir. Ainsi s’en tire-t-il par une pirouette à propos des écoutes dont plusieurs présidents français ont été la cible. «Si nous sommes sous le feu des projecteurs, dit-il, c’est «parce que les reporters américains sont beaucoup plus efficaces à mettre leur nez dans les affaires de la NSA que les reporters français ne le sont à surveiller celles de la DGSE». Derrière la boutade, le message est clair: «nous ne faisons rien de plus que ce que font toutes les autres grandes nations» en matière de renseignement», dit Michael Hayden. «Bien sûr, nous investissons 50 milliards dans l’affaire, ce qui veut dire que nous sommes probablement capables de faire plus que les autres, mais la nature de ce que nous faisons n’est pas différente», ajoute-t-il en souriant.

Quand on lui demande si cela signifie notamment que les services français pourraient écouter le président américain, il répond simplement «conseiller à Obama d’utiliser un téléphone protégé pour toutes ses communications». La Maison Blanche a fait savoir récemment qu’elle ne ciblait plus le président Hollande par des écoutes. Mais le monde du renseignement souligne que cela ne veut pas dire que le président n’est pas écouté, puisqu’il est peut être quand même écouté si des personnes elles-mêmes ciblées sont en contact avec lui. «Pas de commentaires», dit Hayden quand on lui pose la question.

«Les révélations de Snowden ont informé nos ennemis sur nos méthodes»

Cet ancien patron de la NSA a souvent été interrogé sur les programmes de surveillance massive de son agence, et il continue invariablement à défendre ces programmes, jugeant qu’ils ont permis de protéger le pays du terrorisme. Il affirme que l’erreur majeur de la NSA a été «un manque de transparence». «Nous aurions dû en dire beaucoup plus à notre population sur ce que nous faisions, si nous l’avions fait, cela aurait été beaucoup mieux accepté», dit-il. Hayden n’en pense pas moins que les services de renseignement américains sont de loin «les plus transparents du monde», car «ils sont supervisés et contrôlés beaucoup plus que tous les autres par le Congrès». «Les parlementaires français en savent plus sur le renseignement américain qu’ils n’en savent sur leurs propres services», note-t-il, parlant d’une différence de «culture politique».

L’ancien patron de la NSA ne semble pas trop inquiet des modifications de fonctionnement qui ont été imposées par le Congrès et le président à l’agence, après les révélations de Wikileaks sur ses programmes. «Les révélations de Snowden nous ont beaucoup nui, car elles ont informé nos ennemis sur nos méthodes, mais les contraintes législatives et réglementaires imposées après ces révélations «ne nous ont pas tellement affectés». «C’est plus difficile d’avoir accès aux métadonnées, puisqu’il faut faut une décision de justice, mais c’est faisable», note-t-il.

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi la France n’a pu obtenir d’entrer dans le cercle «des 5 eyes», ces cinq pays anglo-saxons (les Etats-Unis, le Royaume Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande) liés par un accord de partage de renseignement, il explique que cet accord est le «produit de circonstances uniques de l’histoire, remontant à la seconde guerre mondiale». «Je ne pense que l’accord ira jamais au delà de ces 5 membres», dit Hayden. «Cela a créé un degré d’intégration très spécial. Ce qui le rend si spécial n’est pas tant que vous partagez ce que vous savez, mais que vous partagez ce que vous ne savez pas. Cela veut dire que vous vous rendez vulnérable, c’est un peu comme l’amour entre des individus».

jeudi 23 avril 2015

Culture Bénin : Zeynab

De son vrai nom Zeynab HABIB Oloukèmi, la star béninoise est née en Côte d’Ivoire, où elle a grandi. Rentrée au pays (Bénin) en 1993, elle intègre le Collège d’Enseignement Général d’Allada (CEG Allada) où elle fit le second cycle en série A. Mais comme les dieux de la musique l’appelaient, la jeune ZEYNAB abandonna les cours pour regagner Cotonou. Qui pouvait s’imaginer, ce fut le début de sa carrière musicale.

Ainsi en 1995, lors d’un récital au CEG Sègbeya (Cotonou) elle fut le sujet d’attention du groupe Super Quartz, qui, plus tard, fit d’elle leur chanteuse principale. Grâce à ce groupe elle a eu l’opportunité de travailler, en tant que choriste avec une multitude d’artistes à savoir : Fifi Rafiatou, Awilo Logomba, Jacky Rapon, Jimmy Hope, Nel Oliver (fespam, Congo), Back Médio, Kiri Kanta, Madou Isbath etc. Sans oublier les séances de studio avec des artistes tels que : Sagbohan Danialou, Tohon Stan, Ambroise Akoha, Bless Antonio, Eric Thomson, SK Punto, les frères de sang, H2O, Robinson Sipa, Jean Adagbénon, Rabbi slow, PD Symph, Houens Tieno, Bizengor, le groupe Ardiess, Imran ; elle a rencontré également de célèbres artistes comme Ismael Lô, Manou Dibango, Pierrette Adam’s, Nayaka Bell, Brenda Fassi, Claudy Siar, Fred Labiche (manager du groupe Kassav), Extra Musica, Epé et Kum, Sam M’brendé, Laurent Laka, Kris, Makoma, Aïcha Koné, Gadji Celi, Magic Systèm, Savan Alla, Meiway, Aurlus Mabélé, le groupe Africando, Boncana Maïga, Tabuley Rochero, et bien d’autres. Plus tard en 1997, elle rejoint le groupe, Pentium Plus créé occasionnellement pour des animations à l’ex SHERATON HOTEL et en suite au bar du NOVOTEL ORISHA.

En 2000, elle fut sollicitée par Théophile d’Almeida pour animer son karaoké : Karaoké Bar chez Alex pendant une période de 1an 7 mois. Outre la chanson, elle a pris part en tant qu’actrice au tournage d’un film réalisé par des chinois au Bénin et également à une publicité. Je suis artiste à part entière, chanteuse, peintre et chorégraphe nous a-t-elle confié. Tout ce chemin parcouru a contribué à l’édification de l’expérience musicale de cette idole de la musique que représente Zeynab et a fait d’elle ce que nous voyons aujourd’hui.

En été 2001 elle était en France pour l’enseignement. Bon nombre de célébrités y ont apporté leurs touches : Tony Allen, batteur de feu Fêla Anikulapko Kuti, passi, du groupe Bisso na Bisso, les musiciens d’Alpha Blondy, de King Mensah, de Teri Moïse, et de Tonton David, dans un luxurieux studio parisien appartenant à un groupe de rock français. Son album INTORI tiré en 6000 exemplaires, comporte 14 titres, chanté dans différents rythmes et langues du pays. Sortie le 22 Février au VIP CLUB, il marque son entrée dans le monde des artistes de la chanson et fait l’objet d’un best seller. Après avoir fait la fierté de soirées grooves et des différents karaoké enivrants par le biais des meilleures interprétations de tubes européens et américains, la princesse de Sakété a su s’aguerrir et asseoir un talent incomparable.

Officiellement présenté il y quelques mois seulement à la presse, l’album ” d’un endroit à l’autre défraie la chronique sur les ondes, des titres bien soignés où la rythmique américaine est fortement soutenue par des sonorités puisées du tiroir national. Sur cet album, l’artiste chante en yoruba, en français et en anglais, ce qui lui donne la particularité d’un album à caractère universel avec plusieurs cultures qui s’y brassent. Notons que Zeynab a su susciter l’admiration de plusieurs artistes confirmés sur le plan international, Alpha Blondy, Tonton David pour ne citer que ceux-là. Notion de soutien à la voix juvénile qui s’atèle à véhiculer des messages d’amour, de paix, de solidarité et d’entraide dans ses chansons.
Influente sur la scène musicale, la j.lo béninoise a dicté sa loi à ses adversaires que sont Folake Umosen du Nigéria, Aby Ndour du Sénégal, Lady D du Nigéria et Adja Soumano du Mali et a remporté le trophée kora 2005 dans la catégorie meilleure artiste féminin de l’Afrique de l’ouest. Quel riche palmarès !

Culture Bénin : Zeynab

De son vrai nom Zeynab HABIB Oloukèmi, la star béninoise est née en Côte d’Ivoire, où elle a grandi. Rentrée au pays (Bénin) en 1993, elle intègre le Collège d’Enseignement Général d’Allada (CEG Allada) où elle fit le second cycle en série A. Mais comme les dieux de la musique l’appelaient, la jeune ZEYNAB abandonna les cours pour regagner Cotonou. Qui pouvait s’imaginer, ce fut le début de sa carrière musicale.

Ainsi en 1995, lors d’un récital au CEG Sègbeya (Cotonou) elle fut le sujet d’attention du groupe Super Quartz, qui, plus tard, fit d’elle leur chanteuse principale. Grâce à ce groupe elle a eu l’opportunité de travailler, en tant que choriste avec une multitude d’artistes à savoir : Fifi Rafiatou, Awilo Logomba, Jacky Rapon, Jimmy Hope, Nel Oliver (fespam, Congo), Back Médio, Kiri Kanta, Madou Isbath etc. Sans oublier les séances de studio avec des artistes tels que : Sagbohan Danialou, Tohon Stan, Ambroise Akoha, Bless Antonio, Eric Thomson, SK Punto, les frères de sang, H2O, Robinson Sipa, Jean Adagbénon, Rabbi slow, PD Symph, Houens Tieno, Bizengor, le groupe Ardiess, Imran ; elle a rencontré également de célèbres artistes comme Ismael Lô, Manou Dibango, Pierrette Adam’s, Nayaka Bell, Brenda Fassi, Claudy Siar, Fred Labiche (manager du groupe Kassav), Extra Musica, Epé et Kum, Sam M’brendé, Laurent Laka, Kris, Makoma, Aïcha Koné, Gadji Celi, Magic Systèm, Savan Alla, Meiway, Aurlus Mabélé, le groupe Africando, Boncana Maïga, Tabuley Rochero, et bien d’autres. Plus tard en 1997, elle rejoint le groupe, Pentium Plus créé occasionnellement pour des animations à l’ex SHERATON HOTEL et en suite au bar du NOVOTEL ORISHA.

En 2000, elle fut sollicitée par Théophile d’Almeida pour animer son karaoké : Karaoké Bar chez Alex pendant une période de 1an 7 mois. Outre la chanson, elle a pris part en tant qu’actrice au tournage d’un film réalisé par des chinois au Bénin et également à une publicité. Je suis artiste à part entière, chanteuse, peintre et chorégraphe nous a-t-elle confié. Tout ce chemin parcouru a contribué à l’édification de l’expérience musicale de cette idole de la musique que représente Zeynab et a fait d’elle ce que nous voyons aujourd’hui.

En été 2001 elle était en France pour l’enseignement. Bon nombre de célébrités y ont apporté leurs touches : Tony Allen, batteur de feu Fêla Anikulapko Kuti, passi, du groupe Bisso na Bisso, les musiciens d’Alpha Blondy, de King Mensah, de Teri Moïse, et de Tonton David, dans un luxurieux studio parisien appartenant à un groupe de rock français. Son album INTORI tiré en 6000 exemplaires, comporte 14 titres, chanté dans différents rythmes et langues du pays. Sortie le 22 Février au VIP CLUB, il marque son entrée dans le monde des artistes de la chanson et fait l’objet d’un best seller. Après avoir fait la fierté de soirées grooves et des différents karaoké enivrants par le biais des meilleures interprétations de tubes européens et américains, la princesse de Sakété a su s’aguerrir et asseoir un talent incomparable.

Officiellement présenté il y quelques mois seulement à la presse, l’album ” d’un endroit à l’autre défraie la chronique sur les ondes, des titres bien soignés où la rythmique américaine est fortement soutenue par des sonorités puisées du tiroir national. Sur cet album, l’artiste chante en yoruba, en français et en anglais, ce qui lui donne la particularité d’un album à caractère universel avec plusieurs cultures qui s’y brassent. Notons que Zeynab a su susciter l’admiration de plusieurs artistes confirmés sur le plan international, Alpha Blondy, Tonton David pour ne citer que ceux-là. Notion de soutien à la voix juvénile qui s’atèle à véhiculer des messages d’amour, de paix, de solidarité et d’entraide dans ses chansons.
Influente sur la scène musicale, la j.lo béninoise a dicté sa loi à ses adversaires que sont Folake Umosen du Nigéria, Aby Ndour du Sénégal, Lady D du Nigéria et Adja Soumano du Mali et a remporté le trophée kora 2005 dans la catégorie meilleure artiste féminin de l’Afrique de l’ouest. Quel riche palmarès !