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mardi 4 août 2015

L’UE déplore la “détérioration rapide” de la situation au Burundi

L’Union européenne a déploré mardi “la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Burundi” après la tentative d’assassinat d’un défenseur des droits de l’Homme et le meurtre du général Adolphe Nshimirimana, homme fort de l’appareil sécuritaire burundais.

“Le nouvel attentat commis hier (lundi, nldr) à Bujumbura contre le défenseur des droits de l’homme Pierre-Claver Mbonimpa confirme la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Burundi”, a estimé une porte-parole de l’UE pour les Affaires étrangères, interrogée par l’AFP.

“Tous les acteurs burundais doivent faire preuve de retenue et chercher la voie du dialogue. La violence, quels qu’en soient les auteurs, ne pourra jamais contribuer à sortir le pays de l’impasse politique actuelle”, a-t-elle insisté.

“L’UE a appelé les autorités burundaises à assurer la sécurité de Pierre-Claver Mbonimpa qui se trouve actuellement à l’hôpital grièvement blessé”, a ajouté la porte-parole.

L’UE avait immédiatement condamné l’attaque à la roquette qui a coûté la vie dimanche au général Nshimirimana, estimant qu’elle reflétait une “dangereuse escalade de la violence”.

La mort de ce cacique du régime a constitué un choc pour le camp présidentiel et fait craindre une nouvelle spirale de violences dans ce petit pays des Grands lacs à l’histoire jalonnée de massacres de masse.

Le Burundi traverse une grave crise politique depuis fin avril, début d’un mouvement de contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Malgré des violences qui ont fait une centaine de morts et un coup d’Etat avorté mi-mai, M. Nkurunziza (au pouvoir depuis 2005) a été officiellement réélu fin juillet, lors d’un scrutin contesté par l’opposition, la société civile et beaucoup de pays occidentaux.

L’UE avait regretté les conditions de la réélection de M. Nkurunziza, le 21 juillet, menaçant de suspendre toute coopération et rappelant qu’elle “se prépare” à décréter des sanctions contre des personnalités responsables de la répression si les violences ne cessaient pas.

La Belgique, ancienne puissance coloniale et principal bailleur du pays après l’UE et la Banque mondiale, a réaffirmé mardi sa “vive préoccupation” dans un communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, “constate avec inquiétude que le climat actuel de violence au Burundi va de pair avec des restrictions de plus en plus sérieuses aux libertés fondamentales, y compris par des atteintes à l’intégrité physique de journalistes et de militants des droits de l’homme”, selon le texte.

Un journaliste burundais, Esdras Ndikumana, correspondant de l’AFP et de Radio France internationale (RFI), a été arrêté dimanche par des membres du Service national de renseignement (SNR) et roué de coups avant d’être libéré, avec un doigt fracturé. Cette agression a entraîné une vague de protestations auprès des autorités burundaises.

AFP

L’UE déplore la “détérioration rapide” de la situation au Burundi

L’Union européenne a déploré mardi “la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Burundi” après la tentative d’assassinat d’un défenseur des droits de l’Homme et le meurtre du général Adolphe Nshimirimana, homme fort de l’appareil sécuritaire burundais.

“Le nouvel attentat commis hier (lundi, nldr) à Bujumbura contre le défenseur des droits de l’homme Pierre-Claver Mbonimpa confirme la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Burundi”, a estimé une porte-parole de l’UE pour les Affaires étrangères, interrogée par l’AFP.

“Tous les acteurs burundais doivent faire preuve de retenue et chercher la voie du dialogue. La violence, quels qu’en soient les auteurs, ne pourra jamais contribuer à sortir le pays de l’impasse politique actuelle”, a-t-elle insisté.

“L’UE a appelé les autorités burundaises à assurer la sécurité de Pierre-Claver Mbonimpa qui se trouve actuellement à l’hôpital grièvement blessé”, a ajouté la porte-parole.

L’UE avait immédiatement condamné l’attaque à la roquette qui a coûté la vie dimanche au général Nshimirimana, estimant qu’elle reflétait une “dangereuse escalade de la violence”.

La mort de ce cacique du régime a constitué un choc pour le camp présidentiel et fait craindre une nouvelle spirale de violences dans ce petit pays des Grands lacs à l’histoire jalonnée de massacres de masse.

Le Burundi traverse une grave crise politique depuis fin avril, début d’un mouvement de contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Malgré des violences qui ont fait une centaine de morts et un coup d’Etat avorté mi-mai, M. Nkurunziza (au pouvoir depuis 2005) a été officiellement réélu fin juillet, lors d’un scrutin contesté par l’opposition, la société civile et beaucoup de pays occidentaux.

L’UE avait regretté les conditions de la réélection de M. Nkurunziza, le 21 juillet, menaçant de suspendre toute coopération et rappelant qu’elle “se prépare” à décréter des sanctions contre des personnalités responsables de la répression si les violences ne cessaient pas.

La Belgique, ancienne puissance coloniale et principal bailleur du pays après l’UE et la Banque mondiale, a réaffirmé mardi sa “vive préoccupation” dans un communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, “constate avec inquiétude que le climat actuel de violence au Burundi va de pair avec des restrictions de plus en plus sérieuses aux libertés fondamentales, y compris par des atteintes à l’intégrité physique de journalistes et de militants des droits de l’homme”, selon le texte.

Un journaliste burundais, Esdras Ndikumana, correspondant de l’AFP et de Radio France internationale (RFI), a été arrêté dimanche par des membres du Service national de renseignement (SNR) et roué de coups avant d’être libéré, avec un doigt fracturé. Cette agression a entraîné une vague de protestations auprès des autorités burundaises.

AFP

jeudi 30 juillet 2015

Football: Drogba fait déjà chavirer Montréal

L’attaquant ivoirien Didier Drogba est arrivé mercredi à Montréal où il jouera désormais sous les couleurs de l’Impact. Le buteur superstar a pu entrevoir l’enthousiasme provoqué par sa venue en MLS, la ligue nord-américaine de football.

« Didier ! Didier ! Didier ! » C’est un accueil digne d’une rock-star qu’a vécu Didier Drogba à l’aéroport de Montréal, mercredi, lorsque l’Ivoirien est apparu dans le hall où l’attendaient plus de 600 supporters bruyants, chantant en son honneur. Le buteur a pu mesurer toute l’attente et la folie que suscite son arrivée au Québec. Libre depuis le terme de son contrat avec Chelsea et dans le viseur de l’Inter Milan, la star a répondu aux sirènes de la MLS en s’engageant pour 18 mois avec l’Impact de Montréal.

Echarpe de son nouveau club autour du cou, escorté par un service d’ordre totalement dépassé par cette douce frénésie, l’attaquant de 37 ans n’a pas traîné, s’engouffrant rapidement dans un véhicule noir sous les chants de centaines d’Africains de la région présents pour l’événement.

Un événement exceptionnel pour le jeune Ismaël, 15 ans, d’origine ivoirienne : « L’ambiance, les cris, waouh ! Je suis un de ses plus grands fans. Depuis tout jeune, la Coupe d’Afrique 2012 lorsqu’il a raté son pénalty j’ai tellement pleuré, ça m’a fait trop de mal ! C’est un de mes joueurs préférés donc ça me fait plaisir de le voir jouer à Montréal ».

Même sentiment du côté de Kévin, un Ivoirien installé depuis cinq ans à Montréal : « Je ne peux pas donner de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. C’est une icône, c’est une légende. J’espère le revoir, je vais me balader dans la rue pour le chercher, voir si je ne peux pas avoir un autographe ».

L’ancien buteur de Chelsea doit donner une conférence de presse jeudi vers 17 heures (heure locale). Place ensuite d’ici quelques jours au terrain, Drogba tentera d’aider l’Impact à se qualifier pour les play-offs en fin de saison.

 

Football: Drogba fait déjà chavirer Montréal

L’attaquant ivoirien Didier Drogba est arrivé mercredi à Montréal où il jouera désormais sous les couleurs de l’Impact. Le buteur superstar a pu entrevoir l’enthousiasme provoqué par sa venue en MLS, la ligue nord-américaine de football.

« Didier ! Didier ! Didier ! » C’est un accueil digne d’une rock-star qu’a vécu Didier Drogba à l’aéroport de Montréal, mercredi, lorsque l’Ivoirien est apparu dans le hall où l’attendaient plus de 600 supporters bruyants, chantant en son honneur. Le buteur a pu mesurer toute l’attente et la folie que suscite son arrivée au Québec. Libre depuis le terme de son contrat avec Chelsea et dans le viseur de l’Inter Milan, la star a répondu aux sirènes de la MLS en s’engageant pour 18 mois avec l’Impact de Montréal.

Echarpe de son nouveau club autour du cou, escorté par un service d’ordre totalement dépassé par cette douce frénésie, l’attaquant de 37 ans n’a pas traîné, s’engouffrant rapidement dans un véhicule noir sous les chants de centaines d’Africains de la région présents pour l’événement.

Un événement exceptionnel pour le jeune Ismaël, 15 ans, d’origine ivoirienne : « L’ambiance, les cris, waouh ! Je suis un de ses plus grands fans. Depuis tout jeune, la Coupe d’Afrique 2012 lorsqu’il a raté son pénalty j’ai tellement pleuré, ça m’a fait trop de mal ! C’est un de mes joueurs préférés donc ça me fait plaisir de le voir jouer à Montréal ».

Même sentiment du côté de Kévin, un Ivoirien installé depuis cinq ans à Montréal : « Je ne peux pas donner de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. C’est une icône, c’est une légende. J’espère le revoir, je vais me balader dans la rue pour le chercher, voir si je ne peux pas avoir un autographe ».

L’ancien buteur de Chelsea doit donner une conférence de presse jeudi vers 17 heures (heure locale). Place ensuite d’ici quelques jours au terrain, Drogba tentera d’aider l’Impact à se qualifier pour les play-offs en fin de saison.