lundi 1 juin 2015

Grandes oreilles: la NSA suspend la collecte des données téléphoniques

La collecte des données téléphoniques par la NSA, l’un des volets du Patriot Act, est suspendue. Les sénateurs américains n’ont pas réussi la nuit dernière à se mettre d’accord sur le vote en urgence d’un texte de loi bloqué depuis des semaines. L’opposant le plus farouche à la collecte, le sénateur libertarien Rand Paul, candidat à la présidentielle 2016, était à la manœuvre.

Depuis 4 h temps universel, la NSA (National Security Agency) a cessé de collecter les données téléphoniques. Une suspension qui devrait durer quelques jours, mais qui fait grand bruit.

On se souvient du scandale provoqué par les révélations d’Edward Snowden sur ce système d’écoutes à grande échelle, et de la réforme proposée par Barack Obama, qui stipulait que les compagnies téléphoniques seraient désormais dépositaires des données et que les services de renseignement devraient obtenir l’autorisation d’un tribunal pour y accéder.

Rand Paul à la manœuvre au nom de la liberté individuelle

Ce texte, le USA Freedom Act, a bien été voté par la Chambre des représentants, mais au Sénat, des divisions profondes entre différentes factions républicaines ont fait capoter le vote. Des semaines de débat se sont écoulées, pendant lesquelles chaque tendance a tenté d’effrayer l’autre.

Les factions jouent sur le même registre, celui de la peur ; la peur d’un Etat fédéral tout puissant qui viole les libertés individuelles ; la peur d’une attaque terroriste si la NSA cesse de récolter les données.

Le sénateur libertarien du Kentucky Rand Paul a réussi son opération. Il est farouchement opposé à toute ingérence du gouvernement dans la vie privée des Américains. Or il fallait l’unanimité pour voter la réforme en urgence et il s’y est opposé. Cette suspension est un échec pour le leader de la majorité républicaine au Sénat, même si le texte devrait être adopté en début de semaine.

Grandes oreilles: la NSA suspend la collecte des données téléphoniques

La collecte des données téléphoniques par la NSA, l’un des volets du Patriot Act, est suspendue. Les sénateurs américains n’ont pas réussi la nuit dernière à se mettre d’accord sur le vote en urgence d’un texte de loi bloqué depuis des semaines. L’opposant le plus farouche à la collecte, le sénateur libertarien Rand Paul, candidat à la présidentielle 2016, était à la manœuvre.

Depuis 4 h temps universel, la NSA (National Security Agency) a cessé de collecter les données téléphoniques. Une suspension qui devrait durer quelques jours, mais qui fait grand bruit.

On se souvient du scandale provoqué par les révélations d’Edward Snowden sur ce système d’écoutes à grande échelle, et de la réforme proposée par Barack Obama, qui stipulait que les compagnies téléphoniques seraient désormais dépositaires des données et que les services de renseignement devraient obtenir l’autorisation d’un tribunal pour y accéder.

Rand Paul à la manœuvre au nom de la liberté individuelle

Ce texte, le USA Freedom Act, a bien été voté par la Chambre des représentants, mais au Sénat, des divisions profondes entre différentes factions républicaines ont fait capoter le vote. Des semaines de débat se sont écoulées, pendant lesquelles chaque tendance a tenté d’effrayer l’autre.

Les factions jouent sur le même registre, celui de la peur ; la peur d’un Etat fédéral tout puissant qui viole les libertés individuelles ; la peur d’une attaque terroriste si la NSA cesse de récolter les données.

Le sénateur libertarien du Kentucky Rand Paul a réussi son opération. Il est farouchement opposé à toute ingérence du gouvernement dans la vie privée des Américains. Or il fallait l’unanimité pour voter la réforme en urgence et il s’y est opposé. Cette suspension est un échec pour le leader de la majorité républicaine au Sénat, même si le texte devrait être adopté en début de semaine.

FIFA : L’Afrique du Sud a versé 10 millions pour le Mondial 2010, mais…

Son pays soupçonné d’avoir eu recours à des pots-de-vin pour décrocher l’organisation de la Coupe du monde 2010, le président de la Fédération sud-africaine Danny Jordaan, a réfuté cette thèse. Le dirigeant a cependant confirmé que de l’argent a été versé à la FIFA.

Soupçonnée d’avoir versé un pot-de-vin à hauteur de 10 millions de dollars pour l’organisation du Mondial 2010, l’Afrique du Sud est dans le viseur des justices américaine et suisse depuis l’éclatement de l’affaire du Fifagate et la vague d’interpellations de membres de l’instance, avec le congrès qui a vu Sepp Blatter être reconduit pour un 5e mandat.

Il est reproché aux Bafana Bafana, dans l’acte d’accusation de la justice américaine, d’avoir versé 10 millions de dollars à Jack Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine de football (CONCACAF), en échange de trois voix en faveur de l’Afrique du Sud lors du vote pour désigner le pays hôte de la compétition.

Ce dont se défend le président de la Fédération sud-africaine, Danny Jordaan, même s’il a confirme que cette somme a été versée à la FIFA… mais 4 ans après le choix de son pays. “Comment aurions-nous pu payer un pot-de-vin pour des voix quatre ans après avoir été choisis ?“, s’interroge le dirigeant auprès du Sunday Independent. “Je n’ai jamais payé de pot-de-vin ou accepté de pot-de-vin de qui que ce soit de toute ma vie.

Les membres du comité exécutif bientôt entendus

Selon le même média, les 10 millions versés à la CONCACAF ont été déduits des 100 millions de dollars versés par l’Afrique du Sud à la FIFA pour l’organisation de la Coupe du monde 2010. Somme qui aurait été utilisée pour des programmes de développement de la confédération nord-américaine.

Alors que sur l’ensemble des personnes interpellées depuis mercredi, dont Jack Warner, sept refusent pour l’heure d’être extradées vers les Etats-Unis, la justice suisse a de son côté indiqué qu’elle allait désormais tenter d’entendre les membres du comité exécutif de la FIFA ne résidant pas sur le sol suisse, mais qui ont voté pour désigner le pays hôte du Mondial 2010, pour lequel l’Egypte et le Maroc étaient également en lice.

Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football, qui avait éconduit la police mercredi en refusant de répondre à des questions sans mandat au préalable, fait partie des sept dirigeants sur la liste avec l’Egyptien Hany Abo Rida, le Belge Michel D’Hooge, le Chypriote Marios Lefkaritis, l’Espagnol Angel Miguel Villar Llona, le Russe Vitaly Mutko et le Turc Senes Erzik.

FIFA : L’Afrique du Sud a versé 10 millions pour le Mondial 2010, mais…

Son pays soupçonné d’avoir eu recours à des pots-de-vin pour décrocher l’organisation de la Coupe du monde 2010, le président de la Fédération sud-africaine Danny Jordaan, a réfuté cette thèse. Le dirigeant a cependant confirmé que de l’argent a été versé à la FIFA.

Soupçonnée d’avoir versé un pot-de-vin à hauteur de 10 millions de dollars pour l’organisation du Mondial 2010, l’Afrique du Sud est dans le viseur des justices américaine et suisse depuis l’éclatement de l’affaire du Fifagate et la vague d’interpellations de membres de l’instance, avec le congrès qui a vu Sepp Blatter être reconduit pour un 5e mandat.

Il est reproché aux Bafana Bafana, dans l’acte d’accusation de la justice américaine, d’avoir versé 10 millions de dollars à Jack Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine de football (CONCACAF), en échange de trois voix en faveur de l’Afrique du Sud lors du vote pour désigner le pays hôte de la compétition.

Ce dont se défend le président de la Fédération sud-africaine, Danny Jordaan, même s’il a confirme que cette somme a été versée à la FIFA… mais 4 ans après le choix de son pays. “Comment aurions-nous pu payer un pot-de-vin pour des voix quatre ans après avoir été choisis ?“, s’interroge le dirigeant auprès du Sunday Independent. “Je n’ai jamais payé de pot-de-vin ou accepté de pot-de-vin de qui que ce soit de toute ma vie.

Les membres du comité exécutif bientôt entendus

Selon le même média, les 10 millions versés à la CONCACAF ont été déduits des 100 millions de dollars versés par l’Afrique du Sud à la FIFA pour l’organisation de la Coupe du monde 2010. Somme qui aurait été utilisée pour des programmes de développement de la confédération nord-américaine.

Alors que sur l’ensemble des personnes interpellées depuis mercredi, dont Jack Warner, sept refusent pour l’heure d’être extradées vers les Etats-Unis, la justice suisse a de son côté indiqué qu’elle allait désormais tenter d’entendre les membres du comité exécutif de la FIFA ne résidant pas sur le sol suisse, mais qui ont voté pour désigner le pays hôte du Mondial 2010, pour lequel l’Egypte et le Maroc étaient également en lice.

Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football, qui avait éconduit la police mercredi en refusant de répondre à des questions sans mandat au préalable, fait partie des sept dirigeants sur la liste avec l’Egyptien Hany Abo Rida, le Belge Michel D’Hooge, le Chypriote Marios Lefkaritis, l’Espagnol Angel Miguel Villar Llona, le Russe Vitaly Mutko et le Turc Senes Erzik.

samedi 30 mai 2015

Nigeria: Boko Haram attaque Maiduguri

Au Nigeria, le groupe Boko Haram fait de nouveau parler de lui, avec des attaques lancées à Maiduguri, principale ville de l’Etat de Borno, dans le nord-est du pays.

Une attaque, perpétrée dans la nuit de vendredi à samedi, a fait au moins 26 morts ; un attentat-suicide perpétré samedi dans une mosquée de Maiduguri a fait au moins neuf morts, selon des témoins. Ces nouvelles violences surviennent au moment où le nouveau président, Muhammadu Buhari, qui a prêté serment vendredi, réaffirme sa volonté de lutter contre ce groupe et de le déloger du nord du pays.

Une attaque s’est produite dans la nuit de vendredi à samedi 30 mai, dans le sud de la ville. Selon des témoins cités par l’AFP, des insurgés de Boko Haram auraient lancé des tirs de roquettes sur des habitations. Des attaques que l’armée assure avoir repoussées dans la matinée. Cependant, dans la journée de samedi, un kamikaze s’est fait exploser dans une mosquée de la ville de Maiduguri, un attentat-suicide qui a tué au moins 26 personnes et en a blessé 28 autres, selon la police.

Des attaques symboliques, puisqu’elles interviennent au moment où le nouveau président, Muhammadu Buhari, annonce le transfert du centre de commandement des opérations militaires d’Abuja à Maiduguri.

« C’est une décision tactique », explique un membre du comité de transition, chargé des questions de sécurité. « Maiduguri est une ville forteresse », ajoute pour sa part, un ancien général à la retraite. « Déplacer l’armée là-bas, permettra de rendre les offensives contre Boko Haram plus efficaces », affirme ce responsable.

Sur place, en attendant, la situation reste précaire, avec des attaques régulières ces dernières semaines. En marge de son investiture, Kashim Shettima, le gouverneur de l’Etat de Borno, a renouvelé le couvre-feu dans la ville.

Affaire Nkandla: controverse autour du rapport qui blanchit Zuma

En Afrique du Sud, les réactions atterrées se multiplient après le rapport du ministre de la Police qui a totalement blanchi le président Jacob Zuma dans l’affaire Nkandla, jeudi 28 mai.

Et cela alors que la médiatrice de la République avait estimé que Jacob Zuma avait bénéficié illégalement des aménagements réalisés aux frais du contribuable dans sa résidence de Nkandla et qu’il devait rembourser une partie des 18 millions d’euros investis.

La conclusion du ministre de la Police est claire : le président ne doit pas un centime aux Sud-Africains. Une analyse en contradiction avec celle de la médiatrice de la République, qui a aussitôt réagi.

Car si son rapport sur Nkandla n’a que valeur de recommandation, « il ne peut pas être tout simplement rejeté », a-t-elle rappelé. Dans un communiqué, la médiatrice de la République relève « les inexactitudes » contenues dans le rapport du ministre de la Police.

La médiatrice, Thuli Madonsela, rappelle notamment que celui-ci avait pour mission de déterminer quelle somme exactement Jacob Zuma doit rembourser, mais qu’il ne pouvait pas remettre en cause l’intégralité de ses conclusions comme il l’a fait.

« Seule autorité de surveillance compétente pour conseiller le président sur les questions éthiques », la médiatrice de la République en appelle à la Constitution. Et elle annonce qu’elle va écrire à Jacob Zuma dans les prochains jours, pour pointer « les limites du rapport du ministre ».

 La médiatrice de la République a d’ailleurs reçu un soutien de poids par la voix de Desmond Tutu. L’ancien archevêque du Cap est sorti de son silence pour dénoncer le rapport du ministre de la Police, qui « humilie l’Afrique du Sud », selon lui. « Cette semaine, Jacob Zuma a ri au nez des contribuables sud-africains », a même estimé Desmond Tutu. Il y a néanmoins peu de chance pourtant que ces critiques soient entendues par le président sud-africain.

Nigeria: Boko Haram attaque Maiduguri

Au Nigeria, le groupe Boko Haram fait de nouveau parler de lui, avec des attaques lancées à Maiduguri, principale ville de l’Etat de Borno, dans le nord-est du pays.

Une attaque, perpétrée dans la nuit de vendredi à samedi, a fait au moins 26 morts ; un attentat-suicide perpétré samedi dans une mosquée de Maiduguri a fait au moins neuf morts, selon des témoins. Ces nouvelles violences surviennent au moment où le nouveau président, Muhammadu Buhari, qui a prêté serment vendredi, réaffirme sa volonté de lutter contre ce groupe et de le déloger du nord du pays.

Une attaque s’est produite dans la nuit de vendredi à samedi 30 mai, dans le sud de la ville. Selon des témoins cités par l’AFP, des insurgés de Boko Haram auraient lancé des tirs de roquettes sur des habitations. Des attaques que l’armée assure avoir repoussées dans la matinée. Cependant, dans la journée de samedi, un kamikaze s’est fait exploser dans une mosquée de la ville de Maiduguri, un attentat-suicide qui a tué au moins 26 personnes et en a blessé 28 autres, selon la police.

Des attaques symboliques, puisqu’elles interviennent au moment où le nouveau président, Muhammadu Buhari, annonce le transfert du centre de commandement des opérations militaires d’Abuja à Maiduguri.

« C’est une décision tactique », explique un membre du comité de transition, chargé des questions de sécurité. « Maiduguri est une ville forteresse », ajoute pour sa part, un ancien général à la retraite. « Déplacer l’armée là-bas, permettra de rendre les offensives contre Boko Haram plus efficaces », affirme ce responsable.

Sur place, en attendant, la situation reste précaire, avec des attaques régulières ces dernières semaines. En marge de son investiture, Kashim Shettima, le gouverneur de l’Etat de Borno, a renouvelé le couvre-feu dans la ville.