C’est une histoire qui deviendrait presque banale aux Etats-Unis, et particulièrement dans la ville de Chicago, si elle n’était pas aussi tragique. Amari Brown, un enfant âgé de 7 ans, est mort sous les balles d’un inconnu samedi 4 juillet au soir, alors qu’il regardait l’un des feux d’artifice tiré pendant le week-end pour fêter l’indépendance de son pays. Il a reçu une balle perdue en pleine poitrine, avant de décéder sur la route de l’hôpital.
Le jeune garçon a été tué alors qu’il était entouré d’autres enfants et de sa famille, sur le trottoir, devant une maison du quartier de Humboldt Park. Une femme de 26 ans a également été blessée. Vedia Hailey, la grand-mère qui a élevé Amari, a réagi quelques heures plus tard, abasourdie. Elle a dit que son petit-fils s’apprêtait à commencer le CE1, qu’il aimait faire du sport et regarder le dessin-animé Les Tortues Ninja.
“C’est fou. Qui tire sur un enfant de 7 ans ? Il a été touché à la poitrine. Comment peut-on faire ça ? A un bébé ? Tous les enfants sont en train de se faire tuer. C’est de la folie.”
Dix personnes tuées, plus de 50 blessés en un week-end
Selon la police de Chicago, la balle qui a tué Amari Brown était destinée à son père, qui se trouvait à ses côtés. Antonio Brown est, selon l’expression consacrée, bien connu des services de police puisqu’il a été arrêté 45 fois et qu’il appartient à un des nombreux gangs de la ville. Depuis la mort de son fils, il refuse de coopérer pour l’enquête et demande à ce qu’on le laisse “faire son deuil”.
Gerry McCarthy, patron de la police de Chicago, n’hésite pas à lier la mort du jeune garçon à l’attitude de son père, et à un certain laxisme juridique. Il affirme qu’Antonio Brown a été arrêté en avril pour avoir fui la police en voiture.
“Il a été placé en garde à vue, puis est retourné dans la rue le lendemain. Si M. Brown était resté en détention préventive, son fils serait vivant. Très franchement, il n’aurait pas dû être en liberté.”
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