’écart entre le «non» et le «oui» aux propositions des créanciers de la Grèce se creusait légèrement dimanche soir, après dépouillement de la moitié des bulletins de vote.
Au total, 61,24% des votants ont choisi de dire «non», contre 38,76% pour le «oui», après dépouillement de 51,88% des bulletins de vote.
Le taux de participation s’élevait à ce moment du dépouillement à 60,01%.
La tendance était assez vite apparue : après dépouillement de 15 % des votes, le « non » enregistrait déjà 60,29 %, contre 39,71 % pour le « oui ». Les proportions étaient sensiblement les mêmes après que 30 % des bulletins ont été dépouillés. Le « non » est toujours devant, avec 60,69 %, contre 39,31 % pour le « oui ».
Le gouvernement d’Alexis Tsipras avait appelé à voter « non » lors du référendum qu’il a organisé en une semaine à peine. Le Premier ministre avait cependant précisé qu’en cas de victoire du « oui », il se plierait à la volonté du peuple grec et accepterait les propositions des créanciers de la Grèce (FMI, BCE, UE).
Varoufakis souhaite « trouver un terrain d’entente »
La victoire du non en Grèce est « un outil qui servira à tendre une main coopérative à nos partenaires », a affirmé dimanche soir le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis en assurant que dès lundi le gouvernement va œuvrer pour « trouver un terrain d’entente » avec l’UE et le FMI.
« Nous allons négocier d’une manière positive avec la Banque centrale européenne et la Commission européenne », a affirmé le ministre alors que près de deux tiers des bulletins dépouillés donnent une nette avance du non à 61%, contre 38% pour le oui.
Tsipras et Hollande au téléphone
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est entretenu dimanche soir au téléphone avec le président français François Hollande, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale grecque, environ une heure après la publication de résultats partiels du référendum donnant plus de 60% en faveur du non.
Selon la télévision publique Ert, l’entretien entre les deux dirigeants a porté sur les moyens « de tonifier les négociations » entre Athènes et ses créanciers, UE et FMI, après l’échec des discussions lors de l’Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro) le 25 juin, qui avait précédé l’annonce du référendum.
Antonis Samaras quitte la Nouvelle Démocratie
L’ex-Premier ministre grec Antonis Samaras, chef du principal parti d’opposition grec, Nouvelle Démocratie (conservateurs), a annoncé dimanche soir sa démission, après la victoire massive du non au référendum par environ 60%.
«Je comprends que notre parti a besoin d’un nouveau départ, dès aujourd’hui je démissionne de la direction », a indiqué Antonis Samaras, qui avait été Premier ministre au pic de la crise, entre juin 2012 et janvier 2015, avant d’être battu par l’actuel Premier ministre Alexis Tsipras.
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