Le dépouillement a commencé au Nigeria où se tenaient samedi 11 avril les élections des gouverneurs et des représentants des assemblées locales des Etats. Les résultats sont attendus à partir de ce dimanche. Dans l’Etat pétrolier de Rivers, dans le sud du pays, le scrutin a été émaillé de violences.
A Buguma, le vote a été fortement perturbé. Selon les premières estimations, au moins quatre personnes sont mortes lors d’affrontements entre partisans du PDP (Parti démocratique populaire), le parti de Goodluck Jonathan, et de l’APC (Congrès progressiste) de Muhammadu Buhari. L’une d’elles, un sympathisant de l’APC, d’après les informations recueillies par RFI, a même été décapitée.
Les échanges de tirs avaient commencé dès vendredi soir autour des centres de distribution de la commission électorale de la ville, où était conservé le matériel nécessaire au vote. D’après des observateurs indépendants, trois centres ont été incendiés ainsi que plusieurs dizaines de véhicules.
Il y a bien eu des endroits où le vote a vraiment eu lieu dans certaines parties de l’Etat de Rivers, mais ils sont rares. De nombreux bureaux n’ont pas pu ouvrir ou alors très tard, après que des agents de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ont été battus ou intimidés. Pire, dans certains hameaux, des bandits armés ont fait irruption et ont tiré sur les villageois. De nombreuses feuilles de résultats ont été volées.
Des rumeurs sur la circulation de matériel falsifié ont été démenties par la Commission électorale à Port Harcourt samedi après-midi, mais en tout cas les soupçons de manipulations sont grands. Les observateurs évoquent une abstention très importante qui pourrait permettre aux différents partis de bourrer des urnes.
(rfi.fr)
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