Avant chaque Biennale d’art à Venise, le jury attribue un Lion d’or à un artiste pour l’ensemble de sa carrière. Cette année, c’est vers El Anatsui, né au Ghana en 1944 et vivant au Nigeria, que son choix s’est tourné.
Habitué des galeries prestigieuses à New York ou à Paris, souvent choyé par les grands musées, cet ambassadeur du continent africain n’a pas eu d’enfants. El Anatsui a voué toute son existence à l’art. Exposé dès 1990 à la Biennale de Venise, il est à 71 ans l’un des artistes les plus recherchés du continent et court le monde pour exposer son travail, patiemment assemblé dans son atelier de Nsukka, au Nigeria, avec l’aide d’une trentaine d’employés.
On connaît surtout ses somptueuses draperies aux couleurs vives, qu’il préfère souvent qualifier de sculpture, tant elles sont faites de petits morceaux de métal tissés, par exemple des bouchons de bouteilles, aplatis, soigneusement pliés et cousus les uns avec les autres. L’enseignant à l’université de Nsukka a pourtant commencé par l’argile avant de tester d’autres matériaux, au fil de ses découvertes.
Pour lui, la reconnaissance de la Biennale de Venise, jeudi 23 avril, n’est sans doute qu’une étape de plus. Considéré comme l’artiste africain le plus cher du monde, les prix de ses oeuvres ayant été multipliés par 10 ou 20 en deux décennies, il songe à terme à ouvrir d’autres ateliers, au Ghana ou à New York.
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