mercredi 22 avril 2015

Qui est le suspect qui s’apprêtait à commettre un attentat près de Paris ?

Étudiant en informatique âgé 24 ans, cet Algérien projetait d’attaquer deux églises à Villejuif et est impliqué dans la mort d’Aurélie Châtelain.

Il a été arrêté après avoir sollicité les secours pour une blessure à la jambe. Le principal suspect du projet d’ attentat déjoué dimanche matin à Paris est un jeune homme de 24 ans, . Actuellement en garde à vue, il est hospitalisé à l’Hôtel-Dieu. Selon nos informations, il avait planifié un attentat contre «deux églises» situées à Villejuif. Il est aussi impliqué dans le meurtre d’Aurélie Châtelain, une professeure de fitness, retrouvée morte trois balles dans le corps dans sa voiture en flammes dimanche matin.

«Un étudiant normal»

D’après plusieurs médias, il s’appellerait Sid Ahmed Ghlam. Cet étudiant algérien en informatique à Paris est arrivé en France en 2009 dans le cadre du regroupement familial. A son arrivée, il s’est installé avec sa mère et sa soeur à Saint-Dizier en Haute-Marne. Il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO à Paris. «Il n’a jamais fait parler de lui, c’était un étudiant normal, ayant des résultats corrects. Nous sommes très surpris de voir son nom dans la presse aujourd’hui», explique-t-on dans cette école au Figaro. Alors que le cursus dure cinq ans, il est parti à la fin de sa deuxième année.

«Nous n’avons pas eu d’explication particulière mais son départ n’a pas été brutal», précise-t-on, où les élèves sont sélectionnés sur dossier. Jusqu’à son arrestation dimanche, il résidait dans la chambre 310 d’un foyer étudiant situé dans le XIIIe arrondissement de Paris. «C’est la première fois qu’on entend parler de lui depuis qu’il a pris l’appartement, il n’y a eu aucun signalement, il payait son loyer normalement, dans les 200 euros par mois», a décrit une porte-parole du Crous, Constance Blanchard, interrogée par l’AFP.

Connu des services de renseignement

Le jeune homme avait un casier judiciaire mentionnant une infraction pour violence volontaire en date de 2013, selon BFM TV. Il était connu des services de renseignements pour ses «velléités de départ en Syrie» pour y rejoindre les rangs djihadistes, a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Comme beaucoup d’autres, il avait exprimé son envie de partir sur son compte Facebook. On sait par ailleurs que l’étudiant arrêté s’est rendu en Turquie en 2015, pour un séjour de 10 jours. Il n’y a, cependant, pas de trace de séjour en Syrie. D’après 20minutes.fr, il faisait l’objet d’une «fiche S», comme sûreté de l’Etat, qui implique une surveillance policière «sans attirer l’attention» et qui le présentait comme un «islamiste radical dangereux». Bernard Cazeneuve a indiqué pour sa part que des vérifications sur son environnement avaient été effectuées en 2014 et 2015 mais que rien n’avait justifié l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Armé et prêt à passer à l’acte

L’homme semblait s’être bien préparé. Les policiers ont retrouvé dans sa chambre universitaire et dans sa voiture plusieurs armes de guerre, de poings, des munitions, et des gilets par balles, ainsi que du matériel informatique. Les enquêteurs tombent également sur des notes exaltées. Sur l’une d’entre elles, il est notamment écrit: «Par Dieu, nous nous vengerons». A côté, une liste de commissariats assortis d’un minutage, qui correspond au temps d’intervention des forces de l’ordre en cas d’attaque, a également été retrouvée, selon la chaîne télévisée M6, qui précise que des documents sur la propagande djihadiste ont été découverts sur place. Les autorités ont mis la main sur son compte Facebook et découvert qu’il aurait planifié une attaque contre des églises de Villejuif le jour même de son arrestation, rapporte encore M6.

Une partie de son entourage dans l’islam radical

Dès lundi, des perquisitions ont été menées dans son entourage à Saint-Dizier, dans le Val-de-Marne, où résident ses parents. Selon France 3 Champagne-Ardenne, ces derniers vivent dans le quartier du Vert-Bois. Le jeune homme venait y passer des week-ends en famille, dont certains membres sont acquis à la cause de l’islam radical, selon des sources policières. Sa compagne, habillée d’une burqa a été interpellée mercredi matin dans cette ville de 25.000 habitants. Il s’agit d’une femme de 25 ans, vraisemblablement convertie à l’islam, selon une source proche de l’enquête. Selon des voisins, elle louait ce pavillon depuis six ou sept mois avec deux enfants en bas âge, les volets toujours fermés. La femme de 25 ans est «extrêmement discrète, ne faisant pas d’histoire», on ne la voyait «que lorsqu’elle allait chercher ses enfants à l’école», selon une voisine. C’était la seule femme à porter la burqa dans le quartier, ajoute-t-on dans le voisinage.

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