mardi 21 avril 2015

Info Décalée (21 avril 2015)

Encore 4 jours pour la campagne électorale du scrutin du 26 avril prochain. Mais sur le terrain ce n’est pas le grand mouvement. Pas de grands meetings comme on y était habitué.

Une campagne terne que celle du scrutin législatif du dimanche prochain. Il ne pouvait en être autrement. D’abord la campagne a démarré sur fond de polémique. Polémique entre le Cos-Lépi et le gouvernement. A dix jours du scrutin, les cartes d’électeurs n’étaient toujours pas disponibles, un contexte peu motivant pour s’engager à fond dans une élection plutôt incertaine. Les grands mouvements, les meetings sur le terrain sont observés presqu’uniquement dans un seul camp, celui des FCBE.

Le maître d’orchestre est à chaque fois le Chef de l’Etat en personne. Boni Yayi aidé de ses lieutenants les ministres mis en congés pour la cause avec un déploiement hors norme de moyens. La deuxième raison de cette campagne sans vie provient de ce constat : les adversaires de l’opposition ne peuvent s’autoriser une telle compétition. Et même si certains possèdent ces moyens, ils hésitent. « Nous sommes talonnés par le chef de l’Etat en personne. Si nous faisons un meeting, le lendemain le président de la République descend pour la réplique avec beaucoup d’argent », se justifie un candidat sur la liste AND dans le Mono. L’option du porte-à-porte est donc prisée pour parer aux velléités du colosse et s’adresser directement aux cœurs des électeurs.

Troisièmement, il y a la forme de l’élection. Ce sont les législatives et ce ne sont pas les grandes réunions qui soient adaptées. Autre raison non moins négligeable, les bailleurs naturels en de pareilles circonstances ce sont aussi les hommes d’affaires. Bon nombre d’entre eux ne jurent pas par la prospérité comme entre temps et ceci pourrait aussi expliquer cela. Mais la situation pourrait rapidement changer. Nous sommes au dernier tournant de cette campagne et les candidats immanquablement passeront à la vitesse de croisière. Ils y jetteront tout leur moyen, toute leur force.

Tous sans distinction de camp se préparent à l’irrégulier porte-à-porte à coup de billets de banque du jour ou de la veille de scrutin. Cela pour bouleverser les donnes, dessoucher tout ce que l’adversaire aurait semé. D’une élection à une autre, cette pratique, elle n’aura pas changé.

Virgile Ahouansè.

 

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