vendredi 24 avril 2015

Culture Bénin : Jolidon Lafia

Jolidon LAFIA est né à Kouandé en plein territoire Bariba, de la tribu des braves guerriers cavaliers qui ont fait la moitié de l’histoire du nord du Bénin. Il y a passé une enfance baignée dans la tradition de ses ancêtres et y a appris dès l’âge de 6 ans, ses premiers pas de Têkê (danse des bâtons, symbolique du peuple Bariba). A l’âge de 10 ans il découvre la guitare avec laquelle il ne séparera plus jamais.

A 12 ans il fut remarqué par le chef d’orchestre de Parakou, Monsieur MAMA FRANCO qui l’invita à intégrer l’orchestre en qualité de choriste et bassiste suppléant. Jolidon LAFIA a vite étonné, puis à 15 ans est devenu le bassiste principale de l’orchestre… L’aventure ne fait que commencer. Toujours pressé, joyeux et débordant d’énergie, le gris de ses cheveux fait entretenir un mystère autour de son âge. Une facilité à vous communiquer sa joie de vivre, le contact facile, cet artiste qui attache du prix à l’amitié et adore les enfants, déborde d’humilité au point de devenir lui – même un enfant.

Jolidon LAFIA a fait son entrée dans le milieu du show business national et international grâce à son premier album <<DONMARU>> sorti en 2005. Pour ceux qui le connaissait son succès et son ascension dans le monde de la musique n’ont rien d’étonnant. Très tôt, on pouvait déceler en lui, une âme musicale, une oreille musicale, et même une voix musicale. Certains auraient même pu affirmer sans exagérer, que le sang qui coulait dans ses veines était musical. Puisque Jolidon avait toujours manipulé avec maestria tout ce qui touchait à la musique. Co – animateur de l’émission télévisée sur la chaîne nationale ORTB, intitulée le <<Club des Fans>>, on le connaissait guitariste. Bon guitariste voir même très, très bon guitariste comme s’accordent à le dire à l’unanimité, les plus exigeants du milieu de la musique béninoise. On le savait, en outre professeur de musique au Centre Culturel Français de Cotonou. On le connaissait également danseur et maître chorégraphe au Ballet National du Bénin. En 2005, il fut nominé au trophée KORA AWARDS en Afrique du Sud au titre de <<Meilleur Artiste Africain>> dans la catégorie <<Musique Moderne d’Inspiration Traditionnelle>>

GENRE MUSICAL : La musique de Jolidon LAFIA est le fruit d’un travail de recherche basé sur les rythmes traditionnels du Bénin, d’Afrique et de la Diaspora. Basée sur la quantification rythmique 6/8, celle – ci puise son originalité et son énergie, des entrailles du Têkê, danse des bâtons, symbole, de la dynastie des braves cavaliers guerriers de la zone septentrionale du Bénin. C’est une musique très dansante, aux accents suaves et aux sonorités douces parfois mélancoliques d’un sahel revisité transfiguré. La structure de ses chansons et la simplicité de ses refrains font entrer facilement ses œuvres dans le cœur de ceux qui l’écoutent. Cela confère à son art un caractère sublime.

DISCOGRAPHIE : L’obtention des trophées KORA en Afrique du Sud, lui attirera l’invitation de plusieurs festivals en Afrique (Rwanda, Guinée Equatoriale, Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, etc.) et auprès de la diaspora africaine (Martinique, Haïti, Guadeloupe), puis dans le monde de façon générale (Olympic – Choirs à Séoul, Festival de Shangaï en Chine, au Canada, en Suisse, et en Allemagne <<THEATER AN – DER – RUHR>> etc.). Désormais pour cet artiste devenu à la fois international et ambassadeur de la culture béninoise, se surpasser est comme un devoir et il en a bien conscience. Aujourd’hui, Jolidon LAFIA vient à nouveau de mettre sur le marché discographique son nouvel opus de 12 titres intitulés <<DEEMA>> ce qui signifie <<La Tradition>>. Un album qui témoigne de la maturité de l’artiste. Ici, sa voix prend encore plus d’assurance que sur le premier album. Fait de sonorités variées, cet album béninois par ses racines, est fondamentalement africain avec une belle ouverture sur le monde. En somme l’artiste nous fait consommer une musique digeste, dont la qualité du son et des arrangements respectent les normes internationales en matière de production phonographique. Sur cet album, il fait un clin d’œil au masque Guèlèdè, au Kaka et au Houngan, sans oublier l’univers feutré du Blues, Mandingue et du Jazz. A vrai dire, l’artiste Jolidon LAFIA fait désormais une sérieuse option pour sa carrière. UN

UN HOMME COMPLET : Outre sa voix et sa guitare comme instruments de prédilection, Jolidon LAFIA s’essaie au saxophone et à la flûte. Très fécond en compositions musicales et en écriture de texte, l’artiste compose des musiques et écrit souvent des textes pour les artistes béninois. Le CIRTEF BENIN lui a à ce jour commandé une vingtaine de musiques. On le reconnait également comme guitariste dans les studios. Très appréciés par ses pairs de par sa rigueur au travail et son humilité, Jolidon LAFIA est vite devenu, l’homme de grandes occasions. Ainsi, déjà en 1990, il était sélectionné comme guitariste pour l’exécution de l’hymne de la francophonie. Il lui a ensuite été donné d’être concepteur et organisateur du spectacle d’ouverture de la Coupe d’Afrique de Nations Juniors (CAN Juniors) Bénin 2005, de composer et arranger l’hymne du FITHEB (Festival International de Théâtre du Bénin) et d’être le compositeur de l’hymne de l’environnement au Bénin. Jolidon LAFIA élabore lui – même tous les costumes (pour lui et la troupe qui l’accompagne) pour chaque sortie sur scène. Sa dernière commande en Septembre 2010 fut celle de l’ORTB qui lui a demandé de composer un hymne sur le cinquantenaire de l’accession du BENIN à l’indépendance. LA DEVISE DE L’ARTISTE : <<Si ma guitare pouvait se confondre à une arme, je combattrais toutes les tristesses de la terre…>>

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